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Séance plénière du conseil départemental : le discours de Michel Pélieu

vendredi 16 février 2018 par Rédaction

Ce vendredi matin, le conseil départemental s’est réuni en session plénière sous la présidence de Michel Pélieu. L’objet principal de cette séance c’était le débat d’orientations budgétaires 2018. L’occasion pour le président du conseil départemental de prononcer son discours.

Le discours de Michel Pélieu

Mesdames et Messieurs,

Chers collègues,

Nous sommes réunis pour le traditionnel Débat d’Orientations Budgétaires dont l’objet est d’échanger sur les grandes lignes qui guideront la préparation du prochain budget.

Les orientations budgétaires, que je vous soumets pour 2018, sont conformes à celles que je propose depuis mon arrivée à la présidence de cette Institution, à savoir :

 

  1. D’une part, poursuivre, avec la même rigueur, les économies de fonctionnement,

 

  1. D’autre part, maintenir la dynamique des investissements publics.

A ces 2 orientations s’ajoutent deux objectifs complémentaires, qui n’ont pas non plus varié depuis mon arrivée :

  1. Premièrement, ne pas augmenter l’impôt,
  2. Deuxièmement, ne pas augmenter non plus la dette.

Ce sont, il me semble, des orientations relativement simples, pragmatiques et de bon sens. Néanmoins, leur mise en œuvre, pour construire un budget équilibré, reste un exercice difficile.

Ces orientations budgétaires doivent nous permettre de continuer à mener des politiques publiques efficaces au service des Haut-Pyrénéens.

Elles doivent nous permettre, d’abord, de rester mobilisés aux côtés des plus fragiles. Et je veux parler prioritairement des personnes âgées, des personnes handicapées et de l’enfance en difficulté. Ce sont à eux que des moyens supplémentaires seront consacrés en 2018 car leurs besoins sont en progression.

Sur ce point, je dois quand même regretter une insuffisance de l’Etat. Cette défaillance n’est pas nouvelle mais elle fait peser sur les Départements l’essentiel des dépenses qui relèvent pourtant d’une solidarité nationale.

Les orientations budgétaires proposées prévoient également de maintenir à un niveau constant nos interventions en matière de culture, sport, jeunesse, vie associative.

Enfin, je vous propose d’établir un budget qui nous permette de maintenir un haut niveau d’investissement pour soutenir l’économie locale, l’emploi et l’attractivité du territoire.

Au total, c’est un budget d’investissement de plus de 60 millions d’euros qui devrait être inscrit au budget primitif de 2018.

Ce budget se répartira entre :

  1. nos investissements propres sur les routes, les collèges, les infrastructures et bâtiments départementaux, etc.
  • et les aides apportées aux communes et intercommunalités pour accompagner leurs projets et permettre à chaque Haut-Pyrénéen de bénéficier d’infrastructures et de services publics de qualité et d’améliorer ainsi leur cadre de vie.
  • Si vous en êtes d’accord, les grandes lignes que je viens d’évoquer et qui vont être détaillées, guideront la préparation du prochain budget. Mais, nous le savons d’ores et déjà, et je l’ai déjà dit, l’exercice sera difficile car le contexte est extrêmement contraint.

    La contrainte est d’autant plus forte cette année, que la loi de programmation des finances publiques, votée en décembre 2017, encadre strictement l’évolution des dépenses des grosses collectivités territoriales telles que le Département des Hautes-Pyrénées. En effet, l’Etat fixe d’autorité un taux maximum d’évolution de nos dépenses. Mais, ce faisant, je crois qu’il oublie un peu que le taux de progression des dépenses de nos collectivités échappe largement à la volonté des élus locaux. Qu’il s’agisse :

    1. des dépenses de personnel qui augmentent mécaniquement chaque année avec le glissement vieillesse technicité,
    2. de la production incessante de nouvelles normes qui étouffent les collectivités,
    3. des transferts de compétences mal compensés voire non compensés…

    Pour autant, malgré la difficulté réelle, nous devons rester ambitieux, volontariste car une diminution de nos actions pourrait signifier pour un territoire comme le nôtre :

    1. moins de service public,
    2. moins de lien social,
    3. et moins d’attractivité.

    Mais je n’ai pas envie qu’on se replie sur cette crainte.

    Je voudrais, au contraire, que nous continuons à être imaginatif, créatif, inventif pour aller chercher des moyens nouveaux. C’est ça aussi l’orientation budgétaire stratégique que j’ai envie de vous proposer : être inventif pour aller chercher d’autres moyens.

    Chercher des moyens auprès des acteurs privés. C’est ce que nous faisons avec ORANGE. C’est cet opérateur qui va construire, et donc financer, 93% du réseau de fibre optique des Hautes-Pyrénées alors que tant d’autres Départements sont contraints de tout financer sur fonds publics.

    Chercher des moyens auprès de partenaires. C’est ce que nous avons fait en répondant aux appels à projets nationaux, et cela nous permet de recevoir des recettes nouvelles issues des Fonds d’appui à l’insertion et des Fonds d’appui aux bonnes pratiques de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie.

    Chercher des moyens auprès de l’Europe. C’est ce que nous faisons activement ces dernières années. Nous sommes aujourd’hui devenus l’un des territoires les plus performants de la chaîne Pyrénéenne pour récupérer des fonds européens dans le cadre des programmations des crédits transfrontaliers.

    Demain, nous irons encore plus loin grâce à la création d’un nouveau Groupement Européen de Coopération Territoriale avec nos voisins Béarnais et Aragonais. Ce GECT fusionnera, en une seule instance de coopération, les GECT déjà existants et réunira alors les Départements des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques, le Gouvernement d’Aragon et la Province de Huesca.

    Il devrait nous permettre d’accéder à de nouvelles sources de financement :

    1. pour porter des projets structurants,
    2. pour porter haut le nom des « Pyrénées »,
    3. pour assurer une meilleure visibilité à l’international de cette destination
    4. et pour imaginer les mobilités de demain les mieux adaptées au développement de de l’ensemble Pyrénéen.

    Chercher des moyens aussi auprès de la Région. Et j’en profite donc pour vous faire part d’un entretien que j’ai eu avec la Présidente de Région ces derniers jours. Elle est très sensible au fait que nous avons, dans les Hautes-Pyrénées, des atouts industriels très forts issus notamment de notre passé, de notre culture. Elle a conscience aussi que nous sommes pénalisés par notre éloignement de la métropole. Alors, elle souhaite utiliser son rôle de chef de file en matière économique pour nous aider à redynamiser notre potentiel industriel, en particulier autour de la zone aéroportuaire de PYRENIA.

    Nous reviendrons sur ces sujets dans les prochaines semaines. Dans l’immédiat, je vous propose de passer à l’examen des dossiers à l’ordre du jour.

    Je vous remercie pour votre attention.

     

    Michel PELIEU,

    Président du Département des Hautes-Pyrénées