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Retour sur Oloron-Tarbes

mardi 12 mars 2019 par Rédaction

Les réactions

Du côté oloronais

Du courage mais manque de puissance et de réalisme

Inutile de dire la déception et la tristesse des Oloronais, touchés et inquiets, en plus, de la sortie sur civière de Maxime Paillot qui a été évacué par les pompiers aux Urgences. En toute fin de match, le demi-de-mêlée, s’est sacrifié physiquement, pour empêcher les Tarbais d’alourdir encore le score. Les Béarnais n’ont pas grand-chose à se reprocher sur le plan de l’investissement. Ils sont malheureusement tombés sur une équipe tarbaise qui a réussi sa meilleure prestation de la saison à l’extérieur. Les circonstances du match, ne les ont pas aidé non plus, car si Clouté avait été à 100%, le score aurait pu être de 16 à 3 au bout d’une demi-heure. Et là, ce sont les Tarbais qui se seraient peut-être offerts aux contres avec un ballon glissant. Face à la puissance, à la densité et à la pression, les Béarnais ne pouvaient rien, si ce n’est que subir face à des Bigourdans solidaires et agressifs, comme jamais à l’extérieur. Le jour et la nuit par rapport à Nafarroa, comme le regrettaient les Oloronais qui sont tombés sur un os plus difficile à ronger qu’ils ne s’y attendaient.

Lucas Beaumelou : On voulait faire un gros coup pour assurer le maintien

Le jeune seconde ligne est dévasté, comme tous ses coéquipiers, par cette large défaite, qui était manifestement inattendue. « On voulait faire un gros coup pour assurer le maintien immédiatement. C’est sûr que c’est une déception mais ils ont été meilleurs que nous. » Le regret est autant plus grand que pendant vingt minutes, les Béarnais ont dominé avant de concéder trop de pénalités et de s’offrir aux contres, en essayant de revenir au score. « Oui, on se fait prendre en contre, avec en plus, un rebond défavorable sur le dernier essai. Après, il y a eu deux faits de jeu avec l’arbitrage, deux erreurs, on va dire, qui nous ont mis dedans et on a perdu peu à peu le fil du match. » Les deux pénalités contestées sont celles qui permettent, en fin de première mi-temps (37ème et 40ème), au TPR de passer de 8-6 à 8-12 à la mi-temps. « Celles là, nous font très mal. Maintenant, il va falloir gagner à Nafarroa surtout. Il nous reste valence d’Agen, ici à la maison et c’est sûr qu’on va tout donner pour se maintenir. C’est sûr et certain qu’on ne lâchera rien jusqu’au bout. »

Philippe Ebel : On a manqué de densité physique

L’entraîneur regrette le manque de réalisme de son équipe en début de rencontre. « On fait une bonne entame de match qui n’est pas bien récompensée, parce qu’on ne prend que huit point,s alors qu’on peut en prendre seize qui sont à notre portée. Derrière, on prend six points sur des faits de jeu. Des petites erreurs d’arbitrage, qui nous coûtent chers, puisqu’on se retrouve à 8-12 à la mi-temps. Après, on essaie de revenir en faisant du jeu mais on se fait prendre en contre deux fois. » L’ancien troisième ligne palois souligne la densité et la puissance de Tarbes. « Sincèrement, on a manqué de densité physique, face à ce premier rideau qui était relativement bien en place du côté des Tarbais. C’était beaucoup plus dense que nous et on s’est fait arracher cinq, six, ballons sur les impacts. Ce qui ne nous à pas permis de franchir et de conserver la possession de la balle. Derrière, on s’est fait punir sur un essai de contre attaque. On a manqué de densité physique et c’était plutôt difficile. »

Pierre Constant : C’est un autre niveau que nous

Le troisième ligne d’Oloron est resté auprès de son demi-de-mêlée, qui était allongé sur une civière, jusqu’à l’arrivée des pompiers. A priori, Maxime Paillot ne souffrait que d’un ko, suivi de vomissements, d’où son hospitalisation. Pierre Constant, comme ses coéquipiers, était sonné par l’efficacité et la puissance des Tarbais, qu’il n’attendait pas à ce niveau. « On a fait trop de fautes, on a trop manqué de précision. C’est une équipe structurée, bien en place. On voit que c’est un autre niveau que nous. »

