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Bagnères-Tarbes, dimanche à 15h30 au Stade Cazenave

samedi 29 février 2020 par Rédaction

Un des plus beaux stades de Fédérale de France

Marcel-Cazenave est un des plus beaux stades de rugby de Fédérale, avec sa grande tribune d’honneur et sa grande tribune populaire à l’anglaise, qui rappelle celle de Soulé. Un Stade qui vaut aussi par sa proximité avec un public de passionnés mais surtout, très connaisseurs, à l’instar des publics basques de Nafarroa et de Mauléon. C’est la même ferveur populaire, la même affluence et la même pression, avec l’attrait des tribunes et le nombre de places assises en plus. De plus, pour les abonnés tarbais, l’entrée est gratuite sur présentation de la carte.

Musclé mais correct, pour redorer l’image du rugby bigourdan

Nul doute que ce derby sera viril, c’est à dire musclé mais correct, entre deux équipes mues uniquement par le désir de tout donner et de l’emporter, comme l’an passé. Un vrai derby, avec tout les ingrédients qui siéent, en termes d’engagement, de combat et de solidarité, mais sans, on l’espère, les à-côtés malsains. Tarbes et Bagnères se sont affrontés au plus haut niveau dans la décennie 80-90 et les débats étaient parfois houleux, avec quelques gifles, mais les relations entre les deux clubs sont toujours restées bonnes. De plus, les deux équipes joueront sans la pression du résultat. Bagnères n’est pas dos au mur comme l’an passé et Tarbes n’a plus à courir derrière Blagnac. Comme l’enjeu tue le jeu, on peut espérer que les deux équipes se défient au large et offrent un beau spectacle, dont le rugby bigourdan sortira gagnant. Pour Bagnères, Tarbes c’est l’affiche record de la saison dernière et le Trésorier s’en frotte les mains d’avance. Les repas d’avant-match sont clôturés depuis quinze jours et ont été portés de 130 à 183 personnes pour répondre au maximum de demandes.

Bagnères : Le groupe et l’avis de Christophe Cazaux

Les Bagnérais courent depuis deux ans derrière un premier succès dans les deux derbys bigourdans. L’an dernier, ils n’avaient pris qu’un point sur les vingt possibles, contre Tarbes à Marcel-Cazenave. Cette année, ils ont pris deux points contre Lannemezan et un point à Trélut, après avoir frôlé les quatre points de la victoire.

Il faut que les derbys perdurent

Christophe Cazaux se refuse, bien sur, à commenter les débordements du dernier Tarbes-Lannemezan qui ont donné une triste image du rugby bigourdan. « Nous, à Bagnères, on a décidé de ne pas commenter ce qui s’est passé et je ne veux prendre parti, ni pour les uns, ni pour les autres. » La proportion prise par les débordements ne le surprend toutefois pas. « On vit aujourd’hui, dans une société où tout est médiatisé avec les réseaux sociaux et le moindre fait divers est relaté dans la France entière. » Christophe Cazaux s’en remet à la commission d’enquête de la FFR pour trouver les responsabilités de chacun. Ancien joueur, l’entraîneur se fait le défenseur des derbys qui ne prennent pas tous, et fort heureusement, ces proportions qui ont dépassé toutes les limites de l’imbécillité, à l’heure des réseaux sociaux qui font le buzz de la moindre image politiquement incorrecte. « Il faut que les derbys perdurent pour la notoriété de notre rugby et de nos clubs, qui en ont besoin avec les recettes que génèrent ces derbys. »

