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Bagnères-Tarbes : Les réactions d’après match

mardi 9 avril 2019 par Rédaction

Du côté de Bagnères 

Les Bagnérais sont effondrés, par ce coup du sort sous forme d’une pénalité réussie du bord du terrain par Berbizier et qui les privent d’un maintien qu’ils croyaient assuré à la fin du temps règlementaire.

Olivier Pujo : C’est cruel, cette dernière pénalité

Le capitaine, sorti à bout de forces d’avoir tant donné, est encore KO debout de longues minutes après la fin de la rencontre. Le ciel lui est tombé sur la tête, alors qu’il n’était plus sur le terrain, sous la forme d’une pénalité, complètement en coin, réussie au bout du bout des arrêts de jeu. « C’est une énorme déception. On pensait avoir fait le plus dur. On prend cet essai qui nous fait mal et malgré tout, on repasse devant petit à petit. C’est cruel, c’est vraiment cruel cette dernière pénalité. Les Tarbais ont voulu la prendre et c’est cruel… » Le Capitaine se tait, puis se reprend. « Bref, c’est comme ça ! On aurait aimé pouvoir se sauver et offrir la victoire à ce beau public qui nous a bien aidés et qui nous a bien poussés. Ça fait plaisir de voir du monde comme ça. » Puis le talonneur, qui n’a jamais rien lâché tout au long de sa carrière, positive. « Maintenant, il nous reste quinze jours pour nous maintenir. On va tout faire, on va faire tout le nécessaire pour aller gagner à Nafarroa… » Puis les images lui reviennent en boucles et la déception reprend le dessus « C’est vrai, que c’est une grosse déception, on avait une chance de se maintenir à Cazenave... »

 

Roland Bertranne : Franchement, on peut gagner ce match

Le Président bagnérais refait le match en compagnie des anciens internationaux Philippe Dintrans et Louisou Armary. « C’est dommage parce que franchement, on peut gagner ce match. C’est cruel de perdre à la dernière minute mais c’est le rugby qui veut ça et on va s’en tenir à ça, » livre Roland Bertranne qui n’a pas le cœur à s’épancher et qui a dû mal à digérer la situation. Même l’affluence record et la réussite festive ne le consolent pas. « Il y avait beaucoup de monde mais on ne peut pas se contenter de ça. Il faut gagner sur le terrain et on ne l’a pas fait. On n’a pas trop été aidé non plus… Il n’y a rien d’autre à dire. »

 

Jordan Matier : Perdre à la dernière seconde, c’est affreux

Le buteur bagnérais, malgré ses 18 points avec 100% de réussite, avait lui aussi du mal à réaliser ce coup de massue reçu pendant les arrêts de jeu. « C’est cruel… C’est cruel, parce qu’on s’est arraché comme des chiens, parce que c’est un derby. On était tout, tout, près. On a été efficace, on a scoré quand il le fallait et perdre à la dernière seconde, c’est affreux, affreux… » Quand on lui parle du surnombre vendangé en fin de rencontre mais qui a débouché sur la pénalité du 18-16, l’arrière regrette. « Un derby, ça se joue à des petits détails et aujourd’hui, le petit détail n’a pas basculé en notre faveur. On a les boules parce que si on gagnait, on se maintenait. Maintenant, on va devoir cravacher encore un match à Nafarroa. On sait que ça va être un déplacement périlleux. On est très déçu mais rien n’est fini, il faudra prendre des points là-bas. »

Du côté de Tarbes

Une fois l’explosion de joie sur le terrain, les purs Tarbais étaient partagés entre la satisfaction d’avoir réussi une quatrième levée, dont une seconde à l’extérieur et qui, plus est dans un derby et le sentiment d’avoir enfoncé une équipe valeureuse bigourdane. Les Tarbais, trop raillés et moqués, après leur défaite à Lannemezan, ne voulaient plus revivre cette humiliation et les Bagnérais en ont payé les pots cassés. C’est pour ça qu’ils n’ont rien lâché quand Bagnères, à coups de pénalités, plus ou moins bien comprises, ont pris le score. Les Tarbais s’étaient fait la promesse de l’emporter et ils s’y sont tenus. Même si après coup, tous avaient une sincère pensée pour leurs malheureux adversaires.