Romain Clouté : Tarbes a fait le match qu’il fallait à l’extérieur

L’arrière, buteur malheureux, souligne : « On fait vingt minutes assez satisfaisantes. Je pense que pendant ces vingt première minutes, on les domine. Que ce soit dans le combat et l’agressivité, on est présent. Après, on a commencé à déjouer, à trop jouer puis Tarbes, c’est une bonne équipe. Défensivement, ils étaient là et ils ont fait le match qu’il fallait à l’extérieur. » Romain Clouté regrette la précipitation de son équipe quand les Tarbais ont pris le score. « Dès qu’ils ont pris de l’avancée dans le match, on a voulu jouer pour revenir au score et avec un temps comme ça, on a pris tous les ballons sur la tête et on a pris deux essais en contre. » Mais il reconnait sportivement la supériorité tarbaise et se projette sur l’avenir. « Tarbes a été meilleur que nous sur ce match et il mérite sa victoire. A nous de faire ce qu’il faut pour se maintenir en allant chercher des points à l’extérieur.

Pierre Sestiaa : On a eu du mal à faire tourner la boutique

Le capitaine béarnais regrette ces vingt premières minutes où son équipe aurait pu faire le trou et faire douter les Tarbais. « On a perdu un peu le fil du match tactiquement, d’abord en perdant des ballons en touche, en étant mis à mal en mêlée. On avait quelques absents, ça s’est ressenti et on l’a payé cash. On a eu du mal à faire tourner la boutique et tout c’est enchaîné. On a pris deux essais sur des contres, sur des ballons tombés et voilà. Quand on n’arrive pas à se procurer les bonnes munitions, au bon moment, après il y a tout qui pèche. D’autant qu’en face, il y avait une bonne équipe de Tarbes. Je pense que s’ils avaient fait tous leurs voyages comme ça, ils auraient plus de victoires. Malheureusement, on est tombé sur une belle équipe qui s’est mise en mode de phases finales. »

 

Un TPR solidaire, pragmatique et réaliste

Les absents ont toujours tort et ceux qui ne sont pas allés à Oloron, après avoir fait tous les déplacements de la saison, doivent être bien marris par l’annulation du bus faute de participants. Un vrai match de rugby, avec de l’engagement, de la solidarité collective mais aussi du pragmatisme, pour s’adapter aux conditions de jeu et à la pression d’Oloron. Un pragmatisme et une envie, qui ont été récompensés par le réalisme de la botte de Berbizier (19 points avec un 7/8 au pied). Pour la première fois de la saison à l’extérieur, les Tarbais ont mis tous les « ingrédients » et ont respecté les consignes données, à l’exception des vingt premières minutes où ils ont pris un essai sur interception et un but de pénalité. Un minimum, car durant la même période Clouté a manqué une pénalité, une transformation et un drop, largement dans ses cordes. Mais dès qu’ils ont appliqué le jeu défini aux entraînements, les pénalités se sont inversées et les occasions d’essais se sont présentées. Enfin, les Tarbais se sont montrés solidaires et solides en défense devant les assauts répétés des Oloronais qui ont multiplié les pénaltouches, au lieu de tenter les pénalités pour réduire le score. Depuis l’arrivée de Jean-Charles Laran, l’équipe joue, à l’unisson, une même partition alors que jusqu’à présent, l’équipe était coupée en deux sur le terrain. Preuve que les deux entraîneurs ne parlaient pas le même langage. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui où Yannick Vignette et Jean-Charles Laran, sont sur la même longueur d’onde rugbystique. Les deux entraîneurs partagent les mêmes valeurs et la même vision du rugby ou le collectif et la solidarité sont essentiels. 

Lionel Terré : J’ai trouvé tout le monde impliqué

Le Président tarbais est de tous les déplacements de la saison mais contrairement à Tyrosse, il pouvait être satisfait à la fois du résultat, mais aussi de la prestation de son équipe. « Les joueurs ont été intelligents tout le long du match. Les vingt premières minutes, ils ont supporté la pression puis quand il a fallu marquer, on a marqué. Et dans les dernières vingt minutes, quand il a fallu défendre la ligne, tous ont défendu la ligne. J’ai trouvé tout le monde impliqué et on a retrouvé les prémices de Valence d’Agen. C’est bien sur le contenu, tout le monde s’est impliqué, face à un club où les valeurs de résistance sont reconnues. » Mais le Président, qui se rappelle n’avoir jamais gagné à Saint Pée, reconnaît sportivement. « Après, on a eu beaucoup de réussite aussi, avec un buteur inexpérimenté mais régulier (Berbizier), qui ne manque qu’une pénalité. Et quand on rentre les points au pied, tout est toujours plus facile. »

