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Le projet du nouveau Stade examiné par la Communauté d’Agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées

vendredi 2 juillet 2021 par Rédaction

Maurice Téjédor va présenter son projet aux élus

Maurice Téjédor a de la suite dans les idées et quand il en tient une, qu’il estime bonne, il n’en démord pas et va jusqu’au bout. L’idée d’un nouveau stade lui trotte dans la tête depuis des années et il a réussi, après plus d’un an d’insistance, à présenter son projet aux élus de la Communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées. Il est vrai que Maurice Téjédor possède un excellent carnet d’adresses. Il connaît pratiquement tous les élus et les chefs d’entreprises du Département et il en tutoie beaucoup.

Un projet sur les 37 hectares « Auchan »

Le 23 juin, Maurice Téjédor, accompagné de l’Architecte Joris Ducastaing, a présenté son projet au Président Trémège et aux quinze Vice-Présidents membres du Bureau de la CA TLP. L’entretien a duré une quarantaine de minutes et Maurice Téjédor regrettait que tous les élus n’aient pas eu accès au dossier presse qu’il avait préparé. Contrairement au projet sur Trélut qu’il portait il y a vingt ans déjà, M. Téjédor veut construire un nouveau Stade sur les terrains qui devaient accueillir le Centre Commercial d’Auchan. En soi l’idée d’y construire un complexe sportif dédié au rugby et au basket, n’est pas une mauvaise idée, car le TGB, qui évolue au plus haut niveau, joue dans un Palais des Sports vieillissant qui doit être rénové. Mais les Collectivités ne sont pas prêtes à s’engager dans de lourdes dépenses pour construire un nouveau stade et un nouveau Palais des Sports. C’est là, qu’intervient le génie de Maurice Téjédor qui propose de racheter le double du prix d’achat, via un groupe d’investisseurs, les 37 hectares qui étaient dévolus au Projet Auchan. Et ce, pour y construire un stade-Aréna couvert modulable de 8 000 places, en configuration rugby, jusqu’à 30 000 places, en configuration spectacles. Divers aménagements de sports et de loisirs seront intégrés sur le site.

Les clés de l’interview

Maurice Téjédor nous a dévoilé son projet le 23 juin à la sortie de sa réunion avec Gérard Trémège et les Vice-Présidents de la Communauté d’agglomération TLP . Un entretien fort courtois et intéressant que nous révélons aujourd’hui, parce que le sujet s’est invité lors de l’Assemblée Générale du TPR, ce mercredi 30 juin. Ce n’est pas une interview à proprement parler, mais une discussion enregistrée avec son accord de principe pour nous présenter ce projet qu’il a partiellement dévoilé sur les réseaux sociaux des supporters du TPR. Une discussion contradictoire, ce qui explique le caractère décousu de cet article, avec ses contradictions et ses répétitions.

Pour donner à Tarbes la possibilité de remonter en Pro D2

Dans son projet, Monsieur Téjédor, n’a pas prévu de construire un Espace sportif couvert de 2 000 ou 3 000 places qui serait destiné au basket (TGB Champion de France 2010, Champion d’Europe 1996), à la boxe (qui a connu ses heures de gloire à Tarbes) et à divers spectacles qui se déroulent, faute de salles au Parc des Expos (pièces de théâtre) ou sous la Halle Marcadieu (Maestro Tango). Son projet est de faire une grande aréna, c’est-à-dire une enceinte couverte multifonctions pour accueillir des spectacles avec plus de 25 000 spectateurs et 8 000 spectateurs pour les matchs de rugby. « Pour le moment, j’ai fait un projet, il est chiffré, il est monté et l’objectif est de donner à Tarbes la possibilité de revenir en Pro D2 et d’y vivre tranquillement pour ne pas être dépendant à 100%, toujours des mêmes ; des Collectivités, des Sponsors, de la Publicité et des entrées au Stade. Les recettes des spectacles, des concerts, des festivals, les locations, etc…, iront à 100% au club. J’ai calculé, et les premières années, ça devrait générer au minimum trois millions d’euros de bénéfices pour le club. » Des bénéfices entièrement reversés au « club de rugby », dont le promoteur n’a jamais mentionné le nom TPR ou Stado, au cours de cet échange enregistré de 22’39’’. Ce projet demande de lourds investissements. « 30 millions d’euros pour le stade et 80 millions d’euros pour la globalité du projet aujourd’hui », estime Maurice Téjédor.

