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LFB : Finale - Match 3 Tarbes-Bourges jeudi 24 mai à 20h45 au Quai de l’Adour

jeudi 24 mai 2018 par Rédaction

Tarbes pour l’exploit, Bourges pour l’histoire

Après les deux premiers matchs perdus au Prado, le TGB se retrouve dos au mur et Bourges est à un succès d’un titre historique. Un succès qu’il faudra aller chercher dans un Quai de l’Adour, plein à ras bord, qui poussera derrière ses joueuses pour retarder l’échéance. Une victoire tarbaise ce jeudi, serait un véritable exploit face à une équipe de Bourges au sommet de son art. Une équipe toute tendue à entrer dans l’Histoire avec un quatorzième succès et un septième doublé Championnat/Coupe de France. Bourges paraît intouchable surtout après deux premiers matchs gagnés au Prado par 20 et 24 points d’écart. D’autant que le manque de rotations va se faire de plus en plus sentir au troisième match, alors que Bourges joue à dix et harcèle en permanence les six cadres tarbaises. « Quand on veut, quand on met l’intensité, on est injouable. Mais il faut le faire sur toute la durée d’un match », confirme Elodie Godin. François Gomez constate « Les intérieurs sont ciblés. Je ne sais pas si vous avez vu Diallo et Gaye, elles sont ciblées. Donc elles ne peuvent pas jouer, c’est interdit. C’est autour où on n’a pas été au niveau. » Autour, c’est Michelle Plouffe, Angie Bjorklund, Ana Suarez, pour ne citer que les joueuses cadres. Privé de solutions sous le cercle et à l’extérieur sur les tirs à 3 points, le TGB se retrouve démuni en attaque. Et si la défense se relâche sous la fatigue face à des joueuses toujours fraîches grâce aux multiples rotations, Bourges creuse irrémédiablement l’écart.

Rien n’est fait, rappellent les deux camps

Si on en croit les réactions, rien n’est fait même à 2-0, avec deux matchs à suivre à Tarbes. La saison dernière, pour la première finale de LFB en cinq manches, Villeneuve d’Ascq s’était imposé 3-1 contre Montpellier. Tarbes veut offrir une victoire de prestige à ses supporters pour éviter le sweep ou la Fanny, comme on dit dans le Sud. Adja Konteh veut encore y croire : « Ce n’est pas fini. Il y a un troisième match, on sera là, on sera à la maison, on aura la dalle. » Comme en écho, Valériane Ayayi confirme : « On n’a encore rien fait et c’est important de rester concentré. Elles vont avoir à coeur de gagner. Elles ne vont pas se résigner, au contraire. Il ne faut pas croire que c’est fait. » Elodie Godin, en capitaine chevronnée (16 titres, 20 finales), approuve : « On n’a rien gagné encore. On est à 2-0, on est en bonne position mais on n’est pas encore Championnes de France. » Olivier Lafargue pousse dans le sens de sa capitaine : « On sait qu’on n’a rien gagné, Elo l’a dit. La vérité c’est qu’on est à 2-0 et la vérité c’est que tant que tu n’as pas le Trophée entre les mains, tu n’as pas gagné. Le coach berruyer se méfie encore de la réaction du TGB : « Tu sais contre qui tu joues, tu sais le caractère de ces joueuses, de ce coach, tu sais le caractère de ce public et derrière, si tu veux soulever ce Trophée, il faudra que tu ailles le gagner. » François Gomez affirme : « On vendra chèrement notre peau, tout le monde le sait, ... Peut-être qu’on va finir par arracher un truc, pour que tous les Tarbais soient contents... » Isabelle Yacoubou peut rappeler à son ancien coach qu’avec Schio, elle menait 2-0 avant de perdre les deux matchs à Ragusa.

