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Lannemezan-Tarbes, dimanche 11 novembre à 15h30

jeudi 8 novembre 2018 par Rédaction

Un derby doublement capital

Un derby doublement capital pour Lannemezan dans l’optique du maintien, car une victoire sur une des grosses équipes de la Poule, serait un pas vers le maintien mais aussi pour Tarbes, qui se doit de vaincre chez un des promus, pour rester dans la course à la qualification.

Tarbes sous pression

La veille du Derby, Albi reçoit Saint-Jean-de-Luz et Tarbes (3ème 31 points) se doit de profiter de l’occasion pour reprendre des points au vaincu de cet affrontement entre le premier Saint-Jean-de-Luz (36 points) et le deuxième Albi (33 points). Mais il ne faut pas se tromper, les Tarbais vont livrer, en terme d’engagement et d’agressivité, leur match le plus difficile à l’extérieur face à une équipe, qui joue sa survie et son honneur, qui plus est, dans un derby. Pour gagner, le Stado devra sortir la tenue commando et se battre dans tous les points d’affrontements, notamment dans les rucks où les Lannemezannais, excellent pour brouiller les cartes. Des Lannemezannais qui seront avides de mettre les Tarbais à terre et qui se donneront à 200 %. Dans ce genre de match, qui se gagne à l’envie, le CAL, qui joue sa survie, a toutes les cartes en main, notamment au niveau de l’agressivité. Les Bagnérais, sous l’oeil de quelques joueurs tarbais, avaient été étouffés dans les dix premières minutes (9-0) et s’étaient fait distancer à la pause (24-3). Sous une énorme pression, les Bagnérais avaient commis des fautes qui avaient nourri la botte de Dasque (26 points à 100% de réussite). A dix minutes de la fin Bagnères était revenu 24-17 mais les Lannemezannais avaient terminé par deux essais, dont un de pénalité, pour s’imposer largement 38-17. De plus les Bagnérais, dominés en touche et en mêlée, avaient été privés de munitions. Les Tarbais sont avertis, et sans combat, ils n’ont aucune chance de battre une équipe dont l’agressivité sera décuplée par l’envie de réaliser un exploit retentissant en Bigorre. Si les Tarbais ne veulent pas se faire chambrer et moquer d’eux, pendant plusieurs semaines, ils se doivent de gagner. Mais attention, le Pavillon Bleu, la Fougère et Baylet, n’avaient rien à voir avec ce que vont vivre les Tarbais sur la pelouse de Sarrat.

Lannemezan déjà dos au mur

Lannemezan, qui a perdu à Sarrat, contre Albi et Lavaur,( les N°1 et N°3 FFR de la Poule), est presque dos au mur, avec une dernière place à 5 points derrière Valence d’Agen et à 7 points de Nafarroa et d’Oloron. La venue de Tarbes est l’occasion de frapper un grand coup sur le Plateau dans un Stade qui devrait être archicomble après le nul ramené de Tyrosse (29-29), au terme d’un match fou à 4 essais partout. Un match nul arraché dans les arrêts de jeu après avoir été distancé (22-5) en fin de première mi-temps et 29-12 à l’heure de jeu ! Malgré ces écarts conséquents et presque rédhibitoires, le CAL n’a rien lâché. André a inscrit deux essais durant les arrêts de jeu de la première et de la seconde mi-temps et les Lannemezannais ont su tirer profit des cartons jaunes (57ème et 75ème). Un match nul qui sonnait comme une victoire et qui va permettre de faire le plein de confiance pour accueillir son meilleur ennemi Tarbais. Un contentieux qui date des équipes de jeunes de tous les temps mais qui a été exacerbé par la fusion de 2000 au terme de laquelle le CAL est descendu de la Pro D2 à la Fédérale 3. Une fusion vécue comme une trahison par les supporters et certains dirigeants lannemezannais, qui n’ont jamais pardonné. Vingt ans déjà mais rien n’est oublié, pas plus que la victoire contre l’ennemi tarbais dix ans plus tard, lors du second retour en Pro D2. Les Lannemezannais, connus pour leur engagement et leur envie à domicile, se transcendent dix fois plus quand ils affrontent Tarbes. Le CAL est passé maître dans l’art des derbies au détriment de Lourdes et de Bagnères, qu’il a régulièrement vaincu ces vingt dernières années. Cette saison, les Bagnérais, jusqu’alors invaincus, ont pris une leçon d’engagement et de réalisme, à François Sarrat.

