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Poule d’accession de fédérale 1 : Match en retard du 20 janvier

mercredi 28 mars 2018 par Rédaction

Chambéry-Tarbes, vendredi 30 mars à 19h30 *

Une semaine écourtée pour Tarbes

La vengeance est un plat qui se mange tard, dit le dicton, et les Tarbais revanchards après la défaite du match aller auront eu, pour cause de terrains et de parkings inondés, dix semaines de plus pour ruminer... Des Tarbais qui seront sans doute encore plus remontés et plus concentrés après leur courte défaite à Romans du week-end dernier. Ce sera le quatrième match de rang, le troisième à l’extérieur, du Stado, alors que le SOC était exempté la semaine dernière. Malheureusement, les Tarbais auront eu une semaine de travail écourtée avec un départ pour la « Cité des Ducs » dés ce jeudi pour jouer vendredi soir. Moins de récupération et moins de temps pour préparer ce match côté bigourdan, alors que les Savoyards auront bénéficié d’une coupure de quinze jours, bénéfique pour se régénérer et bien se préparer.

*Contrairement au site du Stado-TPR qui annonce le match à 20h30 et au Midol à 17h30, la rencontre aura lieu à 19h30, conformément à l’accord signé par les deux clubs et envoyé à la FFR.

Départ en trombe de Chambéry

Si la défaite à Trélut contre Romans avait plongé le TPR dans une crise morale, le premier coup était venu du succès des Savoyards lors de l’ouverture de la saison à Trélut (9-15). Des Savoyards qui débutaient la saison en trombe après leur succès contre Albi (18-6), alors que Bigourdans, qui avaient démarré par un succès à Strasbourg, se trouvaient plombés d’entrée. Chambéry se payait même le luxe d’aller gagner à Aix (21-22) après avoir largement battu Aubenas (28-7) et enchainé un cinquième succès de rang contre Romans (15-3). C’est Bourgoin, à Rajon (26-21), qui mettait fin à l’invincibilité chambérienne. Le SOC renouait avec le succès contre Rouen (13-3) avant de rechuter à Strasbourg (9-8) puis de terminer la phase aller par un succès sur Limoges (38-20) et une défaite à Bourg-en-Bresse (20-11). Entre temps, l’interdiction de sept clubs de participer aux phases finales fuitait et le Président de Chambéry, lui-même, officialisait la nouvelle sur le site du club. Un vrai coup de tonnerre pour un club qui avait été un brillant finaliste la saison précédente.* Les joueurs, sonnés dans un premier temps, concédaient une large défaite à Albi (34-17) et perdaient en suivant à Aubenas (26-17). Mais l’orgueil reprenait le dessus et ils se faisaient un point d’honneur à faire chuter Aix une seconde fois (25-17). S’ils se montraient friables à l’extérieur en s’inclinant à Romans (14-10) et à Rouen (22-17), ils confirmaient leur invincibilité au Stade Municipal contre Bourgoin (27-10) et Strasbourg (31-20). Une invincibilité qu’ils voudront préserver contre Tarbes qui était venu, l’an passé, chercher deux matchs nuls, (25-25 et 22-22), avec celui du match à rejouer.

*

Chambéry mérite le respect pour son parcours en phase finale la saison dernière même si sa qualification était due à la disqualification du TPR et au dépôt de bilan d’Auch. L’élimination de Bourg-en-Bresse en demi-finale (17-6, 10-17) et la prestation en finale contre Nevers (défait à l’aller 28-9), sont d’authentiques exploits. Nevers, vainqueur chez lui 35-9, a cependant souffert jusqu’à la mi-temps (15-9) et n’a fait la différence qu’en deuxième période, après le carton rouge de Bitsadze !

Chambéry, pour aller chercher le podium

D’autant que Chambéry voudra profiter de ce match reporté pour passer devant Romans et venir titiller Bourg-en-Bresse. Les Savoyards, avec un match de moins, sont cinquièmes avec 46 points (10 victoires, 7 défaites, 6 bonus), à un point de Romans 47 points (10 victoires, 2 nuls, 5 défaites, 3 bonus) et à cinq points de Bourg-en-Bresse 51 points (11 victoires, 7 défaites, 7 bonus). Une victoire bonifiée contre Tarbes leur permettrait même de revenir à hauteur des Bressans à la troisième place. Le SOC pourrait même viser la seconde place si Albi 53 points (11 victoires, 1 nul, 5 défaites, 7 bonus) venait à perdre son match à rejouer à Aubenas ! Un sacré coup de pied de nez à la Fédération qui les a déclaré non éligibles cette saison. Et les Montagnards, sont connus pour être coriaces et têtus....