Des regrets et des blessés après Lannemezan

Bagnères revient du Plateau avec beaucoup de regrets. « C’est un match qu’on maîtrisait, notamment sur la première mi-temps. Puis, par manque de lucidité, de patience et de sang-froid, on n’a pas su garder notre avantage au score. On est retombé dans nos travers, on a fait trop de fautes au détriment du jeu et à l’arrivée, on perd. C’est une déception car on y allait avec des intentions. On est rentré quand même avec le point du bonus défensif, même si, au fond de nous, il y a beaucoup de regrets. » Un match qui bascule aussi suite aux sorties sur blessures du talonneur et capitaine Olivier Pujo (16ème), et des piliers Pambrun (35ème) et Lisbani (49ème). « La perte de notre première ligne, c’est le tournant du match », assure le technicien qui espérait pouvoir les récupérer pour dimanche. « Pour l’instant, le médical est dessus et ils doivent passer des échographies. Ce qui sûr, c’est que ce sont des blessures qui sont assez importantes. Pour Pambrun et Pujo, c’est musculaire et pour Lisbani, c’est un étirement du ligament interne du genou. Il ne s’entraîne pas mais il arrive à marcher normalement. » La décision sportive sera prise lors de l’ultime entraînement. Même si les joueurs et en particulier le capitaine, feront tout pour jouer le derby contre Tarbes.

Sur un match tout est possible au rugby

La défaite surprise et surprenante de Tarbes à Trélut contre Mauléon n’est pas de nature à rassurer Christophe Cazaux. « Du tout ! Pour nous, Tarbes c’est une équipe comme Blagnac, comme Albi, c’est pro. C’est du sérieux, c’est une autre dimension. Si on veut rivaliser avec eux, il va falloir qu’on élève notre niveau de jeu. Qu’ils aient perdu ou pas, contre Mauléon à la maison, ne change absolument rien. On va bien s’occuper de nous, pour se mettre au niveau de Tarbes. » Par deux fois, l’an dernier à Cazenave et cette année à Trélut, les Bagnérais ont rivalisé jusqu’aux arrêts de jeu. « On l’a bien vu au match Aller, dans un derby tout peut se passer », souligne Christophe Cazaux. « A nous d’être le plus sérieux possible sur le respect de notre plan de jeu. » L’entraîneur espère que les joueurs sauront aborder la partie en faisant abstraction des deux dernières confrontations. « Ce sont deux matchs d’où on est sorti très frustré. Il ne faut pas que cette frustration l’emporte sur notre désir de proposer notre plan de jeu. Il faut la gérer pour arriver à mettre cette équipe tarbaise en difficulté. Après c’est vrai, que même si Tarbes est supérieur, sur un match tout est possible au rugby. On va jouer toutes nos chances à fond, d’autant plus qu’il ne nous reste plus beaucoup de matchs à domicile et le moindre faux pas sera très dur à récupérer. »

De la frustration mais aucune rancoeur

La frustration de ce match perdu l’an passé, dans les arrêts de jeu sur une pénalité, est toujours restée en travers de la gorge de Christophe Cazaux. Heureusement tout avait bien fini pour tout le monde. Bagnères s’était maintenu, malgré cette défaite, et Tarbes, grâce à cette victoire, avait pu jouer les 1/8 et les 1/4 Retours, du Du Manoir à domicile. Ce technicien hors-pair du rugby bigourdan, tient toutefois à préciser de son propre chef : « Je n’ai aucune rancœur contre Tarbes et la seule chose que je souhaite, c’est qu’on retrouve en Bigorre un club en Pro D2, parce que ça tire tout le rugby bigourdan. Le seul lieu où ça peut se faire, c’est bien sûr à Tarbes et je prône pour qu’on ait des jeunes qui jouent au plus haut niveau. Ça nous permettra à nous, autour, d’avoir des retombées sportives comme on en a eu dans les années passées. »

Sans Pujo et Pambrun mais avec Lisbani

A priori, le Capitaine Pujo et Pambrun, malgré leur envie de jouer ce derby, devraient rester en tribune. C’est un vrai coup dur pour Bagnères qui perd du coup ses deux talonneurs les plus expérimentés. Le jeune Bernard et Acosta, devraient être dans la cage. Pour le reste, le staff aligne le Groupe de Lannemezan.

