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Les voeux de la préfète à la presse

jeudi 25 janvier 2018 par Rédaction


Entourée de tous les chefs de service de la préfecture, Béatrice Lagarde, préfète des Hautes-Pyrénées, a présenté ses vœux à la presse départementale puis a répondu longuement à une vingtaine de questions.

Vœux à la presse – Mercredi 24 janvier 2017, 11h30

 

Discours de la préfète

Mesdames et Messieurs les journalistes,

 Après mes vœux aux forces de sécurité, aux agents de la préfecture et aux personnalités du département, je souhaitais à nouveau m’exprimer devant vous pour vous exposer les grands chantiers qui nous mobiliseront en 2018 et revenir brièvement sur les événements marquants de l’année écoulée.
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 L’année 2017, tout d’abord, a été marquée par une intense activité des services de l’État – en particulier sur leurs missions régaliennes.

 2017 a, d’abord et avant tout, été une année électorale. Avec pas moins de trois élections majeures (présidentielle, législatives et sénatoriales) qu’il a fallu organiser de A à Z. Je ne reviens pas sur l’immense travail réalisé par les services concernés – j’en ai parlé dans mon discours de vœux aux personnalités. Je voudrais toutefois remercier à nouveau les services du cabinet, le service communication, le SIDSIC, les services de police et de gendarmerie et les magistrats du tribunal de grande instance. Ces élections ont amené un profond renouvellement du paysage politique du département, et je veux souligner la qualité de la collaboration des parlementaires avec les services de la préfecture.

 En 2017, nous avons veillé à la sécurisation des grands événements, au premier rang desquels les pèlerinages à Lourdes. Tous ont vu se déployer le « MAGEC », dispositif national qui se compose d’un camion sécurisé de la sécurité civile ainsi que de son équipage formé aux gestions de crise majeure, d’unités de forces mobiles et de forces proterre. A cela s’ajoute évidemment la mobilisation des moyens de la police nationale et de la gendarmerie. En 2018, nous poursuivrons ce travail et agiront de concert avec les élus. Les services du cabinet travaillent en effet à l’élaboration d’un guide opérationnel à l’attention des maires du département. Il les aidera dans la construction de leurs projets de manifestations et les informera sur leurs responsabilités.
  En matière de délinquance et de sécurité routière, je vous dévoilerai un bilan précis une fois que les chiffres de 2017 seront définitivement arrêtés, mais je peux d’ores et déjà vous dire que ce bilan est bon. Avec des affaires importantes élucidées en matière de trafic de stupéfiants et de cambriolages. Avec aussi une forte baisse de la mortalité sur les routes par rapport à 2016.

 Surtout, j’aimerais prendre un instant pour revenir sur le changement majeur de cette année pour la préfecture et ses usagers : la mise en œuvre du plan préfecture nouvelle génération (PPNG) qui a vu la fermeture des guichets pour les cartes nationales d’identité, les permis de conduire et les cartes grises. C’est une petite révolution, tant pour les usagers que pour les agents de la préfecture. Mais c’est aussi un grand pas en avant pour simplifier la vie des usagers, qui pourront désormais effectuer leurs démarches depuis leur domicile et à tout instant. Je voudrais remercier ici les élus et les professionnels qui ont travaillé avec nous à cette réforme.
 Si le lancement de la plateforme a connu des remous importants, les choses sont désormais stabilisées et les demandes des usagers satisfaites.

  • Pour les cartes d’identité, le temps d’attente pour la prise de rendez-vous est inférieur à 15 jours et le délai de délivrance à 20 jours, ce qui place notre département en tête de la région Occitanie.
  • Pour les cartes grises, si 11 % des usagers venaient encore en préfecture en novembre pour faire débloquer leur situation, ils n’étaient plus en décembre que 2 %. Cela prouve l’efficacité du système. Et je voudrais remercier les professionnels agréés qui ont absorbé une large partie du flux d’usagers.
  • Pour les permis de conduire, enfin, le CERT de Lille traite désormais autant de dossiers que la préfecture auparavant (plus de 700 par mois), et 47 des 53 auto-écoles du département ont ouvert un compte ANTS ; soit un taux supérieur à la moyenne nationale (89 % contre 85 % en moyenne).

