Accueil > SPORTS > Rugby Tarbes et 65 > Tarbes-Suresnes, ce vendredi à 19h30 au Stade Trélut

Tarbes-Suresnes, ce vendredi à 19h30 au Stade Trélut

vendredi 9 janvier 2026, par rédaction

Duel pour la survie

Tarbes 14ème 17 points, accueille Suresnes 11ème 26 points, pour un duel de fond de tableau entre deux équipes relégables qui jouent leur survie. Dans le même temps l’autre relégable Bourgoin (12ème, 25 points) reçoit Rennes (10ème, 30 points) dans un match capital. Enfin Marcq-en-Baroeul (13ème, 22 points) se rend sans illusion à Chambéry (6ème, 45 points).

Match de la mort pour Tarbes

Avec déjà cinq défaites à domicile Tarbes se doit de l’emporter pour se donner des chances de croire au maintien. Une sixième défaite à Trélut acterait pratiquement une relégation en Nationale 2 en fin de saison. Une victoire ne sauverait pas pour autant mais maintiendrait les Tarbais en vie vendredi soir qui auraient encore leur destin entre les mains même si chaque match en Bigorre serait à la vie à la mort. Jusqu’à maintenant les Bigourdans, battus sur des détails ou des faits d’arbitrage, ont toujours répondu présent dans le combat. Ils devront une fois de plus faire preuve de cet état d’esprit remarquable car c’est l’équipe qui en voudra le plus qui a des chances de l’emporter. La conquête, en touche et en mêlée, sera primordiale, tout comme la bataille des rucks et la discipline. Les retours de Senio Toleafoa et de Ximun Bessonart, devraient apporter un supplément de puissance en mêlée et sur les ballons portés.

Des retours et des joueurs prêts à combattre

Stéphane Ducos, après la lourde défaite à Nice à la veille des Fêtes de fin d’année, a retrouvé ses joueurs disposés à tout donner pour décrocher la douzième place synonyme de maintien. Ces trois semaines de repos en famille ont permis aux joueurs de se régénérer physiquement et mentalement. Un Groupe « motivé, avec beaucoup d’envie de réussir ce Challenge. J’ai retrouvé des joueurs prêts à combattre. » Des joueurs qui ont repris l’entraînement le samedi 3 janvier avec une partie rugby et l’autre de tests physiques. Le froid et le gel ont perturbé les séances et le staff a dû utiliser le synthétique le matin pour travailler les courses et l’herbe l’après-midi dans les endroits dégelés pour travailler la défense et les placages. Comme prévu de nombreux joueurs ont fait leurs retours à l’entraînement. « Au niveau de l’envie, les joueurs sont prêts et ça fait du bien de revoir beaucoup de joueurs que nous n’avions pas eus pendant un certain temps à cause des blessures ou de la maladie. On rentre tout le monde à peu près, même s’il y aura encore quelques absents. » Cependant au pied des Pyrénées les conditions étaient meilleures que dans les Hauts-de-Seine qui étaient sous vingt centimètres de neige.

Prêts à tout pour gagner contre Suresnes

L’entraineur sait que ce match contre Suresnes est crucial pour la survie mais pas définitif pour être sauvé. « Même si on gagne, on ne sera pas encore sauvés, mais c’est sûr que si on perd, ce sera dur d’aller rechercher des places. Le staff et les joueurs sont prêts à tout faire pour gagner ce match contre Suresnes. Si on ne gagne pas là, je vais peut-être être méchant, mais je pense qu’on n’a plus rien à faire à ce niveau National. Pourtant, d’autres entraîneurs ne comprennent pas notre classement car nous sommes durs à jouer, mais le problème est que notre effectif n’est pas pléthorique et les blessures nous mettent tout de suite dans le dur. Ceux qui finiront cette année auront vécu quelque chose de fort pour leur future carrière. » Stéphane Ducos est persuadé que les joueurs ne lâcheront rien et iront chercher le maintien. « On n’a pas le droit de lâcher par rapport à l’histoire du club et aux gens qui y sont passés. Les joueurs le savent. Après le match contre Nice, j’ai dit aux joueurs qu’on avait tué notre chat noir et que 2026 serait notre année. » Malgré la lourdeur du score, Stéphane Ducos a trouvé des raisons de positiver. « À la 30ème minute, il y a 7 à 3 et on est dans le match. Deux erreurs ont ensuite coûté cher, permettant à l’adversaire de prendre confiance. »

La météo et le terrain des alliés précieux

La météo, avec la pluie annoncée et un terrain, déjà rendu gras par le dégel, pourraient être de précieux atouts face à une équipe habituée à jouer sur du synthétique. Avec le retour de gros porteurs et de gros pousseurs Tarbes mise sur son pack pour l’emporter. Une victoire après neuf défaites consécutives peut relancer la dynamique.  « Ce genre de match peut redonner le goût de la victoire quand on ne sait plus ce que c’est. » Une victoire repousserait la mort du club mais n’assurerait pas pour autant sa survie. « Trélut doit rester imprenable  », rappelle Stéphane Ducos. « Il est interdit de perdre à domicile. Le maintien passera aussi par une performance à l’extérieur, face à un concurrent direct ou un club du haut de tableau. » Pour l’ex-entraineur du Comité descendre, avec la perte à terme du Centre de Formation, serait catastrophique pour le rugby bigourdan. « Si le club ne restait pas en National, ce serait grave pour le département car c’est toutes les Hautes-Pyrénées qui seraient en danger. »

Retours de blessures de Toleafoa, Bessonart, Mamao, Cellier, Millet…

Le staff a effectué sept changements par rapport à Nice avec les sorties sur choix d’Antoine Palisse, Nolhan Bizien, Matias Brocal, Bilal Salhi, Joris Soriano, Pierre Descoubet, Mahé Salvi, Maïeul Pargala. Un choix pour apporter un peu plus de poids et d’expérience dans un match vital pour l’avenir du club. Ximun Bessonart, Senio Toleafoa, Mathieu Soufflet, Maile Mamao, Hugo Cellier, Thomas Millet, Ellande Manchot font leur retour de blessure ou de roulement. Seuls manquent encore à l’appel parmi les cadres Abdel Da Cunha (main), Valentin Moro (épaule), Léo Saint-Guilhem (entorse) et Jacob Botica (dents).

1 Baggiani, 2 Lamothe (Cap.), Bessonart, 4 Peytavi, 5 Toleafoa, Salman, 8 Manu, 7 Soufflet, 9 Viola, 10 Berbizier, 11 Roux, 12 Van de Ven, 13 Cellier, 15 Manchot

Remplaçants : 16 Dolier, 17 Bordenave, 18 Estaque, 19 Cantan, 20 Millet, 21 Mamao, 22 Demaï-Hamecher, 23 Véa

Jean-Jacques Lasserre