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Point du troisième bloc avec Yannick Vignette

mercredi 27 novembre 2019 par Rédaction

Tarbes N°1 du troisième bloc

Tarbes avec trois victoires, deux bonifiées, dont une à l’extérieur, a pris 14 points sur les 15 possibles. C’est le meilleur total de points de la Poule 3 mais aussi de toute la Fédérale 1 à égalité avec Narbonne. Ce qui permet aux Tarbais de devenir le meilleur troisième des quatre Poules et d’être classés N° 9 National, devant Bourg-en-Bresse.

Meilleure attaque et meilleur buteur

Après une victoire homérique contre Bagnères, dans des conditions diluviennes, les Tarbais se sont imposés largement à Oloron, 0-34 (4 essais) et contre Lavaur 37-0 (5 essais) dans des conditions hivernales. Ce qui vaut au Stado-TPR d’être la meilleure attaque de la Poule (88 points) et le premier au nombre d’essais inscrits avec 11 réalisations. Un beau parcours dont profite Mathieu Berbizier, premier buteur de la Poule 3 avec 86 points, devant Dasque, 75 points, qui a manqué les trois premiers matchs sur blessure.

Une équipe jeune en pleine reconstruction

Un beau parcours pour une équipe de Tarbes qui est en pleine reconstruction, (avec 16 départs pour 17 arrivées et 12 prolongations) et qui dispose de 16 joueurs sous contrat, le minimum pour être éligible à la montée. Une équipe qui a perdu 7 joueurs clés, dont 4 très expérimentés devant (Escur, Lacroix, Percival, Masson) et qui n’a recruté que des jeunes joueurs, à l’exception de Prétorius et de Pérez qui ont dépassé la trentaine. Les 27 joueurs qui ont joué depuis le début du championnat ont 24,3 ans de moyenne d’âge.

Face à des adversaires expérimentés

Après neuf journées, Tarbes se retrouve derrière Albi et Blagnac deux équipes qui ont conservé une majorité de joueurs qui évoluent ensemble depuis au moins trois saisons et qui disposent d’un budget plus grand et d’un effectif plus nombreux et plus expérimenté.

Albi possède un effectif pro de 27 joueurs, dont 21 étaient là au moins la saison dernière dont 10 avants. 36 joueurs ont figuré sur les 9 feuilles de matchs mais seulement 30 régulièrement pour une moyenne d’âge de 26,66 ans.

Blagnac, pour sa part, a utilisé 35 joueurs, dont occasionnellement 4 Espoirs. Sur les 31 joueurs alignés régulièrement, il y a 4 Espoirs et la moyenne d’âge du Groupe est de 27,1 ans. Un Groupe dont la grande majorité des joueurs est ensemble depuis au moins trois ans et qui n’a subit que quatre départs pour cinq recrutements. Seules trois recrues ont joué cette saison. C’est dire l’homogénéité et l’expérience de ce Groupe. Blagnac, malgré un budget de 1,9 M€, a le statut amateur et ne compte qu’un joueur sous contrat fédéral.

Un socle à consolider

Des chiffres qui permettent de mettre en exergue le travail du staff tarbais avec une jeune équipe en reconstruction. D’autant que si certains rêvent d’une montée en juin, l’objectif initial de cette saison c’est de construire un socle, qu’il faudra consolider la saison prochaine pour monter en 2021 ou en 2022.

Un Groupe qui prend forme

Au-delà des résultats bruts de ce bloc, il faut retenir qu’un Groupe est en train de se construire depuis le « non match » à Lannemezan. Depuis les jeunes tarbais, dans la douleur, ont gagné à Mauléon, dans un environnement hostile puis, au bout de la souffrance et de l’envie, dans des conditions dantesques, contre Bagnères. Ce sont ces deux matchs qui sont fédérateurs et qui ont débouché sur deux beaux succès cliniques à Oloron et contre Lavaur. Deux victoires bonifiées, dans des conditions climatiques difficiles, qui démontrent que cette équipe, bâtie pour jouer au large sous beau temps est capable, de bien jouer sous la pluie et sur des terrains gras en hiver, pour peu qu’elle respecte les consignes de jeu. « Au delà du respect des consignes », explique Yannick Vignette, «  je trouve qu’on est intelligent sur le terrain parce que les joueurs comprennent les consignes et ils savent pourquoi, ils le font. Ils appliquent bien les consignes mais surtout à bon escient et c’est ça qui est le plus intéressant. Ce qui est important, c’est que les joueurs comprennent pourquoi ils le font. » Le match contre Bagnères, à cet égard, a servi de détonateur à double titre. Celui de s’adapter aux conditions climatiques par un jeu plus restrictif mais aussi que répondre dans le combat est essentiel. A Oloron et contre Lavaur, les Tarbais ont joué en avançant, offensivement et défensivement et ont dominé dans le jeu au sol.

