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Fédérale 1 : A la découverte de Blagnac

jeudi 19 septembre 2019 par Rédaction

Historique

Le rugby est né en 1922 à Blagnac qui n’était alors qu’un village. Le développement du rugby, d’abord essentiellement régional, a suivi celui de l’agglomération toulousaine et dans les années 70, le club s’enracine en seconde division nationale. En 1983, Blagnac écrase Lyon 38-3 en finale et accède au Groupe B, avant de rejoindre l’Elite nationale en 1989. Trois ans plus tard, le club redescend en Groupe B et manque la marche du professionnalisme. Après une descente en Fédérale 2, le club monte en Fédérale 1 en battant Aix en finale, avec un doublé de la Réserve. En 2006, Blagnac échoue en demi-finale contre Albi mais monte dès l’année suivante en Pro D2. Au bout d’un an, Blagnac subit une double peine avec une relégation financière en Fédérale 2. En 2010, Blagnac s’offre un nouveau titre de Champion de France de Fédérale 2 contre Strasbourg. En décembre 2016, l’arrivée d’une nouvelle équipe, conduite par Frédéric Michalak et son ami d’enfance Benoît Trey, donne une nouvelle impulsion à un club encore en proie à des difficultés financières.

Benoît Trey mène le Projet CAP 2022

« Le projet CAP 2022, c’est un projet structurant, c’est un projet d’ensemble », explique le Président Trey, « qui s’appuie sur trois axes. Le premier, le sportif, avec la Formation des jeunes, pour faire en sorte que tous pratiquent le même rugby, avec les mêmes lancements de jeu, etc…, avec la promotion de nos jeunes, vers les catégories supérieures et en équipe première et la prise en compte du rugby féminin de Blagnac pour l’emmener au plus haut niveau*. Le deuxième axe, c’est l’axe social et sociétal, où on intervient dans les quartiers de la Ville, dans les écoles, les collèges et les lycées. On a embauché des éducateurs pour déployer la Balle Ovale et le rugby dans tous les quartiers sensibles. C’est la prise en compte de l’extra sportif avec une Commission Emploi et Formation, où on trouve des emplois, des stages ou de la formation, à tous nos licenciés. Et ensuite, le Développement Economique, en se donnant les moyens d’avoir plus de partenaires et de faire évoluer le budget pour rentrer, éventuellement, dans le Cahier des Charges d’éligibilité pour la Pro D2. »

*L’équipe féminine dispose d’un budget de 200 000 €

Blagnac n’est toujours pas candidat à la montée

Comme l’an passé, le club n’a pas fait acte de candidature à la montée cette saison malgré un budget de 1,8 M€, en augmentation de 200 000 €. Blagnac ne remplit pas le Cahier des Charges d’Accession au niveau des 15 contrats fédéraux à temps plein exigés. A ce jour, le club ne compte qu’un contrat à temps plein et huit contrats pluriactifs. « On commence à se structurer, on commence à s’organiser pour avoir des contrats à temps plein. On n’est qu’à mi-chemin de notre projet CAP 2022. L’objectif est qu’on puisse aligner tous les critères pour 2020-2021 », confie le Président. Pour l’heure Blagnac remplit tous les critères d’Accession, à l’exception du nombre de contrats fédéraux à temps plein. Le club dispose même d’une structure Pro en SAS qui sert aussi à protéger l’Association. Mais dès la saison prochaine, si le développement économique du club se poursuit, Blagnac devrait déposer un dossier d’Accession pour la saison 2020-2021. Le nombre d’actionnaires est passé d’une centaine à 250 en moins de trois ans et le club a reçu le soutien de la BPI (Banque Publique d’Investissement). « On a quelques sponsors nationaux qui commencent à s’intéresser à ce projet innovant » confie Benoît Trey. Un Projet conduit par Frédéric Michalak, qui est l’actionnaire principal, Christophe Deylaud, qui chapeaute tout le sportif et bien sûr Benoît Trey, qui possède TC Group, une société spécialisées dans l’Evènementiel et la Communication.

Une démarche innovante

Etre situé en plein cœur de la métropole toulousaine, avec ses 1 440 000 habitants et sa puissance économique, est à la fois un atout et un inconvénient reconnaît Benoit Trey. « Beaucoup de jeunes rejoignent Toulouse pour leurs études et cherchent un club autour. Toulouse c’est aussi très attractif et pourvoyeur d’emplois. Il y a de grosses entreprises qui sont très sollicitées car il y a beaucoup de sports et de clubs à Toulouse, qui jouent quasiment tous au plus haut niveau. » Face à cette concurrence, au niveau des entreprises et du mécénat, Blagnac s’est adapté. « Il faut se différencier et proposer autre chose aux entreprises. On a organisé des moments clés, en dehors des rencontres, pour réunir nos entreprises. Le vendredi midi, on fait des déjeuners avec des partenaires. On se démarque de tout ce que proposent habituellement les autres clubs, comme panneaux ou places de matchs. Nos partenaires bénéficient de services qu’ils ne peuvent pas avoir dans les autres clubs qui sont autour. » Au niveau public, la concurrence sportive, pèse sur l’affluence, avec Toulouse en Top 14 et Colomiers en Pro D2. « Parfois, on peut se retrouver avec des affluences minimes en raison de grands évènements sportifs sur le week-end. Contrairement, à d’autres clubs de fédérale 1, où le rugby est la seule sortie du week-end, à Blagnac, on peut assister à tous les sports qu’on veut. »

