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Bagnères-Tarbes, dimanche 7 avril à 15h30 au Stade Cazenave

vendredi 5 avril 2019 par Rédaction

Du combat et de l’envie…

Dans un match capital pour les deux clubs à deux journées de la fin et dans des conditions climatiques annoncées froides et humides, il ne faudra pas s’attendre à de grandes envolées. Les entraîneurs mettent l’accent sur le combat et l’envie et il faudra s’attendre à un jeu de pression et d’occupation des deux côtés en attendant, les erreurs ou les fautes, pour marquer. Compte tenu de l’incertitude à faire débuter ou à mettre sur le banc des joueurs plus ou moins touchés dans la semaine, mais aussi à une part d’intox, aucun entraîneur n’a voulu donner les compositions d’équipes à 48 h du match.

Les groupes et les avis des entraîneurs

Bagnères

Nul doute que ce derby, sur fond de maintien pour le Stade Bagnérais, fédérera tous les supporters de Haute-Bigorre au soutien des noir et blanc. L’engouement pointe depuis longtemps et le Stade Cazenave devrait déborder, avec trois à quatre mille spectateurs attendus. Les Bagnérais, qui comptent 0 point au compteur en trois derbys, se doivent de marquer des points pour espérer se maintenir.

Christophe Cazaux : On a à cœur de l’emporter

Face à Lannemezan, Bagnères avait fléchi à domicile, peut-être emporté par la pression du derby contre une équipe contre laquelle il a l’habitude de ferrailler. Mais pour Christophe Cazaux ce match contre Tarbes est particulier. « Après, ça reste quand même une confrontation bigourdane et on a cœur de la remporter. D’abord pour se maintenir, ce qui est notre objectif avoué de la saison. Puis après, pour récompenser nos fidèles supporters qui nous ont porté tout au long de la saison. » Le contexte contre Tarbes ne sera pas le même à deux matchs de la fin qu’en début de phase Retour. Là, les Bagnérais jouent carrément leur survie, avec derrière, un match compliqué à Nafarroa lors de la dernière journée. « On a vraiment à cœur de livrer une grosse partie contre les Tarbais », avoue l’entraîneur. La venue de Tarbes est très attendue, plus encore que le derby contre Lannemezan. « On reste sur une bonne dynamique et on sent qu’on est vraiment poussé par nos supporters. On sent qu’il y a une grosse effervescence parce qu’on s’est refait la cerise et que Tarbes a été et reste une très belle équipe. » Malgré un effectif limité en nombre, les jeunes ont su faire la maille lorsque les blessures et les suspensions sont survenues. Ce qui n’est vraiment pas une surprise pour l’entraîneur. « C’était prévu que ces jeunes aient du temps de jeu en Fédérale 1, parce que ce sont des jeunes de qualité et qu’ils l’ont gagné. » 

On essaye de préserver les joueurs et de relativiser l’évènement

Dos au mur, dans un stade en folie, les Bagnérais sont capables de venir à bout d’une équipe tarbaise qui elle, ne joue pas sa peau sur ce match. Pour l’entraîneur, c’est l’équipe qui le voudra le plus, qui gagnera. « Surtout, s’il fait mauvais, c’est celui qui aura le plus de cœur et d’envie qui remportera ce derby. Après, c’est un match particulier qu’il faudra bien aborder, avec l’idée de l’emporter pour se maintenir. » En espérant toutefois que la pression n’inhibera pas ses joueurs comme contre Lannemezan. « On essaye de préserver les joueurs, de relativiser l’évènement et de jouer ce match comme un match normal. » Le mauvais temps annoncé n’est pas vraiment une aubaine pour Christophe Cazaux : «  Le mauvais temps nivelle les valeurs mais pour notre jeu, on préfèrerait que le ballon soit plutôt sec. »

Les Bagnérais toujours handicapés par les absences

En plus de Reyes (suspension) et de Brau, Bagnères sera toujours privé de ses blessés de longue durée, Lassale, Garlat de la Fuenté et de Degrave, en phase de reprise, qui est ménagé. Par rapport aux deux dernières sorties victorieuses contre Lavaur et à Tyrosse, le staff a choisi de préserver les jeunes Moro (ailier) et Danos (mêlée), Peduto (talonneur), qui ont été remplacés par Pujo, retour de suspension, par Latisnères-Palacin et Arnauné retour de blessures.

