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Panique chez les nouveaux montreurs d’ours …

jeudi 20 mai 2010 par Rédaction

Isolés, déboussolés, lâchés par leurs adhérents, minés par des conflits internes entre associations, désavoués par les Français vu les piteux résultats de leur récente pétition (8.000 signataires contre 125.000 en 2005) … les néo-montreurs d’ours s’agitent aujourd’hui à Toulouse avec l’énergie du désespoir : vite, des signatures, des bénévoles pour « paroles d’ours » : car les ours parlent pour expliquer aux passants qu’il est vital pour la planète d’affréter des 4x4 pour aller chercher de nouveaux ours, ceux qu’on a déjà mis ne sont toujours pas assez nombreux ou sont déjà morts.

En 2009, « paroles d’ours » n’avait convaincu que 24 bénévoles pour aller prêcher cette bonne parole ! Mais ils sont où ces Pyrénéens qui veulent des ours ? Adet /Ferus les cherchent Place du Capitole.
Dès l’annonce de nouveaux lâchers par Chantal Jouanno, 3.000 pyrénéens ont manifesté leur refus à Tarbes, ainsi que les plus importants représentants politiques et agricoles depuis le Comité de Massif jusqu’à l’ANEM, association Nationale des Elus de la Montagne.
La Secrétaire d’Etat viendra en juin dans les Pyrénées annoncer ses décisions. Elle n’a même pas daigné recevoir une seule des quatre associations de citoyens opposés aux introductions, ni la coordination pyrénéenne ADDIP qui fédère les associations et représentants de tout le massif.

Chantal, donne nous de nouveaux joujoux
Les néo-montreurs d’ours se sont perdus dans leur utopie de Pyrénées qui n’existent pas, de gentils nounours qui s’appellent « Noisette » et n’attaquent que les vilains éleveurs qui n’enferment pas toute la journée et toute la nuit leur troupeau au lieu de le laisser brouter la bonne herbe des montagnes.

Les néo-montreurs d’ours veulent de nouveaux joujous téléguidés, de Slovénie ou d’ailleurs : au royaume du factice, un coup de bistouri pour l’émetteur abdominal, des piles neuves et le tour est joué « … non non madame ils ne souffrent pas ils sont endormis, c’est parole d’ours qui vous le dit ».

Les éleveurs démoralisés, les attaques, l’élevage producteur de biodiversité … ça n’est pas dans parole d’ours. Les restrictions préfectorales pour la cueillette, la randonnée, la chasse, la pêche … tous ces loisirs de montagne que la loi commence à qualifier de « dérangeants » sous la pression des lobbyes écologistes, la mise sous cloche de notre territoire, ce n’est pas dans parole d’ours.
Le flop de la manifestation pro-introduction du 28 mars en Aragon, (100 personnes en tout dont un bataillon d’activistes néo-nazis verts d’Aragon) … non plus.

Alors que la misère a poussé nos ancêtres à se faire montreurs d’ours pour survivre, les néo-montreurs d’ours jettent à la face de nos départements économiquement sinistrés les millions de leurs campagnes publicitaires ... Malgré cette propagande, la majorité des pyrénéens refuse toute nouvelle introduction, parole d’ours ne le dit pas. Les motions d’opposition prises à l’unanimité par les communes et les conseils généraux du massif, rejoints par les élus espagnol, non plus.

Des assemblées générales dans une cabine téléphonique
Si les néo-montreurs d’ours ont pu abuser un moment les citoyens et certains élus des Pyrénées, ce temps semble révolu. Aucun programme ne refera vivre l’ours des Pyrénées, il n’a disparu ici qu’après s’être éteint peu à peu de l’ensemble du territoire français. Adet et Ferus préfèrent faire peser sur les habitants des Pyrénées une culpabilité qui n’est pas la leur.

Un temps assommés, les Pyrénéens se sont relevés. Si tout le pays avait entretenu et protégé l’espace commun comme nous l’avons fait, notre planète se porterait mieux. Les bonnes pratiques pastorales ont créé notre fabuleux cadre de vie, notre biodiversité. Les bergers sont les veilleurs du monde.

Ceux qui vont prendre les décisions engagent l’avenir de notre massif. C’est à eux de savoir si un groupuscule qui peut faire ses assemblées générales dans une cabine téléphonique a plus de poids que les citoyens et les élus représentatifs des Pyrénées.
19/05/2010

ASPAP, association pour la sauvegarde du patrimoine d’Ariège Pyrénées

06.30.29.90.86

Communiqué de l’ASPAP Pyrénées-Ariège