Il n’y aura pas un pôle identique dans tout le Sud-Ouest

Contrairement au projet commercial imaginé sur le site de Trélut, Maurice Téjédor propose des activités de loisirs autour de l’Aréna. « C’est un pôle touristique, avec terrains de camping, résidences de tourisme, un lac artificiel, avec plein d’activités ludiques. » A priori, il devrait y avoir peu de commerces traditionnels à l’exception de la restauration. « Le but c’est d’éviter la CDAC et donc, il n’y aura pas plus de 1 000 m² de commerces qui ne concurrenceront pas le Centre Ville. Il n’y aura pas de commerces de fringues, mais il y aura des restaurants, parce que c’est très demandé, une boulangerie, une brasserie et un hôtel. Il y aura beaucoup d’activités sportives. Une salle indoor, avec karting, avec futsal, il y a plein d’activités qui vont en faire un pôle unique. Il n’y aura pas un pôle identique dans tout le Sud-Ouest, voilà. Le but, c’est d’amener des gens à Tarbes et qu’ils y restent, un jour, deux jours, trois ou quatre jours ou huit jours, de façon à ce que ça profite à l’économie du Département. » Outre le camping et les résidences de vacances, le promoteur propose la construction « d’un mur d’escalade le plus haut d’Europe, qui fera 43 mètres de haut. C’est un bâtiment extraordinaire et on en fera un pôle unique sur le département. » L’homme ne manque pas d’imagination et se propose d’organiser des mariages. « Dans les bâtiments qui vont servir pour le sport, je mets trois salles de mariages. Je vais mettre une Chapelle Saint Valentin, car je veux faire comme à Las Vegas. »

Un financement privé, uniquement privé

A la question qui finance tout ça la réponse fuse : « Le privé, uniquement le privé ! » Maurice Téjédor refuse de donner des détails sur les motivations d’investisseurs qui seraient prêts à financer un projet de 110 millions d’euros minimum. « Les retombées vont exister, ne t’inquiète pas, ils savent calculer », assure Maurice Téjédor. Seule info ce ne serait pas des investisseurs locaux. « Je ne travaille pas avec des gens d’ici. » Pour nous convaincre Maurice Téjédor dévoile « J’ai un partenariat qui va se faire avec GL Events, le leader mondial de l’évènementiel. GL Events a compris qu’il y avait un concept ici. L’objectif de GL Events, c’est de faire du business dans l’évènementiel. Le Stade sera prévu pour faire de l’évènementiel, avec des spectacles, des concerts, des festivals… » Le Zénith de Pau ne devrait pas être en concurrence avec l’Aréna tarbaise, selon Maurice Téjédor qui connait bien le milieu du spectacle. « Je suis ami avec celui qui a créé le Zénith de Paris avec Jack Lang, et qui est le patron du Zénith de Paris, de Toulouse et de Nantes. C’est aussi le patron du Festival de Bourges. C’est mon copain et je l’ai appelé pour lui expliquer mon projet. Au début, il m’a dit tu vas faire concurrence aux Zénith et je lui ai dit non, au contraire. Les Zénith ont une capacité entre 6 et 7 000 places, moi, en configuration spectacle, c’est entre 25 et 30 000 places. » Une configuration minimale dans un premier temps puisque le projet comporte trois tribunes en U. « On garde la vue sur les Pyrénées, pour le moment… »

