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Retour sur Tarbes-Lannemezan

lundi 25 mars 2019 par Rédaction

Des valeurs et des roublardises

Avec un essai encaissé entaché d’un en-avant et un essai refusé durant les arrêts de jeu Lannemezan peut s’estimer lésé. On ne peut que reconnaître les valeurs de ce club qui a toujours su se relever lorsqu’il était tombé, remontant même de la Fédérale 3 à la Pro D2 en sept ans. Des valeurs démontrées une nouvelle fois samedi alors que le groupe était privé de six joueurs, dont cinq titulaires à part entière, (Rixens et Vandekerkof 17 matchs, Herbin 16 matchs, Malaret 15 matchs, Loutocky 14 matchs, Piazzer 9 matchs). On peut toutefois regretter un état d’esprit, qui fait partie de sa force, qui mêle intox, provocations d’avant match (échauffement sur le terrain annexe réservé aux Tarbais) et sur le terrain (petits gestes anti-sportifs, chambrage, intimidations verbales) qui ont fini par faire sortir les Tarbais du match, notamment Lacroix, Pees et Rubio. Des « roublardises » à l’ancienne, cultivées par les Lannemezanais qui ont failli réussir leur coup à Trélut, comme ils l’avaient réussi à Sarrat.

 

Les réactions du côté des Tarbais

Avec 6 000 spectateurs, comme contre Bagnères, le trésorier du Stado pouvait se frotter les mains de satisfaction. Ce second derby à domicile a confirmé l’invincibilité de Tarbes à Trélut cette saison. Ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps, tout comme le nombre d’entrées sur ces deux derbys. De plus la victoire assure le maintien et ouvre des perspectives de qualification en Du Manoir, malgré les huit points de pénalités à retirer au 31 mars.

Lionel Terré : Soulagé et satisfait

La pression du derby était sur les épaules des Tarbais qui n’avaient pas le droit à l’erreur. Et le sentiment du Président le démontre. « Je suis un Président soulagé et satisfait par le résultat mais aussi pour le public et le peuple bigourdan qui étaient présents à ce derby. J’ai apprécié l’intelligence et l’engagement des deux équipes et l’état d’esprit, qui a été irréprochable des deux côtés, malgré le passé et le contexte. Il y a eu un engagement féroce des deux côtés. On a fait un bon début, Lannemezan ne lâche pas et revient. A la fin, on ne lâche rien et je suis satisfait et soulagé. »

Yannick Vignette : Un coaching à contre cœur mais gagnant

« C’est un match qui démarre super bien. On a le rebond favorable et tout qui nous sourit. Après, le problème, c’est qu’on ne met pas des points et que c’est très préjudiciable sur l’évolution du match. En face, tu te dis : ce soir c’est pour nous parce qu’ils dominent mais ils ne concrétisent pas. Et quand tu es sur le terrain tu te mets à croire que c’est le bon soir quand tu vois que le buteur ne met rien au pied. C’est ce qui nous a obligé à faire le coaching sur Mathieu Berbizier pour faire rentrer Thomas Lhusero, qui a mis la pénalité qu’il fallait. » Sans ces trois points, Lannemezan aurait profité des pénalités en fin de match pour l’emporter 17-19 au lieu de tenter des pénaltouches. » Une décision qui n’a pas été facile à prendre et l’ancien demi-de-mêlée tient à rassurer son arrière. « Matthieu a marqué beaucoup de points sur les deux derniers matchs où il nous a mis à l’abri rapidement. J’ai confiance 100% en lui pour les deux prochains matchs. »

