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Fédérale 1 : Après Tarbes-Bagnères

lundi 19 novembre 2018 par Rédaction

Les réactions bagnéraises

La déception et l’incompréhension dominaient chez les Bagnérais déçus d’un score jugé trop lourd et qui s’étonnaient d’avoir été énormément sanctionnés en seconde période, même s’ils reconnaissaient la puissance et la supériorité des Tarbais. Déçus aussi de revenir à vide de Tarbes alors qu’ils espéraient ramener au minimum le point du bonus défensif, comme ils se l’étaient promis en guise d’adieu à Mathieu Maumus (qui part dans la Région Parisienne comme Agent de la Paix). Un grand moment d’émotion partagé avec l’ensemble de ses coéquipiers, réunis en cercle autour de lui sur la pelouse, à la fin de la rencontre.

Mathieu Maumus : « On était venu pour faire un match d’hommes »

Ce derby était un peu spécial pour le pilier bagnérais qui a fait toutes ses classes à Tarbes, de l’Ecole de rugby à la Pro D2 et qui faisait son dernier match de la saison avec Bagnères à Trélut. « Pour des raisons professionnelles, je dois partir en Région Parisienne mais je continuerai à jouer là-bas » confie le Gaucher, ému de quitter ses copains. « C’est vraiment une bande d’amis, ce ne sont pas que des coéquipiers, ce sont des amis avant tout. » Jouer à Trélut ajoutait de l’émotion. « C’était un mélange d’un peu tout ça. J’étais très heureux de revenir avec Bagnères mais c’est ici que j’ai commencé à l’âge de 5 ans avec Fabien Dupuy, Loïc Bernad, Anthony Bourgeois, qui sont des mecs qui mériteraient autant d’avoir des matchs comme ça à jouer. Je pensais à eux, je pensais à ma famille. » Pour revenir au match Mathieu Maumus analyse : « On a manqué de discipline, on donne d’entrée des points un peu trop facilement. On prend 3 points, par ma faute sur un grattage. On n’était pas venu pour faire un grand match de rugby mais on était venu pour faire un match d’hommes et c’est ce qui a été. C’est dommage de ne pas tourner devant à la mi-temps. Et de prendre cet essai un peu bêtement juste avant la mi-temps. »

Olivier Pujo : « Quand ils commencent à enchaîner c’est compliqué »

Le capitaine est partagé entre la déception de revenir à vide et la satisfaction de n’avoir rien lâché. « On savait que ça allait être compliqué car Tarbes est au dessus de nous, c’est indéniable. On avait changé de stratégie par rapport au début de la saison en jouant moins dans notre camp. On savait qu’il fallait qu’on soit à 200% chacun, pour ne pas les laisser jouer. Parce que c’est une équipe solide et quand ils commencent à enchaîner c’est compliqué. On a fait le maximum, c’est dommage de ne pas avoir ramené le point bonus qui nous aurait fait du bien dans notre situation. C’est compliqué pour nous en ce moment mais il faut qu’on continue dans cet état d’esprit. » Pour Olivier Pujo, ce derby était un peu particulier puisque lui aussi a fait ses débuts avec les jeunes pousses tarbaises. « C’est sympa de voir Trélut rempli comme ça. C’est bien pour toute la Bigorre, d’avoir un match et une fête comme ça. » Le talonneur qui a affronté les deux meilleurs packs de la Poule, donne son sentiment.« Ce sont des jeux différents. Albi est peut-être un peu plus joueur mais Tarbes est un peu plus solide devant. Je pense qu’Albi est un peu plus porté vers les extérieurs mais je pense qu’en mêlée Tarbes est au dessus. »

Samuel Bréthous : « La victoire de Tarbes est méritée »