L’Aréna Pyrésud-Stadium, un truc de folie

Un nouveau projet qui n’a rien à voir avec les projets avortés sur le site de Trélut en 2011 et en 2014, même s’il y a des points communs avec le futsal, la plus grande tour d’escalade d’Europe, (contre deux, à l’époque, qui culminaient à 45 mètres), les terrains de camping-caravaning, l’hôtel, la brasserie, les salles de réceptions, une salle de spectacle unique en France, mais cette fois, il y aura un minimum de surfaces commerciales. « C’est un projet différent mais avec une finalité qui est la même » assureMaurice Téjédor. « La finalité, c’est de faire un complexe Stade Aréna, couvert. Ça va être un truc de folie. Ce sera le troisième stade en France qui sera couvert, puisqu’il y a aujourd’hui l’Aréna Paris et Lille. Mais c’est un stade couvert, ce ne sera pas un stade fermé. On construit le stade et par-dessus, à trente mètres de haut, puisqu’il y a des normes pour le rugby, on construit comme un parapluie qui recouvre le stade. C’est ouvert et c’est recouvert d’une toile translucide. » Un stade en forme de U dont l’ouverture ferait face à la chaîne des Pyrénées. « Le Stade serait construit, si ça se fait, en bordure de l’Autoroute, pour que les gens, quand ils passent, aient l’œil automatiquement attiré. » Un stade baptisé par le promoteur « Pyrésud Stadium » qui n’a pas songé au naming, comme le font toutes les enceintes sportives d’Europe et du monde. Le site de Maurice Trélut restera en l’état avec sa piste d’athlétisme et ses tribunes devenues inutiles. « On ne touche pas Trélut, qui reste comme il est. L’occupation du Stade restera avec le Centre de Formation et les équipes secondaires. Bordeaux a son Centre de Formation au Haillan et mon complexe accueillera les matchs officiels », révèle Maurice Téjédor, qui fait référence aux Girondins de Bordeaux et non à l’UBB.

Une modification du PLU

Le projet est soumis à l’approbation de la vente des 37 hectares de terrains qui appartiennent à la Communauté d’Agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées qui siègera le 13 juillet. Le prix de vente sera décisif, car la CCTLP n’entend pas brader ses terrains et la proposition d’achat est en dessous des attentes de la Collectivité Territoriale, qui souhaite amortir de lourds investissements. « Nous, on offre le double du prix qui a été acheté car nous, on a des frais importants à réaliser », révèle Maurice Téjédor qui,en contrepartie du prix, propose de tout prendre en charge. Ensuite les choses pourraient aller très vite car il s’agira seulement de modifier le PLU (Plan Local d’Urbanisme) établi pour le Centre Commercial d’Auchan. « Nous, on dépose un PLU avec un stade, des terrains de camping, avec des activités qui n’ont rien à voir avec le PLU précédent. Une modification de PLU va beaucoup plus vite, puisque toutes les démarches, qui ont été faites pour Auchan, nous servent à nous. Normalement, en un an et demi, c’est fait. Maintenant, ça va dépendre de la Collectivité, parce qu’il y a des travaux que la Collectivité doit prendre en charge. » Il s’agit du contournement de Soues, réalisé par le Département, qui traverse les 37 hectares en question pour rejoindre le pont Alsthom. « C’est une voie à intérêt communautaire et non d’intérêt privé », précise Maurice Téjédor. Cette voie desservira et séparera « la partie sportive, des parties touristiques, ludiques et commerciales » ajoute l’apporteur d’affaires.

Les bénéfices futurs des spectacles reversés au rugby

« Mon objectif, c’est d’organiser une centaine de manifestations par an* et les bénéfices de ces manifestations iront au club », rappelle Maurice Téjédor. On lui fait remarquer, qu’avant d’envisager une montée en Pro D2, l’urgence est de trouver au minimum un à deux millions d’euros supplémentaires pour lutter avec les clubs qui ont plus de trois millions d’euros de budget. Bourg-en-Bresse et Narbonne, les deux clubs promus, avaient plus de trois millions de budget. Il serait donc important que les investisseurs, d’un projet à plus de cent dix millions d’euros, apportent a minima, dans l’immédiat, cinq cent mille euros, ce qui représente moins de 0,5 % du montant des investissements prévus. Ce serait la preuve que le rugby n’est pas qu’un alibi pour construire une Aréna couverte, destinée avant tout aux spectacles, et des équipements touristiques, de loisirs et commerciaux. Ce serait la preuve aussi que ce nouveau stade pour le rugby n’est pas un moyen pour peser sur la décision des élus sous la pression des supporters. Maurice Téjédor préfère expliquer : « Il faut que vous compreniez une chose. Aujourd’hui, de nombreuses villes, j’en ai toute une liste, font des travaux de transformations de leurs Stades. » Oui mais ce sont des projets portés par une Collectivité ou des Présidents de club, comme le Racing et Nevers au rugby ou Lyon au foot. « Moi, j’amène l’outil qui va amener de l’argent », rétorque Maurice Téjédor. « J’amène l’Aréna qui va en générer et qui va avoir un triple impact. Les gens vont avoir un Stade à en tomber par terre, donc il va y avoir beaucoup plus de monde. On va générer de l’argent pour pouvoir passer en Pro D2 et on va stabiliser pour pouvoir y rester. »