Un calendrier compliqué et des absences préjudiciables

Lannemezan, dernier de la Poule 2, avec 7 points (1 victoire, 1 nul, 6 défaites, 1 bonus) n’est pas à sa place. La faute à un début de calendrier compliqué et à une victoire retirée contre Marmande, pour des licences qui n’étaient pas encore en règle huit jours après la reprise. Pourtant sur le terrain, le CAL s’était imposé 13-16 et avait étouffé en suivant Bagnères 38-17. Les Lannemezannais n’ont pas bénéficié d’un calendrier favorable avec trois déplacements pour un derby à domicile lors du premier bloc. Le Cal s’est incliné à Oloron (25-6) et à Anglet (22-10) et a perdu sur le tapis vert à Marmande. Le second bloc était pour le moins difficile, avec les réceptions d’Albi (6-25) et de Lavaur (14-20) et un déplacement à Saint-Jean-de-Luz, chez le leader invaincu (30-9). Le club du Plateau, a dû aussi composer avec les absences de Sère-Peyrigain, de Cazorla, de Loutocky, de Pettigiani, de Dupont, de Daste, qui sont des joueurs cadres importants. Le troisième bloc a bien débuté par un match nul arraché à Tyrosse (29-29), avant le Derby et un déplacement à Nafarroa.

Lannemezan, l’éternel retour

Lannemezan a lui aussi évolué au plus haut niveau du rugby français, mais à un degré moindre que le FC Lourdes, actuellement en Fédérale 2, ou que Tarbes et Bagnères. Au contraire de ses voisins, le CAL n’a jamais été Champion de France ou finaliste dans l’Elite. Seule la Réserve a été championne de France en 1968 alors que l’équipe fanion jouait en Première Division. Mais Lannemezan est titré en Fédérale 1 devant Aix en 2009 et en Fédérale 3 en 2004, contre Sorgues. Le CAL c’est aussi une fabrique de champions où ont été formés, entre autres, les frères Pierre et Philippe Berbizier, Philippe Bérot, Laurent Rodriguez, Arnaud Méla, Roger Biffi...

Une suite de relégations et de remontées

Le CAL a connu une série de périodes compliquées mais le club a toujours su rebondir après chacune de ses relégations. Une première fois en 1950 où le club est relégué de la Deuxième à la Troisième Division. Il retrouve la Première division en 1961 et se qualifie pour les 1/16èmes en 1962 ! De nouveau relégué en 1971, Lannemezan retrouve la Première Division dans le Groupe B en 1978 pour redescendre et remonter aussitôt. Relégué en 1981 et pillé de ses meilleurs jeunes, le CAL parvient à remonter le temps d’une saison (1987). En 1993, Lannemezan devient une place forte de la Fédérale 1 avant de monter en Elite 2 en 1998 et en Pro D2 en 2000, le temps d’une saison. Sa fusion avec le Stadoceste Tarbais va aboutir à un divorce et à la relégation du CAL en Fédérale 2, puis en Fédérale 3 en 2002. Les Lannemezannais remontent en Fédérale 2 en 2004 et en Fédérale 1 en 2005. Le CAL retrouve brillamment la Pro D2 en 2009 avant d’être aussitôt relégué en Fédérale 1. En 2015, Lannemezan est relégué sportivement en Fédérale 2 mais rebondit en retrouvant la Fédérale 1 cette saison.

Le CAL s’est renforcé

Pour pouvoir faire la maille et rester en Fédérale 1, Lannemezan a effectué un recrutement qualitatif et quantitatif.

Dix départs

Tourrou (L’Isle en Dodon), Despiau (Boulogne sur Gesse) Villeneuve (Auch), Viau et Fontaine (Sarladous), Delas et Lacaze (Capvern), Péré et Portier (Juillan), Lamouroux (Mardaing)

Dix-huit arrivées

Le Maubourguétois Christophe Dulong (avants), Champion de France avec Boulogne-sur-Gesse en 2ème série, prend l’entrainement en duo avec Christophe Schneider (trois-quarts). L’ancien talonneur a entrainé Bagnères, Lourdes et Saint-Jean d’Angély. Malgré un petit budget, le CAL a effectué un recrutement quantitatif de qualité. D’abord avec un bon recrutement local avec l’arrière Johann Demaï-Hamecher (Tarbes, France VII), le centre Mathieu Ducau (Tarbes), les troisième ligne, Thibault Paris (Tarbes), Thomas Rojo (Lourdes) et Dany Cazorla (Bagnères) et le seconde ligne Sébastien Pettigiani (Bagnères), tous issus de la formation tarbaise. Le CAL a aussi été puiser chez les jeunes du TPR avec Ludwig Fortassin, Arnaud Martin, Lucas Tournefier et Piazzer. Lannemezan a aussi recruté le pilier/talonneur Jean-Rémy Tourreau (Blagnac, ex-Tarbes et Aubenas), le troisième ligne Emmanuel Herbin (Le Creusot, ex-Strasbourg et Tarbes, formé à Lannemezan), le seconde ligne Lamine Silla (ex-Rouen et Limoges), le pilier irlandais Alan Cotter (Limoges, ex-Provence-Rugby), le pilier georgien Lasha Mirtskhulava (Miélan-Rabastens, ex-Espoirs TPR), Alexis Buffo (senior 2, Ger-Seron-Bédeilles), le seconde ligne Cabos (Castelnau-Magnoac), le centre Martiello (Saint-Lary).

