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Retour sur Marmande-Tarbes

mardi 5 février 2019 par Rédaction

Les Tarbais ne peuvent s’en prendre qu’à eux mêmes

Un match plus facile à gagner qu’à perdre, vu le nombre d’occasions laissées en route par les Tarbais. Rien qu’au pied, Tarbes aurait dû l’emporter 26-32, avec 11 points manqués contre 3 à Marmande. Sans même parler de deux grosses occasions d’essais gâchées par une dernière mauvaise passe, Tarbes aurait dû ramener les 4 points de la victoire et conforter sa troisième place. Une troisième place importante dans l’optique du Du Manoir où le meilleur troisième rencontre le sixième le moins bien classé de l’ensemble des Poules. Pour une fois, les Tarbais ne peuvent pas s’en prendre à l’arbitrage même si Monsieur Celaya, s’est laissé abuser par le vice de la mêlée marmandaise. On peut toutefois regretter qu’il n’ait pas sifflé un ’’étranglement’’ sur l’arrachement du ballon qui a amené le deuxième essai marmandais. On peut regretter aussi, que sur le maul TGV du TPR qui filait derrière la ligne, il n’est pas sorti un carton. Car après avoir progressé de vingt mètres, ce superbe ballon porté a été écroulé à cinq mètres. L’arbitre n’a accordé qu’une simple pénalité, celle de la gagne, mais Claverie l’a manquée. M. Celaya a aussi refusé, sous les huées et les insultes, un essai à Marmande, pour un hors-jeu au départ du coup de pied à suivre. Copieusement sifflé à chaque fois qu’il s’approchait des lignes de touche, l’arbitre s’est refusé d’influer sur la fin du match en n’accordant pas la pénalité que Marmande attendait. Il a résisté à la pression du public qui hurlait « hors-jeu, hors-jeu », à chaque pick and go de son équipe. Il a même pris la responsabilité d’accorder, au contraire, la pénalité à Tarbes, sous les hurlements du stade. Ce n’est pas de sa faute si les Tarbais ont trouvé une pénaltouche de dix mètres à peine. Sur le ballon porté les Tarbais ont progressé de plusieurs mètres et ils auraient certainement été derrière la ligne, si la pénaltouche avait été trouvée plus loin. Certes l’arbitre n’a pas sifflé les tentatives d’écroulement en position de hors-jeu, mais ce n’est pas lui qui a pris la décision d’écarter le ballon au lieu de continuer en ballon porté…

Réactions d’après match

Du côté marmandais

Honneur sauvé et maintien en vue

Explosion de joie à l’issue du match et rires dans les vestiaires pour une victoire qui n’a tenu qu’à un fil comme le reconnaissaient sportivement les acteurs du match. Au delà de la victoire, arrachée avec ses tripes contre une équipe ’’pro’’. Au delà d’une revanche ruminée longtemps. Au delà du sentiment d’avoir lavé son honneur après la ’’dérouillée’’ du match Aller, c’est la satisfaction d’avoir fait un pas décisif vers le maintien qui ressortait.