*Si nos calculs sont bons, cent manifestations par an, ça représente huit manifestations par mois, soit deux par semaine… Mais nous n’avons pas posé la question à Maurice Téjédor, pour savoir comment il comptait réunir une moyenne de 20 000 spectateurs à chaque manifestation puisque c’est la clé du retour sur investissement et des 3 millions de bénéfices destinés au rugby.

On ne joue pas sur le rugby, on joue sur l’Aréna

Oui, mais dans trois ans, ce sera peut-être trop tard. L’urgence est d’avoir un budget qui permet de lutter, aujourd’hui, avec des clubs comme les deux relégués de Pro D2, Valence-Romans et Soyaux-Angoulême et les gros clubs comme Albi, Nice, Massy, Bourgoin, Dijon qui sont revanchards. Sans oublier Dax, Blagnac, Cognac, Chambéry et Aubenas et surtout Suresnes, qui ont mis leurs budgets et leurs ambitions à la hausse. Des clubs de Fédérale 1, attirés par la mise en place d’une Nationale 2 « professionnelle », ont déjà des budgets supérieurs à ceux de Tarbes. Devant ces arguments, Maurice Téjédor ne répond pas à la question et s’agace. « On ne joue pas sur le rugby, on joue sur l’Aréna. Même si le club descendait en Fédérale 3, on n’en a rien à foutre du rugby, on lui donne gratuitement le Stade. » Maurice Téjédor insiste sur la gratuité du Stade, alors que dans d’autres villes, les clubs doivent payer des loyers, des charges et des frais d’entretiens. « Nous, on va laisser le stade gratos au club. On ne demande rien au club parce que ce n’est pas le club qui va nous le payer. Ils sont tellement pauvres qu’ils ne pourront pas nous le payer. Nous, c’est les résultats des organisations des manifestations avec GL Events et d’autres, qui vont faire qu’on va générer des bénéfices et qu’on va alimenter la trésorerie du club. C’est comme ça que ça se passe. Que le club soit en Fédérale 1, en Pro D2 ou en Top 14, tant mieux, mais ça ne change rien. »

C’est un stade avec 60 loges !

On continue à insister sur l’urgence de sauver le rugby de haut niveau en Bigorre et on lui demande, pourquoi des investisseurs qui sont prêts à sortir 110 millions d’euros, ne proposent pas, en guise de bonne volonté, d’aider un bastion historique de ce sport. Ce serait à la fois un gage de leurs engagements et de l’intérêt porté au rugby à Tarbes. D’autant que GL Events a été un des principaux artisans de la remontée du LOU en Top 14 et qu’il est sponsor de la Coupe du Monde de Rugby 2023. Maurice Téjédor, change alors de ton et de discours. « Toi, tu parles comme un journaliste. Aujourd’hui, il y a un projet. D’accord ? Le projet, je le soumets à l’Agglo, puisque le terrain appartient à l’Agglo. Je présente le dossier le 13 juillet après, si on trouve une entente, tout va changer. Les mecs que j’amène ici, je vais leur dire ce n’est pas compliqué : On a un délai de deux ou trois ans avant d’aboutir le projet et il va falloir aider le club à être prêt à passer en Pro D2. » Puis Maurice Téjédor revient vite à son discours bien rôdé pour convaincre ses auditeurs. « Mais après, les recettes. Je vais te dire un truc, on met 60 loges ! C’est un stade avec 60 loges. C’est le seul Stade de France où il y aura des loges qui serviront pour les matchs et pour l’évènementiel, quand ce sera organisé par le club. »  Quand on lui redit que Tarbes a un des plus petits budgets de Nationale et qu’il faut avant tout trouver un financement dès cette saison, Maurice Téjédor coupe, agacé : « Le rugby sera sauvé, si le projet aboutit. Si le projet n’aboutit pas il est mort ! Personne n’amènera de l’argent. » Et de nous lire les engagements de GL Events. « La société etc…, faire acte de candidature pour la construction du Stade, l’accompagnement du club pour l’organisation de son développement, l’organisation d’évènements à définir,… »