On ne tue pas le match mais l’équipe a su l’emporter

Un manque de réussite, comme en connait tout buteur et comme en a connu Jean-Baptiste Claverie ces deux dernières saisons, et qui laisse l’équipe dans le doute. « Du coup, on ne tue pas le match et après, on fait beaucoup de fautes techniques dans les rucks. On fait beaucoup d’en-avants. On a fait tomber beaucoup de ballons bêtement. On a, je pense, manqué un peu d’application dans les zones d’affrontement. On a aussi fait des fautes de règlement un peu stupides qui ont été sanctionnées par l’arbitre et tout ça ne nous a pas aidés à nous mettre bien en place dans le match. Ce que je retiens, malgré la défaillance d’un secteur, c’est que l’équipe a su montrer du caractère et a su remporter ce match. Ce qui n’était pas facile parce que quand tu ne mets pas les points, à la fin, ils manquent… »

 

Benjamin Abat : Deux fois vainqueur de Lannemezan en huit jours

En huit jours, le jeune troisième ligne a réussi l’exploit de battre deux fois les joueurs du Plateau. « Ça fait plaisir de gagner deux week-ends contre Lannemezan, après la victoire avec les Espoirs. » La blessure de Masson, victime d’une agression dans un regroupement, au bout d’un quart d’heure a précipité l’entrée de l’ex-Lourdais « C’était dur, je me suis accroché. On a fait ce qu’il fallait, on a été vaillant. Dans la conquête, on a été très bon. On leur a piqué quelques touches. Dans le jeu un peu moins mais on a réussi à être bon sur nos points forts et ça nous a souri. »

 

Alexis Armary : ça a été coton-ficelle sur la fin

Le troisième nous a confié en aparté que pour l’instant rien n’était fait et qu’il n’avait pas eu d’autres contacts avec Romans. Pour l’instant, il a pris beaucoup de plaisir dans ce derby si particulier où la plupart des joueurs sont issus des Espoirs du TPR « Il y a eu pas mal de volume de jeu en début de match. Après, il y a quelques ballons qui auraient pu être écartés mais on ne l’a pas fait. Cette équipe de Lannemezan était très présente en défense comme elle l’a montrée. On a marqué des essais, on s’est rassuré sur nos touches, sur les ballons portés. On avait bien bossé la touche défensive et ça s’est vu. On les embête sur pas mal de ballons. Après c’est une succession de touches et de mêlées et nous, on s’est rassuré avec notre pack devant. Ça été coton ficelle sur la fin mais c’est passé et ça fait plaisir. C’était un match qui me tenait beaucoup à cœur parce que c’était Lannemezan et que la dernière fois ils étaient venus gagner à Trélut. Et je n’avais pas envie que ça se reproduise. Il y a beaucoup d’anciens tarbais et j’ai beaucoup de copains là-bas et ça m’a fait plaisir de jouer contre eux et de gagner surtout. »

 

Johan Paulet : Une passe au cordeau que je prends à toute vitesse

Le jeune centre est sorti pour saignement (nez) mais aussi pour un coup de doigt dans l’œil qui lui troublait la vision. La cause à un raffut bien appuyé assure Johan alors que plus loin, Percival a l’œil rougi par une fourchette reçue dans un regroupement. L’Anglais l’a même signalé à l’arbitre. Sur son essai, Paulet assure : « Je ne sais pas s’il y a un en-avant, car c’est une passe au cordeau que je prends à pleine vitesse. C’est sur un ballon de récupération, Jon (Bréthous) fait un crochet interne, j’ai convergé et il me sert bien. »

 

Mathieu Berbizier : Déçu pour l’équipe de ma prestation

Le buteur tarbais, d’origine lannemezanaise, était déçu d’être sorti à la mi-temps sur coaching après quatre échecs consécutifs au pied, mais heureux de la victoire de ses co-équipiers. Au match Aller, le jeune arrière s’était un peu raté dans le jeu, notamment sur les chandelles où il est plutôt impeccable. Mais il assure : « Non, ce n’est pas la pression. Je ne me suis pas mis plus la pression que sur un autre match. C’était un soir sans, ça n’a pas voulu. Moi j’étais déçu, pour l’équipe, de ma prestation mais ça arrive et je ferai mieux la prochaine fois. »

 

