Site d’informations en ligne, sur Tarbes et le Grand Tarbes
 Informations Lourdes et Grand Tarbes Informations Lourdes et Pays de Lourdes Informations Bagnères de Bigorre Informations Argelès-Gazost Vallées des Gaves Informations Pays de Lannemezan Information Pays du Val Adour Informations Hautes-Pyrénées   
      
   
     

Les vœux du préfet à la presse : l’occasion de passer en revue divers sujets d’actualité

mercredi 30 janvier 2019 par Rédaction

Brice Blondel a ouvert, mardi matin, sa conférence de presse en rappelant le grand débat national engagé qui doit déboucher sur une synthèse des propositions émanant des territoires. Comme il l’avait dit dans son discours lors de la cérémonie des vœux aux personnalités, il a tracé 3 perspectives pour le département concernant l’année 2019 : les sécurités, la cohésion sociale et la protection des personnes les plus vulnérables, le développement économique et la bataille de l’emploi.

Les gilets jaunes et l’impact économique

Un certain nombre de dispositions préventives ont été mises en place par l’Etat dans ce département pour accompagner les entreprises en difficulté suite au mouvement des gilets jaunes. Le dispositif de chômage partiel pouvait être activé, mais il y a eu peu de demandes. Il semble que l’impact économique at été minime pour le département, par rapport à d’autres départements d’Occitanie.

Les gilets jaunes et les interpellations

Les forces de sécurité sont fortement mobilisées depuis 11 week-ends. En cas de débordements, elles avaient l’ordre de procéder à des interpellations. C’est en zone police qu’il y a eu le plus d’interpellations. On a dénombré 34 interpellations, majoritairement pour violences et dégradations aggravées, provocations à la rébellion, violences et outrages sur des personnes dépositaires de l’autorité publique. Elles ont donné lieu à 11 condamnations à de la prison ferme ou avec sursis, 12 déferrements avec contrôle judiciaire. Il y a eu des mises en examen sous contrôle judiciaire, des mises en examen pour 2 mineurs par le juge des enfants, 5 convocations devant le tribunal correctionnel de Tarbes et 2 libérations après garde à vue. En zone de gendarmerie, les interpellations ont été moindres : 7 pour entrave, outrage et mise en danger de la vie d’autrui qui ont donné lieu à 6 condamnations et une convocation en justice par l’officier de police judiciaire. Sur ces interpellations, une seule personne était extérieure au département. Il n’y a pas eu de blessé grave parmi les forces de l’ordre. Chez les gilets jaunes, il n’a pas été constaté de blessé. Il n’a jamais été fait usage de pistolets LBD.

Importantes dégradations des radars

S’agissant des radars, les dégradations sont importantes. Volontairement, aucune communication n’a été fournie sur le nombre de radars dégradés. Un changement de radar coûte entre 50 000 et 100 000 euros. Le nombre de radars dégradés représente une somme consacrée par l’Etat à la mise en sécurité des gorges de Luz.

Projet de l’hôpital unique à Lanne : “ L’espoir est fort que ce projet aille à son terme” (préfet)

Ce mardi 29 janvier 2019, le COPERMO, instance composée de plusieurs ministères, examinait à Paris le projet de l’hôpital unique Tarbes-Lourdes à Lanne. Il s’agissait d’évaluer le projet d’investissement dans le secteur sanitaire hospitalier pour vérifier dans un premier temps que le projet était éligible à l’aide publique investissement. Le projet de regroupement des deux hôpitaux de Tarbes et Lourdes est évalué à 200 millions d’euros environ. Sur ce montant, pour que l’hôpital puisse fonctionner il faut qu’il y ait une aide publique, une subvention. Pour accorder cette subvention, l’objet de la réunion de ce mardi soir devait se positionner sur le projet. Si ce projet est éligible (ce qui a semblé être le cas), une expertise est déclenchée. Un deuxième COPERMO décidera du taux d’intervention d’aide à l’investissement, après avoir effectué un certain nombre de recommandations (taille du plateau technique, nombre de lits, nombre de médecins, etc.). “La décision devrait intervenir assez rapidement”, a déclaré le préfet qui a noté qu’il existe aujourd’hui un consensus assez large pour mener le projet tel qu’il a été présenté par le directeur de l’hôpital et la commission médicale de l’établissement. Le projet a été regardé par le directeur général de l’Agence Régionale de Santé qui l’a classé 1er parmi les projets de la région Occitanie. On peut penser que l’orientation est favorable et positive. « On espère qu’elle va aller au bout, ajoute Brice Blondel. Si elle ne va pas au bout, on sait qu’à terme, les deux hôpitaux ne peuvent pas continuer à fonctionner sur le mode actuel. Si on veut conserver un outil hospitalier de bonne qualité sur le département, il faut que le projet aille à son terme. L’espoir est fort que ce projet aille à son terme ».

