Site d’informations en ligne, sur Tarbes et le Grand Tarbes
 Informations Lourdes et Grand Tarbes Informations Lourdes et Pays de Lourdes Informations Bagnères de Bigorre Informations Argelès-Gazost Vallées des Gaves Informations Pays de Lannemezan Information Pays du Val Adour Informations Hautes-Pyrénées   
     
   
     

Retour sur Nantes-Tarbes (20-12)

mercredi 8 mai 2019 par Rédaction
Diaporama - Photos Jean-Jacques Lasserre
==============

Fin de séries…

Nantes a mis fin à une série de trois défaites consécutives, dont une à domicile et Tarbes a connu sa première défaite après cinq victoires d’affilées, dont deux à l’extérieur. Une victoire qui fait du bien à des Nantais qui étaient dans le doute depuis la Phase Retour avec huit défaites pour trois succès seulement. Soucieux de bien finir la saison chez eux les Nantais, un peu crispés en début de rencontre, ont pris confiance et se sont lâchés peu à peu. Pour les Tarbais, c’est un coup d’arrêt qui peut leur être salutaire s’ils veulent aller plus loin dans ces phases finales qu’ils découvrent pour la plupart. Pour l’heure, avec huit points d’écart, rien n’est joué même si Nantes tient la corde et mène 4-0 aux points terrains.

Les réactions

Du côté nantais : Prêts à rééditer leur exploit

Poussés par leurs supporters, les joueurs ont su réagir et pousser les Tarbais à la faute, pour remporter une victoire après huit défaites, en onze matchs, depuis le mois de décembre. Faire tomber Tarbes, avec un pécule de huit d’avance, relevait presque de l’exploit compte tenu du contexte. Du coup, les Nantais revivent et se prennent à espérer prolonger leur plaisir.

Sylvain Bouillon 

« Ça fait du bien de pouvoir rechanter dans les vestiaires »

L’ouvreur a été le maître à jouer de son équipe en faisant jouer autour de lui à la main et en mettant son équipe dans l’avancée au pied, avec de superbes transversales. Sans compter les 15 points au pied qui ont remis son équipe sur de bons rails. Pour l’heure, il est aux soins à l’infirmerie avec un pochon de glace à titre préventif. Des Tarbais qui sont fidèles à leur réputation si on l’en croit : « On savait que Tarbes allait nous proposer un gros défi devant et on a eu dû mal à rentrer dans le match. Pendant les quinze premières minutes, on a fait un peu n’importe quoi. Je ne sais pas si c’était la pression de jouer des Phases Finales ou parce que ça faisait un petit moment qu’on n’avait pas gagné. C’était un peu compliqué, puis après, on a remis la main sur le ballon et on a réussi à les déplacer un petit peu. On savait que si on les déplaçait, ils auraient un peu de mal. » Une victoire qui fait du bien au moral : « Ça fait du bien de pouvoir rechanter dans les vestiaires… » Mais fausse modestie ou sincérité, le buteur, originaire de Mauléon, reste prudent. « On gagne 20 à 12, mais huit points d’écart, ça va être compliqué au retour. Cela aurait été bien de marquer à la fin, quand on était dans leurs cinq mètres. » Honnête, Sylvain Bouillon avoue : « Avant le match, on aurait quand même signé pour avoir huit points d’avance. On sait que ça va être très difficile au match Retour et qu’on devra mettre les barbelés. » Mais aussitôt le compétiteur reprend le dessus. « A nous de bien récupérer pour mettre toutes les chances de notre côté, pour faire un petit truc à Tarbes en jouant crânement notre chance. »

 