Alexandre Loustaunau : Un derby, ça se joue sur des détails

Le demi-de-mêlée blessé avait manqué le match Aller à Lannemezan mais là, il a découvert le derby bigourdan qui somme toute, ressemble à tous les derbys. « Ce n’est pas beaucoup de rythme mais beaucoup d’engagement et ça se joue, comme on l’a vu à pas grand choses. Dans un peu tous les derbys, c’est comme ça et ça se joue sur des détails. A la fin, ça tombe pour nous comme ça peut tomber sur eux. Tant mieux pour nous, le principal, c’est d’avoir gagné. »

 

Romain Dumestre : Ça parlait beaucoup

Lui non plus n’était pas du match Aller, car il n’avait pas encore intégré l’équipe à son retour des Etats-Unis. L’ailier une nouvelle fois, s’est montré en confiance avec quelques belles prises d’initiatives. « Il y avait pas mal de pression mais je sentais l’équipe bien. On fait une bonne entame, on se met dans de bonnes conditions. Après, on a un peu plus de mal sur la fin mais dans l’ensemble, on fait un bon match. » Romain Dumestre confie : « Non, ce n’était pas un des matchs les plus engagés mais ça parlait beaucoup. »

 

David Bonnecarrère : Un derby ça ne se joue pas, ça se gagne

Titulaire à part entière et un des meilleurs joueurs de l’équipe ces deux dernières saisons le troisième ligne paye peut-être un début de saison gâché par des blessures récurrentes. Le trio Méron, Masson, Armary est devenu inamovible mais Bonnecarrère pourrait à son tour profiter d’un tassement des vertèbres de l’ancien dacquois et de la blessure de Masson à la cheville. Avec Bagnères, il a disputé plusieurs derbys contre Lannemezan et il peut en parler en connaissance de cause. « On s’attendait à un match accroché et on l’a eu. Un derby ça ne se joue pas, ça se gagne » rappelle le numéro huit qui a retrouvé son poste de prédilection après la sortie du Néo-Zélandais. « On a eu chaud à la fin, on a tremblé mais on est content parce qu’on a gagné. C’était le principal. »

 

Mickaël Lacroix : On les a laissés dans le match

Le capitaine tarbais avait lui aussi à cœur de prendre sa revanche après une défaite mal vécue au match Aller. « La victoire c’était l’objectif face à une équipe qui restait sur une bonne dynamique. Le match était très serré, on s’est fait peur à la fin parce qu’on a laissé beaucoup de points en première mi-temps et on les a laissés dans le match. » Du coup, c’est un peu le même scénario qu’au match Aller en seconde période. « On loupe dix points au pied et ce n’est plus le même match. Du coup, l’arbitre les laisse revenir, ils y croient un peu. En deuxième mi-temps, on est pénalisé en mêlée alors qu’on était très dominateurs. Ça nous a fait un peu sortir du match et à la fin, on manque un peu de lucidité pour faire basculer le match définitivement de notre côté. Après, on se fait peur à la fin et je ne sais s’il y a hors-jeu ou pas. » Cette troisième victoire consécutive ouvre de nouvelles perspectives. « Après, je suis content de l’état d’esprit de l’équipe et il faut continuer sur cette dynamique. L’objectif est clair : C’est de gagner les deux derniers matchs. On est sur une bonne dynamique et il faut continuer comme ça. »

Jean-Charles Laran : Comprendre pourquoi on a arrêté de jouer

Hasard ou constat, depuis son arrivée l’équipe enchaîne les succès mais ce n’est pas pour autant que le nouvel entraîneur est satisfait du contenu du match. « Je voudrais comprendre pourquoi on n’a pas continué à jouer. On fait un début de match où tout nous sourit où on marque trois essais et après tout s’arrête. Je vais regarder la vidéo et discuter avec les joueurs pour trouver les raisons et pour comprendre notre seconde mi-temps insipide. Il y a la faillite du buteur mais ça, ça arrive à tout le monde. Il ne faut pas oublier qu’il nous a mis pas mal de points, les deux matchs précédents et qu’il ne faut surtout pas l’accabler. Même si c’est vrai que ces points manquent pour nous rassurer et nous mettre à l’abri d’un truc comme il a failli nous arriver. »