Tarbes, pour un succès de prestige

Une défaite tarbaise ne serait pas de bon augure en vue des phases finales, car le TPR 35 points (7 victoires, 10 défaites, 7 bonus) resterait englué à la huitième place. Une victoire aurait un triple avantage, au classement, au plan moral et au plan de la reconnaissance de ses pairs et de la Fédération. Les Tarbais ont toujours à coeur de prouver qu’ils ont sportivement leur place en demi-finale. Une place qu’ils avaient conquise sur le terrain l’an passé en terminant quatrième devant Aix et qui leur avait été refusée, sur la base d’un critère d’inéligibilité lié aux fonds propres. Un succès permettrait de se rapprocher de Strasbourg 38 points (8 victoires, 8 défaites, 1 match reporté contre Romans) ou de Rouen 41 points (8 victoires, 9 défaites, 9 bonus) qui s’affrontent ce week-end. Moralement, battre le finaliste de l’an passé et mettre fin à son invincibilité à domicile, ferait un bien fou et conforterait le groupe. Accrocher Bourg-en-Bresse, Albi, Romans, battre Aix, c’est déjà un signal fort qui serait amplifié par un succès à Chambéry. De plus, ce serait une victoire référence à l’extérieur face à une équipe de haut de tableau. Un doux frisson de revanche aussi face à une équipe qui a plombé leur saison d’entrée après un prometteur succès à Strasbourg. Derrière les Tarbais, fébriles, ont cumulé les revers à Trélut contre Romans (12-13), Strasbourg (10-14) et Albi (17-23) et enchainé les défaites en déplacement.

Oublier le match Aller

Chambéry, comme il l’a prouvé, reste une des meilleures équipes de la poule. Sur leur terrain, les Savoyards sont invaincus et des ’’gros’’ y sont tombés (Aix, Albi, Romans). Tarbes et Bourg-en-Bresse doivent encore s’y rendre. Chambéry possède une double paire de demis de qualité (Adriaansse-Goodwin et Nabias-Villanove), un pack roublard et redoutable et Michel Ringeval, un des entraineurs les plus expérimentés du rugby français avec Henry Broncan. Derrière, ce n’est pas mal non plus avec des joueurs de la trempe de l’Argentin Mangione, du Tongien Ahotaeiloa, du Fidjien Ratuvou (meilleur marqueur d’essai en 2014 en Pro D2), et du solide Saïd Omar au centre avec des ailiers de feu, Klouchi, Gauci ou Lohore. Vaincre une telle équipe serait dont un authentique exploit pour des Tarbais en quête de reconnaissance et de certitudes. La défaite du match Aller (6-15) est restée en travers des gorges, car elle s’est jouée sur la réussite au pied avec un 5/6 pour Chambéry et un 2/6 pour Tarbes. Mais aussi sur une insuffisance tarbaise, hormis en défense. Les Tarbais n’avaient pas su concrétiser leur domination en première période avant de céder sous une kyrielle de pénalités. Des Tarbais qui ont aussi joué à l’envers en relançant depuis leurs 22 m, qui n’ont pas écouté les consignes, qui se sont éparpillés au lieu de se resserrer, quand Chambéry a pris le score. Des Tarbais supérieurs en mêlée, même s’ils ont vendangé deux mêlées à 5 m, mais privés de ballons en touche et dominés sur les ballons portés. Des Tarbais qui, s’ils se respectent, devraient offrir un tout autre visage à Chambéry que celui du match aller, même si cette fois encore ils auront eu une préparation écourtée.

Chambéry pillé à l’inter saison avec treize départs

La saison dernière, Chambéry avait certainement le meilleur effectif de la poule Elite, si on en juge par rapport au nombre de départs vers la Pro D2 ! Blanc-Mappaz (Vannes), Bitsadze (Narbonne), Gigashvili (Grenoble), Meron (Dax). En tout, avec le départ de Bréthous, à Tarbes et de Traversier, à Bourg, le SOC a perdu treize joueurs, en comptant les arrêts de Morgan, Nostad, Tchapnga, Colliat et Grant. De plus il a perdu ses deux entraîneurs, Cyril Villain (Grenoble) et Frédéric Cocqu (Aubenas). Benjamin Bagate (Saint-Jean d’Angely), passé par les Espoirs de l’UBB, Valence d’Agen, Nîmes, Hagetmau, Albi et entraîneur de l’Equipe de France Universitaire, le remplace dans le staff technique où Michel Ringeval, a rempilé pour un an.