Emmanuel Patte : On a envoyé du jeu et on les a beaucoup déplacés 

Le Manageur savoure le goût de la victoire retrouvée. « On avait dit aux joueurs de faire honneur à cette équipe de Tarbes. On savait, pour l’avoir vu à la vidéo, que c’était une équipe très costaud devant. Je pense qu’on a un petit peu répondu au défi physique, sauf en conquête. On a perdu deux ou trois ballons importants en touche mais malgré ça le résultat est là. » Au-delà du résultat, l’entraîneur est comblé. « Je suis hyper content de l’état d’esprit des joueurs, on a envoyé du jeu, on les a beaucoup déplacés et physiquement, ils traînaient un peu la langue à la fin. » Pour ce match de Phases Finales, Emmanuel Patte, a décidé de faire évoluer le jeu de son équipe en le musclant un peu plus. « On a commencé à changer le système de jeu pour attaquer l’année prochaine. Avec Bertrand (Guilloux), on a commencé à mettre des choses en place dans la semaine. C’est dur, en une semaine de temps, mais on s’aperçoit, que ça amène pas mal de solutions et de choix. » L’entraîneur nantais reconnait que les Tarbais l’ont bien aidé. « J’ai été surpris qu’ils nous rendent comme ça des ballons au pied. » Mais comme son ouvreur, il relève l’entame manquée de son équipe. « On fait vingt minutes catastrophiques, on est absent, on les regarde, on ne fait rien, on prend 6 points. Puis on se réveille doucement en fin de première mi-temps et après, on fait une bonne deuxième mi-temps. » 

Tarbes du niveau de Rouen, Dax et Cognac

A notre demande Emmanuel Patte, qui a affronté de grosses équipes en phase de Poules, situe la valeur de Tarbes. « C’est plutôt Cognac pour ce qu’ils proposent comme jeu. Après derrière, je pense qu’ils pourraient faire plus avec les joueurs qu’ils ont, mais c’est un choix de coachs. Je dirai qu’avec Rouen et Dax, ça se vaut, même si le banc de touche à Rouen et à Dax est un peu au dessus. » Le Stade Nantais va aborder le second tour sans pression. « On est une équipe jeune, qui n’a rien à perdre, on a des mecs encore forme en fin de saison et on va rentrer encore quelques joueurs. On mène 4-0, il faudra qu’ils marquent 5 points mais tout repart à zéro. » D’autant que Nantes a connu la même situation la saison dernière au même stade de la compétition. « On sait qu’ils sont invaincus chez eux mais Nîmes était aussi invaincu et on les a battus chez eux pour la première fois. On sait qu’on sera attendu, mais on verra… »

 

Julien Primault : On est tombé sur une bonne équipe de Tarbes

Le capitaine nantais souligne la qualité des Tarbais : « On est tombé sur une bonne équipe de Tarbes. Ils sont troisièmes de leur Poule et ça se sent. Ils ont un jeu développé, ils ont des temps forts, ils ont des gros mais ils arrivent à bien bouger. On a eu de la chance parce qu’on les a mis en temps faible assez longtemps pour tenir le score. » Cette victoire fait du bien après une Phase Retour galère. « Déjà, on est content de la victoire parce qu’en championnat, c’était compliqué et on avait perdu le dernier match chez nous, contre Rennes. Donc gagner contre une belle équipe de Tarbes qui est vraiment costaud, ça fait plaisir et on va d’abord savourer la victoire. » Une victoire contre un troisième de Poule de qualité, doté d’une grosse mêlée, grâce à une pointe de malice : « Ils ont un gros pack, mais on a été soudé, on a essayé de jouer avec l’arbitre. Sur certaines phases, on était un peu à la triche et eux aussi, c’était kif-kif. Mais ils ont pris l’ascendant sur nous » reconnait honnêtement le talonneur. Même s’il s’attend à un gros combat Julien Primault veut y croire. « Je pense que chez eux, ça va être un peu plus la guerre parce que c’est une équipe qui ne lâche rien mais on va aller chez eux pour en découdre. On essayera d’aller batailler chez eux même si on sait que ce sera très difficile. »

 