Pees a été sonné par un coup au visage

L’ancien centre prend aussi la défense de Pees qui a semblé déjouer en fin de première mi-temps, avant de se trouer sur une ou deux chandelles lorsqu’il est passé à l’arrière. « Après Nafarroa, on voulait un dix qui dynamise le jeu sur ses prises de balles. Il ne faut pas oublier, à sa décharge qu’il a pris un bon coup qui lui a ouvert la lèvre et il est resté sonné un bon moment. » Ce qui explique une touche directe et une chandelle un peu courte en fin de première mi-temps et deux en-avants sur des ballons hauts, pris de volée sous la pression. Là, sur au moins l’un d’entre eux, l’arrière a été bousculé en l’air, ce qui peut aussi expliquer cela. Williams Pees, victime d’un coup de tête au visage, a refusé de sortir pour saignement et a caché à ses entraîneurs qu’il voyait trouble. Le Béarnais a subi, comme Masson (coup de genou dans le dos dans un regroupement), Percival (fourchette) et quelques autres, des gestes déplacés.

 

Chaque fois qu’ils sont venus dans notre camp, ils ont marqué

Des faits qui pourraient aussi expliquer le changement d’attitude des Tarbais. « Tout ça et les points loupés au pied, ont peut-être fait, qu’à un moment donné, il y a eu de la tension, de l’énervement. Le score aussi était étriqué, on ne s’en sortait pas, on ne prenait pas le large, ce qui fait qu’on a joué petits bras en seconde mi-temps. » D’autant que les Lannemezannais ont aussi changé de tactiques en montant des chandelles et que le jeu a été ralenti par une succession de mêlées, de pénaltouches ou de touches. Les Tarbais n’ont pas su gérer la fin de match alors qu’ils étaient dans les 22 m du CAL regrette Jean-Charles Laran. « On fait des picks and go près des lignes et on relâche deux fois le ballon. Et à la fin on aurait pu aussi bien perdre. » De plus les Lannemezanais se sont montrés plus pragmatiques et plus réalistes. « Chaque fois qu’ils sont venus dans notre camp, ils ont marqué. Sur leur essai, il n’y a rien à dire. Leur buteur a été en réussite et le nôtre pas. C’est uniquement ça. Sur la possession, sur l’occupation, on a été meilleurs qu’eux. »

 

 Les réactions d’après match du côté des Lannemezanais

C’était l’abattement qui prédominait avec cet essai refusé au bout des arrêts de jeu qui privait le CAL d’un doublé historique pour ses retrouvailles, dix ans après, avec le TPR. Même si certains joueurs reconnaissaient, qu’en début de saison, personne n’imaginait prendre cinq points contre une équipe au statut professionnel. Mais la déception passée, le point du bonus défensif prenait toute sa saveur, surtout à Trélut, à défaut d’autre chose.

 

Christophe Dasque : On se loupe un peu dans l’entame

L’arrière, une fois de plus, a pesé sur le score se nourrissant des fautes et de l’indiscipline tarbaise, avec 11 points, sur les 16, au pied et il était partagé à l’issue du match. « On est satisfait du point et énormément déçu de ne pas avoir marqué l’essai à la fin. » Cependant Christophe Dasque reconnaît sportivement : « Les Lannemezanais vont dire qu’il y a essai et les Tarbais qu’il n’y a pas essai, c’est comme ça. Autrement, je suis content du match qu’on fait. On se loupe un peu dans l’entame. Après, c’est plutôt Tarbes qui réussit son entame, car s’ils n’avaient pas réussi leur entame contre Lannemezan à Trélut, je n’aurais pas compris. On arrive à bien revenir dans le match et à faire à la fin tout ce qu’il faut. Après, ça se joue en défense… On prend quand même un point et c’est bien pour le maintien. Maintenant, on va préparer Nafarroa comme il se doit. »