L’entraîneur des avants est fier de l’engagement de ses joueurs à défendre leur ligne même s’il espérait un peu mieux dans le jeu. « A la mi-temps, on est bien puis après la mi-temps, on ne sait pas ce qui se passe. On prend pénalités sur pénalités, on se laisse un peu détacher. On n’a pris que deux essais et je connais mes hommes. Il y a de grosses valeurs, il y a un gros coeur et on empêche Tarbes de prendre le bonus en étant acculé pendant plus de dix minutes dans nos cinq mètres. C’est bien, mais j’aurais aimé nous voir un peu plus dans le camp adverse. C’est ce qui nous a manqué aujourd’hui et notamment en deuxième mi-temps » Des Bagnérais qui ont monté plus de quilles contre Tarbes que dans tous les matchs disputés jusqu’ici. (Rires...) « C’est vrai, c’est pas faux. Ils sont beaucoup plus denses que nous physiquement et à attaquer ou à défendre, c’était dur. On perdait les contacts sur la densité physique, donc il fallait occuper en priorité. Après, on a été déstabilisé parce qu’on perd notre plus grand sauteur, assez rapidement par le Rouge. Son absence a fragilisé notre conquête qui n’est pas très, très stable. Si on avait eu quelques ballons de plus en touche, on les aurait peut-être un peu plus embêtés. Mais il n’y a rien à dire sur le score du match. La victoire de Tarbes est méritée. » Et quand on lui demande de juger son frère Jonathan qui jouait au centre avec le TPR, il réplique en riant. « Très bon ! Non, il a fait une bonne partie même s’il n’a pas touché assez de ballons très, très, propres. Mais je suis content pour lui d’avoir pris cette victoire. »

Christophe Cazaux : « Je ne suis pas d’accord avec l’arbitrage »

L’entraîneur des trois-quarts réfute le terme de jeu au pied haut qui a provoqué plusieurs en-avants tarbais qui ont débouché sur une pénalité et un essai transformé. « Non, on a fait une occupation au pied du terrain. Ce sont les consignes qu’on avait donné et à force de les faire reculer, sur un ballon de récup, on a réussi à marquer un essai. Après, ce qui nous pénalise, c’est la discipline. On fait deux ou trois fautes qui leur permettent de nous distancer au score. » Par contre Christophe Cazaux souligne la performance défensive de ses joueurs. « Ils ont été solidaires, ils n’ont rien lâché, ils se sont accrochés et il n’y a rien à dire sur l’état d’esprit. Mais ça, on le savait. On a un groupe qui s’entend bien, qui vit bien ensemble et là dessus, on savait qu’ils ne lâcheraient pas un centimètre. » Le technicien bagnérais n’a pas digéré toutes les décisions arbitrales contre son équipe. « Après, je ne suis pas d’accord avec l’arbitrage. Ils ont arbitré l’équipe la plus forte physiquement. J’espère que l’arbitre regardera le match à la vidéo, pour qu’il puisse se corriger, parce qu’il n’était pas dans le coup. Je ne sais pas s’il l’a fait exprès, mais c’était lui la star du derby ! »

Julien Latisnères-Palacin : « Tarbes est au dessus de nous »

L’ancien tarbais, auteur du seul essai bagnérais, est lui aussi ému de retrouver Trélut. « C’est spécial mais ça fait plaisir de revoir ses copains et de jouer dans un stade que j’ai côtoyé pendant des années et des années. On savait que ça allait être très dur et ça l’a été. On a répondu présent dans le combat, on n’a pas lâché. Tarbes est au dessus de nous, on le savait mais on n’a pas réussi à s’accrocher un peu plus. » Le centre, reconverti à l’aile à Bagnères, a aimé cette ambiance de Derby. « On y attache beaucoup plus d’importance. On est tous d’ici et on connaît la valeur de ce mot et on a toujours à coeur de faire au mieux. On est tous Bigourdan et on joue tous à la maison à Trélut. C’était compliqué, mais on peut être fier du groupe qui n’a rien lâché et qui s’est battu jusqu’au bout avec ses moyens. » Quand on lui rappelle qu’il a marqué il sourit. « L’essai est anecdotique même si ça fait plaisir. Je me rappellerai toujours de celui-là, contre mon ancienne équipe. »

 

Les réactions tarbaises

Le vestiaire tarbais bénéficie d’une aubade de musiciens toulousains amateurs de rugby qui ont répondu à l’invitation de Bruno Larroux pour animer le match et la troisième mi-temps. Les joueurs chantent en choeur et dansent en se filmant, sous le rythme endiablé. Un bon moment de détente et de décompression après un nouveau derby musclé et âpre. Bien qu’heureux de s’être sorti d’un nouveau piège, les Tarbais regrettent un point bonus qui leur tendait les bras mais qu’ils ont vendangé par de nombreuses approximation et excès de précipitation.