Albin Méron : Gagner à l’extérieur, c’est important

Le troisième ligne, qui faisait son retour de blessure, a été au four et au moulin et cette victoire lui tenait à cœur. « Gagner à l’extérieur, c’est important parce que ce n’est que la troisième fois cette année. C’est une satisfaction parce que le groupe a pris a pris un peu de maturité. On a réussi à rester calme, un peu plus longtemps, sur les matchs extérieurs et c’est ce qui nous permet de gagner aujourd’hui. » L’ex-Dacquois confirme que le match avait bien la saveur et tous les ingrédients d’un derby. « C’était dur, c’était engagé. On savait que ce serait leur fonds de commerce de nous agresser, de venir fort et je pense qu’on a répondu présent. Au niveau de la possession, on a eu plus de ballons qu’eux et c’est ce qui nous a permis de finir devant au score. »

 

Lionel Terré : C’est cruel mais c’est le sport

Le président tarbais, est lui aussi très partagé et ses premiers mots sont à l’adresse de l’adversaire. « J’ai surtout une pensée pour nos amis bagnérais qui, avec des moyens limités mais qui, avec du travail et un cœur énorme, font des miracles. Pour eux, c’est cruel mais c’est le sport. J’espère qu’ils gagneront le prochain match pour se maintenir parce que ce sera un plaisir de les rencontrer de nouveau.  Nos joueurs ne l’ont pas volé, loin de là. Ils ont été intelligents et concernés jusqu’à la fin. Je tire un coup de chapeau à nos joueurs qui enchaînent quatre victoires d’affilées, dans des conditions difficiles. On voit que le travail paye et quand on fait confiance aux jeunes. Ça marche puisque c’est Benjamin Abat qui marque et c’est Mathieu Berbizier qui met la pénalité de la gagne. Comme quoi, avec des Espoirs, on peut faire des choses. » Lionel Terré, est heureux, car il va pouvoir continuer à construire dans la sérénité et c’est plus facile de démarcher les entreprises et les joueurs quand le club est sur une dynamique de succès. La difficile décision, prise au soir de la dernière sortie en Pays Basque s’est révélée judicieuse, et le Président y fait allusion sur le ton de l’humour. « Le chat noir qu’on avait dans le bus a dû nous quitter sur une aire d’autoroute au retour de Nafarroa (rires…)

 

Benjamin Abat : C’était un derby et un derby, c’est toujours compliqué

Le jeune troisième ligne, entré cinq minutes avant la mi-temps, en remplacement d’Armary (acromio), a inscrit l’essai qui a fait la différence par rapport aux six pénalités bagnéraises. L’ex-Lourdais a inscrit le même essai que celui qui avait été refusé contre Saint-Jean-de-Luz, en démarrant derrière un ruck. Benjamin Abat raconte : « Je suis en position de demi-de-mêlée. Albin (Méron) m’appelle en premier attaquant, je vois que la défense glisse vers l’extérieur et qu’il y a un intervalle au ras du ruck. Du coup, je fais une feinte de passe, je m’arrache et je vais marquer. » Un bon coup d’œil, un brin de culot et une pointe de vitesse pour inscrire, entre les barres, un essai après trente mètres de sprint. Un essai qui a pesé lourd dans un derby cadenassé par l’agressivité défensive des deux équipes. « C’était un derby et un derby, c’est toujours compliqué. C’est celui qui a le plus envie qui gagne. Quand ils ont repris le score, on ne s’est pas affolé et ça, c’est un bon point. On a réussi à rester lucide et on a scoré par Mathieu (Berbizier) sur la dernière pénalité pour décrocher la gagne. »

