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Les salariés de l’usine Toupnot de Lourdes reçus en préfecture par un collaborateur du Président de la République

dimanche 17 mars 2019 par Rédaction

Hier, samedi 16 mars 2019, à 19h, une délégation des salariés de l’usine Toupnot, derrière Philippe Combes, secrétaire CHSCT de l’entreprise lourdaise, accompagnée d’une délégation de l’UD CGT 65 conduite par José Navarro, ont été reçus en préfecture par Jean Gaborit, 25 ans, récente recrue d’Emmanuel Macron à la chefferie de cabinet de l’Elysée, tantôt présenté par la presse comme attaché de presse, ou encore comme le successeur d’Alexandre Benalla. Jean Gaborit se trouvait ce jour-là dans notre département, en même temps que le président occupé à skier à La Mongie, après son périple africain.

L’entretien a duré environ 45 minutes. A leur sortie, Philippe Combes et José Navarro ainsi que Gilles Haurie, de l’UD CGT 65 se sont exprimés.

Ils ont dit

Philippe Combes, secrétaire CHSCT :

Monsieur Gaborit nous a assurés que l’Etat s’engage à contrôler tout ce que va faire COFIGEO, contrôler les comptes, le commercial. C’est quelque chose de bénéfique. Monsieur le Président de la République est au courant de la situation. Il nous l’a assuré. Il n’a pas pu venir, vu les derniers événements qui ont eu lieu aujourd’hui à Paris. C’est la raison pour laquelle M. Gaborit est venu. Le Préfet a été sollicité par M. Gaborit par rapport au transfert des machines qu’on a entendu, et qui devaient partir dans une autre société pour produire le peu de produits qui peut être faits ailleurs. On aura certainement davantage d’informations la semaine prochaine par M. le Préfet”.

José Navarro, UD CGT 65

« Depuis le 10 janvier, date de l’incendie, un certain nombre de questions très précises ont été posées au groupe. Notamment la reprise de l’activité via un atelier relais. Tout est mis à disposition pour que cet atelier relais puisse se faire. L’Etat en est conscient. Ils ne sont pas dupes aujourd’hui du fait que COFIGEO traîne les pieds. On est venu pour dire : COFIGEO traîne les pieds, la réalité c’est que depuis le début ils veulent s’en aller. Il faut que l’Etat tape du poing. Une des manières de taper du poing, c’est une étude financée par l’Etat qui va étudier les différentes solutions possibles. En commençant par l’atelier relais, la diversification, la relance de l’activité du corned-beef. Aujourd’hui, le groupe dit à l’Etat que ce n’est pas rentable. Nous ne pouvons pas l’accepter d’autant plus que Toupnot, depuis maintenant un certain nombre d’années, a dégagé du bénéfice, avait une activité, a surmonté pratiquement toutes les crises. Aujourd’hui, il s’agit de dire effectivement au groupe COFIGEO : “On ne vous laisserait pas faire ce que vous voulez faire”. Il faut le dire, ces gens-là étaient en train d’organiser le déménagement de machines pour les amener dans une autre unité du groupe COFIGEO alors qu’ils avaient promis depuis un mois qu’il y avait au contraire une machine de Capdenac qui pourrait arriver ici pour relancer l’activité tout de suite. En fait, la volonté du groupe n’existe pas. On dit à l’Etat que c’est à lui d’imposer, qu’il doit taper du poing. Pourquoi ? Parce que l’Etat a aidé au développement du groupe COFIGEO. L’Etat a pris des décisions qui ont permis à ce groupe d’être monopolistique sur un certain nombre de choses lorsqu’ils ont racheté William Saurin. Donc, l’Etat doit demander à ce groupe un retour. Ce retour, c’est reconstruire une usine sur le département ».

Pour les salariés de Toupnot et pour Gilles Haurie, pas question de laisser partir les machines. Ils vont veiller au grain (ci-dessous AUDIO)

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José Navarro assure que COFIGEO ne donne pas aux assurances les éléments nécessaires pour accélérer l’indemnisation

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Philippe Combes confirmait qu’une nouvelle demande d’audience auprès du président de la République appuyée par les députés et sénateurs du département serait faite en début de semaine. José Navarro a demandé au préfet qu’il intervienne pour empêcher le déménagement des machines.

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Le dossier remis à Jean Gaborit (.pdf)

Diaporama

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17 mars 2019
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