 Et puisque nous refusons la fracture numérique, un certain nombre de points d’accès numérique pour effectuer ces démarches en ligne ont été créés dans le département. 2 en préfecture et 2 dans nos deux sous-préfectures, qui traitent les demandes en 17 minutes en moyenne. 1 point numérique a été implanté à la MSAP de Trie sur Baise et 4 espaces numériques dans les MSAP de Vic en Bigorre, Arreau et Pierrefitte-Nestalas. En 2018, nous allons travailler à densifier ce maillage territorial en points numériques. Je suis pour cela en contact avec la direction régionale de la Poste, qui installera plusieurs points dans les bureaux de Poste.

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 En 2018, de multiples chantiers s’ouvrent devant nous, dans le sillon des transformations impulsées par le Président de la République et son Gouvernement.

 Pour nos deux villes moyennes, Tarbes et Lourdes, l’heure sera à la reconquête du centre-ville. Avec le plan « Action cœur de ville » du Gouvernement auxquelles toutes deux sont candidates, nous allons pouvoir y réfléchir ensemble. Lutte contre la vacance commerciale et de l’habitat, offre culturelle et de services, mise en valeur du patrimoine. Tous ces sujets seront au cœur des plans d’action élaborés si Tarbes et Lourdes sont retenues, avec à la clé des aides financières de l’État et un appui à l’ingénierie. Soyez assurés que nous mettons tout en œuvre pour que Tarbes et Lourdes soient retenues, même si la décision finale ne sera pas prise ici.
 
 En 2018 également, et toujours en lien avec les collectivités, nous allons négocier les contrats financiers de maîtrise de la dépense publique. Ils permettront à chacun de prendre part à l’effort de maîtrise des dépenses de fonctionnement et de réduction du déficit et de la dette. Les collectivités dont les dépenses de fonctionnement sont supérieures à 60M€ y seront obligatoirement soumises, et les autres pourront les conclure de manière volontaire. Les contrats prendront en compte les spécificités des territoires pour demander plus d’efforts aux plus favorisés et moins d’efforts aux plus vulnérables. Un mécanisme incitatif permettra à chacun d’y trouver son compte : les subventions d’investissement des collectivités qui joueront le jeu seront majorées. C’est donc dans une logique partenariale que nous allons entamer ces discussions très prochainement.
 
 En matière d’accueil des migrants et des demandeurs d’asile, le Président de la République l’a rappelé, nous devrons être, en 2018, à la fois efficaces et humains. Il nous faut accueillir dignement ceux qui fuient la guerre et les persécutions. C’est pourquoi notre département prend toute sa part à l’effort national pour accroître les capacités d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile. L’ouverture des PRAHDA, à Séméac, en a été la plus flagrante illustration. Avec 31 personnes arrivées dès septembre et désormais 85 habitants, la structure démontre le grand professionnalisme des accompagnateurs sociaux. Et je voudrais remercier les services de la DDCSPP, les forces de l’ordre et les associations qui rendent tout cela possible.
 Et en même temps – pour reprendre une formule toute présidentielle, il nous faut contenir les migrations économiques dans des proportions que nous pouvons absorber. Nous devons être une terre d’intégration et non d’espoirs déçus ou de précarité subie. Pour cela, nous nous efforçons de faciliter au maximum le traitement des demandes de titres de séjour, avec un examen attentif des situations individuelles. Ensuite, les procédures d’éloignement seront fluidifiées, pour que les lois de la République soient pleinement appliquées, sans zèle mais avec fermeté. Enfin, la revalorisation de l’aide publique au développement et le contrôle renforcé de son usage contribueront à endiguer le problème à la racine, car personne ne quitte son pays de gaîté de cœur.