William Pees : On ne s’est jamais échappé

L’ouvreur tarbais savoure la victoire qui n’est que belle, qu’elles que soient les circonstances. Et dans un derby, ça se savoure d’autant plus. « C’était dur face à une équipe qui jouait son maintien. Ils ont été rudes mais on a su résister à leurs assauts. Ils avaient un buteur qui était dans un grand jour et ça leur a permis de tenir le score et de passer devant à la fin. On ne s’est jamais effacé, on ne s’est jamais échappé et on a fait un match comme il faut le mener dans un derby. On leur a mis la pression par du jeu au pied, on a essayé d’alterner un petit peu et d’envoyer aussi du jeu pour les faire bouger. Ils voulaient tout le temps casser le rythme et nous, on a essayé dès qu’on a pu, de mettre un peu de rythme dans le match. On s’en sort sur un coup de pied et c’est cool quand ça arrive. » William Pees sait qu’il dépanne à un poste nouveau pour lui mais il ne se prend pas la tête. « Les gens me critiquent mais comme je dis, quatre matchs, quatre victoires, c’est pour nous le plus important. L’équipe est heureuse à la fin de tous les matchs (rires…) S’ils sont heureux, moi je suis heureux. Je ne pense pas passer au travers tout le matcs. Je fais mon travail et voilà ! » L’apport du Béarnais, à l’ouverture, est important, par la puissance de son coup de pied qui soulage ses coéquipiers et qui met la pression sur ses adversaires. Joueur athlétique il fait parler sa puissance en défense et en attaque, en agressant la ligne. Certes, tout est loin d’être parfait dans le jeu de ligne, avec un en-avant dans les 22 mètre bagnérais dû à un mauvais positionnement.

Un air de Jojo Michel

 Mais il faut se rendre à l’évidence que depuis qu’il occupe le poste l’équipe est invaincue. Ce qui n’est pas sans rappeler Jojo Michel, un arrière aussi athlétique, placé à l’ouverture en cours de saison par l’entraîneur Michel Fournier. C’était en 1973 et l’équipe, menacée de relégation, s’était qualifiée lors de l’ultime journée de Poules et avait été sacrée Championne de France !

 

Mickaël Lacroix : C’était du 50/50… Bagnères mérite de se maintenir

Le capitaine tarbais qui jamais aimé perdre est un homme comblé depuis quelques temps. Mais au-delà du derby, ce qui l’intéresse, c’est la continuité. « Je retiens que c’est notre quatrième victoire d’affilée et on est content. On commence à prendre confiance en nous. Tout n’a pas été parfait mais aujourd’hui, c’était du 50/50, on a gagné mais pareil, on aurait pu perdre aussi. Ça passe sur un coup de dés à la fin sur une pénalité de Berbizier. Je suis content, parce qu’il est passé à côté, au but, à Lannemezan et là, il a remis les pendules à l’heure. Je suis content pour lui et satisfait pour l’équipe. Maintenant, on va jouer le dernier match de Championnat contre Anglet dans quinze jours à domicile et il va falloir en faire plus. Là, c’est du positif parce qu’on a gagné mais on s’est fait peur quand même. » Un hommage indirect aux Bagnérais pour qui, il a une pensée. « J’espère que Bagnères va faire une bonne fin de saison parce qu’il mérite vraiment de se maintenir. »

 