Le sort de l’usine Toupnot à Lourdes est préoccupant

Les pouvoirs publics sont préoccupés par l’avenir de ce dossier. Le préfet a rappelé que l’intervention immédiate des services d’incendie et de secours a permis de préserver une partie importante de l’entreprise, d’éviter un drame chimique, sanitaire, de mettre en risque les populations et les salariés dès les premières heures du sinistre. « Dès le lendemain du sinistre, il y a eu une mobilisation active de l’ensemble des services de l’Etat en lien avec la mairie de Lourdes pour évaluer la situation et apporter les premières réponses. Ces premières réponses ont été la mise en activité partielle pour l’ensemble des salariés de l’entreprise à la demande du chef d’entreprise pour leur permettre d’être payés. Le sinistre a causé 35 millions d’euros de dégâts ».

Sonia Penela, sous-préfète d’Argelès, qui est en première ligne, ajoute : “Dès le lendemain de l’incendie, des contacts ont été pris avec la direction. Dans un premier temps, il a fallu trouver des mesures d’urgence par rapport aux salariés et à la mise en protection du site. Très rapidement est venue la question de l’avenir : reconstruction du site ou non. Une réunion a été organisée avec l’ensemble des partenaires, la direction, les représentants du personnel, les services de l’Etat, les services fiscaux, le conseil départemental, la mairie, la communauté d’agglomération TLP, la région, les chambres consulaires, les banques pour accompagner la direction dans les différentes pistes. Plusieurs hypothèses sont sur la table : reconstruction sur le site même ou sur un site délocalisé. Pour l’instant, c’est clairement la définition du projet économique de la direction avec son groupe qui doit être faite. Nous sommes très attentifs à ce qu’ils vont pouvoir décider pour tenter de conserver ce site et l’ensemble des emplois en Hautes-Pyrénées. Pas forcément ici à Lourdes mais peut-être dans l’agglomération de la CA TLP. La direction de la société est très attachée au site de Lourdes.”.

Le préfet insiste : « On est forcément préoccupé par cette situation à laquelle on s’attachera à répondre, avec d’abord préserver l’emploi et les salariés, ensuite la localisation de l’activité. On mettra tout ce qu’on peut pour trouver des solutions et accompagner l’entreprise dans ses choix ». Des prochains contacts auront lieu avec les responsables du groupe dont dépend l’entreprise.

RN 21 et l’éperon rocheux

Le chantier du doublement de la RN 21 est bloqué depuis pas mal de temps à Adé, en raison de la suspicion de présence d’amiante sur l’éperon rocheux se trouvant sur le tracé. Lors de sa venue dans le département, il y a quelques mois, du président de la République, ce dernier avait demandé au préfet de région de faire avancer le projet dans les meilleurs délais. « A ce stade, déclare le préfet, la présence potentielle d’amiante sur l’éperon rocheux engendre un surcoût probablement du prix de la mise à 2x2 voies de la RN 21, passant de 30 à 70 millions d’euros environ. Pour l’impact technique, la présence potentielle d’amiante va nécessiter la mise en œuvre d’une année d’études prises en compte par l’Etat et qui devront être menées en 2019. Dans un premier temps, il y aura une étude de la qualité de l’air avant le commencement des prélèvements rocheux. Ensuite des prélèvements manuels et des carottages importants du sol pour s’assurer de la présence ou non d’amiante et de ce que va dégager potentiellement dans l’air la traversée par la route. La mesure de la qualité de l’air, les prélèvements et les carottages feront l’objet de marchés publics ». En tout, il y a 5,6 km qui concentre des difficultés techniques. Le 19 février prochain, une réunion publique se tiendra à Adé pour informer la population de ces travaux.

Gorges de Luz

Brice Blondel : « C’est un tronçon à hauts risques qui a fait l’objet de travaux importants ces dernières années. 3 millions d’euros ont été consacrés par l’Etat et le département en 2016 et 2017. En 2018, l’événement rocheux a conduit l’Etat à prendre à son compte 1 million de travaux de sécurisation en urgence pour faire en sorte qu’entre octobre et décembre les mécanismes de sécurisation soient mis en place pour éviter tout risque pour les automobilistes, avec notamment l’utilisation du tunnel d’Arriou-Cluc ».

Une étude a été menée par le conseil départemental sur l’ensemble de l’itinéraire avec des zones de priorité plus ou moins fortes. Tout ce qui est priorités très élevées se situe sur la commune de Chèze. La majorité des travaux ont été réalisés. Il faut voir maintenant ce qu’il reste et solliciter aussi le niveau national pour obtenir des financements ou faire appel à la solidarité nationale, la commune de Chèze ne pouvant à elle seule couvrir ces travaux-là. On n’aura jamais une sécurité à 100% sur les risques de montagne.

Diaporama