Antoine Frisch : « On n’a pas paniqué »

L’ex-Parisien est gâté avec deux générales en huit jours et il est monté au front avec ses copains pour répondre au défi bagnérais. « Oui, la Fédérale 1, c’est ça » constate le centre tarbais qui admet. « Par rapport à Lannemezan, on a plus joué déjà, on a mis beaucoup plus d’intensité dans tout ce qu’on faisait. On a mis plus d’intensité sur tous nos temps de jeu qu’à Lannemezan. Là, on a essayé de jouer et de mettre un maximum de volume de jeu pour les mettre en difficulté. Après, c’est un peu gâché, en seconde mi-temps par nos maladresses. En première mi-temps, malgré l’essai encaissé, on arrive à repasser devant avant la pause. On n’a pas paniqué. En deuxième mi-temps on aurait dû faire bien mieux. »

Albin Méron : « On a été plus régulier qu’à Lannemezan »

Deuxième derby et deuxième générale qui agace l’ancien Dacquois. « Encore une bagarre et ce n’est encore pas nous qui la déclenchons. » Le troisième ligne regrette cependant. « Ensuite, sur l’ensemble du match, on a été plus régulier qu’à Lannemezan même si on a quand même fait énormément de fautes techniques. Ce qui ne nous permet pas d’enfoncer le clou plus vite et plus fort. »Albin Méron réfute le poids que peut peser un derby dans les têtes et affirme que tous les matchs sont abordés de la même façon. « On est conscient que Lannemezan et Bagnères, ce sont deux derbies. Après, je ne crois pas qu’on ait changé notre projet et notre vision du match par rapport à ce contexte. Je pense qu’on est assez grand pour aborder tous les matchs de la même façon. On veut gagner tous les matchs et on essaye de bien travailler sur l’équipe qu’on va jouer pour performer et les mettre en danger. »

Alexandre Duny : « On l’avait préparé comme un derby »

Le pilier tarbais, bien remis de ses vertiges de la semaine dernière, a de nouveau pesé dans la domination en mêlée. « Bagnères a une grosse mêlée, mais on a bien su les prendre d’entrée, pour ne pas se laisser avoir. On a bien su les prendre sur cette forme de jeu. » Après Lannemezan, ceux qui ne savaient pas ce que c’était un derby l’ont compris. « On le savait. On l’avait préparé comme un derby. On s’attendait à un match très difficile, très rude devant et derrière. On savait qu’il allait y avoir de gros impacts et que ça allait faire mal. Hormis la bagarre, on n’a pas été déçu. Il y a eu de gros contacts, on s’y est filé et au final on a retrouvé une grosse mêlée conquérante, on a fait du jeu et on a gagné ce derby. »

Mickaël Etcheverria : « On manque de continuité »

L’ancien arrière, malgré la victoire, est frustré. « C’est râlant, on rentre bien dans le match mais le problème, c’est qu’on fait des fautes techniques. Ils marquent un essai sur un jeu au pied où on n’a pas été bon sur la réception. On manque de continuité. On a bien vu que dès qu’on mettait du rythme et qu’on tenait le ballon, ils mettaient le genou à terre et ils mettaient du temps à se relever. Le problème, c’est que quand on a autant de déchets technique,s on ne peut pas mettre notre jeu en place et mettre du rythme. Si l’arbitre nous accorde l’essai de pénalité, peut-être qu’on finit autrement. Pour le club et pour tout le public qui était là, c’est dommage, en fin deuxième mi-temps, de rester sur notre faim. » L’entraîneur ne comprend pas la décision arbitrale après la mêlée relevée. « C’est nous qui avançons, c’est eux qui la relève et l’arbitre retourne la pénalité. »

