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Bourg-en-Bresse-Tarbes, dimanche à 14h00

vendredi 9 février 2018 par Rédaction

Un horaire inhabituel pour cause d’Ecosse-France diffusé à 16h.

En mode quart

Les Tarbais sont assurés de participer aux demi-finales,* à condition de terminer au plus mal à la neuvième place. Mais s’ils veulent espérer jouer les demi-finales Retour à domicile, ils se doivent de l’emporter à Bourg-en-Bresse. C’est l’objectif minima demandé par le Président Nunes qui souhaiterait profiter de cette opportunité pour jouer la carte d’un retour en Pro D2. C’est dans ce but qu’il a engagé, jusqu’à la fin de la saison, l’ex-entraîneur de la Section et de Mauléon, Yannick Vignette. Sa prise de fonction, à six jours d’un match capital à Bourg-en-Bresse, qualifié « de quart de finale » par le Président, est un signe fort à l’adresse du groupe. Depuis le soir de la renaissance contre Limoges, tous les joueurs étaient tendus vers Bourg-en-Bresse et Albi. Les voilà au pied du mur, avec un nouveau chef de cordée. Un mur infranchissable jusqu’ici à Verchère. S’imposer dans l’Ain serait donc un véritable exploit face à une équipe qui se doit de gagner pour terminer au mieux à la première place et au pire à la seconde. Ce sera donc un véritable quart de finale pour les deux équipes.

*Seuls sont éligibles à la montée, Aix, Albi, Bourg-en-Bresse, Rouen et Tarbes.

Un pari à quitte ou double

L’arrivée de Yannick Vignette est un véritable pari qui, est risqué comme tous les paris. Engager un entraîneur pour chapeauter ceux qui sont en place ne risque-t-il pas de fragiliser un équilibre qui semblait retrouvé depuis la défaite contre Strasbourg. Ce n’est peut-être pas le bon timing, alors que le groupe et les entraîneurs s’étaient ressoudés, comme le montre la large victoire contre Limoges et le stage avec le 35ème RAP, où entraîneurs et joueurs avaient vécus les mêmes galères et les mêmes émotions. Peut-être que cette décision aurait été plus opportune au soir de la victoire miraculeuse contre Rouen ou de la défaite traumatisante contre Strasbourg. Une défaite qui avait permis au groupe et aux entraîneurs de remettre tout à plat et de repartir sur de bonnes bases. L’arrivée de Yannick Vignette, présenté comme « un homme de fort caractère », par Antoine Nunes peut être un quitte ou double. Si le technicien béarnais réussit à faire monter le TPR en Pro D2, il en retirera toute la gloire et sa mission pourrait déboucher sur un contrat, comme l’a laissé entendre le Président à demi-mot : « Je n’ai rien vendu à Yannick pour l’année prochaine, mais imaginons qu’on trébuche du bon côté et qu’on passe, pourquoi pas ? » Toute la pression repose maintenant sur les épaules de l’ancien entraîneur de la Section et décharge celles de Mickaël Etcheverria et de Nicolas Escouteloup. Mais comme toujours l’entraîneur propose et les joueurs disposent. Des joueurs qui, selon l’analyse du Président « jouent à 60% ou 70%. » On verra si l’arrivée d’un homme fort aura de l’impact sur le groupe, comme pouvait l’avoir un Marc Dantin. Rappelons que Marc Dantin avait réussi sa mission de qualifier sportivement le TPR « en partant d’une feuille blanche » à l’inter saison. Mais malgré toutes ces qualités, Antoine Nunes n’avait rien fait pour conserver un homme fort qu’il semble rechercher aujourd’hui. Sans proposition concrète, le Bigourdan, au coeur ’’Stado’’, s’est exilé à Colomiers.... Nicolas Escouteloup a eu la lourde tâche de lui succéder, ce qui n’était pas facile au point de vue humain et sportif. D’autant que ’’Marco’’ était arrivé avec sa garde rapprochée, Dadunashvili, Jambaque, Bonnecarrère, Havea, Bats, Cabanne, Dumestre.... Son successeur, nommé très tardivement, n’a pas participé au recrutement et est apparu comme un choix par défaut à des joueurs orphelins de Dantin. De plus, Antoine Nunes ayant décidé de réduire la voilure de 500 000 €, l’effectif a perdu en qualité avec les Départs de Collet, Casals, Béziat, Brison, Jambaqué, Antonescu, Ferrer, Sordia, Laharrague, Berbizier, Cabanne, Dumestre, Demaï-Hamecher...