William Pees : On a su mettre ce qu’il fallait pour les faire craquer

Ce n’est certainement pas facile, de jouer un match dont son père, le Président du Groupe Euralis, donne le coup d’envoi. « J’avais peur qu’il glisse » plaisante le néo ouvreur tarbais. Car, comme la plupart des parents, la famille Pees suit régulièrement leur fils. « Ils m’ont presque tout le temps suivi et je n’avais pas de pression particulière, à part celle de jouer en dix. » Une prestation à l’ouverture louée par Yannick Vignette, Jean-Charles Laran et le Président Terré, qui sont d’anciens joueurs qui savent de quoi, ils parlent. Mais pour l’arrière de formation, l’important, c’est d’être bénéfique pour l’équipe. « C’est pour moi, le plus important. J’ai confiance en moi mais j’ai encore un peu de déchets et je vais essayer de réguler un peu tout ça. » Rien d’illogique car ce n’est pas en quelques entraînements qu’on assimile toutes les spécificités du poste. « Je n’ai pas d’appréhension personnelle, j’ai besoin de rassurer l’équipe. » Et dans un match difficile à l’extérieur, la puissance de la botte de William Pees a fait avancer et respirer l’équipe dans les moments chauds. Les Tarbais ont su se rendre le match facile face à une équipe égale à sa réputation. « On a su mettre, collectivement, ce qu’il fallait pour les faire craquer physiquement. C’est surtout collectivement en défense qu’on a su, cette fois, s’imposer à l’extérieur. D’habitude, ce qui nous manque, c’est cette agressivité en défense. C’est sur ça que les équipes se construisent et à Oloron, c’est ce qu’on a fait. »

Mathieu Bonnot : Tous les mecs ont été très investis

Le talonneur s’est payé un bel essai en bout d’aile sur un petit côté après plusieurs temps et renversements de jeu. Un essai que le talonneur tient à dédier à son demi-de-mêlée qui lui a fait la passe décisive dans le bon tempo. « Le retour de Loustaunau nous fait du bien parce qu’il anime bien autour des rucks. Il voit le coup qui est très bon à jouer et cet essai nous a vraiment éclairé la partie. » Mais au-delà de cet essai libérateur, juste avant l’heure de jeu, Mathieu Bonnot souligne l’état d’esprit de l’équipe. « On a eu de la solidarité. On a pris un essai très rapidement mais on ne s’est pas désuni. On a réussi à revenir dans la partie. Tous les mecs ont été très investis. Heureusement, car on est tombé sur une équipe qui ne voulait rien lâcher à domicile. On a essayé de faire le maximum, on a mis de l’intensité dans le combat et c’est la solidarité qui ressort vraiment de ce match. » 

Alexandre Loustaunau : C’est cette solidarité qui nous permet de gagner

A moitié basque et à moitié béarnais, le demi-de-mêlée connaît mieux que quiconque la valeur d’une victoire à Saint Pée. « J’ai joué trois fois ici avec Mauléon et je n’y ai jamais gagné. » Avec Yannick Vignette, qui a failli mourir sur la pelouse de Saint-Pée sur un gros placage (langue avalée), les Tarbais étaient avertis. Pas beaucoup d’anciens, à l’image de Jean-Charles Laran, ne peuvent se vanter d’y avoir gagné. « Moi je le savais mais tous les joueurs étaient avertis. En plus, avec ce temps pourri, c’était encore plus compliqué. Il n’y a pas eu de grandes envolées mais on a bien tenu le ballon et en défense, on ne s’est pas sorti. On a tous été solidaires et c’est cette solidarité qui nous permet de gagner ce match. » Une solidarité qui faisait défaut en déplacement depuis le début de la saison et dont le point d’orgue a été Nafarroa. « Avec tout ce qui s’est passé d’extra sportif autour du club, on s’est resserré entre nous. Le week-end dernier contre Valence, on fait un bon match qu’on gagne en étant solidaire. A Oloron, on gagne aussi en étant très solidaires et c’est très positif. »

