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« On n’a pas les moyens d’avoir un club pro à Tarbes » assure la Mairie

samedi 15 juin 2019 par Rédaction

La réponse de la Mairie ne s’est pas faite attendre et pas dans le sens des dirigeants du TPR qui ont été reçus en début d’après-midi par Gérard Trémège. « Je les ai reçus entre deux rendez-vous, je n’avais pas beaucoup de temps. » L’édile tarbais n’a pas mâché ses mots. « Je leur ai dit ce que je pensais. Je suis scandalisé par la forme. Ensuite, je leur ai rappelé que les communes n’avaient pas le droit de verser des subventions à des Sociétés Anonymes Sportives. Les subventions qu’on verse, on les verse à l’Association, pour l’Ecole de Rugby et pour la Formation des 400 ou 500 jeunes qui pratiquent ce sport. » A la question est ce que la volonté politique est d’avoir un club de rugby pro à Tarbes, la réponse est sans détour. « Non, ce n’est pas la volonté, ni de Michel Pélieu, ni de moi, d’avoir un club pro à Tarbes. Non, parce qu’on n’en a pas les moyens. Les Villes moyennes comme les nôtres n’ont plus les moyens d’avoir un club professionnel. C’est pour cela que j’avais fait une réunion, il y quelques mois, avec les clubs de Lannemezan, Bagnères et Tarbes, pour voir comment on pouvait faire un club Départemental. Ils n’en n’ont pas voulu, c’est très bien. Le résultat, c’est qu’on n’aura pas de club professionnel ! » La démarche du Président du TPR, d’organiser une conférence de presse, est restée en travers de la gorge du Maire qui pour l’instant (ce vendredi à 19h30) ne semble pas prêt à aider le club. « Compte tenu de la façon dont ils se sont comportés, avec cette Conférence de Presse, je ne fais rien. » Il est vrai que dans le contexte judiciaire actuel, Gérard Trémège ne pourrait pas se permettre, même s’il le souhaitait, de réunir des chefs d’entreprises pour leur demander d’aider le TPR.

« On mettra 45 000 € de partenariat »

De plus cette mise en demeure par voie de presse l’a profondément choqué. « Je n’ai pas apprécié la méthode, tant sur la forme que sur le fond », répète Gérard Trémège qui précise : « Je les ai reçus il y a quinze jours, dans mon bureau, avec Francis Touya et Michel Garnier. Je leur ai dit : Si vous réunissez les fonds pour combler les trous, nous on mettra 45 000 €. Ils ne l’ont pas dit et ça ne me plait pas du tout. » Malgré son ressentiment, le Maire assure qu’il maintiendra sa proposition. « S’ils arrivent à boucler un tour de table et qu’il manque 45 000 €, nous on les donne. Ce ne sera pas une subvention, on n’a pas le droit, ce sera une prestation ou un partenariat. »  La solution n’est peut-être pas loin, si les rancoeurs s’apaisent. Car avec un geste similaire du Département et peut-être de l’Agglo, qui participe déjà à hauteur de 95 000 €, les Chefs d’Entreprises historiques mettront la main à la poche. Politiques, élus, chefs d’entreprises ou simples tarbais, personne n’a le droit de laisser mourir un club qui appartient au Patrimoine et à la Culture de Tarbes, Ville du Rugby. Le temps presse, l’échéance est au 30 juin, soit dix jours ouvrables à partir de ce lundi, pour mobiliser les énergies et trouver une solution. De plus la disparition du seul club pro, qui dispose de par ses statuts de l’obligation d’avoir un Centre d’Entraînement Labellisé, entraînerait la fuite des meilleurs jeunes et la disparition, à terme, du rugby bigourdan.

Jean-Jacques Lasserre