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Bourgoin-Tarbes, samedi à 19h30 à Rajon

samedi 26 septembre 2020 par Rédaction

Le point de vue des entraîneurs et les compos

Du côté de Bourgoin

Un match au parfum d’antan

Ce match au parfum des joutes d’antan en Pro D2, est attendu par les supporters berjalliens qui rêvent à nouveau de grandeur. Rajon risque de hurler comme à ses plus beaux jours, car mille places ont été offertes aux étudiants de la région. Tarbes reste dans l’imagerie rugbystique comme un grand club, lui aussi à la recherche d’un passé plus glorieux. L’engouement populaire devrait donc être au rendez-vous.

Jean-Henri Tubert : Tarbes, c’est un club de coeur

En préambule le Manager de Bourgoin nous fait une confidence étonnante. « Tarbes, pour moi, c’est un club de cœur parce que mon grand-père a joué au Stado, à la grande époque des Cayrefourc, Destarac, Maixent Piquemal... Mon grand-père m’a initié au Stado, de la grande époque où il a débuté à 17 ans. Il y a joué pendant dix ans et il a fait une demi-finale avec le Stado. Chaque fois, il me parlait du Stado et j’ai des photos, chez moi, du Stado, du Stado et du Stado (rires...). La famille, originaire de Perpignan, était venue ouvrir un commerce à Tarbes. Ironie du sort, son grand-père Marcel Costes, a perdu la demi-finale (0-6) contre Perpignan en 1926. « Il connaissait tous les joueurs qu’il avait rencontré et il était fou… A l’époque, c’était l’USP, car à Perpignan, il y avait les Arlequins et l’USP, qui ont ensuite fusionnés pour donner l’USAP », raconte son petit-fils. Jean-Henri Tubert est un véritable passionné du rugby et il regrette que les jeunes, d’aujourd’hui, ne s’intéressent plus à l’histoire de leurs clubs ou des grandes figures du rugby français. « Moi, l’Histoire du rugby me passionnait et je voulais porter le flambeau des anciens. »

La Nationale, c’est une aubaine

Entraîneur à Bourgoin en 2001 et de retour depuis 2017, Jean-Henri Tubert, qui a connu deux saisons de Poule Elite et deux saisons de Fédérale, est bien placé pour donner son avis sur la Nationale. « Pour moi, qui aime la compétition, c’est une bonne chose, parce que tous les week-ends, on a des matchs serrés et de haut niveau. Pour le club de Bourgoin, c’est également une aubaine, parce que notre public et nos partenaires aiment voir des affiches qui sentent bons les époques héroïques du passé. Pour nous, c’est quelque chose de très positif. Non pas qu’on ne respecte pas les clubs qu’on avait l’année dernière dans notre Poule, mais parce que ça nous permet de faire travailler et progresser régulièrement notre groupe, week-end après week-end. »

On aimerait se mêler à la bataille pour la qualif.

Bourgoin, avec un budget en hausse de 0,5 M€ et son recrutement, fait partie des « gros ». « C’est gentil, mais il y a des budgets plus gros que le nôtre, qui sont ceux des quatre mousquetaires. C’est vrai, que cette année, j’ai pu faire un recrutement, qui était intéressant, parce qu’on a attaqué très tôt pendant le confinement. Maintenant, il y a d’autres équipes qui sont armées. Il y a Albi, qui a 40 joueurs dans son effectif, nous, on en a 34. C’est bien mieux que ce qu’on avait l’année dernière. » LeManager ne vise pas la montée dès cette saison. « Le club est en train de se reconstruire, suite à ses dépôts de bilan. On est en train de reprendre de la confiance et à reprendre du plaisir, petit à petit. Pour cette année, avec un effectif conséquent, on aimerait se mêler à la bataille de la qualif.. Parce qu’on connaît les quatre gros que sont Narbonne, Albi, Bourg-en-Bresse et Massy. »

On était plus léger sur les rotations

Après avoir terminé premier de Poule devant Dijon, Nice, Mâcon, Hyères et Chambéry, Bourgoin a connu une saison suivante plus compliquée dans une Poule difficile, avec Bourg-en-Bresse, Narbonne, Aubenas, Nice, Hyères... « On a eu des blessés, mais c’est le lot de toutes les équipes. On avait déjà, une Poule qui était plus compliquée. Le championnat n’était pas fini et mis à part les deux gros, Narbonne et Bourg-en-Bresse, tout pouvait se jouer entre la troisième et la cinquième place. C’était une Poule homogène et au niveau effectif, on était plus léger sur les rotations notamment. Ce qui a fait, qu’on a été, à un certain moment, en difficulté. »