 2018 sera également l’occasion de poursuivre plusieurs chantiers engagés dans le département.

 Cette année, nous poursuivrons en effet les travaux de sécurisation de la route des gorges de Luz, en partenariat avec le conseil départemental.
 Vous le savez, depuis de nombreuses années, les chutes de roche sont récurrentes. C’est pourquoi le sujet a été signalé, avec le lancement d’une première phase de travaux d’urgence pour élever le niveau de sécurité de la route dès octobre 2016. Et comme vous le savez, en janvier 2017, l’éboulement d’un bloc erratique de plusieurs tonnes, hors zone de travaux et hors zone étudiée, en 2016 a provoqué un accident sans victime mais occasionnant d’importants dégâts sur la route. L’ensemble des études a par suite souligné la nécessité de réaliser des travaux plus importants que prévus.
 Face à ce constat, nous avons d’une part pris la décision, avec le conseil départemental, de tout mettre en œuvre pour la réouverture exceptionnelle et temporaire du tunnel d’Arriou Cluc d’avril à juin pour permettre de fluidifier la circulation pendant les travaux. Cette opération a mobilisé plus de 100 gendarmes pendant trois mois – je tiens à les saluer. D’autre part, alors que la commune de Chèze, maître d’ouvrage principal, ne pouvait conduire ces travaux seule, l’État, le conseil départemental, la députée Dubié ainsi que les communautés de communes du Pays Toy et Pyrénées Vallées des Gaves ont agi de concert. Le financement des opérations et l’accompagnement de la commune sont ainsi assurés au sein d’un comité de suivi présidé par la sous-préfète d’Argelès-Gazost. A ce jour, 3M€ ont été engagés. 40 % proviennent de l’État, 40 % du conseil départemental et 20 % des autres collectivités partenaires.
L’enveloppe parlementaire de la députée a également été mobilisée.
 En 2018, les travaux se poursuivront selon la même logique : mobilisation de tous, engagement fort de l’État tant dans le pilotage que dans le financement.
 
 En matière de sécurisation, les Sanctuaires de Lourdes ne seront pas en reste cette année. Depuis 2016, nous avons largement approfondi le travail conduit jusqu’alors. La sécurisation situationnelle a été renforcée, et le sera encore davantage en 2018. De nouvelles installations aux abords et aux entrées, ainsi que des dispositifs de vidéosurveillance seront installés. Nous avons obtenu pour cela plus d’un million d’euros via le Fonds interministériel de prévention de la délinquance. Pour conduire à bien ce chantier, je sais pouvoir compter sur les Sanctuaires.

 Enfin, 2018 sera l’année de montée en puissance des nouvelles intercommunalités, qui ont désormais harmonisé leurs compétences et doivent être à même d’être des partenaires solides et des interlocuteurs privilégiés de l’État. A ce titre, la préfecture s’est dotée d’un nouveau service de coordination des politiques publiques qui constituera, avec les sous-préfectures, la porte d’entrée des intercommunalités pour discuter de leurs projets avec l’État. En 2018, nous continuerons donc à nous tenir aux côtés des intercommunalités pour les épauler dans cette montée en puissance. Je pense notamment à l’exercice de la nouvelle compétence « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations », aux transferts à venir des compétences eau et assainissement mais également au maillage du territoire en services publics.

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 Pour toutes ces raisons, je veux vous dire mon optimisme et ma détermination en entrant dans cette nouvelle année. Et je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2018, sur le plan personnel évidemment. Mais aussi sur le plan professionnel, une année faite d’indépendance et d’esprit critique, valeurs indispensables à l’exercice de votre métier.

Diaporama
AGRANDIR

Dans notre prochain article, nous mettrons en ligne les réponses (audio) aux questions des journalistes.