Julien Bouic : On revient de très, très loin

L’entraîneur marmandais est à la fois soulagé du résultat et satisfait du comportement de ses joueurs, si on en juge par sa moue. « On a vu une belle équipe de Marmande qui avait des valeurs aujourd’hui. Même si je pense, qu’à la mi-temps, le match pouvait être plié pour Tarbes. Voilà, il faut être honnête, ils ont laissé beaucoup de points et de ballons en route. On n’est pas très bien entré dans le match. On a eu une semaine difficile où on n’avait pas de terrains pour s’entraîner. On n’a pas de terrains synthétiques et c’était compliqué de s’entraîner dans des salles. On savait qu’on allait manquer de rythme et on l’a vu sur les cassures en première mi-temps. » L’ex-pilier reconnaît sportivement avoir frisé la correctionnelle. « C’est vrai, on revient de loin, on l’a dit à la mi-temps. On revient de très, très loin, même encore sur la deuxième mi-temps. On leur fait un cadeau sur une passe interceptée où ils marquent un essai à zéro passe. Je pense qu’on domine globalement, la seconde mi-temps. On est bien, même si on prend deux portés qui ont failli nous coûter cher. » Dans un match qualifié de « Prestige » suivi d’un repas à 40 €, Marmande a offert une belle prestation à ses supporters et à ses partenaires. « Nos joueurs se sont investis, c’est ce que l’on attendait. On leur avait dit : le rugby, on verra après. C’était avant tout le combat face à une grosse équipe de Tarbes. Je pense qu’on vient d’écrire une page du club. On revient en Fédérale 1, on gagne Tarbes, que j’aime et que je respecte. C’est super pour nous et on a encore une belle soirée à venir. On savait qu’on avait le niveau. Quand on est allé à Tarbes, on était loin de tout ça. Aujourd’hui, l’équipe a grandi. On travaille dur et on se satisfait des quatre points pris pour le maintien. »

Thomas Sylvestre : On a bien maîtrisé face à une grosse équipe

Le demi-de-mêlée confirme les propos de son entraîneur : « C’était un gros match dans l’intensité. Ce qui nous fait du bien, c’est qu’à la mi-temps, on ne tourne qu’avec 4 points de retard. Dans les vestiaires, on s’est dit que tout restait à faire sur la seconde mi-temps. On a su utiliser le vent, pour aller jouer chez eux et marquer sur nos temps forts. On a plutôt bien maîtrisé face à une grosse équipe de la Poule. Le travail qui a été fait dans la semaine a été validé et ça c’est le point positif à retenir. »

Arsène N’Nomo : Heureusement qu’on gagne à la fin

Le gaucher a usé de toute son expérience pour contenir la poussée du pack tarbais, abusant même l’arbitrage, en utilisant toutes les ficelles du poste. Car à 38 ans, l’ex-pilier agenais a beaucoup de métier et il en a abusé. « On a eu une première mi-temps compliquée, on fait des fautes, on ne concrétise pas, mais après, on revient bien en seconde période. On joue simple, on va chez eux avec le vent. Notre seconde période est plutôt bien réussie. » Le pilier met aussi l’accent sur l’équipe tarbaise. « C’est une belle équipe qui nous a fait peur en première mi-temps. Ils ont bien tenu le ballon, ils nous ont mis à la faute. » Lui aussi est soulagé du résultat. « Heureusement qu’on le gagne à la fin. Bravo aux mecs, c’était compliqué mais la victoire est au bout. »

Nicolas Sisombath : On a marqué quand il fallait

L’ex-tarbais est heureux d’avoir pu montrer un autre visage de Marmande. « On se devait de laver l’affront du match Aller où on avait pris plus de 40 points chez eux. Là, vu les intempéries, on n’a pas pu jouer le match de Bagnères et on craignait de manquer un peu de rythme et de repères. Mais au final , on gagne et ça nous fait du bien. » Le talonneur a dû mal à comprendre comment les Tarbais ont pu vendanger autant de points. « C’est vrai qu’en première mi-temps, ils ont pas mal d’occasions de marquer. Après, je ne sais pas si c’est le froid, qui fait qu’ils n’attrapent pas les ballons ou pas. Tant mieux pour nous. Au final, on a marqué les occasions quand il fallait. On a réussit à reprendre le score en les mettant à la faute et petit à petit, on est passé devant. »

Du côté tarbais

Frustration et occasions perdues

C’est bien sûr la frustration d’avoir perdu un match qui s’offrait et de laisser s’échapper trop facilement 4 points, qui domine. Car ce match, même si Marmande n’a rien lâché et a répondu présent dans le combat, c’est bien Tarbes qui le perd par trop de points perdus au pied ou à la main. Dominateurs devant, les Tarbais ont produit du jeu et ont transpercé à maintes reprises sur des relances ou des attaques en première main, sans pouvoir concrétiser ces temps forts. Encore trop d’impatience, trop de précipitations pour terminer l’action, comme sur l’ultime ballon porté. Des joueurs qui se sont laissés griser par le jeu debout et qui ont perdu trop de ballons après-contacts, alors qu’ils étaient dans l’avancée.

