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TPR : explications de textes

samedi 23 février 2019 par Rédaction

Grosse colère présidentielle

La conférence de presse du TPR de ce vendredi après-midi était prévue depuis mercredi et avait pour objet d’expliquer la mise à l’écart de Mickaël Etcheverria. Sauf que la lecture le matin même d’un article de la presse quotidienne locale a déclenché la colère du Président Terré. Celui-ci a démenti avec virulence des allégations qu’il estime mensongères qu’il qualifie « de saloperies et de conneries ». « Jusqu’à présent j’ai toujours été très clair avec la presse. Je n’ai jamais caché quoi que ce soit mais quand je vois l’article d’aujourd’hui, je ne comprends pas. Je ne comprends pas que l’article soit mieux informé que moi sur des choses qui sont dites à une réunion où je suis. Il y a des choses qui sortent et je ne vois pas d’où elles peuvent sortir ? Tu dois avoir des sources particulières », ajoute le Président un brin ironique.

Précisions sur la réunion

Le Président qui récuse vivement qu’un joueur soit sur la sellette selon l’article, évoque cette fameuse réunion de lundi matin à 8h30 avec les joueurs en l’absence des deux entraîneurs mais en présence de quatre membres du Conseil d’Administration. Après avoir parlé aux joueurs, il les a laissés seuls une demi-heure pour discuter entre eux librement. « Il m’ont fait remonter les choses qui ne leur convenait pas. Ils ont mis le doigt là où ça ne marchait pas. Ils m’ont dit effectivement que les deux entraîneurs ne s’entendent pas et qu’il y a des divergences. » Des divergences qui ont rejailli sur le comportement du groupe « Du coup des joueurs s’engouffraient dans la brèche » confie le Président. « Maintenant, ils ne le pourront plus. » Vu la fin de la saison, avec deux derbys difficiles et huit points de pénalité, le club est sportivement en danger. Le Président a donc dû trancher dans le vif avant que la situation empire. Entre un entraîneur, dont le contrat n’avait pas été renouvelé et un qui portait le projet sportif du club, la question ne se posait même pas. Et le Président ne comprend pas qu’on cherche la polémique là où il ne devrait pas y en avoir. « Pour nous, c’est très clair, c’est Yannick Vignette qui est le maître d’oeuvre du projet qui a été validé par le Conseil d’Administration. »

Le Président refuse de passer pour un salaud

Le Président a confirmé, comme nous l’avons dit, qu’il avait reçu il y a un mois Mikaël Etcheverria pour lui proposer un poste au club. « Il ne vous l’a pas dit ? » interroge le Président qui n’a pas apprécié la fin de l’article incriminé. « Me faire passer pour un salaud qui vire un mec qui est depuis onze ans au club, ça va ! Non, le mec est sous contrat depuis onze ans ! Il y a une légère nuance. » A plusieurs reprises, Lionel Terré a affirmé qu’il n’y avait rien de personnel avec Mickaël Etcheverria. Et de préciser que l’ex-entraîneur, outre son salaire, conservera sa voiture de fonction jusqu’à la fin de son contrat. Un Président ulcéré, comme son prédécesseur, par le traitement médiatique négatif d’un organe de presse qui « appuie sur la merde et ne dit pas la vérité ». Lionel Terré durcit le ton : « Je transpire sang et eau pour redresser le club. Ce n’est pas pour être trahi comme ça et me faire chier dessus comme ça ! » Philippe Lacave, un des fidèles partenaires de la première heure et qui était présent lors de la réunion avec les joueurs, confirme que les propos rapportés sont inexacts. Lionel Terré précise que les joueurs ont souhaité s’entraîner avec opposition. Ils ont été entendus et deux entraînements communs, avec les Espoirs en opposition, auront lieu le soir de 18h30 à 20h30. Une manière aussi pour les Espoirs de se frotter aux Pros et de progresser à leur contact..