La France entière va parler de ce projet

Maurice Téjédor poursuit : « Quand ils ont vu le projet, ils ont été séduits de suite. Ils m’ont dit M. Téjédor, on est sollicité de partout, mais votre projet, il est exceptionnel. » Maurice Téjédor réfute la disproportion de son projet. « Mais non, il n’y a rien de trop gros pour Tarbes. Vous ne comprenez pas ça. A Auxerre, il y a une équipe de foot qui a été Championne de France… » Nous lui rétorquons qu’à l’époque, il y avait le roi du poulet, Gérard Bourgoin, qui portait le club à bout de bras et que les difficultés financières de ses entreprises ont coïncidé avec le déclin de l’AJ Auxerre. Maurice Téjédor réplique : « Mais moi, j’amène des gens qui sont en capacité d’amener des partenaires. Moi, j’ai la chance d’avoir un relationnel. J’ai rendez-vous à Toulouse avec Julien Lepers, qui a un relationnel énorme. Moi, je me sers de mes réseaux… La France entière va parler de ce projet. La France entière ! Mon objectif à moi, c’est de faire comme les Zénith et de le décupler dans une quinzaine de villes. Je donne la priorité à Tarbes. » La programmation des spectacles sera proposée par un des meilleurs spécialistes de l’évènementiel assure Maurice Téjédor. « Aujourd’hui, GL Events a dit oui et j’ai une lettre avec les quatre trucs qu’ils veulent faire. Mais si demain, GL Events se désiste, j’en ai dix derrière, qui vont prendre la place. Ce n’est pas un problème. Je connais assez le monde du showbiz pour savoir ce que je fais. Je ne suis pas idiot ! »

Si ça ne marche pas à Tarbes je fais ce projet ailleurs

A ce stade des discussions, les deux parties ne sont pas tombées d’accord sur le prix du terrain. « Il faut qu’on s’entende sur le prix du foncier », reconnaît Maurice Téjédor qui ne demande aucune participation des Collectivités à son projet. « Non, on ne leur demande rien. Ils ont une chance inouïe, c’est financé par le privé. Je leur demande qu’ils nous vendent les terrains à un prix raisonnable. » L’idée est d’acheter les terrains le moins cher possible pour pouvoir construire plus et mieux, avec le même budget. « On ne demande rien de gratuit, nous, on paye le double de ce qu’ils l’ont payé. » A une quinzaine d’euros le m², ça fait un investissement de l’ordre 5,5 millions d’euros pour les acheteurs, sur un projet global de 110 millions d’euros. Pour rappel, Auchan devait investir 80 millions d’euros sur le site pour un centre Commercial de plus de 40 000 m² en 2018. Maurice Téjédor s’accroche à ce projet qu’il porte depuis vingt ans, au point d’avoir convaincu un Architecte réputé de passer beaucoup de son temps pour dessiner des esquisses et des plans. Pour convaincre les élus que son projet est viable, il déclare qu’il va essaimer des Arénas qui connaîtront le même succès que les Zénith. Et s’il n’est pas prophète en son pays, il menace d’implanter son projet ailleurs. « Je veux dupliquer ailleurs. Ce projet, je le fais à Tarbes ou je le fais ailleurs. Je suis en pourparlers avec plusieurs villes et j’ai privilégié Tarbes. Mais je ne veux pas me faire avoir comme la dernière fois où j’avais tout misé sur Tarbes. Je porte un projet et je le soumets à mon Département de cœur et à mon club de cœur. Si ça ne marche pas, je vais ailleurs » avertit Maurice Téjédor.

Propos recueillis par Jean-Jacques Lasserre