Christophe Schneider : On va pouvoir rentrer tranquille à la maison

L’entraîneur des trois-quarts était satisfait du comportement de ses joueurs mais frustré du dénouement final. « On est déçu mais on a prouvé qu’on est un bon groupe. Je pense qu’on a fait un bon match. Après, il y a des décisions d’arbitres qui me mettent hors de moi. Sur le premier essai, il y a au moins trois mètres d’en-avant, je le vérifierai à la vidéo. Après sur le dernier essai, il ne nous l’accorde pas parce qu’on est devant de 50 centimètres, c’est frustrant. Après, Tarbes nous a mis une grosse intensité, c’est une équipe très solide. » Christophe Schneider avoue cependant : « On était venu chercher 4 points, on repart avec un point de bonus défensif et c’est très, très bien pour nous et le maintien. » Un match plaisant aussi à suivre avec du jeu, avec quatre essais et aussi tous les ingrédients d’un derby notamment au niveau du suspense. « Oui, on aurait dû marquer un essai de plus sur la fin mais je pense que c’était un match agréable et que tout le monde est content. On va pouvoir rentrer tranquille à la maison. »

Thomas Rojo : On a beaucoup parlé à la mi-temps

Le troisième ligne est lui aussi très déçu. « C’est une grosse déception parce qu’on voit qu’on rivalise avec une équipe qui nous est supérieure. Il y a cet essai à la fin, qui est litigieux. Pour nous, il y est, pour l’arbitre, il n’y est pas. » Au cœur du combat, il affirme que c’était un match engagé. « Au niveau de l’intensité, c’était très, très dur, il y avait de gros impacts, de gros chocs et beaucoup de rythme. » Rojo, explique comment l’équipe malmenée en première période, notamment en mêlée, avait pu renverser la physionomie du match. « On a beaucoup parlé à la mi-temps. On s’est dit qu’il fallait se resserrer et être plus fort, c’est ce qu’on a fait et ça a payé ».

Christophe Dulong : On meurt à peu et on a montré une très belle image

L’entraîneur des avants soulignait l’engagement des ses joueurs. « Déjà, je suis très content du comportement des mecs sur la seconde mi-temps. Certes, on a modifié des trucs stratégiquement, mais comportementalement, on a eu une très belle et bonne révolte. La preuve, c’est qu’on a dans le money-time un ballon de marque où on n’est pas loin d’avoir marqué. C’est très, très, bien parce qu’on meurt à peu et on est très déçu bien sûr mais on a montré une très, très belle image du CAL. Depuis plein de matchs, on est au rendez-vous et je pense que la clé de la défaite, ce sont les vingt premières minutes. On prend un essai où tout le monde a vu, sauf l’arbitre de touche, puisque l’arbitre ne peut pas le voir, qu’il y avait un en-avant. Ensuite, on prend un essai gag mais il ne faut pas enlever, la très bonne entame des Tarbais où pendant vingt minutes, ils nous ont mis en difficulté. »

On a fait plein de belles choses

 L’entraîneur, même s’il a des regrets, est fier lui aussi du comportement de ses joueurs. « C’est vrai, c’est regrettable, à ce moment de la saison, de faire certaines fautes qui me semblent encore trop grosses. C’est aussi le lot d’une équipe qui s’entraîne trois soirs par semaine. Après, on a fait plein de belles choses, on a tenu le ballon et on meurt à rien. On va rester dans cette continuité. » Lannemezan malgré cinq cadres en moins, dont quatre avants, a tenu tête à une équipe tarbaise au complet, avant la sortie de Masson sur blessure. L’ancien talonneur a procédé à la mi-temps à des ajustements dans le pack. « Mis à part, en mêlée en première mi-temps, je crois vraiment qu’on a rivalisé dans tous les compartiments du jeu et qu’on n’est pas loin de gagner et c’est très, très bien. La mêlée ne se joue pas au changement d’un seul joueur. On a modifié une stratégie, on a changé deux joueurs et le tout a fait que c’était un peu mieux mais c’est difficile la mêlée... »