Le Groupe bagnérais

Première ligne : Acosta, Reyes, Bernard, Basile, Lisbani

Deuxième ligne : Szabo, Degrave, Dupont,

Troisième ligne : Capberbet, Malaret, Gayri, Bonan, Geledan, Seité

Demis : Danos, Cayrolles, Arnauné, Dubarry

Trois-quarts : Saubié, Matier, Cabanne, Pucheu-Planté, Latisnères-Palacin, Meynier

 

Tarbes : Rebondir à Bagnères

Les Tarbais devront oublier leur déception et leurs désillusions après l’échec retentissant contre Mauléon, s’ils veulent s’imposer en Haute-Bigorre dimanche. Après Blagnac, ils avaient su rebondir avec trois victoires bonifiées consécutives. Pour l’emporter à Bagnères, les Tarbais, devront retrouver l’état d’esprit qui leur a permis de s’imposer à six reprises en déplacement. Même si la semaine a été plus calme au plan médiatique, il faut espérer que les Tarbais concernés auront su faire fi de leur future comparution devant la Commission d’Enquête. Et que Woki, effacé contre Mauléon, aura digéré la campagne médiatique qui l’a beaucoup affecté. A Bagnères, seule la victoire est impérative pour repartir de l’avant et pour se battre pour terminer parmi les meilleurs troisièmes de Fédérale 1. C’est primordial pour hériter du meilleur tableau et pour recevoir à domicile les 1/8 et les 1/4 Retours, comme la saison dernière. Pour l’instant, Tarbes (62 points) est second troisième derrière Aubenas (65 points).

Le Groupe et l’avis des entraîneurs

Une semaine plutôt light

Tarbes traîne comme un boulet les conséquences des débordements contre Lannemezan. Au-delà des suspensions automatiques de Dumestre et de Méron, la pression médiatique, avec en prime les à-côtés de la conférence de Presse du mardi et de la rencontre entre Rouch et Woki (sur fond de présumées injures racistes), n’avaient pas aidé à préparer sereinement la venue de Mauléon. Avec les suspensions de Yannick Vignette et de James Percival, les consignes ont eu du mal à passer sur le terrain, en l’absence des deux capitaines William Pees et Albain Méron. Compte tenu des blessures de Lhusero, de Nuu et de Huyard et de la suspension de Dumestre, la ligne arrière tarbaise était décimée en début de semaine. S’entraîner dans ces conditions a été très difficile. L’entraînement, du côté des trois-quarts, a été plutôt light pour éviter tout risque de blessures supplémentaires. Les contacts, les duels, les accélérations ou les appuis, ont été bannis derrière. D’autant que Tarbes va enchaîner à Bagnères son quatrième match consécutif, (avec le match en retard contre Graulhet) et que les organismes commencent à fatiguer.

Un effectif trop limité en cas de blessures et de suspensions

Malgré ou plutôt, à cause de son statut « pro » et de son effectif limité par le budget, Tarbes est l’équipe qui dispose du plus petit réservoir de joueurs seniors de la Poule. Très loin derrière les grosses écuries comme Albi et Blagnac mais loin aussi de Bagnères qui a tous les postes de jeu triplés. Devant, Tarbes est au complet, à l’exception de Méron, avec le retour de blessure de Vial. Derrière, on a frisé la Bérézina, avec les blessures de Lhusero, Nuu et Huyard. Le staff ne disposait plus d’aucun trois-quarts en réserve même pas chez les Espoirs où les meilleurs jouent déjà avec l’équipe « pro ».