Pas impossible mais difficile

Bien sûr rien n’est impossible. Les Tarbaises l’ont déjà réussi en s’imposant en deux manches sèches contre Villeneuve d’Ascq et Charleville-Mézières. Deux équipes supérieures en termes d’effectif et de budget, mais deux équipes avec un banc moins dense que celui de Bourges. Villeneuve et Charleville-Mézières jouent à six plus deux rotations et Bourges à dix ! Le TGB lui, joue à cinq plus deux rotations. En Finale, au cours des deux matchs à Bourges, Mbandu, invitée en troisième rotation, a su répondre présent. Mais ni Diallo, ni Pouye, ni Mbandu, n’ont l’expérience de Godin, Sharp et Ayayi, sans oublier Palau et Chartereau, qui complètent le banc. En Championnat, Tarbes s’était imposé 71-61 au Quai de l’Adour alors que Bourges n’avait pas encore Palau. Au match retour, Bourges avait pris sa revanche au Prado 71-58, sans Ouvina et sans Katherine Plouffe, remplacée par Hamblin en joker médical. Un match qui avait laissé beaucoup de regrets à François Gomez : « Ce soir on pouvait gagner et on ne l’a pas fait. On laisse échapper une victoire qui était largement à notre portée, » lâchait-il à la fin du match. Mais depuis Bourges est devenu un véritable rouleau compresseur qui broie ses adversaires. En demi-finale Lyon, après avoir résisté au Prado 73-67, a explosé chez lui, devant Tony Parker 52-71 !

Un combat durant 40 minutes

Battre Bourges au match 3 serait donc un véritable exploit auquel veut croire toute la Bigorre. Seuls Montpellier 88-93 après deux prolongations, grâce aux 40 points de Batkovic et Basket-Landes 60-63, avec un arbitrage complaisant, se sont imposés à Tarbes. Tous les autres gros ; Bourges, Villeneuve d’Ascq, Charleville-Mézières, Lyon ont chuté au Quai de l’Adour. La capitaine berruyère, Elodie Godin le sait et craint la réaction tarbaise. « Pour elles, maintenant, si elles perdent, c’est terminé. Donc elles vont tout donner et nous taper dessus. Ça va être un combat durant 40 minutes. Au quai de l’Adour, on sait qu’elles sont dures à jouer. On en a fait les frais en début de saison, puis Charleville et Villeneuve y sont tombés également. Tarbes a gagné beaucoup de gros matchs chez lui. On sait que c’est un chaudron là-bas, que leur public est un véritable sixième homme. Mais on sera prêtes et il faudra être régulières durant toute la partie, pas sur une seule mi-temps comme ça a été le cas sur les deux premiers matchs. »

Repousser les adieux

Si les Tarbaises s’inclinent ce jeudi, ce sera le dernier match de la saison pour les deux équipes et Bourges empochera un quatorzième titre. Une saison magnifique que les Tarbaises auront à cœur de prolonger au moins jusqu’à samedi. Sinon, ce sera les adieux au Quai de l’Adour pour Michelle Plouffe, Ana Suarez, Angie Bjorklund et Christelle Diallo qui devraient avoir le cœur à quitter leurs supporters sur une belle prestation. Jusqu’à présent la Canadienne, l’Espagnole et l’Américaine, ont raté leur Finale et si elles offrent ce jeudi un feu d’artifice à 3 points, la victoire ne devrait pas être loin. Et les adieux au Quai seront repoussés jusqu’à samedi après-midi.

La meilleure équipe de LFB

Bourges, avec trois défaites cette saison, est incontestablement la meilleure équipe 2018. A ce jour, Bourges compte 23 victoires dont 11 en déplacement. Seules deux équipes, Tarbes (71-61) et Charleville-Mézières (75-70 et 76-77) ont fait chuter les Tangos cette année. Bourges a fait une saison impressionnante au Prado en dominant, en saison régulière, Mondeville (84-56), Basket-Landes (73-51), Villeneuve d’Ascq (62-43), Nice (100-63), Lyon (69-53), Tarbes (71-58), Nantes (70-55), Hainaut (72-66), Montpellier (69-62) et Roche-Vendée (86-60). Les Tangos, hors de leur base, se sont imposées à Nantes (45-93), au Hainaut (32-94), à Montpellier (55-86), à Roche-Vendée (83-92), à Villeneuve d’Ascq (46-60), à Mondeville (64-83), à Basket-Landes (66-68), à Nice (60-75) et à Lyon (41-63). Une démonstration qui s’est poursuivie en quart de finale contre Nantes (88-60 et 54-63) et en demi-finale contre Lyon (73-57 et 52-71). Face à une équipe lyonnaise complète, dirigée par l’ex-coach de Montpellier, Bourges n’a pas tremblé. Lyon qui joue, comme Tarbes, à sept joueuses n’a pas pu résister au rouleau compresseur formé par les dix berruyères.