Toutes les équipes se tiennent

Après des matchs préparatoires de très bonne facture contre Bourg-en-Bresse (3-5), Massy (28-19) et Rumilly (25-6), les Berjalliens ont souffert lors du premier match officiel. Ce qui n’étonne pas Jean-Henri Tubert. « Dijon est une belle équipe, qui s’est bien renforcée comme Tarbes, comme Nice et comme un paquet d’équipes. Il suffit de voir les résultats. Les écarts sont minimes dans tous les matchs. » De plus invité de dernière minute, Bourgoin avait la pression de vouloir bien faire. « Un, recevoir le premier match à domicile, ce n’est jamais évident. Deux, toutes les équipes se tiennent. On a su se sortir du piège dijonnais, grâce à l’état d’esprit du Groupe, parce qu’on a été mené. On a su revenir, tranquillement, sereinement, et l’état d’esprit a pu faire la différence. » En suivant, Dijon s’est incliné sur sa pelouse contre Bourg-en-Bresse que l’entraîneur tient en très haute estime. « Bourg-en-Bresse n’aurait jamais dû descendre de Pro D2. Il y a eu des résultats incroyables qui les ont desservis. » 

Tarbes fera partie de la bataille

Le week-end dernier, les Berjalliens n’ont pas joué à Albi pour cause d’intempéries, ce qui est à double-tranchant. « Ce n’est pas une bonne chose parce qu’on est, du coup, en manque de rythme. On s’est coupé du rythme du championnat, parce qu’on n’enchaine pas après notre victoire. On va retourner, je ne sais pas encore à quelle date refaire 18 h de bus pour aller à Albi. D’un autre côté, c’est positif, parce qu’on n’a pas eu de blessés et qu’on aura de la fraîcheur, puisqu’on n’aura pas joué. » Jean-Henri Tubert n’a pas été surpris par les résultats des Tarbais, face à deux des favoris. « Non, non, ça ne m’a pas surpris. Tarbes est une équipe qui a toujours beaucoup de qualité et qu’il est difficile de manœuvrer. C’est une équipe qui est complète, qui a bien recruté. Tarbes a mérité sa victoire contre Massy et qui, avec un brin de chance, peut remporter Nice. » Pour lui Tarbes, fait même partie des prétendants à la qualification. « C’est une équipe qui fera partie de la bataille… »

 Compos : Sept changements par rapport à Dijon

C’est le Groupe qui devait jouer à Albi qui sera aligné contre Tarbes, à l’exception de Gachet qui revient à la place Mathieu blessé. Le staff a effectué sept changements par rapport à l’équipe qui a battu Dijon. Bosch, Bouet, Mathieu, Campeggia, Kirkwood, Stragiotti, Rocca, sortent du Groupe, remplacés par Eymon, Gachet, Malawu, Chaudouard, Jaillard, De Klerk, Zakasvhili. 

Bourgoin : 1 Gaborit, 2 Khribache, 3 Assi, 4 Rabatel, 5 Cotte, 6 Chaudouard, 8 Luafutu, 7 Léonte, 9 Hutteau, 10 Dunlop, 11 Malawu, 12 Hansell-Pune, 13 Eymon, 14 Tuva, 15 Nicolas

Remplaçants : 16 Phalip, 17 Zakashvili, 18 Jaillard, 19 Rivoire, 20 Gachet, 21 Lavaux, 22 Lepage, 23 De Klerk

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Du côté de Tarbes 

Un déplacement très compliqué

Un déplacement à Bourgoin n’a jamais été de tout repos, car au-delà du kilométrage, les retours sont souvent difficiles. Le Stade Rajon, de tous temps, même en Top 16 et en Top 14 était une citadelle imprenable où tous les plus grands clubs ont perdu. Malgré les vicissitudes berjaliennes de ces dernières saisons, Rajon est resté un stade difficile à prendre. Ces dernières saisons, Albi (9-15), Romans (9-19) et Strasbourg (9-11), en Poule Elite s’y sont imposés alors que le club, en proie à des soucis financiers, était menacé de relégation. Hors péripéties financières, les « gros » de l’époque, Aix (22-15), Rouen (21-18), Bourg-en-Bresse (28-24) et Tarbes (20-10), y étaient tombés. En Fédérale 1, Nice, deux fois (17-18) et (6-18), s’est imposé à Rajon où Narbonne a fait match nul (18-18). Bourg-en-Bresse n’y a pas joué pour cause de Covid. Tarbes n’a jamais gagné à Rajon en Pro D2 (21-9 en 2011, 22-9 en 2013, 41-16 en 2014, 50-19 en 2016). La seule victoire tarbaise à Rajon 14-16 date de 1991…