Une mission bénévole d’intérim

Une fois ces mises au point faites le Président explique les conditions de la venue de Jean-Charles Laran. Un pur produit tarbais, ancien joueur de haut niveau (international B) qui a fait toute sa carrière au Stadoceste Tarbais. Fonctionnaire au Services des Sports de la Ville de Tarbes, il est Directeur du Centre de Formation du TPR. Jean-Charles Laran a accepté de rendre bénévolement service au club de son coeur, preuve que les valeurs existent toujours au rugby. « Je remercie aussi la Mairie qui fait tout pour nous aider. Quand je dis tout, c’est tout » a tenu à préciser Lionel Terré. Car sans l’accord de Gérard Trémège, Jean-Charles Laran ne pourrait pas aider le club. Le Président a tenu à démentir d’autres « fake news. » « Il n’y a pas eu de mec présenté par Yannick Vignette, pour que je change Micka à l’inter saison. C’est de la science fiction ! Les sources ne sont pas bonnes... » Le Président a clairement précisé que la mission d’entraîneur de Jean-Charles s’arrêterait à la fin de la saison. « Un, lui ne le veut pas parce qu’il est attaché à son poste à la Mairie, deux parce que je veux bâtir une grosse équipe Espoirs qui doit être le vivier de la première. C’est Jean-Charles qui fera la liaison entre l’équipe Espoirs et l’équipe première. Le monde pro ne peut plus vivre hors-sol. Il faut absolument travailler avec l’Asso »

 Tout le monde ne tirait pas dans le même sens

Le Président a renouvelé sa confiance aux joueurs, car si les résultats ne sont pas bons, c’est aussi dû aux nombreuses absences sur blessures ou suspensions, qui ont décimé un groupe limité en nombre. La blessure d’Antoine Frisch a été l’arbre qui cachait la forêt chez les trois-quarts en début de saison. « J’ai confiance en mes joueurs. Il faut emmener de la sérénité et de la fraîcheur et Jean-Charles est la meilleure personne pour gérer ça. Et je suis convaincu de l’entente de Jean-Charles et de Yannick. » Le Président rappelle que l’an dernier, « il y avait le bordel » et que Yannick Vignette avait été appelé comme sauveur avec un groupe plus performant que celui de cette saison. Il rappelle aussi que c’est Yannick Vignette qui a recruté Bonnot, Camy, Escur, Vial, Méron, Masson et Frisch, qui font l’unanimité. Lionel Terré, qui fut joueur et entraîneur, confirme que les consignes ne sont pas respectées, preuve que quelque chose n’allait pas. « Je suis à tous les matchs et à tous les entraînements et je vois très bien les consignes qui sont faites et le sérieux qui est apporté. Vous, vous avez des sources mais vous n’êtes pas au milieu d’eux. Moi, j’y suis. » Le Président revient sur Nafarroa, qui a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase. « A Nafarroa, quand je vois qu’il y a des consignes clairement écrites et définies et que les mecs ne les respectent pas, je me pose des questions. Et je me dis là, il y a un problème, tout le monde ne tire pas dans le même sens. »

Un putsch solitaire

Lionel Terré confirme qu’un joueur se présentant comme le porte parole d’un groupe de huit joueurs lui a demandé un rendez-vous avant la réunion. Le joueur en question, dont nous tairons le nom, s’est présenté seul au rendez-vous. « Un putsch solitaire » ironise Lionel Terré. » Lors de la réunion, j’ai posé la question devant les joueurs » confie le Président. « La grande majorité des joueurs ont demandé : C’est quoi cette connerie ? Les joueurs n’étaient pas au courant... » C’est ce joueur qui est annoncé « sur la sellette » sur de simples hypothèses ou des inquiétudes, dans l’article incriminé. Car il est vrai, que ses performances individuelles ne sont pas au niveau de sa réputation et qu’il ne faisait pas partie des joueurs prioritaires.

Pourquoi aller chercher ailleurs

Mais comme tous ceux qui n’ont pas encore été reçus en entretien, le joueur en question a jusqu’à la fin de la saison pour convaincre qu’il est indispensable. « Je leur ai dit » confie le Président  : « Si vous êtes tous bons, je ne vais pas me faire chier à recruter à l’extérieur des mecs que j’ai en interne. Je ne suis pas un mec compliqué. Si j’ai de la qualité en interne, pourquoi je vais aller chercher ailleurs ? » Concernant la titularisation future du joueur en question Lionel Terré affirme que son rôle n’est pas de faire les compositions d’équipes mais avertit : « Si on me dit qu’un mec pourrit les vestiaires, là c’est mon rôle d’intervenir. »