Se torpille à mi-saison

Chambéry entendait jouer dans la cour des ’’grands’’ et poursuivre sa dynamique sportive et structurelle après deux finales consécutives. La Labellisation du centre d’entraînement, la rénovation du stade et l’arrivée, au mois de mai, de Thierry Lacroix, comme Directeur Stratégie et Développement, en étaient la preuve. Tout comme les premiers résultats, avec cinq victoires consécutives. Mais les choses ont mal tourné avec le départ surprise de l’ancien international dès le mois de septembre, « pour raisons personnelles et familiales » et l’annonce, début décembre, par le président du SOC que : « Le club a pris la décision de ne pas postuler aux phases finales de la poule d’accession pour la saison en cours et ne pas prendre la place d’un club de la poule ayant les critères requis. »

Après s’être renforcé avec quinze arrivées

Cinq en première ligne, l’international universitaire Jamet (Villeurbanne), Botadjis (Rouen), Rey (Bourgoin) et l’argentin Pacheco-Ramiro (Vannes), au talonnage Mérancienne (Albi). Deux en deuxième ligne, le Georgien Cheishvili (ex-Nevers), Gonzales (Nevers, ex-LOU). Trois en troisième ligne, l’international U 18 et U 20 Sougoufara (Domont), les ex-tarbais Ferrer et Sordia. Un à la mêlée Nabias (Montauban), un à l’ouverture l’Anglais Goodwin (Rotherham D2 Anglaise), deux au centre, Ratuvou (Pau), Saïd (Macon) et un à l’arrière Moinot (USB ex-Bourgoin). A noter quelques belles pointures venues du Top 14 comme l’ex-palois Ratuvou, ou de Pro D2 comme Ramiro-Pacheco (Vannes), Rey (Bourgoin), l’ex-Lyonnais Gonzales, les ex-Berjalliens Rey et Moinot...

L’effectif de Chambéry

Première ligne

Azar : 23 ans, 1,88 m, 119 kg

Boyadjis : 31 ans, 1,92 m, 138 kg

Kapanadze : 22 ans, 1,85 m, 100 kg (Georgie)

Jamet : 23 ans, 1,80 m, 120 kg

Lafuye : 27 ans, 1,80 m, 110 kg

Pacheco : 31 ans, 1,78 m, 100 kg (Argentine)

Rey : 22 ans, 1,83 m, 105 kg

Talonnage

Garcia : 26 ans, 1,77 m, 97 kg

Kutil : 30 ans, 1,75 m, 96 kg (Rép. Tchèque)

Mérancienne : 23 ans, 1,80 m, 85 kg

Deuxième ligne

Cheishvili : 25 ans, 2,03 m, 117 kg (Georgie)

Dumoulin : 26 ans, 1,96 m, 115 kg

Barbot : 21 ans, 1,91 m, 103 kg

Gonzales : 26 ans, 1,95 m, 116 kg

Souvent : 27 ans, 1,96 m, 114 kg

Troisième ligne

Arnaud : 22 ans, 1,86 m, 104 kg

Ferrer : 23 ans, 1,92 m, 104 kg

Matadigo : 36 ans, 1,89 m, 112 kg (Fidji)

Sordia : 23 ans, 1,97 m, 86 kg (Georgie)

Sougoufara : 26 ans

Vicente : 32 ans, 1,85 m, 110 kg

Waka : 30 ans, 1,98 m, 100 kg (Nouvelle-Zélande

Mêlée

Adriaanse : 29 ans, 1,69 m, 74 kg (Afrique du Sud)

Lambert : 22 ans, 1,80 m, 80 kg

Nabias : 23 ans, 1,70 m, 70 kg

Ouverture

Goodwin : 25 ans, 1,80 m, 92 kg (Angleterre)

Villanove : 21 ans, 1,79 m, 90 kg

Trois-quarts

Ahotaeiloa : 31 ans, 1,85 m, 96 kg (Tonga)

Klouchi : 28 ans, 1,83 m, 90 kg

Gentil-Perret : 21 ans, 1,79 m, 75 kg

Lohore : 28 ans, 1,81 m, 100 kg

Mangione : 29 ans, 1,85 m, 88 kg (Argentine)

Neiceru : 24 ans, 1,75 m, 98 kg (Fidji)

Ratuvou : 32 ans, 1,85 m, 90 kg

Saïd Omar : 25 ans, 1,82 m, 105 kg

Arrière

Carquillat : 27 ans, 1,92 m, 87 kg

Moinot : 29 ans, 1,75 m, 80 kg

Jean-Jacques Lasserre