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Tarbes-Bourg-en-Bresse, demi-finale d’Accession

mardi 8 mai 2018 par Rédaction

Le seizième homme, c’était l’arbitre !

Au rugby, le seizième homme, c’est le public. Or là, même si Trélut était copieusement garni et coloré en rouge et blanc, le public n’a soutenu son équipe qu’à de très rares moments. On entendait presque plus la soixantaine de supporters bressans avec leurs ’’Allez, Allez, les Violets’’. Dans cette demi-finale, le seizième homme c’était l’arbitre, si on en croit les joueurs et la vidéo.

La perplexité de l’arbitrage

Même si Bourg mérite sa victoire et personne ne songe à le contester. Les joueurs prenaient même la défaite à leurs comptes en reconnaissant qu’ils avaient raté leur entame de match et qu’ils ont traînés comme un boulet, les dix points encaissés durant les vingt premières minutes. Ces mêmes joueurs reconnaissaient également qu’ils avaient été pris par l’intensité des Bressans. Mais ces mêmes joueurs et nous mêmes, sans chercher d’excuses, étaient plus que perplexes sur l’arbitrage, notamment dans les rucks, en mêlée et sur les ballons portés. Justement, sur les points forts des Tarbais.

Fautes répétées et tricheries non sanctionnées

Les joueurs se plaignaient des fautes répétées dans les rucks avec le défenseur qui empêchait ou gênait la libération de la balle, quand il ne la jouait pas directement au sol. Sans compter les entrées sur les côtés. Faute d’avoir été sanctionnés d’entrée, les Bressans s’en sont donnés à coeur joie. Sur une action, quinze mètres face aux poteaux, en fin de première mi-temps, M. Mallet, sur un ruck tarbais, a choisi d’ordonner une mêlée au lieu de sanctionner le Bressan qui empêchait la sortie du ballon. Mieux l’arbitre a pénalisé la mêlée tarbaise en suivant. Or la mêlée, c’était le point noir de la soirée, pour les joueurs de la première ligne, qui n’ont rien compris à son arbitrage.

Incompréhension en mêlée

M. Mallet ayant sanctionné plusieurs fois Kazalikashvili, alors que c’est son vis à vis Demoule qui allait tout seul au sol. Yannick Vignette a pris la décision de sortir le pilier georgien en cours de match. « Pour faire comprendre à l’arbitre que le pilier tarbais n’était pas en cause ». Mais M. Mallet a continué à désavantager la mêlée tarbaise. « C’était compliqué » révèle, sous réserve d’anonymat, un des joueurs de première ligne. « Un coup, ils allaient au sol, un coup, ils venaient croiser. L’arbitrage a une grosse part de responsabilité. » Avec, là aussi, un arbitrage déconnecté des règles, avec un coup franc sur une première mêlée écroulée, alors qu’elle doit être donnée à refaire. A moins que ce soit une suite de mêlées écroulées. « C’était compliqué parce qu’ils nous attendaient sur ce terrain là, alors qu’on est performant d’habitude. Après, on a su se reprendre sur quelques mêlées, » confie le joueur tarbais. Un témoignage corroboré par plusieurs joueurs de la première ligne. L’arbitre laissait tout passer aux Bressans qui poussaient avant le commandement.

Et sur les ballons portés…

Mêmes témoignages sur les ballons portés, autre point fort des Tarbais. « Ils rentraient dans tous les sens.... Là aussi la décision appartient à l’arbitre et on verra à la vidéo. « Nous, on va retravailler mais on sait qu’on est performant là-dessus, comme on l’a démontré à Rouen en leur mettant un maul de vingt mètres. »

Une vidéo accablante

Fautes en mêlée, dans les rucks, sur les ballons portés, sur les ballons hauts…

Le visionnage vidéo est accablant et confirme les impressions à chaud et l’incompréhension de certaines décisions. Incompréhension d’autant plus grande que M. Mallet ne signalait pas toujours, par des gestes codifiées, la faute commise. « On a été particulièrement mal arbitré » reconnaît Yannick Vignette qui, à chaud, avait reproché à ses joueurs un manque d’agressivité. Nicolas Escouteloup, de son côté parle « d’arbitrage à charges où toutes les décisions litigieuses se retournaient contre nous. »

Sur les mêlées c’était particulièrement flagrant, avec des Bressans qui n’ont fait que tricher avec la bénédiction d’un arbitrage qui allait dans leur sens. Même chose sur les rucks où l’arbitre n’a pratiquement pas sanctionné les tricheries bressanes. Même s’il faut reconnaître que les Bressans ont mis plus d’engagement et de virulence. Des joueurs qui rentraient sur le côté, des plaqueurs qui contestaient, qui ne lâchaient pas le ballon… L’arbitre a laissé tout faire, y compris sur les ballons portés, à l’exception d’un ou deux, qui sont écroulés dans la règle. Les autres ont été écroulés en toute impunité. Des rentrées sur le côté, des fautes sur le sauteur, des fautes sur des mauls structurés en mouvement, écroulés plusieurs fois... Des fautes à en faire perdre leur rugby aux entraineurs bigourdans qui n’ont rien compris à cet arbitrage.

Sur les ballons hauts, les interventions sur Pees étaient limites pour ne pas dire plus. Et celle, sous les poteaux, s’apparentait plus à une agression avec une prise en haut des épaules qui ont fait retomber l’arrière à plat dos. Une faute grossière et un placage dangereux, sur un joueur en l’air, qui auraient dû engendrer une pénalité et un carton jaune. Mais M. Mallet et ses assesseurs, ont préféré revenir à une pénalité pour Bourg. Des pénalités sifflées, également à l’encontre des Tarbais, suite à un en-avant, à une touche pas droite ou à une touche directe..., des Bressans ! Sans parler des hors-jeu… C’est beaucoup dans un seul match, surtout dans une demi-finale !

Jean-Jacques Lasserre