 

L’Effectif 2018-2019

 

Pilier

Alan Cotter : 32 ans, 1,88 m, 113 kg, Irlande, ex-Limoges, Aix, Munster (7 matchs, 6 titularisations)

Lasha Mirskhulava : ex EAB XV, Espoirs TPR (7 matchs, 5 titularisations)

Simon Rixens : 25 ans, 1,76 m, 106 kg (8 matchs, 3 titularisations)

Anthony Granja : 26 ans, 1,81 m, 109 kg, ex-Lourdes et Tarbes (5 matchs, 1 titularisation)

Nicolas Gabarre : 31 ans, 1,84 m, 98 kg (5 matchs, 2 titularisations)

 

Talonneur :

Cedric Rouch : 23 ans, 1,78 m, 95 kg, (8 matchs, 5 titularisations)

Jean-Rémy Tourreau : 28 ans, 1,80 m, 115 kg, ex-Blagnac, Aubenas, Tarbes, (5 matchs, 2 titularisations (6 matchs, 4 titularisations)

 

Deuxième ligne

Sébastien Pettigiani : 37 ans, 1,98 m, 118 kg, ex-Bagnères, Lourdes, formé à Tarbes, (8 matchs, 7 titularisations)

David Daste : 32 ans, 1,96 m, 108 kg, (7 matchs, 6 titularisations)

Lamine Silla : 23 ans, 1,95 m, 101 kg, ex-Limoges, (3 matchs, 1 titularisation)

 

Troisième ligne

Thibault Paris : 22 ans, 1,86 m, 95 kg, ex-Tarbes (5 matchs, 5 titularisations)

Dany Cazorla : 28 ans, 1,82 m, 100 kg, ex-Bagnères, formé à Tarbes, (4 matchs, 3 titularisations)

Emmanuel Herbin : 34 ans, 2,03 m, 99 kg ex-Strasbourg et Tarbes, (8 matchs, 6 titularisations)

Thomas Rojo : 27 ans, 1,86 m, 101 kg, (6 matchs, 2 titularisations)

Julien Malaret : 29 ans, 1,83 m, 99 kg, ex-Auch, (5 matchs, 4 titularisations)

Pierre Ferras : 24 ans, 1,99 m, 92 kg (2 matchs, 1 titularisation)

Guillaume Maylin : 33 ans, 1,80 m, 104 kg (4 matchs, 1 titularisation)

Marek Loutocky : 26 ans, 1,91 m, 117 kg, international tchèque (4 matchs, 2 titularisations)

Lilian Baguette : 27 ans, 1,84 m, 94 kg, (2 matchs, 1 titularisation)

 

Charnière

Hugo Pailhe (m) : 28 ans, 1,70 m, 73 kg, ex-Auch, (2 remplacements)

Damien Dupuy (m) : 24 ans, 1,77 m, 70 kg, ex-Bagnères (7 matchs, 6 titularisations)

Clément Dupond (m) : 25 ans, 1,76 m, 76 kg, (4 matchs, 2 titularisations)

Maxime Arne (o) : 25 ans, 1,73 m, 73 kg (3 matchs, 2 titularisations)

Romain Sere-Peyrigain (o) : 29 ans, 1,74 m, 80 kg, ex-Oloron, (3 matchs, 2 titularisations)

 

Trois-quarts

Mathieu Ducau : 23 ans, 1,92 m, 98 kg, international allemand, ex-Tarbes (4 matchs, 3 titularisations)

Johann Demaï-Hamecher : 24 ans, 1,81 m, 80 kg, international VII, ex-Tarbes (8 matchs, 8 titularisations)

Nathan Ducau : 25 ans, 1,80 m, 83 kg (4 matchs, 4 titularisations)

Pierre Durancet : 27 ans, 1,76 m, 80 kg, (1 match, 1 titularisation)

Siegfrid Vandekerkof  : 26 ans, 1,78 m, 83 kg, ex-Auch, (7 matchs, 6 titularisations)

Cyrille André : 25 ans, 1,76 m, 82 kg, ex-Auch (8 matchs, 7 titularisations)

Christophe Dasque : 31 ans, 1,88 m, 92 kg, retour de Bagnères, formé à Tarbes (8 matchs, 8 titularisations)

Pierre Belzunce  : 31 ans, 1,74 m, 72 kg, ex-Colomiers, international espagnol (5 matchs, 3 titularisations)

JJL