Germain Burgaud : On sort d’une période compliquée et on est très content

Le troisième ligne a fait admirer sa pointe de vitesse et même Abat, réputé au sprint, n’a rien pu faire. Un essai en contre, sur une attaque tarbaise et un ballon arraché des mains d’un tarbais isolé au sol. « Julien (Primault), notre capitaine d’un jour, arrache la balle et me fait la passe au contact. Après, il n’y plus qu’à courir », résume le héros de la journée. Car cet essai pourrait faire la différence au final. Un essai qui a permis à Nantes de prendre le large, dans ce huitième Aller, alors que les Tarbais venaient de revenir à 15-12 et se montraient menaçants. Un essai qui a assuré la victoire alors que les Nantais, en plein doute, risquaient de voir ressurgir les démons des matchs perdus en fin de rencontre. « On sort d’une période compliquée et on est très content. J’espère que ce n’est pas fini et qu’on s’offrira deux semaines de plus. » Mais Germain Burgaud s’attend à un match retour plus difficile. « On les a un peu surpris aussi, car ils ne s’attendaient pas à ça, ici. On ne va pas les surprendre deux fois et la semaine prochaine, il faudra être encore plus costaud si on veut espérer quelque chose là-bas. »

 

Tarbes 

Entre déception et frustration

Dans les vestiaires, c’est presque la consternation, des joueurs à voix basses discutent du match, analysent leurs erreurs entre eux. Après cinq victoires consécutives, difficile de revivre les affres d’une défaite, surtout en phase finale, dans un match qu’ils sentaient à leur portée. S’ils reconnaissaient leurs erreurs, les joueurs ne comprennaient pas certaines décisions arbitrales. Mais cette frustration entraîne un sentiment de revanche de bon augure pour le match Retour. Si les Tarbais étaient au complet, ils risquent de perdre Paulet (genou) et Loustaunau (cheville), qui sont sortis sur blessures

 

Jonathan Bréthous : 

On ne peut pas espérer beaucoup mieux avec autant de cartons 

Le centre qui venait de reprendre, après une blessure, regrette l’indiscipline chronique qui coûte certainement le match. « C’est dommage, parce qu’on a fait trop de fautes. Ce qui est malheureux, c’est que c’est récurrent en termes de cartons. Du coup, même si je pense qu’on s’est bien accroché, jouer à 14 pendant trente minutes, au bout d’un moment ça pèse. Donc, même si on ne s’est pas fait décrocher au score, on ne peut pas espérer beaucoup mieux avec autant de cartons. » Par contre le Gersois assume certains choix de jeu qui ne s’imposaient pas, notamment sur la pénalité à 22 mètres face aux poteaux. « Pour moi, le rugby, c’est un jeu d’initiative, si on n’en prend pas où on va ? Sauf qu’ils ne sont pas à dix mètres… » C’est vrai que l’arbitre aurait dû revenir à la pénalité et là, les Tarbais l’auraient certainement prise. Mais malgré ce point bonus oublié, Jonathan Bréthous y croit encore. « Rien n’est joué. A nous, de faire le boulot et de bien les recevoir, avec pour seul objectif de marquer plus de huit points. »

 

William Pees : On perd ce match sur nos erreurs mais on n’est pas aidé 

L’ouvreur tarbais est marqué moralement par sa première défaite depuis qu’il occupe le poste mais aussi physiquement parce qu’il a pris de plein fouet, à plusieurs reprises les 120 kg de Taulanga. Une nouvelle fois, il s’est démultiplié en défense face à une équipe qui virevoltait aux quatre coins du terrain. « On savait qu’ils allaient jouer, on était prêt à ça. Mais on s’est fait surprendre individuellement et on les a remis dans le bain en fin de première mi-temps. C’est facile, quand on rate un placage, toute l’équipe adverse est dans l’avancée et nous, on courrait derrière le ballon. » Mais au-delà de certaines défaillances défensives les Tarbais ont aussi connu des temps faibles. « On n’arrive pas à mettre beaucoup de rythme, on n’a pas trop de ballons… »

Deux essais refusés…

Le regret est d’autant plus grand que Tarbes s’est montré dangereux à plusieurs reprises. « Malgré ça, on arrive à percer, on arrive à se procurer deux occasions. Une sur Duduche (Dumestre) où il y a faute et on marque derrière mais l’arbitre refuse l’essai. Et l’autre quand Alex (Loustaunau) joue rapidement la pénalité, il y a essai. L’arbitre siffle un en-avant, alors que c’est un mec de chez eux qui met un coup de pied dans le ballon et on marque derrière. » Un match qui laisse beaucoup de regrets avec un essai en contre qui creuse un écart qui ne reflète pas la physionomie du match. « Sinon, le match, on le tient. Ce n’était pas plus dur que d’habitude. Il y a eu des erreurs de notre part mais il y a eu aussi des erreurs d’arbitrage. » Les Tarbais sont touchés, à l’image de William Pees mais pas coulés. « On sait ce qu’on doit faire. On doit mettre beaucoup de rythme pour les faire exploser. On l’a réussi à pleins d’occasions mais on n’a pas été récompensé parce que c’était un match à l’extérieur et que les arbitres ne veulent pas se mouiller. On perd ce match sur nos erreurs mais on n’est pas aidé… »