Fabien Fortassin : On est obligé de gérer la forme de chacun

De mémoire, l’ex-ouvreur ne se souvient pas avoir gagné à Rajon. « J’y ai fait mach nul avec La Rochelle, je crois. » Pour ce long déplacement, le staff a décidé de faire tourner pour rééquilibrer les temps de jeu, et de laisser au repos Manu et Stanaway. « On est obligé de gérer un peu la forme de chacun. Il y en a qui vont enchaîner leur sixième match et on est obligé de tenir compte de ça, surtout qu’il y a un match encore important la semaine prochaine. » L’équipe présentée a cependant fière allure. « On a essayé de faire une équipe qui sera quand même compétitive, tout en essayant de préserver l’état de fraîcheur de chacun. » Mais, il ne faut pas croire que Tarbes fait l’impasse avant Bourg-en-Bresse. « Le match important, c’est Bourgoin d’abord. C’est toujours le match qui arrive le plus important », assure l’entraîneur. D’autant que si Tarbes met ses « remplaçants » d’entrée, le banc aura fière allure et sera capable d’aller chercher quelque chose sur la fin.

On y va pour faire un bon match

Le match contre Nice, revu à la vidéo, a confirmé que les Tarbais ont offert les bâtons pour se faire battre. « Le regret, c’est que sur les seize points qu’ils marquent, il y en neuf qu’on leur donne sur pénalité. Ce n’est pas eux qui viennent les chercher et provoquent les fautes. » Deux points bêtement perdus que les Tarbais espèrent récupérer à l’extérieur. « On va jouer tous les matchs pour gagner. On y va pour faire un bon match. » Fabien Fortassin, qui avait été impressionné par la prestation de Bourgoin à Massy, en match de préparation, a vu des Berjalliens en difficulté en championnat. « Tout le monde se faisait un monde de Massy et j’avais trouvé plus intéressant et plus consistant, Bourgoin que Massy. Depuis, ils ont fait un match contre Dijon où ils ont été mis en difficulté. » Mais Bourgoin, reste une équipe solide, difficile à manœuvrer. « C’est une belle équipe, qui ressemble un peu à Nice. Ils ont le même profil de jeu et on s’attend à un match compliqué. » Surtout à Rajon, où le public fait pression sur les arbitres et pousse son équipe.

Compo : Dix changements par rapport à Nice

Le staff a fait tourner au sein du Groupe avec neuf changements dans le quinze de départ, avec Lopez, Reynaud, Vial, Taputaï, Réal, Tolofua, Dulucq, Duffau, Juniver et dix changements avec les débuts de Croquet. Seuls Gigauri, Méron, Berbizier, Oltmann, Mamao et Rubio, restent dans le quinze de départ.

Les absents : Manu et Stanaway ont été laissés au repos, tout comme le jeune Saint-Guilhem qui avait joué contre Massy. Les blessés, Pees, Paulet, Cantan, devraient revenir pour le second bloc, tout comme Aulika qui fera ses débuts. Lhusero lui, devrait être opérationnel contre Bourg-en-Bresse.

Il y a encore quelques incertitudes qui devraient être levées samedi matin lors de la mise en place. Mais, sauf surprise de dernière minute, la compo devrait être la suivante.

Tarbes : 1 Lopez, 2 Reynaud, 3 Vial, 4 Gigauri, 5 Taputaï, 6 Réal, 8 Tolofua, 7 Méron, 9 Dulucq, 10 Berbizier, 11 Oltmann, 12 Mamao, 13 Duffau, 14 Rubio, 15 Juniver

Remplaçants : 16 Prétorius, 17 Bessonart, 18 Vigne, 19 Ricart, 20 Millet, 21 Dumestre, 22 Croquet, 23 Zabala, 24 Palisse

Jean-Jacques Lasserre

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