Bernard Duclos : Dans la course au maintien tous les points comptent

Le Président est lui aussi partagé après ce final au couteau. « C’est un mélange de déception, et de satisfaction d’avoir ramené ce point puisque dans la course au maintien, tous les points comptent. Comme on l’a dit avant le match, on n’a jamais lâché un match depuis le début de saison. On a toujours été grapiller des points à l’extérieur et maintenant, il faut finir le travail contre Nafarroa pour assurer le maintien » Bernard Ducos est fier de ses joueurs qui ont une nouvelle fois répondu présent au rendez-vous donné. « J’ai une grosse fierté pour nos garçons parce qu’on été diminué, avec les suspendus et les blessés. On a mis un coeur énorme à l’ouvrage. C’est nos vertus, c’est ce qui fait notre force à Lannemezan, avec une communion avec le public et on n’a pas à être déçu du comportement des joueurs qui ont tout donné comme on leur avait demandé. »

Dany Cazorla : On voulait gagner absolument

Le troisième ligne avoue : « On voulait gagner absolument. C’est un derby, on se connait tous les uns les autres et on voulait gagner. On n’est vraiment pas loin avec l’essai à la fin. L’arbitre de champ voulait nous l’accorder mais l’arbitre de touche ne la pas validé alors qu’il leur accorde un essai où il y a un en-avant. Il aurait pu compenser mais ce n’est pas grave. On a pris un point, c’est très bien. On a fait tout ce qu’on pouvait avec les mecs qu’on avait, compte tenus des absences. On se parle à la mi-temps, on se dit qu’il fallait qu’on s’y mette. On s’est repris, on a joué mais on a perdu, c’est comme ça. »

Thibault Paris : Si en début d’année on nous avait dit ça, on signait de suite

L’ancien tarbais a savouré les chaudes retrouvailles avec Trélut. « Il y avait beaucoup d’intensité comme on s’y attendait. On s’est un peu raté l’entame et ça ne pardonne pas. On a un peu subi en première mi-temps même si on a réussi après à rééquilibrer les choses. On a eu aussi quelques problèmes en touche et là non plus, ça ne pardonne pas. Mais un point, c’est bien. Si en début d’année on nous avait dit ça on signait de suite. C’est pour ça que je suis content mais je suis aussi déçu par la fin du match. Maintenant il faut continuer à travailler pour la réception de Nafarroa. » 

 

Tarbes

Rubio

Sur le coup l’ailier était très énervé et a plusieurs fois interpellé l’arbitre de touche en montrant sa chaussure. Renseignement pris Cazorla avait profité d’un ruck pour défaire les lacets de Rubio, qui après coup en rigolait alors que sur le moment il est sorti de ses gonds pendant plusieurs dizaine de minutes. Au point que l’arbitre central est venu demander à son assesseur ce qui se passait et a haussé les épaules. Ces explications faites l’ailier tarbais revenait sur le match. « On fait une bonne entame, on fait du jeu, on arrive vite à 12-0 sauf qu’on laisse quelques points au pied en route et on ne tue pas le match. En seconde mi-temps, j’ai eu l’impression de revivre le match Aller là-bas. On fait des fautes à la con, alors qu’on n’arrête de répéter de ne pas gratter et de ne pas traîner dans les rucks et compagnie et on refait les mêmes erreurs. A un moment, on est des professionnels et si on veut passer un cap il va falloir que ça cesse très vite. Sinon, les phases finales on peut vite leur dire au revoir et partir en vacances direct. Si on n’est pas capable de respecter juste des consignes ça ne va pas le faire. » Morgan Rubio qui est lui-même sorti du match avoue avoir eu peur en toute fin de rencontre. « J’ai même cru qu’on avait perdu le match. Je crois qu’il doit partir avant le coup de pied, heureusement… »

Jean-Jacques Lasserre