Blagnac joue les premiers rôles

En 2018, Blagnac est sorti N°1 du Jean-Prat mais a été éliminé en quarts par le futur Champion de France Lavaur. La saison dernière, Blagnac s’est retrouvé en Poule, avec Romans et Aubenas deux pensionnaires de l’ex Poule Elite et Narbonne, un des relégués de Pro D2. A la surprise générale, Blagnac est sorti second de Poule derrière Romans et s’est qualifié avec les clubs qui jouaient la montée en Pro D2. Après avoir franchi les quarts contre Bourgoin (21-16 et 12-13), Blagnac s’est incliné en demi-finale contre Romans (17-30 et 17-21). Cette année, Blagnac veut continuer à jouer les premiers rôles, dans une Poule où il n’y a plus que deux clubs de l’ex Poule Elite et aucun relégué de Pro D2.

Un effectif conservé à 90%

L’intersaison a été plutôt calme avec le départ que de quelques joueurs cadres comme les piliers Killian Marie (Aurillac), Razvan Llisescu (Nice) et l’ouvreur Jérémy Ducousso (Chambéry), remplacé par Thomas Bouyxou (Valence d’Agen). Le staff a choisi de recruter des Espoirs et de faire confiance aux jeunes issus du club. Un effectif bien rodé, composé en majorité de joueurs qui ont entre 25 et 28 ans, encadrés par quelques trentenaires, plus quelques jeunes joueurs formés au club. 

Effectif

Staff : Christophe Deylaud (Manager), Eric Escribano (entraîneur des avants), Romain Fuertes (entraîneur des arrières)

Première ligne

Benjamin Zipf : 27 ans, 1,82 m, 106 kg

Jean-Baptiste Martin : 28 ans, 1,85 m, 115 kg

Quentin Pointud : 30 ans, 1,79 m, 112 kg

César Bisconi : 25 ans, 1,88 m, 118 kg

Thomas Lebréquier : 30 ans, 1,87 m, 120 kg

Talonneur

Benoît Piffero : 32 ans, 1,83 m, 102 kg, international canadien

Julien Béziat : 27 ans,, 1,85 m, 113 kg

Sébastien Debard : 20 ans, 1,78 m, 94 kg

Deuxième ligne

Bertrand Banière : 26 ans, 1,97 m, 110 kg

Thomas Mignonat : 27 ans, 1,97 m, 117 kg

Stian Van Blerk : 26 ans, 2,04 m, 118 kg, Afrique du Sud

Vincent Mutel : 30 ans, 1,98 m, 114 kg

Troisième ligne

Matthieu Vachon : 28 ans, 1,85 m, 101 kg

Romain Manas : 25 ans, 1,93 m, 100 kg

Frédéric Medves : 35 ans, 1,86 m, 100 kg

Thibault De Freitas : 27 ans, 1,88 m, 108 kg

Loïc Verdy : 27 ans, 1,87 m, 100 kg

Charnière

Baptiste Brun (m) : 25 ans, 1,75 m, 78 kg

Pierre Ferrary (m) : 27 ans, 1,74 m, 99 kg

Gérald Augustin (o) : 29 ans, 1,76 m, 80 kg

Thomas Bouyxou (o) : 25 ans, 1,90 m, 97 kg

Trois-quarts

Nekelo Tolofua : 28 ans, 1,83 m, 123 kg

William Laguerre : 32 ans, 1,75 m, 84 kg

Florian Ochoa : 26 ans, 1,77 m, 88 kg

Thibault Alvarez : 29 ans, 1,80 m, 95 kg, international espagnol

Bastien Saint-Martin : 22 ans, 1,84 m, 85 kg

Guillaume Piron : 27 ans, 1,83 m, 94 kg, international belge

Maxime Charrueau : 27 ans, 1,83 m, 85 kg

Maxime Gaignard : 24 ans, 1,76 m, 80 kg

Adrien Prat-Marty : 32 ans, 1,75 m, 90 kg

François Tardieu : 24 ans, 1,83 m, 86 kg

Jean-André Vernetti : 33 ans, 1,85 m, 92 kg

Jean-Jacques Lasserre