 

Le groupe Bagnérais

Pilier : Zsabo, Lesbani, Acosta, Alvarez

Talonneur : Pujo, Alvarez

Deuxième ligne : Bourhis, Urbaitis, Dupont

Troisième ligne : Seite, Bonnan, Gayri, Geledan

Demis : Cayrolle , Arnauné, Dubarry

Ligne arrière : Saubié, Barats, Cabanne, Latisnères-Palacin, Ibos, Matier, Dulucq

 

Tarbes

Si les Bagnérais sont dos au mur, les Tarbais ont moins de pression car ils ont assuré le maintien, malgré les huit points de pénalités à retirer le 30 avril. Et à moins d’une catastrophe contre Anglet, lors de la dernière journée, Tarbes devrait disputer les quarts du Du Manoir. Mais une victoire est impérative si les Tarbais veulent recevoir en quarts et en demis. Cet enjeu transcendera-t-il les Tarbais, qui n’ont pas de revanche à prendre contre les Bagnérais. Même si la générale et le carton rouge d’Armary au match Aller, ont été peu appréciés. Mais là, un carton rouge signifierait la non participation aux phases finales pour le Tarbais sanctionné.

Yannick Vignette : J’espère que le Groupe a envie de gagner ce derby

La tension est moins forte pour ce derby que celui contre Lannemezan mais Yannick Vignette souhaite que les joueurs appréhendent ce match comme à Oloron, dans un contexte identique au niveau du maintien pour les Béarnais. « Bagnères ça reste un derby, même s’il n’y a pas la même animosité que contre Lannemezan et j’espère que le groupe a envie de gagner ce derby. Si ce n’était pas le cas, ce serait différent, mais je crois qu’ils ont envie de le faire. » D’autant qu’une victoire tarbaise n’enfoncerait pas pour autant Bagnères (45 points) qui pourrait se sauver puisque Oloron (41 points) et Valence d’Agen (42 points), s’affrontent ce week-end et qu’en cas d’égalité, Bagnères devance Valence d’Agen aux points terrains (8-0). Si les Bagnérais prennent deux bonus (47 points), ils termineraient à égalité avec Valence d’Agen, si celui-ci perdait, même avec le bonus, à Oloron et gagnait, sans bonus, contre Lannemezan.

Jean-Charles Laran : Aucune équipe ne se fera de cadeaux

Ce derby aura un parfum spécial pour l’entraîneur tarbais qui est natif de Bagnères où il a été à l’Ecole de Rugby jusqu’en Cadets 1. Il a rejoint les Cadets 2 du Stadoceste Tarbais avec qui, il a été sacré Champion de France en 1988, en lever de rideau de la Finale Agen-Tarbes. « J’ai vécu 25 ans à Bagnères, j’ai encore toute ma famille là-bas. J’ai commencé le rugby là-bas et en 2005, j’ai entraîné Bagnères qui a été Champion de France de Fédérale 3. » Jean-Charles Laran avoue : « S’il y a un match particulier pour moi, c’est Bagnères, bien sûr. Avec Tarbes, ce sont mes deux clubs de cœur. » Beaucoup d’émotion mais pas de cadeaux pour autant. « Non, personne ne s’en fera, puisqu’une équipe cherche à assurer sa qualification et l’autre à assurer son maintien. Des cadeaux, il ne va pas y en avoir. »