Jean-Baptiste Claverie : « On va savourer, à sa juste valeur, cette victoire »

L’ouvreur, très remonté après la défaite à Lannemezan, avait retrouvé son sourire après un match plein, avec 19 points au compteur (dont un drop important à ce moment du match, pour un seul échec en sept tentatives de tirs sur un second drop difficile). Mais au delà de son propre match, c’est la réaction de l’équipe qui compte avant tout. « C’était un derby et avec les faiblesses qu’on avait montrées à Lannemezan, on savait qu’ils allaient venir ici pour nous provoquer. Pour jouer un jeu physique, nous rentrer dedans pour exploiter les faiblesses qu’ils avaient vues à Lannemezan. Ils ont joué le coup comme ils l’avaient prévu mais on a su corriger le tir sur les ballons hauts. Sur la bagarre, on a su répondre présent. C’est un peu du rugby à l’ancienne, mais dans ces matchs ça compte et ça fait la différence. » Un carton rouge qui a changé le plan de jeu tarbais. « On prend le parti de sortir un ailier pour garder un paquet d’avants au complet. Ce qui a peut-être limité le jeu des trois-quarts et notre jeu de mouvement par la suite. Mais devant, on fait un bon match, on marque deux essais sur ballon porté et sur du pick and go et on met les points au pied. » Seul regret l’essai encaissé en première mi-temps. « Ils nous ont mis sous pression quand ils marquent. On est un de moins et il nous manque l’ailier au soutien de Mathieu Berbizier sous la chandelle (L’arrière tarbais déjà blessé aux cotes est sorti peu après). C’est un essai un peu bête qu’il faudra éviter à l’avenir. Malgré ça, on a su revenir dans le match, marquer de suite pour virer en tête à la mi-temps. Au retour des vestiaires on savait qu’il fallait absolument qu’on marque les premiers. » L’ouvreur regrettait toutefois. « C’est juste dommage qu’on n’ait pas cet essai de pénalité qui aurait pu faire tourner le match. Il nous serait resté un quart d’heure pour marquer l’essai du bonus. Mais ce soir, honnêtement, on va faire preuve d’humilité et se satisfaire de cette victoire contre Bagnères. Mettre 30 points, dans un derby, c’est assez rare et ça fait beaucoup de bien à la tête, surtout après le match de Lannemezan où on s’est fait bouger. On va se satisfaire de ça et savourer, à sa juste valeur cette victoire ».

Jonathan Bréthous : « On s’est dit pas mal de choses dans la semaine »

Le centre connait bien les derbies gersois et celui-là avait un goût particulier avec son frère qui entrainait en face. En plus, il fallait effacer la seconde mi-temps calamiteuse de Lannemezan et les Tarbais ont su réagir en dominant jusqu’à la fin. « On s’est dit pas mal de choses dans la semaine. Au vu de notre première mi-temps à Lannemezan, on devait y gagner. On est passé complètement à travers, avec surtout une discipline très défaillante sur laquelle, ils se sont montrés très réalistes. Là, on ne fait pas énormément de fautes et c’est le point positif de la soirée, même si à la fin, c’était un peu laborieux. » Jonathan regrette toujours le manque de réalisme dans les temps forts. « Le point négatif, c’est qu’on n’est pas tueur. Quand on a seize points d’avance, il faut se lâcher. Contre certaines équipes, on y arrive parce que c’est plus simple mais contre des équipes accrocheuses comme Bagnères, on ne marque pas. Je pense qu’on peut y arriver mais il ne faut plus trop tarder si on veut se qualifier. On a déjà pris assez de retard et maintenant, c’est fini de faire des cadeaux. »

David Bonnecarrère :