Grand ménage estival

Après la saison dernière décevante, le Président Pierre Fosset avait fait le grand ménage avec les départs de Valérie Garnier et de huit joueuses ; Leedham, Chevaugeon, Filip, Tanqueray, Salagnac, Dos Santos, Bojovic, Alexander. Un effectif rebâti par le nouveau coach autour des internationales Johannes, Tchatchouang, Chartereau et de la jeune Monpierre. Olivier Lafargue ’’n’a recruté’’ que six joueuses, mais quelles joueuses ! Sarah Michel et Elodie Godin (Montpellier), Katherine Plouffe (Nantes), Valériane Ayayi (Villeneuve d’Ascq), Kristen Sharp (Mondeville), Cristina Ouvina (Orenbourg), Laia Palau (Prague), la capitaine emblématique de l’équipe d’Espagne.

Une équipe mobile et agressive

L’ex coach landais a construit une équipe mobile et agressive, tant en défense qu’en attaque, composée d’une Américaine très expérimentée, d’une internationale canadienne, de deux internationales espagnole et d’ex-internationales françaises ou en titre. Laia Palau, l’icone du basket féminin espagnol est, malgré son âge, un précieux atout pour son expérience et sa science du jeu.

Effectif de Bourges

Meneuses :

N° 5 Cristina Ouvina : 28 ans, 1,77 m, internationale espagnole, Moy. 4,05 points, records 11 points, 9 passes décisives en saison. En Play-Offs : Moy., 5,83 points, record 11 points, un double.

N° 9 Laia Palau : 40 ans, 1,79 m, capitaine de l’équipe d’Espagne. Moy., 4,15 points, records, 7 points, 9 passes décisives en saison. En Play-Offs : Moy., 4,5 points, record 9 points

N° 32 Kristen Sharp : 37 ans, 1,75 m, une Américaine qui fait carrière en France depuis onze ans et qui est passée par Aix, Challes, Nice et Mondeville. Moy., 5,28 points, records 11 points, 2/3 à 3 points, 5 passes décisives, en saison. En Play-Offs : Moy., 2,33 points, Record 6 points.

N° 31 Océane Monpierre, 18 ans, 1,70 m, internationale U16 et U18, formée à Bourges (Moy., 1,58 points, records, 7 points, 3 passes décisives). 0 point en Play-Off

Arrières-Ailières :

N° 11 Valérianne Ayayi, 24 ans, 1,84 m, internationale. Moy. 11,73 points, records 25 points, 4/6 à 3 points, 7 passes décisives, deux fois 9 rebonds, 16 doubles, en saison. En Play-Offs : Moy., 10,83 points, record 18 points, quatre doubles.

N° 93 Driandra Tchatchouang, 27 ans, 1,89 m, internationale. Moy., 10,48 points, records 23 points, 4/6 à 3 points, 2 fois 5 passes décisives, 10 rebonds, 10 doubles, en saison. En Play-Offs : Moy., 9,33 points, record 3 fois 13 points, trois doubles.

N° 8 Marine Johannes, 23 ans, 1,77 m, internationale. Moy., 12,27 points, records 21 points, 5/5 à 3 points, 9 rebonds, 5 passes décisives, 17 doubles, en saison. En Play-Offs : Moy.,11,66 points, record 21 points, quatre doubles.

N° 10 Sarah Michel, 29 ans, 1,80 m, internationale. Moy., 7 points, records, 13 points, 4/4 à 3 points, 8 rebonds, 6 passes décisives, 5 doubles en saison. En Play-Offs : Moy., 10 points, record 17 points, trois doubles.

Intérieures :

N° 21 Katherine Plouffe, 26 ans, 1,91 m, internationale canadienne. Moy., 12,68 points, records deux fois 21 points, 11 rebonds, deux fois 5 passes décisives, 18 doubles, en saison. En Play-Offs : Moy., 12,33 points, record 16 points, cinq doubles. 

N° 26 Elodie Godin, 33 ans, 1,90 m, ex-internationale. Moy., 6,27 points, records, deux fois 14 points, 15 rebonds, 6 passes décisives, 5 double, en saison. En Play-Offs : Moy., 2,83 points, record 6 points.

N° 12 Alexia Chartereau, 20 ans, 1,91 m, internationale Moy., 8,58 points, records 17 points, sept fois 7 rebonds, deux fois 2/3 à 3 points, 8 doubles, en saison. En Play-Offs : Moy., 6,83 points, record 12 points, deux doubles.