Maxime Escur : Ce n’est pas normal de perdre comme ça

Encore un essai pour le gaucher tarbais qui regrettait les occasions perdues au vue de l’engagement fourni, mais qui défendait son buteur. « Oui, on manque beaucoup de pénalités mais ça peut arriver à tout le monde. L’essentiel, c’est d’avoir fait ce qu’il fallait pour les avoir, même si on aurait dû en récupérer plus sur tout ce qui est phases de conquêtes. Mais on fait deux erreurs de défense qui nous coûtent très chers. » Bien que très déçu, le pilier tarbais trouvait des raisons de positiver. « Je pense qu’on est vraiment en train de grandir. On bosse bien ensemble et je pense que ça s’est vu même si ce n’est pas normal, avec le niveau qu’on doit montrer, de perdre. Ce n’est pas normal, même en les respectant, de ne pas arriver à gagner un match comme ça. » Maxime Escur reconnaît la valeur de l’opposition mais pour lui ce n’est pas une excuse. « C’est costaud, ils marquent deux beaux essais mais on est pro et on doit s’imposer en patron. On doit montrer un autre visage car n’est pas normal de perdre comme ça. »

On commençait à cogiter maintenant, on est rassuré

Le pilier comme toute l’équipe est soulagée de la décision de la FFR. « On va jouer pour le Du Manoir et on va tout faire pour se qualifier malgré les huit. Maintenant, on sait la sanction et on sait qu’on sera en Fédérale 1. On commençait à cogiter dans les têtes mais maintenant qu’on sait, on est rassuré. Maintenant on sait sur quoi on va se focaliser. On va continuer à mettre du sérieux aux entraînements pour continuer à grandir tous ensemble. C’est une équipe toute neuve, il y a eu beaucoup de turnovers, et même si c’est pro, ce n’est pas en un an qu’on reconstruit une équipe. On est en train de se construire et je pense qu’on est de mieux en mieux. On joue de plus en plus , c’est bien mais ce n’est pas normal de perdre des matchs comme ça. »

Mickaël Etcheverria : On n’a jamais autant franchi dans un match

L’entraîneur des trois-quarts ne comprend pas comment l’équipe a pu perdre ce match. « Je crois qu’on n’a jamais autant franchi dans un match mais on ne concrétise pas. Toujours la mauvaise passe, quand on est derrière la défense. C’est vrai qu’on n’a pas concrétisé au pied mais c’est surtout à la main que moi, j’ai des regrets. Sans leur manquer de respect, franchir autant, avec une telle facilité, il devait y avoir vingt points à la mi-temps ! En deuxième mi-temps, on a encore des bons coups, mais il y a toujours cette mauvaise passe ou ce mauvais choix, après qu’on ait franchi. Cela ne nous permet pas de distancer l’adversaire. C’est dommage parce que je pense que c’est un de nos matchs les plus aboutis à l’extérieur de la saison. Les joueurs avaient du gaz, ils avaient de l’envie et ils se sont envoyés. Mais quand on a franchi le premier rideau on n’a pas pu enchaîner pour concrétiser nos actions. » Des pénétrations réussies sur des combinaisons répétées aux entraînements sur les lancements de jeu avec des joueurs qui coupent dans les intervalles. Mais c’est aussi encourageant de voir que le travail aux entraînements est retranscrit en match, même si la finition laisse à désirer. « C’est emmerdant, parce que c’est un de nos matchs les plus aboutis et on ne gagne pas encore. Il faut se servir de ça, parce que je crois qu’on a un peu trouvé le liant, avants trois-quarts, qui manquait. On a su créer des brèches, on marque sur ballon porté et il faut continuer dans ce sens là. »

