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Le nouveau préfet René Bidal face à la presse

lundi 19 avril 2010 par Rédaction

Après avoir déposé, ce matin, une gerbe au monument aux morts comme le veut la tradition lorsqu’un préfet prend ses fonctions dans le département, René Bidal a rencontré les journalistes en début d’après-midi. L’occasion de faire un peu connaissance au travers des questions-réponses.

Après ce qui s’est passé avec votre prédécesseur, l’image de l’Etat, selon vous, est-elle écornée ?

RB : Je n’ai absolument rien à dire concernant l’affaire de mon prédécesseur, Mme Françoise Debaisieux. Je suis mal placé pour en parler. J’espère que l’image de l’Etat dans ce département des Hautes-Pyrénées ne s’en trouve pas affectée, s’agissant de l’institution. J’espère que l’on ne fait pas le mélange des genres.

Vous n’avez pas eu beaucoup de temps pour prendre connaissance du département ?

RB : Pas plus ni moins que ce qui se passe habituellement. Un préfet arrive toujours avec beaucoup d’humilité et de détermination par rapport à un territoire. Les problèmes sont nombreux. De ce que j’ai pu en lire, le département renferme à peu près toutes les problématiques (industrielles, de reconversions, agricoles, de montagne, environnementales).

Votre méthode ?

RB : Le métier de préfet se fait en écoutant, en aimant le territoire. De l’humilité dans l’approche et de la détermination à servir l’intérêt général du territoire.

Vous connaissez les Hautes-Pyrénées ?

RB : Non. J’ai traversé une fois le département.

A travers les dossiers que vous allez examiner, y a-t-il une priorité qui se dégage ?

RB : En fonction des endroits du territoire, la problématique est différente. Il y a une historique très forte de tissu industriel (plateau de Lannemezan, Tarbes, etc.). Il y a des problématiques liées à l’agriculture, au développement touristique. Ce que je ressens dans les Hautes-Pyrénées, c’est une forte tradition industrielle, une volonté de reconversion importante.

L’hôpital et l’ours sont deux dossiers sensibles politiquement.
Etes-vous préparé, avez-vous étudié ces dossiers en particulier ?

RB : Tous les dossiers sont sensibles. Plus les dossiers sont sensibles, moins il faut se préparer. Ce que je veux dire par là c’est que l’imprégnation du territoire avec les acteurs du territoire est excessivement importante. Plus un dossier est sensible, plus il faut y rentrer une fois qu’on est sur le territoire.

Le dossier de l’intercommunalité vous préoccupe-t-il ?

RB : Depuis mon arrivée, tout me préoccupe. L’intercommunalité est un sujet important. La première de mes préoccupations, c’est d’écouter les élus, de voir comment s’organisent les territoires. Les intercommunalités sont des préoccupations légitimes d’un préfet.

Comment abordez-vous cette singularité qu’est Lourdes dans ce département ?

RB : Lourdes pour un préfet qui arrive dans les Hautes-Pyrénées c’est ce que ça génère en ordre public au-delà du symbole. Ça correspond à une organisation en collaboration directe à la fois avec les élus de Lourdes et la hiérarchie ecclésiastique de la ville connue dans le monde entier pour son sanctuaire.

Que trouve-ton sur votre agenda de ces prochains jours ?

RB : Beaucoup de rencontres. D’abord beaucoup de visites aussi auprès des services administratifs. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a une réorganisation de l’Etat. J’ai un agenda relativement fourni. Il faut trois semaines - un mois pour aller ensuite voir les territoires et entrer plus précisément dans les dossiers de fond du département. Sans compter les visites que je me dois de faire au niveau régional.

En tant que Biterrois, avez-vous la nostalgie de l’ASB (le légendaire club de rugby) ?

RB : Nostalgie est bien le terme justifié parce que Béziers n’est plus effectivement ce qu’il était. J’ai connu la grande époque, dans les années 70. Lourdes avait le plus de titres au plan national. Quand j’étais au lycée Jean Moulin, mon prof de gym c’était Raoul Barrière, l’entraîneur de Béziers. J’ai été baigné dans le rugby. Sachez simplement que je préfère le rugby au foot. Le sport fait partie de la définition d’un territoire. J’ai compris que le rugby avait une place un peu privilégiée. De temps en temps, je viendrai voir des matchs.

(Gérard Merriot)

Interview de René Bidal, préfet des Hautes-Pyrénées

Ci-dessous le CV de René Bidal