 

Alexandre Loustaunau : « On joue pour gagner et j’assume mon choix »

Le demi-de-mêlée, boîte bas et lui aussi, a la tête des mauvais jours. « C’était une belle équipe, comme on s’y attendait. Eux aussi ont bien travaillé à la vidéo pour étirer notre défense. Parfois, on a été un peu limite même si on s’est bien repris en seconde mi-temps. C’était un match de phase finale, avec beaucoup de pénalités et ça a basculé pour eux. Il y a eu une très bonne première mi-temps des deux côtés, avec de l’engagement et du jeu. Après, la seconde mi-temps a été plus fermée, c’est l’enjeu qui veut ça. » Alexandre Loustaunau, qui s’est blessé sur l’action, ne regrette pas d’avoir joué à la main cette pénalité à 20 m face aux poteaux, synonyme d’un précieux bonus défensif. « La défense n’était pas à dix mètres… Après, on joue le match pour le gagner. Il reste un quart d’heure, si on marque, on revient à un point et on peut gagner le match. Pour moi, sur le terrain, mon choix est le bon et je l’assume jusqu’au bout. »

 

Yannick Vignette : « On est sorti de ce que l’on devait faire »

Le Manager est partagé, entre la satisfaction d’un début de match réussi et le regret de voir son équipe retomber dans ses travers en sortant du système de jeu. « Je trouve qu’on est bien rentré dans le match. On a fait vingt minutes où les Nantais ont dû se poser des questions. Puis, sur la deuxième partie de la mi-temps, on s’est un peu délité. On est sorti de ce que l’on devait faire, on a rendu beaucoup de ballons au pied dans le désordre. C’était un jeu au pied qui n’était pas pertinent et on leur rend des ballons qui ont eu un effet boomerang. Cela a permis à Nantes de rentrer dans son match et nous, on en est sorti un petit peu. » L’autre satisfaction, c’est d’avoir son équipe distancée 15-6 en un quart d’heure se reprendre pour revenir à 15-12 en moins de dix minutes. « En deuxième mi-temps, on est revenu petit à petit dans le match. » Parmi les regrets, il y a bien sûr cet essai en contre qui fait basculer le match en faveur de Nantes. « On était en train d’inverser la tendance et puis après, il y a eu ce fait de jeu. On perd le ballon sur un arrachage et on prend un contre qui fait la différence, sur ce match. » Yannick Vignette veut rester positif et pour lui rien n’est joué. « Maintenant, on sait ce qu’il nous reste à faire et on va s’accrocher pour gagner la seconde mi-temps de ces huitièmes. »

 

James Percival : « On n’a pas su trouver les solutions ensemble »

L’Anglais souligne lui aussi la bonne entame tarbaise et les erreurs qui ont coûté le match. « On a fait vingt bonnes minutes de pression. Après, on fait deux, trois erreurs et on perd peu à peu notre système de jeu. C’est important dans un match comme ça de garder la confiance dans notre système de jeu et de continuer à mettre la pression. Contre une équipe comme ça, qui joue beaucoup, ce n’est pas une bonne option de lui rendre directement le ballon. Le huit (Taulanga), c’est un bon joueur qui casse les lignes et quand on luir rend le ballon c’est compliqué. » Le seconde ligne regrette que son équipe ait cédé à la tentation d’envoyer du jeu et se soit laissée griser par le rythme imposé par les Nantais. « Il fallait calmer le jeu, il fallait continuer à mettre la pression et attendre les occasions. Normalement, on doit gagner des pénalités en continuant à jouer comme ça. Là, tout le monde a voulu jouer au pied, et ce n’est pas bon pour les avants de courir dans le vide. » Mais l’intention du Britannique n’est pas de critiquer, bien au contraire, c’est une simple analyse des raisons de l’échec. « On n’a pas su trouver les solutions ensemble. Ce ne sont pas des erreurs individuelles, ce sont des erreurs collectives. »