Mathieu Berbizier : Je me suis dit si je la met tant mieux

Mathieu Berbizier est le héros volontaire du derby, le sauveur pour ses coéquipiers et le bourreau pour ses adversaires qu’il a crucifié tout au bout des arrêts de jeu. Malgré les huées, le jeune buteur a su faire le vide et oublier son échec des 45 mètres face aux poteaux. « Je l’ai complétement oublié… Je me suis dis : C’est la dernière, si je la mets tant mieux, si je la loupe, tant pis, c’est comme ça. C’est le rugby. Ça m’a sourit et ça a sourit à l’équipe puisque ça nous a permis de gagner. C’est ça qu’on va retenir. » Malgré la pression il n’a jamais craqué dans un match compliqué à jouer. « Un derby, c’est toujours un match difficile. En plus, en venant ici, on savait que Bagnères avait besoin de points pour se maintenir. On savait que ce serait compliqué et ça l’a été. La preuve, c’est qu’on s’impose à la dernière minute. »  Mathieu Berbizier était visé par le jeu au pied de pression et particulièrement surveillé sur ses relances. Mais le jeune arrière a été impeccable sur les nombreuses chandelles et les coups de pieds d’occupation des Bagnérais. Il n’a jamais hésité à relancer, et a même pris quelques risques qui ne s’imposaient pas sous la pression défensive. Mais la solidarité défensive de toute l’équipe a permis de sauver quelques situations chaudes. Ses entraîneurs et ses co-équipiers lui rendent hommage.

David Bonnecarrère :

Je suis content d’avoir gagné mais je suis déçu pour eux

Le troisième ligne tarbais, qui s’est exilé un temps à Bagnères, n’a pas fait de cadeaux à ses anciens coéquipiers en leur volant deux ou trois précieux ballons en touche. Pour ce derby, il avait retrouvé son rôle de huit en intérim de Masson. Lui, mieux que quiconque, savait que les Bagnérais ont des valeurs et n’allaient rien lâcher sur leur pelouse. « On a fait un match propre. On s’est dit des choses avant le match et toute la semaine et on l’a fait. C’est bien, on a gagné et on est content parce que ça fait le quatrième match qu’on enchaîne et qu’on gagne. Maintenant il nous reste Anglet à battre pour terminer troisième malgré les huit points de pénalité en moins. C’est bien, c’est positif et ça nous met en confiance pour les phases finales. » David Bonnecarrère, n’oublie pas qu’il y a trois ans il portait les couleurs noir et blanc. « Je suis passé dans ce club, ils ne sont pas encore sauvés et ça me ferait mal qu’ils descendent. Je suis content d’avoir gagné mais je suis aussi déçu pour eux. »

 

Yannick Vignette : C’est dur pour les Bagnérais dans le scénario

La première pensée de l’entraîneur des avants est pour son adversaire. « Je suis triste pour les Bagnérais, parce que c’est dur dans le scénario. Les mecs ont fait un bon match, ils se sont filés et j’ai beaucoup de respect pour ce qu’ils ont fait contre nous. » Mais Yannick Vignette regrette que l’arbitrage n’ait pas été à la hauteur de ce derby. « Ce qui m’a navré, c’est le niveau de l’arbitrage, même si l’arbitre a le courage de mettre une pénalité à la fin. » L’ancien demi-de-mêlée songe surtout aux décisions sur les mêlées fermées, avec un arbitrage qui a beaucoup pénalisé les Tarbais dans un secteur où ils sont habituellement souverains. « Certaines décisions étaient vraiment incompréhensibles mais malgré ça on s’en est sorti, on n’a pas paniqué, on est toujours resté dans le match. » C’est peut-être là que les Tarbais ont le plus progressé alors que c’était un match compliqué contre un buteur en totale réussite. « En face, Matier a fait 100% et a mis tous les points au pied. Heureusement nous, on a Berbize qui, n’en a manqué qu’une et qui nous met celle de la gagne. C’est bien parce que ça prouve qu’il a du caractère et que c’est un bon joueur.

Quand c’était dur, on ne s’est pas désolidarisé

Yannick Vignette souligne la solidarité des joueurs qui a permis de décrocher cette quatrième victoire sur le fil. « Je suis content parce que tous les joueurs ont fait le job. Encore une fois, on a joué ensemble. Quand c’était dur, on est resté ensemble, on ne s’est pas désolidarisé. C’est ça qui m’a plu parce qu’à un moment donné, quand on était à 14, ils ont failli profiter de notre infériorité numérique pour marquer un essai. Et là, on n’a pas lâché. C’est là qu’on a le plus progressé parce qu’avant, on aurait tout lâché et on aurait pris un essai. Il faut s’appuyer sur ça et continuer car ce n’est pas une fin en soi, même si on a remporté un derby. C’est bien, parce que finalement, sur les quatre derbys, on n’en aura perdu qu’un. »