Bourg-en-Bresse deuxième derrière Aix

Bourg-en-Bresse, à la veille de la quatrième journée retour, occupe la deuxième place avec 35 points (7 victoires, 5 défaites, 7 bonus) à 14 points d’Aix (49 points, 11 victoires, 2 défaites, 5 bonus), qui compte un match de plus. Les Bressans devancent d’un point leur plus gros rival Albi, 34 points (7 victoires, 1 nul, 4 défaites, 4 bonus), qui a un match rejouer le 1er avril à Aubenas, alors que le match retour aura lieu à Albi le 25 février ??? Un match fixé le même jour que celui du match reporté du 21 janvier de Tarbes contre Chambéry ! Bourg-en-Bresse est invaincu au Stade Marcel Verchère où sont tombés Albi (20-12), Limoges (29-11), Chambéry (20-11), Rouen (27-29), Romans (38-16) et Aubenas (41-18) et à l’extérieur ils ont réussi un gros coup en s’imposant à Albi 32-35 ! Les Bressans sont tombés à Strasbourg (22-9), à Bourgoin (28-24), à Aix (25-20), à Limoges (12-6) et à Tarbes (16-11). Une défaite que n’ont pas digérée les Bressans qui s’étaient vu refuser deux essais mais qui avaient surtout fait preuve de suffisance en jouant des pénaltouches au lieu de tenter les pénalités. Thomas Chauveau et Yoann Boulanger étaient aussi frustrés d’une première mi-temps atone face à des Tarbais déchainés qui, au final, ne s’imposaient que de cinq points. Une équipe bressane rajeunie mais qui a débuté la saison sans complexe et sans la pression de la montée malgré la seconde place de l’an passé derrière Massy. Mais les résultats et une nouvelle deuxième place ont aiguisé les appétits. D’autant, qu’avec l’interdiction de montée de Chambéry, de Romans et de Bourgoin-Jallieu, la route se libère avec seulement deux principaux adversaires Aix et Albi qui occupent la première et la troisième place. Rouen 7ème avec 27 points (5 victoires, 8 défaites, 7 bonus) et Tarbes 8ème avec 24 points (5 victoires, 7 défaites, 4 bonus), ne semblent pas être des adversaires dangereux en demi-finales.

Les Tarbais mieux outillés qu’au match Aller

Si la pression est tarbaise, elle sera aussi sur Bourg-en-Bresse qui ne peut pas se permettre de perdre dans la perspective d’une hypothétique montée directe. De plus une défaite permettrait à Albi, qui a un match à rejouer, de passer devant et même de prendre le large pour la deuxième place. Une seconde place stratégique car elle permettrait aux Bressans de jouer les demi-finales et la finale retour à domicile. Si les mauvaises conditions persistent, ce match se jouera avant tout sur les vertus hormonales et les valeurs morales. L’équipe qui aura le plus d’envie, qui sera la plus disciplinée, la plus pragmatique, la plus réaliste et la plus chanceuse, aura de grandes chances de s’imposer. Bourg-en-Bresse est une équipe solide devant, avec une jeune première ligne qui tient la route, une seconde, une troisième ligne et une charnière de très grande qualité. Derrière, c’est bon, jeune et rapide, mais les conditions, froid, pelouse et ballon glissants ne devraient pas favoriser les grandes envolées. Au contraire du TPR, sur courant alternatif depuis le début de la saison, Bourg-en-Bresse possède une équipe très homogène, bien en place et très constante au niveau de la qualité du jeu. Les Tarbais eux, n’ont pas été gâtés avec une série de blessures qui ont contraint les entraîneurs à faire constamment des essais et du replâtrage. Depuis la reprise Tarbes a retrouvé la totalité de son effectif et ça c’est ressenti contre Limoges où le banc a fait la différence sur la fin. Si on se réfère à la dernière sortie contre Limoges, le Stado-TPR, par rapport au match Aller, a récupéré Basile, Kazaliskasvhili, Taulava, Havea, Vergallo, Vunisa, Bréthous et Pees. Les rescapés du match Aller et qui ont joué contre Limoges sont Dadunasvhili, Manso-Moyano, Lacroix, Percival, Armary, Bonnecarrère, Bernad*, Bats, Claverie, Ducau, Latisnères-Palacin, Rubio et Domec. Depuis Cooper, est reparti en Ecosse, et Paulet, Esteves, Millon, Paris, Domolaïlaï, Mudariki, et Duny, n’était pas dans le groupe qui s’est imposé contre Limoges.

*Bernad, mal remis d’une blessure, n’avait joué que treize minutes. Aujourd’hui le troisième ligne est en possession de tous ses moyens. 