Yohan Paulet

Lui aussi ne comprend pas comment Tarbes n’a pas gagné avec autant d’occasions. « C’est un match qu’on doit gagner avec toutes les occasions qu’on se crée. C’est dommage de les gâcher. » Mais le centre tarbais préfère s’appuyer sur ce qui a marché. «  On arrive à breaker mais après, on fait des petites fautes de main. Mais, pour moi, c’est de bon augure pour la suite. Cela montre qu’on est capable de jouer, même si ces fautes de mains nous coûtent le match. » Pour Yohan, les choses devraient venir au fil des matchs. « Au niveau du mouvement général, c’est le match où on a joué le plus. C’est la première fois qu’on joue comme ça et on n’est pas habitué. Il y a ces fautes de mains qu’il faut absolument gomme. Sinon ça ne sert à rien, de faire de bons mouvements, en première main, et de ne pas assurer la continuité par des fautes de mains. »

William Pees : On a gâché beaucoup trop d’occasions

C’est lui qui a donné le ton en relançant sur ses premiers ballons captés avec autorité sur les renvois ou sur le jeu d’occupation. Mis en confiance, les autres se sont mis au diapason. Mais l’arrière est partagé. « Je pense qu’on a bien joué. On a breaké plusieurs fois la défense mais on n’a pas réussi à se porter à hauteur et à trouver des solutions. On a fait beaucoup de breaks, on a joué, on a pris du plaisir, mais c’est hyper frustrant parce qu’on a gâché beaucoup trop d’occasions et du coup, on n’a pas le résultat. » Pour William aussi, l’équipe continue à progresser. « Mais on est quand même monté d’un cran dans un match à l’extérieur. Tout est en train de se mettre en place. On progresse petit à petit mais c’est frustrant, pire pour nous, que pour les supporters. Mais on continue de bosser et on avance bien. »

Mickaël Lacroix : Il faut trouver le juste milieu pour être plus pragmatique

Le seconde ligne tarbais, très énervé à la fin du match, avait retrouvé son calme dans les vestiaires. « Je suis déçu parce qu’on a encore perdu à l’extérieur. Le visage de l’équipe est tout autre par rapport à nos autres prestations. Aujourd’hui, on a mis notre rythme, on a fait le jeu mais on donne trop de points facilement. On casse la ligne une quinzaine de fois dans le match mais on n’est pas capable de marquer. On a été très propre en conquête, on a été bon sur les ballons portés, on a été très bon en mêlée où on n’est pas récompensés. » Le capitaine est partagé entre le bon comportement des ses troupes et l’amertume d’un nouvel échec en déplacement. « Je suis très mitigé, parce que je suis très satisfait de l’état d’esprit de l’équipe, mais pas satisfait du tout du résultat. On manque de confiance collectivement mais on a vraiment réussi à jouer, ce que l’on ne faisait pas d’habitude. Maintenant, il faut trouver le juste milieu pour être plus pragmatique. »

Jean-Baptiste Claverie : J’ai laissé trop de points au pied

Malgré ses onze points laissés au pied, le buteur tarbais ne s’est pas dérobé et a livré son analyse. « Je pense qu’on est à 50% d’efficacité dans tous les domaines, ce qui est insuffisant pour gagner à l’extérieur. J’ai laissé trop de points au pied. On casse la ligne plusieurs fois et derrière, on ne trouve pas la solution. On a beaucoup joué mais on n’a pris du plaisir qu’à moitié. C’est une autre défaite à l’extérieur et il va falloir cravacher pour se qualifier avec les huit points de pénalité. »