Une conquête qui se met en place

La mêlée tarbaise est en train de reprendre des couleurs avec le retour de forme de Marmoiton, Noui et Prétorius qui revenaient tous les trois de blessures plus ou moins longues. Prétorius a retrouvé son lancer et sa force de percussion et Noui a perdu dix kilos et son dos ne le fait plus souffrir. Ce secteur, toutefois, est sujet à caution avec des piliers adverses qui poussent en travers sans être sanctionnés par les arbitres. Avec la précision retrouvée de Prétorius et les automatismes qui se mettent en place, la touche tarbaise est de nouveau efficace en conquête mais aussi en contre. Les ballons portés, du coup, sont plus efficaces et ce n’est pas par hasard, si Tarbes a marqué ses trois premiers essais de pénalité sur ses trois derniers matchs. « La conquête, comme à Oloron, est plutôt performante », reconnaissait Yannick Vignette après les cinq ballons gagnés en touche contre Lavaur.

Une défense et un état d’esprit

Mais la grosse force de Tarbes, c’est sa défense. A Mauléon, en infériorité numérique, à Oloron et contre Lavaur, les Tarbais ont résisté pendant une dizaine de minutes consécutives sur leur ligne sans prendre d’essai. « C’est une organisation mais c’est avant tout, un état d’esprit. Il faut les deux pour avoir une bonne défense et ça aussi c’est satisfaisant », constate l’ancien demi-de-mêlée. L’autre satisfaction, c’est que les joueurs ne se soient pas relâchés contre Lavaur après la performance oloronaise pour fournir un second match abouti malgré des conditions climatiques difficiles. A l’ouverture, Pees a réalisé sa meilleure prestation de la saison. Connu pour la puissance et la longueur de sa botte, l’ouvreur a distillé, au pied, des caviars qui ont abouti à deux essais par d’Hooghe et Nuu. Une vraie panoplie d’ouvreur complet. « Oui, il a tout fait. Il a élargi son panel de compétences », se réjouit l’entraîneur qui a fait confiance à l’ancien arrière pour tenir ce poste. L’ancien demi-de-mêlée, adepte de l’alternance, est content que l’équipe se soit adaptée à ce type de jeu hivernal plus pragmatique. « Je suis pour toutes les formes de jeu, au pied, à la main, ballons portés… On travaille beaucoup à l’entraînement sur le mouvement, sur toutes les formes de jeu. »

La tête au dernier bloc

Le Manager a déjà la tête au dernier bloc avec un déplacement à Pamiers (30/11), la réception d’Albi (7/12) pour clôturer la Phase Aller et celle de Graulhet (15/12), premier match de la Phase Retour. Une fin de match Aller compliquée à gérer face à une équipe ariégeoise rugueuse sur son terrain et contre des Albigeois qui dominent leur sujet. « Ça ne va pas être simple, il faut qu’on s’accroche », avertit Yannick Vignette qui a maintenu tout le Groupe sur le pont toute la quinzaine. Le sort d’une place qualificative au Jean-Prat se joue lors de ces deux dernières rencontres ses matchs Aller.

Une grosse concurrence à venir

Le Groupe devrait retrouver bientôt ses deux demi-de-mêlée, Ramon (décembre/janvier) et Rixens (janvier/février) tous les deux opérés du genou, qui devraient postuler en début d’année. Lhusero, qui est plutôt un ouvreur et le jeune Dulucq, du haut de ses 18 ans, ont assuré un brillant intérim. De quoi donner des migraines lors des futures compositions d’équipes. La charnière, va être un des postes les plus fournis avec la concurrence aussi à l’ouverture où Lhusero et Dulucq peuvent postuler en compagnie de Pees et de Noyé. Cette année le Groupe est bon, qualitativement et quantitativement, avec 29 joueurs compétitifs pour 23 places sur une feuille de match. Un pilier, un talonneur, un deuxième ou un troisième ligne, un demi-de-mêlée et un ou deux trois-quarts, devront rester en tribune à chaque rencontre, selon les polyvalences et les choix (4 avants / 3 arrières ou 5 avants / 2 arrières). Camy, peut doubler au talonnage et en troisième ligne, D’Hooghe et O’Flynn en deuxième ou en troisième ligne, Lhusero et Dulucq à la mêlée ou à l’ouverture, Pees à l’ouverture, au centre ou à l’arrière, Paulet au centre ou à l’aile, Dumestre à l’aile ou à l’arrière…

L’effectif

Pilier  : Duny (26 ans), Marmoiton (29 ans), Noui (23 ans), Tahar (23 ans, Vial (24 ans) :

 25 ans de moyenne

Talonneur : Camy (23 ans), Pery (22 ans), Prétorius (31 ans) : 25,33 ans de moyenne

Deuxième ligne : D’Hooghe (22 ans), O’Flynn (23 ans), Taputaï (22 ans), Woki (23 ans) : 22,5 ans de moyenne

Troisième ligne : Abat (22 ans), Méron (25 ans), Paget (23 ans), Pérez (33 ans) :

25,75 ans de moyenne

Demi-de-mêlée : Dulucq (18 ans), Lhusero (23 ans) :

20,5 ans de moyenne

Blessés : Ramon (23 ans), Rixens (22 ans) :

 22,5 ans de moyenne

Ouvreur : Noyé (20 ans), Pees (26 ans) :

23 ans de moyenne

Trois-quarts : Berbizier (23 ans), Dumestre (29 ans), Huyard (25 ans), Jauzion (22 ans), Nuu (25 ans), Paulet (23 ans), Rubio (28 ans) :

25 ans de moyenne

Jean-Jacques Lasserre