Fabien Perrin et David Berrera-Howarth en sélection

Les Bressans, par rapport au match Aller, seront privés de Fabien Perrin et de David Berrera-Howarth, qui ont été retenus avec la sélection espagnole pour disputer les deux premières rencontres du Championnat d’Europe des Nations 2018... Le centre et le deuxième ligne disputeront deux matchs importants pour la sélection ibérique dans la perspective de la qualification à la Coupe du Monde 2019 au Japon contre la Russie (le 10 février) et la Roumanie (le 18 février).

Bourg-en-Bresse recomposé à l’inter-saison

Une quinzaine de départs....

Malgré son beau parcours de la saison dernière, Bourg-en-Bresse a dû revoir ses ambitions à la baisse suite à un budget en diminution et au départ de l’emblématique entraîneur Laurent Mignot et d’une quinzaine de joueurs. Bourg a subi une véritable hémorragie devant, avec les départs en première ligne de Bérodier, Bougherara, Facundo, Blanchard, Deliège, en deuxième ligne, de Louchard, Giraud, et en troisième ligne de Vailloud et Witt. Plus ceux de Le Bourhis, à la charnière, d’Argoud et Fusier en trois-quarts et de Moinot à l’arrière !

.Pour neuf arrivées

Thomas Choveau (Rumilly, ex-international à 7, passé par Bourgoin-Jallieu, Mont-de-Marsan, Limoges, Bourg-en-Bresse...), de retour au club où il a joué jusqu’en 2004, prend place dans le staff. Les Bressans ont effectué un recrutement qualitatif au talonnage, avec Traversier (Chambéry) et Jullien (Carcassonne), en pilier avec Rochet (Nevers), en seconde ligne, avec Barrera-Howard (Vannes, international espagnol), Navickas (Aix, formé en Afrique du Sud et en Angleterre) et Lombard (Nevers), en troisième ligne avec Wavrin (Strasbourg), à la mêlée avec Guilon (Macon, ex-international Universitaire) et au centre avec Perrin (Bourgoin, international espagnol). Bourg a aussi intégré des jeunes issus de leur formation et affiche un effectif de 34 joueurs professionnels.

Effectif de Bourg-en-Bresse

Pilier gauche

Vincent Besson 20 ans, 1,78 m, 102 kg

Quentin Drancourt 27 ans, 1,79 m, 108 kg

David Jacquet 24 ans, 1,89 m, 125 kg

Talonneur

Quentin Traversier 24 ans, 1,75 m, 98 kg

Clément Jullien, 25 ans, 1,81 m, 107 kg

Clément Rochet 21 ans, 1,75 m, 100 kg

Pilier droit

Wikus Harmse, 31 ans, 1,78 m, 119 kg (Sud-Africain)

Anthony Rochet 23 ans, 1,79 m, 120 kg

Thibault Michalick 23 ans, 1,85 m, 130 kg

Deuxième ligne

Karolis Navickas, 27 ans, 2,02 m, 122 kg

Cyril Veyret, 28 ans, 1,97 m, 122 kg

Thibault Lombard 23 ans, 1,95 m, 118 kg

David Barrera-Howard, 28 ans, 1,96 m, 108 kg (Espagnol)

Ludovic Chillet, 21 ans, 1,92 m, 103 kg

Troisième ligne

William Wavrin, 26 ans, 1,93 m, 108 kg

Loic Mondoulet, 26 ans, 1,89 m, 95 kg

Simon Bornuat, 31 ans, 1,86 m, 94 kg

Adrien Buatier, 27 ans, 1,97 m, 110 kg

Theo Bey, 19 ans, 1,88 m, 95 kg

Dimitri Jean-Etienne, 26 ans, 1,92 m, 109 kg

Mêlée

Grégory Maiquez, 32 ans, 1,73 m, 75 kg

Titouan Guilon 23 ans, 1,68 m, 68 kg

Paul Ravier, 20 ans, 1,76 m, 81 kg

Ouverture

Julien Gros, 27 ans, 1,77 m, 81 kg

Jérémy Bourlon, 30 ans, 1,74 m, 76 kg

Trois-quarts

Pierre Santallier, 25 ans, 1,75 m, 77 kg

Hugo Dupont, 29 ans, 1,78 m, 79 kg

Dimitri Doucet, 22 ans, 1,82 m, 86 kg

Fabien Perrin, 29 ans, 1,94 m, 98 kg

Benjamin Doy, 24 ans, 1,73 m, 84 kg

Emile Caillaud, 29 ans, 1,83 m, 93 kg

Arnaud Perret, 31 ans, 1,81 m, 98 kg

Arrière

Martin Félix, 20 ans, 1,83 m, 84 kg

Jean-Jacques Lasserre