Jonathan Bréthous : Les gros ont fait un gros job

On le sait, le centre tarbais ne rechigne jamais au combat et ce n’est pas pour lui déplaire par rapport aux précédentes sorties. « Que ce soit les avants ou les trois-quarts tout le monde a été très solidaire. C’est ce qu’il faut retenir et c’est sur quoi, il faut calquer nos matchs, et notamment à l’extérieur, jusqu’à la fin de la saison. » La parfaite illustration est l’essai de Rubio, parti d’un ballon récupéré par la défense, poussé au pied, repris au rebond par Bréthous qui cadre l’arrière Clouté pour son ailier qui n’a plus qu’à filer entre les poteaux. « La réelle satisfaction, c’est qu’on a fait un match, tous ensemble, à l’extérieur. On avait déjà gagné à Tyrosse mais c’était sur un score très, trè,s serré, où on avait bénéficié de la mauvaise réussite du buteur. Là non, on se le gagne tout seul. On a mis beaucoup de pression collective en défense, on a su récupérer des ballons. Les gros ont fait un gros job, en mêlée, ils ont su contrer deux ou trois ballons portés dangereux. Félicitations, à eux, ils nous ont bien aidés et nous on essaye de faire de notre mieux derrière. » Une réflexion qui prouve bien qu’il y avait un antagonisme entre les avants et les trois-quarts et que l’équipe était coupée en deux. Une union qui débouche sur un succès à l’extérieur qui fait beaucoup de bien. « Je suis très content qu’on ait gagné à Oloron, ça fait du bien… »

Jean-Charles Laran : Les avants ont fait un énorme match

Jean-Charles Laran est un homme heureux et quand Yannick Vignette glisse en passant, « c’est Monsieur 100% », les deux hommes rigolent. « Pour l’instant, pourvu que ça dure, », souffle l’entraîneur des trois-quarts, avant de redevenir sérieux et d’analyser le match. « On s’est un peu compliqué la tâche en première mi-temps, parce qu’on a voulu jouer des ballons qu’il ne fallait pas jouer. En plus, c’était un match à l’extérieur avec des conditions climatiques, pas évidentes. On a respecté un peu plus les schémas en deuxième mi-temps. On a bien occupé le terrain avec le pied, on a surtout bien défendu. Je tire un grand coup de chapeau aux avants qui ont fait un énorme match en nous mettant toujours dans l’avancée, car c’est beaucoup plus simple de jouer ensuite derrière. »

Pees a été précieux au pied et énorme en défense

C’est aussi valable pour un demi d’ouverture à qui le technicien tarbais rend un hommage appuyé. « Il a été précieux, non seulement dans le jeu au pied, à la fin mais c’est surtout défensivement que j’aimerai voir sa stat de placages qui est énorme. En tant que premier défenseur, il a fait tomber de suite. Il est à créditer d’un très bon match au plan défensif mais aussi sur le plan offensif même si les conditions étaient difficiles. » Mais déjà sa tête était à l’échéance suivante. « On est vraiment très satisfait de prendre cette victoire à l’extérieur et le week-end de repos qui vont nous permettre de travailler sereinement et avec beaucoup plus de conviction le match contre Lannemezan. » 

Mickaël Lacroix : On a fait un très bon match à l’extérieur

L’ex-seconde ligne gersois a retrouvé à Saint Pée le parfum qu’il connaissait avec Auch lors des déplacements où le combat était érigé en vertu. « Contrairement aux autres matchs à l’extérieur, c’est la première fois où on a respecté, à la lettre, tout ce qu’on avait mis en place durant toute la semaine. Mis à part les cinq premières minutes et l’essai qu’on prend. Je suis content car le travail est récompensé. On va s’en servir pour avancer et pour préparer le match de Lannemezan, qui va être un très gros match. Il faut s’appuyer sur nos deux derniers matchs qui, pour moi, sont aboutis. Le score contre Valence était un peu serré parce qu’on prend un essai à la fin, mais dans le contenu, c’était plutôt bien. Là, on a fait un très bon match à l’extérieur. On a respecté ce qu’on voulait faire et j’en félicite mes coéquipiers. »

David Bonnecarrère : Quand on suit les consignes, on gagne

Le troisième ligne tarbais qui sait ce que veut dire mouiller un maillot, ne pouvait être que satisfait de la prestation tarbaise. « Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas fait un match comme ça, dans la solidarité et dans le combat. On s’est dit des choses dans les vestiaires, c’est bien, mais pour une foi,s on l’a fait sur le terrain. On voit que quand on met notre jeu en place et qu’on suit les consignes, on gagne. Il va falloir continuer à faire pareil pour que ça passe, comme à Oloron. » D’autant que les Tarbais étaient attendus et que cette victoire va servir pour les prochaines échéances. « C’était un match très engagé face à une équipe dont c’est la marque de fabrique, avec un gros pack et de bonnes lignes arrière. On a bien tenu, on a mis tous les ingrédients qu’il fallait. C’est bien, on s’est mis en confiance pour recevoir Lannemezan, dans un gros derby à la maison. »