 « Se retrousser les manches pour prendre des points à l’extérieur »

Le troisième ligne s’y connait en derby, puisqu’il a souvent joué contre Lourdes et Lannemezan, lorsqu’il était à Bagnères. Si cette fois les Tarbais ont répondu présents dans le combat, lui aussi regrettait le manque de réalisme. « On fait toujours des erreurs techniques. On a beaucoup trop de déchets techniques. Même si on n’a pas fait du beau jeu, on a gagné et c’est ça qui est important dans un derby. » L’ex-Bagnérais, lucide, sait que ça ne suffit pas pour s’imposer hors de ses bases. « Pour l’instant, à la maison, on arrive à gagner mais c’est ce qui nous coûte les matchs à l’extérieur. Il faut qu’on progresse là dessus pour aller chercher des points à Anglet puis à Albi. Il faut qu’on se retrousse les manches pour prendre ces points à l’extérieur, qui seront très importants pour la qualif. »

Mickaël Lacroix : « On ne nous pardonne rien »

Au delà du match, le capitaine avait un message à faire passer. « On voulait cette victoire avant tout pour nous. A la moindre erreur, on est critiqué, par les supporters et par la presse. On n’est pas soutenu, on ne nous pardonne rien. Or il faut voir qu’on a beaucoup de jeunes joueurs. Notre moyenne d’âge n’avait rien à voir avec celle de Lannemezan. On tombe contre des équipes qui ferment complètement le jeu contre nous. On l’a vu encore contre Bagnères et on n’est pas assez récompensé. » Malgré la victoire le seconde ligne n’est pas complètement satisfait. « On est encore frustré parce qu’on aurait dû faire beaucoup mieux et qu’on voulait faire mieux. Mais on met quand même 30 points dans un derby. Je suis content avant tout pour nous, les joueurs et le staff. » L’ex-Auscitain explique : « Des fois, on fait des fautes de mains parce qu’on a trop envie de montrer à tout le monde qu’on est capable de faire beaucoup mieux. On a trop de précipitation due à la pression qu’on nous met aussi de l’extérieur. » Lucide, il ajoute : « Je suis content de l’état d’esprit de tout le monde mais il faut qu’on monte en puissance. »

Yannick Vignette : « A chaque fois les arbitres tombent dans le panneau »

La première pensée du technicien allait à l’exclusion d’Alexis Armary, qui est un de ses joueurs cadres malgré ses 23 ans. « La sortie d’Alexis nous a désorganisée un petit peu, c’est dommage pour lui et pour nous car il va nous manquer pour les prochains matchs. » L’ex-demi-de-mêlée regrettait cette deuxième mêlée relevée en deux derbies. « C’est nul, on ne fait pas du rugby pour faire ce genre de choses. C’est la seconde fois en deux derbies et on a l’impression de revenir trente ans en arrière. Je trouve que c’est un peu décalé et déplacé. Mais à chaque fois les arbitres tombent dans le panneau. Nous, on n’a aucun intérêt à faire ça. On est là pour jouer au rugby et essayer de faire le mieux possible, sans s’éparpiller à chercher la bagarre. » Cette fois, les Tarbais, sont restés dominateurs jusqu’au bout, dans toutes les phases de conquête obtenant en prime de nombreuses pénalités. « Les joueurs sont extrêmement performants sur ces secteurs et je les en félicite. Après, on a un peu de déchets sur la continuité du jeu et ça nous pénalise pour pouvoir vraiment tuer les matchs. » Sans pour autant chercher d’excuses, le technicien fait remarquer. « On a un tiers de l’équipe qui est encore Espoirs et après, je tire sur la couenne de toujours les mêmes. Mais les mecs répondent toujours présents mentalement et même si, physiquement, c’est dur pour eux, ils s’accrochent. Ils ne rechignent jamais, ils font toujours des efforts. Je veux leur tirer mon chapeau parce que ce n’est pas facile, de répondre présent tout le temps, tout le temps, physiquement et psychologiquement. »

Jean-Jacques Lasserre