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Rencontre avec Marie-Sophie Obama, la Présidente de Lyon ASVEL

vendredi 26 janvier 2018 par Rédaction

« Devenir la première place du basket féminin français d’ici cinq ans »

Des racines gersoises

La Présidente de Lyon ASVEL, était au Quai de l’Adour samedi dernier mais en toute discrétion, elle s’était installée dans les tribunes avec ses enfants et son compagnon. Marie-Sophie Obama a profité du déplacement en Bigorre pour passer le week-end en famille à Auch d’où elle est originaire. Ancienne internationale de basket, elle a joué à Mirande, Bordeaux, Aix et à Calais jusqu’en 2006. Après être restée quatre années dans le milieu comme agent de joueuses auprès de Paco Torres, elle est revenue dans le Gers pour diriger une Agence Immobilière à Auch, jusqu’à l’année dernière.

Vingt ans d’amitié avec Tony Parker

C’est à 16 ans, l’INSEP, qu’elle a connu Tony Parker. Cette amitié a perduré au fil des années et Marie-Sophie Obama ne manque pas une occasion d’aller à San-Antonio. Tony Parker lui a donc fait confiance pour mener à bien son projet de développer un grand club féminin à Lyon, qui serait le pendant de l’équipe masculine de L’ASVEL, qu’il avait acheté quelques années auparavant. Elle n’a pas hésité lorsque TP lui a demandé d’être sa Présidente Déléguée, tout comme elle n’avait pas hésité à faire Fort Boyard à ses côtés, lorsqu’il le lui avait demandé. Elle a accepté de quitter sa famille, son entreprise pour relever un véritable défi à plus de 600 km de ses racines, dans une grande métropole. Elle confie à Lyon Basket : « Je le vois comme une mission et une chance de servir, de porter un projet. Je le vois aussi comme un aboutissement de par l’amitié qui nous lie avec Tony. Il me fait confiance et ce n’est pas quelqu’un de complaisant. Il ne me l’aurait pas proposé s’il ne m’en sentait pas capable. Cela a du sens. C’est très logique finalement. Quand je vois mon cheminement, les différentes étapes par lesquelles je suis passée, au niveau sportif, professionnellement et personnellement. Cela arrive à un moment où je suis prête pour ce genre de projet. » 

L’interview

En marge du match, la Présidente, très disponible et souriante malgré la défaite, s’est prêtée à une longue interview où elle parle de ses racines gersoises, du projet et des ambitions du club qu’elle dirige. « Je fais en général les déplacements plutôt proches mais quand on vient jouer dans le Sud-Ouest les déplacements sont systématiques et automatiques. Je reviens ici où on a la famille. On est très attachée à nos racines et on en profite pour venir nous ressourcer. »

D’abord sauver Lyon puis jouer l’Euroligue

L’an passé, Lyon en proie à des soucis financiers depuis plusieurs années, s’était sauvé de justesse de la relégation sportive lors du dernier match des Play-Down. Tony Parker, qui avait repris l’ASVEL Garçons trois ans avant, surprenait tout le monde en annonçant le rachat de l’équipe féminine de Lyon. Avec des dettes apurées, un budget de 2 M€, un entraîneur de haut niveau et un effectif composé d’internationales françaises et étrangères, Lyon ASVEL entend jouer les premiers rôles en LFB.

« Déjà le projet, c’était avant tout de stabiliser le club qui était plutôt en péril au niveau sportif et financier. Dans un premier temps, il a fallu tout assainir pour repartir sur des bases saines. Puis, à moyen terme, puisqu’il faut aussi du temps pour grandir et pour bâtir, on espère devenir la première place du basket féminin français d’ici à cinq ans. » Des ambitions qui ne s’arrêtent pas aux frontières hexagonales. « On espère aussi exister et compter au niveau européen en Euroligue. » Mais dès cette année Lyon, à part des défaites surprises à Mondeville et surtout à domicile contre Nantes, est en mesure de disputer les Play-Off et de se qualifier pour l’Eurocup. Marie-Sophie Obama, ne cherche pas les excuses des blessures et des turn-over, qui ont perturbé l’équipe depuis le début du championnat. « Il faut du temps pour construire une identité, pour construire une équipe et c’est vrai qu’on renouvelé en grande partie notre effectif et il faut du temps pour acquérir de la maturité. On est partie avec un groupe où les joueuses sont encore jeunes, même si elles sont entourées par des joueuses expérimentées. »

Un accident de parcours

Malgré la déception de la défaite face à un concurrent direct, la Présidente lyonnaise, reconnaît sportivement la supériorité tarbaise. « Des défaites comme celle-ci, font mal et font rager, mais en même temps Tarbes a, très, très, bien joué et a fait preuve d’une belle maturité dans la manière d’appréhender ce match. Mais ce sont en même temps des épreuves et des échecs dont on a besoin pour grandir et pour mûrir. » Lyon, après une série d’échecs due en partie aux absences de joueuses cadres, s’était bien repris avec une série de cinq victoires pour une défaite à Bourges et restait sur deux succès contre Montpellier et chez le champion de France en titre Villeneuve d’Ascq. De quoi comprendre la déception des Lyonnais qui comptaient poursuivre leur série en Bigorre mais Marie-Sophie Obama reste confiante. « Je suis persuadée que c’est un accident de parcours. Après, c’est vrai, que c’est là où on voit les équipes qui sont prêtes et qui sont mûres pour jouer les premières places du championnat. Elles mettent derrière elles leurs adversaires directs et aujourd’hui, on n’est pas encore prêt mais, il n’y a pas péril en la demeure. Je reste persuadée qu’on va se rattraper contre Mondeville et parfois, on a besoin de petits électrochocs pour réagir et pour grandir. »

Réponse ce soir à 20h00 contre Mondeville !