Jean-Charles Laran : J’espère qu’ils feront ce qu’il faut pour se maintenir

L’entraîneur des trois-quarts, bagnérais d’origine mais qui a fait toute sa carrière au Stadoceste Tarbais, est partagé entre ses deux clubs de cœur. « C’est un sentiment mitigé. On a gagné, c’est très bien. C’est vrai que j’avais un petit peu le cœur bagnérais aussi et j’espère qu’ils feront ce qu’il faut à Nafarroa pour se maintenir. Après, sur le match en lui-même ça aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre. Après, c’est vrai que sur l’ensemble du match on a franchi pas mal de fois. Ça a basculé en notre faveur et on peut dire merci à Berbizier. Il était passé à côté contre Lannemezan et là, il nous fait gagner. C’est aussi la preuve qu’il sait se remettre en question et que c’est un grand joueur. »

Romain Dumestre

Comme David Bonnecarrère, l’ailier a trouvé refuge à Bagnères lorsque le TPR n’a pas souhaité le conserver. Mais ce n’est pas ce qui explique sa bévue après une percée magistrale, ponctuée par une passe en tribune. « Je suis surpris d’avoir traversé comme ça après une passe chistera de David (Bonnecarrère). Je ralentis pour attendre le soutien puis je rate complètement la passe. »

 

Morgan Rubio : C’est dur mais on n’est pas là pour avoir des états d’âme

Pour l’ailier tarbais la victoire avait aussi un goût amer. « C’est dur pour nos copains bagnérais mais quand on rentre sur le terrain, on n’est pas là pour avoir des états d’âme. On a joué le jeu à fond et heureusement ça a tourné en notre faveur, grâce à Mathieu (Berbizier) qui met la pénalité de la gagne à la fin. Je suis un peu mesuré par rapport à mes copains bagnérais mais je suis très content d’avoir gagné ce derby. On n’a rien lâché. » En plus du contexte d’un derby les Tarbais ont subi les foudres de l’arbitrage au grand dam de Morgan Rubio. « On s’est rendu le match compliqué par nous-mêmes. On a fait un nombre de fautes incalculables. C’est ahurissant. On s’était déjà fait piégé comme ça à Lannemezan. Deux temps de jeu et pénalité pour eux ! En plus Jo Matier a tout enquillé au pied et à la fin, ça a failli nous causer du tort. » Un match compliqué par les fautes mais aussi par des relances plus ou moins audacieuses avec des ballons mal conservés. « C’est vrai, qu’on a lâché un ou deux ballons au contact et qu’ils ont pu nous remettre la pression. C’est vrai, que si on avait conservé deux, trois ballons, en étant un peu plus patients, on se serait mis un peu plus à l’abri. »

Incroyable, on est deux en défense contre cinq

 Les Bagnérais ont vendangé une superbe occasion d’essai sur son aile, après un ballon rendu. « Oui… On a un ballon sous pression dans notre camp, et là aussi on manque de patience. Au lieu de faire un temps de jeu supplémentaire pour permettre aux centres de se replacer, on dégage vite le ballon. Ils le récupèrent et on est deux en défense, Mika (Lacroix) et moi et en face, ils sont cinq sur pratiquement toute la largeur. C’était incroyable. Je ne savais pas quoi faire. J’ai navigué un peu, Mathieu (Berbizier) revenait bien et j’ai préféré laisser l’intérieur. » Dulucq a mordu à l’hameçon en prenant l’intérieur au lieu de donner extérieur pour un essai imparable et il s’est fait cisailler par l’arrière tarbais. Morgan a lui aussi franchi la défense sans pouvoir aller au bout. « Sur un ballon de contre, Mathieu me la met au centre, sur un crochet intérieur, je passe mais je suis repris par derrière et je perds le ballon. »  

Jean-Jacques Lasserre