 

Il y a pénalité sur la mêlée

Pour autant le seconde ligne ne comprend pas comment ils ont pu concéder cet essai en contre, alors que l’arbitre aurait dû siffler. « Pour moi, il y avait pénalité sur la mêlée qui avance bien. » Ce qui peut expliquer le manque de soutien. « Les avants restent dans la mêlée parce qu’ils pensent qu’il y a pénalité. Et il n’y a pas le soutien de la troisième ligne dans le ruck, parce qu’ils pensaient qu’il y avait pénalité. » Un temps de retard qui a coûté très cher avec cet essai qui fait la différence dans un match très serré. James Percival est persuadé que l’équipe a beaucoup appris dans ce match et ne devrait pas renouveler ces erreurs au match Retour. « Quand on fait une erreur, tout le monde cherche une solution tout seul, alors qu’il est nécessaire de rester calme et de prendre deux minutes, pour trouver des solutions collectives. » Cela passe par l’expérience, le vice, diront certain, de couper le jeu, en simulant une blessure, pour permettre à l’équipe de se réunir avec les demis pour mettre une tactique en place. Ce qu’avait su faire l’équipe lors des cinq dernières rencontres, gagnées comme par hasard…

 

Mickaël Lacroix : Le score ne reflète pas le match »

Le capitaine tarbais, qui a été proche de ses hommes pendant tous le week-end et qui les a motivé jusqu’au dernier moment, n’a pas été surpris par la prestation des Nantais. « On leur donne des points trop facilement mais on savait exactement l’équipe contre qui on jouait et qui a été fidèle à elle même. » Le regret c’est de leur avoir trop facilité la tâche. « On leur donne au moins 12 points qui n’ont pas lieu d’être. On fait beaucoup de fautes et on est trop pénalisé pour être dans le match.  » Certaines décisions arbitrales le gênent. « Une mêlée qui avance et derrière, on prend un essai de trente mètres. On ne comprend pas pourquoi il n’y a pas pénalité sur la mêlée. » Un essai qui est de trop pour le seconde ligne. « Je pense que le score ne reflète pas le match. Après, c’est une bonne équipe et ça, on le savait. Le score aurait mérité d’être un plus serré au vu de la rencontre. » Mickaël Lacroix, comme tous ses coéquipiers, croient encore à la. « Après, il y a huit points d’écart et il n’y a rien de fait. » 

 

Romain Dumestre.

« C’est dommage de mourir à un point du bonus défensif. »

 L’ailier de poche tarbais s’est mis en exergue avec un beau cadrage débordement dans les 30 m Nantais suite à une relance partie des 22 m tarbais et un coup de pied à suivre qui se termine par un essai refusé pour un en-avant. « On a beaucoup de regrets bien sûr mais après, on a fait un match propre. On arrive à prendre le jeu à notre compte et à les déplacer pendant les vingt premières minutes. Après, il y a quelques décisions arbitrales qui nous coûtent un peu cher. On se le perd aussi un peu tout seul puisque tous les points qu’ils marquent, on leur donne. Dans l’ensemble, on a fait un bon petit match à l’extérieur. Ils nous déplacés mais on était bien en place et on a fait un bon petit match en défense. C’est dommage de mourir à un point du bonus défensif. »

 

Maxime Escur : « C’est l’arbitrage que je ne comprends pas »

Même tonalité chez le pilier tarbais qui note une bonne entame de match et qui relève lui aussi des incohérences d’arbitrage. « On fait vingt bonnes minutes. Tout se passe bien et après, on a baissé d’un ton et ils ont pris le dessus. Ils sont chez eux et ça y joue aussi. Moi, c’est l’arbitrage que je ne comprends pas. Je ne comprends pas comment on n’est jamais récompensé en mêlée. Je sais qu’il n’y a pas que la mêlée dans un match mais quand même. On a gagné quelques pénalités et ils n’ont pas de carton jaune. Et nous, à chaque fois qu’il y a une faute, on prend un carton… »

