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Le coup de gueule de Gérard Trémège

lundi 17 février 2020 par Rédaction


Lors de la conférence de presse sur la santé, la solidarité et l’accessibilité, Gérard Trémège a poussé un coup de gueule sur les commentaires qui se font sur les réseaux sociaux et même pendant son porte à porte.

« Je rectifie, je ne suis ni malade, ni mourant contrairement à ce que disent certains.

On tombe aussi bas pour démolir le maire sortant à un mois de l’élection parce que l’on n’a rien à dire sur les réalisations et sur les projets, on s’attaque à la personne, on s’attaque à son intégrité, à sa santé, c’est bien triste pour la démocratie. Et moi je suis triste pour mon pays quand je vois ce qui se passe en ce moment avec cette ‘’pourriture’’ que représentent les réseaux sociaux, ce poison qui est distillé régulièrement par de lâches anonymes qui disent n’importe quoi sur n’importe qui et n’importe quand, que l’on ne respecte pas la vie privée des gens. On ne fait pas de distinguo entre le rôle, la fonction du maire, ce qu’a fait le candidat avant, il y a 20/30/40 ans Quand on se livre à un tel exercice c’est que l’on n’a rien de sérieux à dire, rien de sérieux à proposer et que l’on n’est pas sérieux soi même quand on agit de la sorte. Les tarbais savent exactement ce qu’il en est. Curieusement tout cela tombe à un mois des élections ! Je trouve ça dégueulasse !

En ce qui concerne Médiapart et les rumeurs qui en découlent, Gérard Trémège précise que la presse locale a dit exactement ce qui se passait. Tant sur une affaire personnelle qui est privée, qui n’a rien à voir avec la mairie, tant sur les mises en examen.

« Je rappelle que nous sommes 12 concernant la mairie avec de soi-disant délits de favoritisme, on est loin quand même d’un délit d’abus de confiance ou de détournement de fonds publics. Jamais on n’a mis en cause un enrichissement personnel, ni personne parce que tout le monde sait très bien que je n’ai pas besoin d’aller mettre la main dans le pot de confiture, mon mandat je le fais dans la rigueur parfaite et c’est justement que sur mon mandat on ne peut pas me prendre que l’on essaie de me prendre sur la partie privée.

Quant à l’affaire de la mairie, il me tarde qu’elle soit appelée devant le tribunal, on va s’expliquer et quand on est mis en examen il est normal qu’elle débouche soit sur un non lieu soit sur une convocation devant le tribunal.

Pour ce qui concerne la première affaire, j’ai reconnu les faits donc je ne vois pas ce qu’il y a de nouveau, mais c’est une affaire privée qui concerne mon entreprise que j’ai vendue il y a 10 ans.

Que l’on me cherche sur l’activité publique, que l’on démontre sur l’activité publique contrairement à ce que disent y compris Monsieur Navarro que l’on a besoin d’éthique, que l’on me mette en cause sur l’éthique qui a été la mienne, l’éthique de l’élu, eh bien elle a été totalement respectée. Certains parlent de magouilles, quelles magouilles ? Aucun enrichissement personnel, je n’ai jamais favorisé qui que ce soit, oui je râle quand une entreprise locale perd un marché au profit d’une entreprise bordelaise ou autre mais le marché est attribué à l’entreprise qui l’a gagné et je n’ai jamais demandé que l’on change quoi que ce soit.

Ce qui est dégueulasse, c’est cette utilisation en cette période par certains candidats qui veulent donner des leçons de vertu.

Ce serait intéressant si l’on se penchait sur la situation de certains candidats / candidates ou de leurs familles, l’exercice ne serait pas triste et le résultat surprenant. Mais ça ne m’intéresse pas, moi je ne m’attaque pas aux gens. Ce qui m’intéresse c’est ma ville et faire tout le bien possible aux tarbais et aux tarbaises. Tout le reste je m’en fous ! »

Nicole Lafourcade

PS. Gérard Trémège sera jugé le 9 juin prochain devant le TGI de Tarbes pour des faits de travail dissimulé, quatre ans après sa mise en examen, suite à un signalement d’un agent de l’URSSAF. Dans ce dossier, Gérard Trémège ne comparaît pas au titre de son mandat de maire, mais pour ses missions de commissaire aux comptes, pour des cotisations sociales non réglées sur une période s’étalant entre janvier 2010 et décembre 2012, le préjudice estimé étant estimé à 80 000 euros. Ce dossier n’est pas lié aux affaires ayant trait aux marchés publics de la ville, l’instruction qui a débuté il y a 7 ans se poursuivant toujours.