On va essayer de s’accrocher et de faire un résultat

Pour autant les Tarbais, question de statut oblige, iront à Bagnères pour essayer de l’emporter. De toute façon, ils ne pourront pas jouer plus mal que contre Mauléon où, par excès de confiance et manque de concentration et de lucidité, ils ont offert, de concert avec l’arbitre, la victoire aux Basques. « Sans faire injure à Mauléon, qui a fait preuve d’opportunisme et d’abnégation, je ne comprends pas comment, on est arrivé à perdre ce match à contre cours du jeu. » s’interroge encore Yannick Vignette qui n’a toujours pas digéré l’arbitrage sur les six mêlées consécutives à cinq mètres. « C’est dommage, mais maintenant, c’est derrière nous. Il faut penser à la suite. » Et la suite, c’est Bagnères. « On va essayer de faire quelque chose, malgré notre situation délicate. On va essayer de s’accrocher et de faire un résultat », confie le Manager. Le problème, compte tenu des incidents contre Lannemezan, c’est de trouver le juste équilibre entre l’agressivité nécessaire pour jouer au rugby et celle qui peut déborder. Contre Mauléon, les Tarbais ont joué dans la retenue au niveau des rucks notamment, ce qui a permis aux Basques d’exister sur les ballons de récupération. Ce problème va encore plus se poser dans le cadre d’un vrai derby face à des Bagnérais qui mettront beaucoup d’intensité dans les zones de combat et de contacts. Aux Tarbais de se lâcher, de jouer sans le frein à main, pour mettre beaucoup plus d’intensité et de vitesse que les Bagnérais. A priori, les Tarbais devraient avoir compris la leçon mauléonnaise et ne pas rééditer les mêmes erreurs.

Christian Etchebarne : A chaque fois, on a su relever la tête

Si la semaine a été dure à vivre moralement pour ce pur souletin, qui habite à une encablure du Village, il ne s’est pas fait chambrer contrairement à ce qu’on pourrait penser. « Il y a du respect. Pour eux, c’est un miracle. En gros, ils m’ont dit qu’il fallait être fou pour perdre ce match comme ça, que c’est un hold-up… » Au passage, il confirme une nouvelle erreur d’arbitrage lorsque M. Girard a sifflé la pénalité face aux poteaux. William Pees est entré avec le tee sur le terrain pour que la pénalité soit tentée et le règlement est formel ; l’arbitre aurait dû refuser la pénaltouche. Derrière, il n’a pas accordé l’essai sur les six mêlées à cinq mètres enfoncées… De plus, sur l’essai de Jauzion, un arbitre de touche valide la transformation et l’autre la refuse, alors qu’elle est bien passée entre les poteaux. « Il y a pleins de choses qui font qu’on perd ce match », regrette Christian Etchebarne qui souligne : « On vendange aussi un essai au moment d’aplatir… ». Le Groupe était très déçu mais l’ancien centre a confiance dans la réaction de ses joueurs qui ont su réagir après chaque déception. « A chaque fois, on a montré du caractère et à chaque fois, on a su relever la tête », relève l’entraîneur. Seul bémol, l’absence des leaders que sont Pees et Méron. « Ils apportent énormément de caractère dans l’équipe. Il va falloir maintenant que d’autres joueurs se responsabilisent et prennent le relais. » 

Groupe au complet avec le retour de Vial

La bonne nouvelle, c’est le retour de blessure de Vial, qui est important face à une grosse première ligne bagnéraise. D’autant que le terrain lourd devrait favoriser le jeu d’avants. Pour le reste, plus de peur que de mal, avec la présence des blessés de Mauléon (Lhusero, Nuu, Huyard), dans le Groupe. Le XV de départ devrait être arrêté samedi matin lors de l’ultime séance d’entraînement.

Le Groupe tarbais

Première ligne : Duny, Marmoiton, Noui, Vial, Péry, Prétorius

Deuxième ligne : O’Flynn, D’Hoogue, Taputaï, Woki

Troisième ligne : Abat, Camy, Paget, Pérez

Demis : Dulucq, Lhusero, Noyé

Trois-quarts : Berbizier, Huyard, Jauzion, Nuu, Paulet, Rubio

Jean-Jacques Lasserre