James Percival : Le plaisir, à l’extérieur, c’est de gagner

Après Nafarroa, l’Anglais a découvert le charme de la France profonde en plein cœur du Béarn. Ici, comme au Pays Basque, les valeurs du rugby ne sont pas galvaudées et ce n’est pas pour déplaire au seconde ligne qui apprécie le combat. « Le temps était comme en Angleterre », s’amuse Percival. « Oloron avait l’ambition de nous battre et on ne joue pas, avec ce temps et à l’extérieur, pour faire du spectacle. Le but, à l’extérieur, c’est de gagner le match. Il faut respecter les systèmes, il faut rester dans le cadre, jouer dans leurs cinquante mètres, pour provoquer des pénalités. C’est ce qu’on a fait cette fois, même si on a encore manqué d’un peu de discipline. Jouer à l’extérieur, c’est facile, c’est une culture. On ne vient pas pour faire du spectacle. Il faut respecter les fondamentaux, jouer simple et mettre la pression. Le plaisir, à l’extérieur, c’est de gagner. Je suis content parce que les mecs ont appris et qu’on a avancé. Contre Valence d’Agen, on a progressé partout, dans les mauls, en mêlées. Il faut respecter en match, ce qu’on fait aux entraînements et c’est ce que l’on a fait à Oloron. »

Alexis Armary : C’est le collectif qui nous a sauvés

Le troisième ligne est bien sûr satisfait de la victoire et du contenu du match. « Depuis le début de la saison, on a du mal à l’extérieur. On n’a gagné qu’une fois à Tyrosse et il fallait venir gagner à Oloron, parce qu’on a besoin de points pour la qualif. Malheureusement, on est obligé de regarder derrière parce que ça revient et il fallait gagner à tous prix. On l’a fait contre Oloron qui était meurtri par sa défaite à Tyrosse. » Alexis Armary insiste lui aussi sur le collectif et la solidarité défensive. « On a vraiment mis l’accent, cette semaine, sur la défense collective et on l’a vu sur le terrain. On a été patient, on n’a pas joué chez nous, on a occupé au pied. Sur un terrain gras et avec un temps pluvieux, c’est ce qu’il fallait faire, sans chercher l’exploit individuel. On a bien insisté sur le collectif et c’est le collectif qui nous a sauvés.

Mathieu Berbizier : On a su faire le match presque parfait à l’extérieur

L’arrière tarbais, avec treize coups de pieds réussis en deux matchs sur quinze de tentés, est à 87 % de réussite sur l’ensemble des deux matchs. Si à Trélut le buteur était dans son jardin à Saint Pée le public a tenté de le faire douter en le huant et en hurlant : « Tu vas la louper, tu vas la louper ! » Ce qui n’a pas empêché le jeune buteur de réussir un quatre sur quatre. Après un échec à son cinquième tir, Mathieu Berbizier a réussi un trois sur trois en suivant, dont une transformation en bord de touche. Le buteur est aussi décontracté en interview que sur un terrain. « J’ai toujours plus ou moins buté. Après, ça me sourit en ce moment, tant mieux pour l’équipe. C’était un match compliqué, surtout avec les conditions climatiques, mais on a su faire le match presque parfait à l’extérieur. On a occupé beaucoup, on a joué chez eux et ça nous a souri. »

Yannick Vignette : je suis fier de l’investissement et de l’état d’esprit

L’entraîneur tarbais attendait cette victoire depuis longtemps et celle là, sur ses terres béarnaises, lui tenait particulièrement à cœur. « Je suis content parce qu’on s’est filé en équipe, notamment défensivement. Je trouve, qu’au-delà de la conquête, c’est la défense qui nous fait gagner. On a eu une défense hyper solidaire et on a travaillé ensemble toute la partie. Au début, on a multiplié les fautes, on a pris un essai sur interception mais on ne s’est pas désuni. On est resté vraiment cohérent, on est resté ensemble, on est resté solidaire en défense. » Une défense avec, en premier dynamiteur, l’ouvreur, que Yannick Vignette, comme Jean-Charles Laran, met en exergue. « Avec un énorme William Pees, dans sa zone, qui a mis beaucoup, beaucoup, de placages offensifs. Oloron n’a jamais trouvé la brèche, tout le monde a défendu. Oloron a perdu beaucoup de ballons sur notre ligne défensive. On a pu placer des contres assassins qui ont fait basculer le match. Finalement le match, se joue un peu là et c’est ça que j’ai envie de relever. Ce qui me plait, c’est ce qu’on a fait pendant quatre vingt minutes où on est resté ensemble, où on est resté soudé. Je veux féliciter l’équipe, je suis fier des joueurs, je suis fier de leur investissement et je suis fier de leur état d’esprit. »

Jean-Jacques Lasserre