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Stado/TPR : Retour sur Bourg-en-Bresse

jeudi 15 février 2018 par Rédaction

Le point avec Nicolas Escouteloup et Yannick Vignette

Pour des raisons pratiques, jour de repos, les deux entraîneurs ont fait le point séparément mais les deux hommes partagent la même analyse.

Encore un essai non valable !

Après coup, les regrets sont encore plus grands du côté des Tarbais qui se sont inclinés sur un essai entaché d’une grosse erreur d’arbitrage avec une obstruction et un tirage de maillot sur les deux premiers défenseurs. « Un essai qui aurait dû être refusé et qui aurait dû valoir un carton jaune au joueur bressan pour anti-jeu », estiment Nicolas Escouteloup et Yannick Vignette, car le seconde ligne a profité de l’intervalle, ouvert illégalement, pour marquer sans opposition. Un véritable arbitrage maison, notamment sur les mêlées fermées en première période où l’arbitre s’est fait piégé par le vice de Harmse face au jeune Kazalikashvili, alors que c’est le Sud-Africain qui aurait dû être sanctionné. Des faits reconnus après coup par le superviseur, mais qui ne changent rien au résultat. « On a été plus pénalisés en mêlée que d’habitude mais il ne faut pas se cacher derrière » reconnait sportivement Nicolas Escouteloup : « Si on met nos occasions au fond on peut l’emporter. On a deux temps forts près de leur ligne où on n’arrive pas à marquer, par manque de patience et de maîtrise », regrette l’entraîneur des avants qui relève : « On s’est mesuré à cette équipe et je pense qu’on lui a fait peur. On leur a montré qu’on était présent et que dans quelques temps, on sera encore mieux. »

Une domination mal payée

Des Tarbais qui devront gommer leur indiscipline et canaliser leur envie pour ne pas se mettre à la faute comme Pees sur un placage haut. Même si M. Chartrusse a sifflé, parfois à tort les Tarbais, avec quatorze fautes et deux cartons, ça devient compliquer de gagner un match. « On prend deux cartons un peu bêtes et inutiles » regrette Nicolas Escouteloup. « C’est un peu rageant, mais d’un autre côté, on y a mis de l’intensité, de l’engagement, on a respecté les consignes, on a essayé d’être propres. Il ne nous manque que la maîtrise pour faire moins de fautes et pour marquer, quand on est près de la ligne » Hormis trois ballons perdus en touche et un ballon mal négocié derrière un maul qui aurait pu aller derrière la ligne, la conquête a été plutôt bonne, si on tient compte que la plupart des fautes sifflées en mêlée n’étaient pas toutes justifiées. Avec près de 60% de possession de balles, les Tarbais ont dominé une équipe bressane plutôt bien taillée pour la conquête. Compte tenu des circonstances et du profil de l’adversaire, les Tarbais ont usé du jeu devant pour fixer une défense qui se déplace très vite sur l’extérieur. Ce qui n’a pas empêché les trois-quarts bigourdans de se mettre en valeur dans le jeu et de créer des brèches dans la défense bressane. Une domination qui n’a pas toujours été récompensée par un manque de maîtrise et de précision sur les temps forts et que le staff va essayer de gommer avant Albi. Ce qui reste positif, c’est que les Tarbais, à quatorze en début de match, puis à treize à la fin, n’ont pas cédé le moindre point à des Bressans qui visaient les cinq points d’une victoire bonifier pour diminuer l’écart avec Aix qui a fait un voyage à 0 point à Chambéry.

Comportement positif

C’est ce que retient en premier Yannick Vignette qui découvrait pour la première fois les Tarbais au feu. « Il y a eu une bonne implication des joueurs même si elle peut être encore meilleure. On a vu un investissement assez important des joueurs et il s’est dégagé un très bon état d’esprit sur l’engagement. » Notamment quand les Tarbais ont dû défendre à treize pendant huit minutes suite à la sortie d’Havéa sur blessure et au carton jaune de Percival. Le manager reconnaissait lui aussi que cet engagement n’avait pas été bien payé par le corps arbitral. « Il y a eu des erreurs d’arbitrage grossières, il faut bien l’avouer, mais après, il ne faut pas non plus se réfugier derrière ça. On a manqué de précision dans nos temps forts et dans des moments importants du match. » Yannick Vignette préfère mettre l’accent sur les imperfections tarbaises. « Il vaut mieux faire focus sur ce qu’on peut arriver à maîtriser par le travail que sur l’arbitre, parce que ça ne sert pas à grand chose d’en parler. » Pourtant, le Béarnais, qu’on ne peut pas taxer de chauvinisme, est formel sur l’essai de Navickas : « C’est une faute grossière d’arbitrage et il n’y en a pas eu qu’une. Ce sont des faits de matchs qu’on ne maîtrise pas et sur lesquels, on ne peut pas revenir. C’est sûr que s’il y avait eu un arbitrage vidéo, l’essai n’aurait pas été accordé et le défenseur aurait pris un carton jaune pour acte d’anti-jeu. » Yannick Vignette, une fois n’est pas coutume, fait ressortir un joueur, qui est loin d’être lourd et puissant. « Adrien Domec est auteur d’un très bon match, je pense qu’il faut le signaler mais il a été malheureusement touché aux côtes. » Le petit trois-quarts (1,78 m, 90 kg) n’est pas le seul à avoir été châtié physiquement par les défenseurs bressans. Des joueurs plus grands et plus lourds, comme Havéa (1,82 m, 120 kg, Bernad (1,82 m, 94 kg) ou Percival (1,96 m, 120 kg), ont chargé. « On a plusieurs joueurs qui ont été touchés mais je dirai que c’est le prix d’un match à l’extérieur où on était dans le coup. » Des blessures aux côtes qui surviennent souvent suite à des mauvais coups sur les ballons portés et les rucks. Mais a priori, Yannick Vignette dédouane les Bressans de jeu déloyal. « Cela vient surtout de l’engagement, pas féroce, mais certain. Je pense qu’ils ont été victimes de cet engagement entre guillemets. C’est le rugby... »

Un groupe réceptif

Après ce premier match, depuis son arrivée, le Béarnais est confiant. « La marge de progression passe par un peu plus de précision sur des phases de jeu bien définies qu’on n’a pas bien su maîtriser. » C’est ce à quoi a commencé à s’attacher Yannick Vignette cette semaine en vue de la réception d’Albi. « C’est une approche un peu différente mais c’est une approche qui s’appuie sur ce qui a été fait. Il y a des choses qu’il faut faire évoluer gentiment. Dans la construction, dans le projet de jeu, il y avait l’étape 1 et on va passer à l’étape 2. Avec j’espère, beaucoup plus de précisions pour que justement, on puisse être un peu plus performants sur des phases de jeu où on s’est montré un peu défaillants. » Dès mardi, l’accent a été mis sur les points forts d’Albi, qui possède un des plus gros packs de la Poule et qui s’appuie sur les ballons portés. « On avait déjà analysé, par anticipation, le jeu d’Albi et on a travaillé sur ce qu’ils allaient mettre en place. On a proposé aux joueurs un plan adapté à l’adversaire et on va continuer dans ce sens jeudi et vendredi pour se préparer au mieux », précise Yannick Vignette, qui rend hommage aux joueurs : « Le groupe comprend vite et s’adapte vite. C’est un groupe qui est assez réceptif. »

Jean-Jacques Lasserre