Garder les jeunes et le public

Le Président confirme son projet de montée en puissance du club, avec qualification en Jean Prat l’année prochaine 2019-2020 avec un budget de l’ordre de 1,7 M€ et une montée en puissance progressive à 2 MF pour jouer la montée en Pro D2 en 2022-2023. Comme annoncé, le club continue sa politique de recrutement interne chez les Espoirs. « On ne veut plus que nos jeunes, qui ont du potentiel, partent d’ici et enrichissent les clubs d’à côté. » Des joueurs qui n’avaient pas le niveau pour jouer en Pro D2 mais qui ont largement leur place en Fédérale 1. « Les quinze mecs qui nous manquent, ils sont partis ailleurs. » Les recettes sont importantes et Lionel Terré lance un appel aux supporters pour qu’ils viennent nombreux lors des trois prochains matchs à domicile. A commencer par la semaine prochaine pour la venue de Valence d’Agen. « On a besoin d’avoir du monde à Trélut. Ce n’est pas le moment que les supporters nous lâchent. » D’autant que cette rencontre sera sportivement primordiale pour la suite de la saison. « Les recettes, on peut les avoir, le sponsor qatari, on ne l’aura pas ! Le problème, c’est que je ne suis pas milliardaire. A part que les milliardaires, ils s’usent… » Recruter à niveau inférieur n’est pas évident, car la plupart des bons joueurs ont un emploi pour eux et pour leurs femmes. Un savoir faire qu’a perdu Tarbes, trop longtemps coupé du monde amateur et du relationnel pour trouver des emplois. Des embauches sur Tarbes, qui bénéficient à des joueurs qui jouent dans des clubs concurrents.

Priorité aux joueurs performants

La priorité est de conserver les trois piliers, les deux talonneurs, les Bigourdans et les Espoirs qui alignent les feuilles de matchs depuis le début de la saison. Conscient que le groupe est trop restreint mais qu’il est contraint par la masse salariale, Lionel Terré veut partir sur un groupe de vingt joueurs pros, consolidé par une quinzaine de joueurs pluri-actifs. Soit un effectif de 35 joueurs qui permettra au TPR de rivaliser avec les équipes non-professionnelles. L’équation est simple, les nouveaux repreneurs ne veulent prendre aucun risque et le recrutement sera effectué sur la base du budget et non sur un budget qui doit s’adapter au recrutement, comme par le passé. C’est pour cela que les dirigeants voulaient s’appuyer sur les joueurs qui étaient en place et qui donnaient satisfaction. Le Président précise : « J’ai tout le temps dit que je voulais signer un tiers de l’effectif en novembre, un deuxième tiers au mois de mars et le dernier tiers à la fin de la saison. Tout ça pour sécuriser les joueurs valeureux et courageux. » Des recrutements retardés par la menace d’une relégation en Fédérale 3 mais qui ont repris. Le Président a précisé lundi aux joueurs que seuls ceux qui joueraient le jeu et qui s’investiraient sur le terrain seraient conservés. « Votre emploi ne se justifie que par vos performances, comme tout salarié. Si vous n’êtes pas performants, vous ne méritez pas un contrat. » Lionel Terré a trouvé des joueurs concernés qui sont tous venus alors qu’ils étaient en congés.

Objectif quatre sur cinq

Lionel Terré leur a fixé l’objectif de gagner les trois matchs à domicile (Valence d’Agen, Lannemezan et Anglet) et un sur deux, au minimum, à l’extérieur (Oloron, Bagnères), afin de se qualifier en Du Manoir. Le Président est persuadé que ses joueurs sont capables de se qualifier malgré les huit points de pénalité. « Si je n’ai pas des joueurs pro capables de se transcender pour aller chercher quelque chose, qu’ils changent de sport. Soit on est compétiteur soit on ne l’est pas. »

Parti pour rester

Lionel Terré confirme cependant qu’il sera là pendant au moins trois ans, quels que soient les résultats. Même si le club devait être relégué sportivement, ce qu’il ne peut envisager, il s’est engagé à rester pour ramener le Stado en Fédérale 1 et poursuivre le projet de reconstruction.

Brèves du TPR

Fin de saison pour Théo Ramon (ligaments croisés du genou) qui sera chargé de la vidéo afin de rester dans le groupe.

Camy et Paulet ont signé ce vendredi un pré-contrat Pro et les autres joueurs pressentis ont jusqu’au 31 mars pour donner leurs réponses. Yohan Paulet qui est au TPR depuis l’Ecole de Rugby est heureux. « C’est un objectif que j’ai depuis longtemps et c’est un rêve qui se réalise. Le faire avec Tarbes a une saveur particulière parce que je suis très attaché à ce club. »

Armary et Claverie aptes à jouer

Armary, sorti par l’arbitre avec un carton bleu préventif de commotion et Claverie, sorti sur un choc dans le dos, ont reçu le feu vert du corps médical pour reprendre l’entraînement dès lundi. L’ouvreur a vécu la peur de sa vie, car dans un premier temps, il ne pouvait plus bouger les membres. Après quelques minutes, il a pu les bouger mais il ressentait des fourmillements.

Jean-Jacques Lasserre