Mathieu Bonnot : A la fois très frustrant et encourageant

Le talonneur qui a le visage tuméfié comme un boxeur est lui aussi partagé. « On a fait un bon match, dans le contenu sur la conquête. On a fait de bonnes attaques, en première main souvent et sur quelques turnovers. Mais on a eu trop de scories, trop de ballons tombés qui nous pourrissent le match. On breake plusieurs fois la ligne mais on n’arrive pas à finir les coups parce qu’on fait des petites erreurs. » Malgré tout il voit dans cette prestation beaucoup de choses positives. « C’est à la fois très frustrant et encourageant parce qu’on se rend compte qu’on est capable de mieux jouer. Aujourd’hui, si on marque deux essais de plus il n’y a pas scandale. Normalement, on est capable de finir des coups mais là, on n’a pas réussi. Mais cela va venir, on travaille dur, on s’entraîne bien et il n’y a pas de raison que ça ne paye pas. » Mathieu Bonnot et ses coéquipiers sont engagés dans un nouveau challenge ; se qualifier malgré les huit points de pénalité. « C’est bien parce qu’on peut se fixer un nouvel objectif. On sait à quoi s’en tenir et quel objectif on doit atteindre. Du coup, on va se battre, on va faire le maximum pour aller en Du Manoir et ensuite faire le meilleur résultat possible. »

Yannick Vignette : Le match des occasions manquées

Longtemps après, l’entraîneur est toujours dubitatif : « On a eu un nombre énorme d’occasions de marquer. On n’a pas su le faire, notamment en première période, où on a dû avoir sept ou huit franchissements nets. Après, dans la défense, on a été déficient avec toujours un en-avant dans la transformation du jeu. On n’a jamais pu finir les coups. On a fait un bon travail d’ensemble mais il manquait la finition. On n’a pas su concrétiser mais malgré cela on bascule à la mi-temps à 10-14. Après, c’est un peu le même match qu’en première période, à part que Marmande était un peu plus dans le match. L’appui du vent les a bien aidés et nous, on a déjoué, on s’est un peu affolé. On a joué dans notre camp, avec des gestes impossibles. On a continué à faire des fautes de mains. Malgré ça, on a la possibilité de gagner en fin de match, avec une pénalité que l’on ne met pas non plus. »L’entraîneur cherche toutefois à positiver : « C’est vraiment le match des occasions manquées. Mais c’est un match, qui, j’espère, fera progresser les jeunes du groupe. C’est un match sur lequel on peut construire mais c’est quand même frustrant de repartir avec un point d’ici. Car je pense qu’on avait le potentiel rugby pour repartir avec les quatre points. C’est dommage parce qu’il y a des joueurs qui ont fait un gros match. C’est frustrant pour tout le monde. »

Morgan Rubio : Un manque de communication

Comme ses coéquipiers l’ailier était rassuré par la confirmation officielle que Tarbes ne serait pas relégué. « Déjà, on sait que le club sera en Fédérale 1 la saison prochaine. On sait qu’on peut jouer le Du Manoir et on va basculer sur un nouveau challenge. Vu nos résultats à l’extérieur et la belle cadence de Saint-Jean-de-Luz, c’était compliqué de jouer la montée. A l’extérieur, on n’y arrive pas. On breake plusieurs fois la ligne, comme peut-être jamais cette saison et au final, on n’arrive pas à marquer. On lâche les ballons mêmes sur les turnovers et ça annule toutes nos actions positives. » Pour Morgan Rubio, qui lui aussi a franchi nettement, les joueurs se précipitent trop. « Pour moi, c’est un manque de communication. Quand un joueur a le ballon et qu’un autre vient pour aller au soutien, il ne faut pas essayer de faire la passe. On dit garde et on fait un ruck. On est arrivé à multiplier les temps de jeu mais sur les retours, il y avait toujours une faute de mains. »

Lionel Terré : Un manque de jugeote

Le Président suit tous les matchs, même à l’extérieur et son avis d’ancien joueur est pertinent. « Celui-là est différent des autres parce qu’au niveau de l’engagement, il n’y a pas grand chose à redire. Mais c’est le manque de rigueur et de discipline d’une équipe jeune qui croit que ça va sourire facilement. Non, il faut être rigoureux constamment, la moindre erreur se paye aussi à ce niveau là. Sur l’engagement, il n’y a rien à dire, c’est simplement un problème de discipline et de cervelle. Les occasions, il faut savoir les terminer. On franchit plusieurs fois mais on ne marque pas derrière par manque de jugeote ! »

Jean-Jacques Lasserre