On a une carte importante à jouer

Mais ce derby, contrairement à celui contre Lannemezan, est moins tendu, si ce n’est par l’enjeu. Car là, point de rancoeurs et de comptes à régler vieux de 19 ans ! Si la dernière rencontre contre Lannemezan a moins de dix ans, il faut remonter à la fin des années 90 pour trouver un match entre Bagnérais et Tarbais. Pour autant sur le terrain, les matchs étaient souvent musclés comme, à l’époque, dans tout bon derby qui se respectait. « Il y a toujours la notion de derby mais sans cette animosité due à la fusion ratée », constate l’ex-Bagnérais. « On sentait les joueurs plus tendus avant Lannemezan avec ce climat et tout l’environnement. Là c’est vrai, qu’il y a moins de tension mais les joueurs savent très bien qu’ils ont une carte importante à jouer, avec cette qualification au bout, si on gagne à Bagnères. On jouerait plus sereinement le dernier match contre Anglet. » Un matchqui est aussi un test pour l’entraîneur avant d’aborder les phases finales. « La façon d’appréhender ce match nous permettra de voir si l’équipe a grandi depuis Nafarroa. Si on le gagne, on partira plus sereins pour jouer les phases finales. »

Si on n’est pas prêt, on risque d’aller au devant de grandes désillusions

Les conditions atmosphériques, plus hivernales que printanières, sont censées niveler les valeurs mais ce sont souvent les plus vaillants qui l’emportent et les Bagnérais sont réputés pour leur pugnacité. « C’est surtout l’équipe qui aura le plus envie », confirme Jean-Charles Laran qui est bluffé par les Bagnérais. « Je suis admiratif de ce qu’ils font. Ils ont réussi, avec l’épée de Damoclès du maintien au dessus de la tête, à aller gagner à Tyrosse. Je sais que c’est un club qui a des valeurs de solidarité, d’amitié et d’envie sur le terrain et dimanche, on y aura droit. Si on n’est pas prêt, on risque d’aller au devant de grandes désillusions. » Les Tarbais devront être au minimum sur le même registre qu’à Oloron pour espérer l’emporter. « Il va falloir une grosse rigueur et une grosse solidarité défensive, c’est la première des choses. Il va falloir que notre jeu au pied soit bien meilleur que contre Lannemezan et que notre conquête soit impeccable. Si on n’a pas ce triptyque, conquête, jeu au pied, défense, face à Bagnères, qui va avoir les dents longues, ça risque d’être très compliqué. » Nous y ajouterons la discipline, car en face Matier est un bon buteur et toute infériorité numérique pourrait être préjudiciable.

Retour de Méron, absence d’Escur et de Masson

Suivant l’adage, on ne change pas une équipe qui gagne le Groupe, qui reste sur trois victoires consécutives, sera reconduit avec quelques retouches, dues aux suspensions et aux blessures. En première ligne Escur, sous le coup d’un second carton jaune, est suspendu et il est remplacé dans le Groupe par le jeune Asserquet. En troisième ligne Masson n’est pas rétabli de sa cheville mais Méron revient de blessure et intègre le Groupe à sa place. Seul changement, Esteves rejoint les Espoirs pour retrouver du temps de jeu et Arbaud, qui fait de bonnes prestations avec les Espoirs, le remplace. Claverie, fait les frais des bons résultats mais il n’est pas pour autant définitivement écarté. « Certes, on ne produit peut-être pas le jeu qu’on voudrait produire, mais on gagne. Aujourd’hui c’est difficile, dans ce contexte, d’enlever, quelqu’un du Groupe », confie Jean-Charles Laran. D’ailleurs l’ouvreur joue le jeu avec les Espoirs où il fait office de grand frère. Il rassure ses coéquipiers en cours de match, comme lors du succès à Lannemezan. Duny, touché au genou à l’entraînement de mardi, est dans le Groupe, car en l’absence de Kazalikashvili (en reprise) et la suspension d’Escur, il y a pénurie au poste de pilier.

Le Groupe tarbais

Pilier : Vial, Haurie, Asserquet, Duny

Talonneur : Bonnot, Gonzo-Moyano

Deuxième ligne : Lacroix (Capitaine), Percival

Troisième ligne : Armary, Bonnecarrère, Abat, Meron, Camy

Demis : Loustaunau, Pees, Lhusero

Ligne arrière : Bréthous, Paulet, Vinusa, Rubio, Dumestre, Arbaud, Berbizier

Jean-Jacques Lasserre