 

Jean-Charles Laran :

« On ne peut pas gagner un match avec autant d’erreurs

Depuis son arrivée lors de la 17ème journée, c’est le premier match que l’entraîneur des trois-quarts perd mais il tient à signaler d’emblée la prestation de Nantes. « Depuis que j’y suis, c’est la plus jolie équipe que je vois jouer contre nous. » Pour autant, il n’exonère pas ses joueurs. « C’est vrai qu’on n’a pas fait tout ce qu’il fallait mais on a joué une belle équipe de Nantes. C’est vrai aussi, qu’on ne peut pas gagner un match avec autant d’erreurs défensives individuelles. On s’est fait prendre sur le premier rideau plusieurs fois. On est en place collectivement mais on se fait prendre quatre ou cinq fois sur des fautes de défense individuelles. On ne peut pas gagner un match en prenant trois cartons jaune et en jouant une demi-heure à quatorze. Ce n’est pas possible ! »

Manque de réalisme de lucidité et de patience

Au-delà des erreurs défensives et de l’indiscipline, Jean-Charles Laran pointe le manque de lucidité sur certaines décisions. « Le choix de ne pas prendre cette pénalité qui peut nous faire passer à 20-15. Le choix de ne pas prendre la touche indirecte 50 m plus loin et on prend une pénalité ! »  Un manque de lucidité aussi dans le choix des zones de jeu. « Quand il fallait les prendre à l’extérieur, on est allé les prendre au milieu. Quand on doit calmer le jeu, on fait un renvoi aux 22 m rapide… Sans compter, le nombre de ballons perdus… On se fait arracher un ballon, un essai ! » Un essai qui vient aussi d’un excès de précipitation et d’un manque de communication, car la mêlée avançait et l’arbitre aurait accordé la pénalité. Là, le ballon a été éjecté trop tôt et les troisième ligne, occupés à pousser, sont arrivés trop tard au soutien. « C’est cette accumulation de petites erreurs qui font, qu’à la sortie, on a ce score là ! » Huit points qui sont de trop pour envisager un match Retour serein avec un 0-4 aux points terrains au terme du premier match. « Huit points, c’est peu et c’est beaucoup à la fois et ça va être très compliqué » reconnaît l’entraîneur qui regrette aussi le manque de réalisme dans les temps forts. « Encore une fois, on fait vingt très bonne minutes où Nantes ne voit pas le ballon mais encore une fois, on concrétise trop peu. On ne marque six points* alors que eux, se sont nourris de nos erreurs. » Une fois encore l’équipe manque trop de patience. « Quand on est en possession du ballon, on est trop pressé. On fait la passe de trop ou la passe impossible. » A cela j’ajoute un problème de gestion des temps forts et des temps faibles. « Dès qu’on a un petit temps faible, on prend automatiquement des points. Par contre, quand on a des temps forts, on n’en marque pas assez. » S’il est très déçu, Jean-Charles Laran relève aussi des points positifs. « On fait des enchaînements avants-trois-quarts très intéressants avec de la continuité. »

*Un échec de Berbizier des 50 m qui aurait pu faire 9-0. Mais pourquoi ne pas tenter la pénaltouche pour se rapprocher et tenter de marquer sur un ballon porté.

 

 Des avants tarbais déjà mis en difficulté par la volonté des Nantais d’écarter le ballon à la main ou au pied sur les extérieurs. Au lieu de resserrer le jeu sur un petit périmètre, les Tarbais sont rentrés dans le jeu nantais au risque d’asphyxier un peu plus leurs avants. Au lieu de jouer collectivement et d’imposer leur rythme, les Tarbais se sont laissés griser par celui des Nantais. Au point de jouer un ballon dans leur camp et d’offrir trois points à Nantes, au lieu de prendre une touche aux 22 mètres nantais pour un dégagement direct en touche. Au point de jouer dans leur camp et de prendre un essai en contre par manque de soutien. Au point de négliger la pénalité du point bonus à 22 mètres face aux poteaux.

Jean-Jacques Lasserre