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Les vœux à la presse de Gérard Trémège

jeudi 18 janvier 2018 par Rédaction

Ce jeudi matin, Gérard Trémège maire de Tarbes a présenté ses vœux à la presse comme il le fait traditionnellement depuis 2001 à chaque rentrée. L’occasion pour l’élu d’évoquer différents sujets sur l’année écoulée comme sur l’année à venir.

En préambule, il a souligné que cette année 2018 qui s’ouvre est une année qui devrait être une année apaisée puisqu’il n’y a pas d’élection. 2017 fut une année cataclysmique, non seulement en France, en Europe mais aussi dans le monde

"Une page a été tournée, les gens ne veulent plus de discours de politique politicienne, ils ne veulent plus de conflit avec des blocs qui s’opposent comme ce fut le cas jusqu’à présent. Il y a des années que je dis qu’il y a du bon et du moins bon dans tous les camps.

J’ai démontré quand j’étais président de l’agglomération de 2008 à 2014 que l’on pouvait travaillé ensemble gauche et droite. Je le démontre encore au sein de la nouvelle agglomération où il y a un partage équitable et équilibré des responsabilités".

Il a ensuite enchainé sur la ville de Tarbes : « Pour ce qui concerne la municipalité nous allons présenter lundi prochain les orientations budgétaires en conseil municipal puis en mars le budget. Cette année nous avons décalé le vote du budget parce qu’il y avait des incertitudes sur les dotations.

Pour nous les orientations seront claires et précises. Nous nous sommes engagées depuis 2001 dans un processus qui a permis à la municipalité de restaurer ses comptes. Aujourd’hui les comptes de la mairie sont aux normes des communes comparables à la nôtre et qui gèrent bien au niveau de la dette, des charges de fonctionnement et de l’investissement. Ça a été un long travail, je pense notamment à la dette qui était un poids considérable 92 millions d’euros au début des années 2000, elle s’élèvera fin 2018 à 54 millions d’euros, nous avons une diminution de cette dette de 45%. C’était une nécessité absolue, la dette paralyse l’action. Si dans le même temps nous avons pu procéder à l’investissement nécessaire dans la ville qui a créé une nouvelle dynamique, c’est que l’on a bénéficié d’une conjoncture favorable au niveau des taux, nous n’avons pas non plus matraqué le contribuable. On a maintenu le niveau des aides pour le secteur associatif dans tous les domaines, nous avons amélioré le service public en créant de nouveaux services. Nous nous sommes engagés à avoir de la dynamique et de la modernisation ».

En ce qui concerne le secteur associatif, il a indiqué qu’il était un lien considérable au sein de la cité mais un secteur en difficulté, notamment avec la disparition des contrats Aidés mais aussi avec une crise du bénévolat. Les gens qui s’engagent bénévolement au profit d’associations sportives, culturelles, sociales commencent à baisser les bras car ils ne peuvent plus agir, ils ont des difficultés financières et de plus en plus de dirigeants disent je n’en peux plus, je vais arrêter.

Pour Gérard Trémège, les municipalités sont contraintes de se substituer aux carences de l’Etat,qui leur a imposé de nouvelles compétences sans donner les ressources qui les finance : les Pacs qui se font en mairie, les passeports et autres. Il tire la sonnette d’alarme sur les difficultés du secteur associatif.

Puis il poursuit : « la stratégie, la politique qui a été la nôtre, nous allons essayer de la maintenir dans ce contexte difficile : exemple en 2013 la dotation de fonctionnement que nous percevions était de 10 millions d’euros, en 2017 et 2018 elle est de 6 millions d’euros, pour nous c’est un manque considérable. Malgré cela nous allons maintenir notre programme d’investissements comme le haras, investissement phare où les travaux ont débuté avec l’accessibilité de la médiathèque, 1,4 million d’euros seront engagés sur le haras. Le haras est un lieu qui vit. »

Autres chantiers importants : la poursuite de la rénovation de la place du Foirail, un très gros chantier étalé sur trois exercices. La rénovation de l’école Voltaire, un travail remarquable pas loin d’un million d’euros de travaux. Cette année sera engagée la rénovation thermique de l’école Ormeau Figarol et seront poursuivis les travaux dans les écoles. La rénovation de l’école Jean Macé qui a débuté hier mercredi, c’est un chantier très important de plusieurs millions d’euros qui va se dérouler sur 2018/2019 pour se terminer à la rentrée 2020/2021.

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Les rythmes scolaires : des réflexions ont été engagées. La municipalité a rencontré les parents, les enseignants, les syndicats. Tarbes va donc revenir à la semaine de 4 jours à la rentrée prochaine. « Sur le plan budgétaire cela va nous coûter 96 000 euros de plus parce que l’on a décidé de préserver les emplois qui avaient été créés quand on est passé à la semaine de 4 jours et demi » : a expliqué le maire.

« Nous allons poursuivre tout ce qui est propreté dans la ville, les efforts que nous avons engagé portent leurs fruits, on constate que le comportement des concitoyens s’est amélioré.

Au cours des réunions de quartiers, j’ai rencontré 1460 personnes sur les 10 quartiers et 2000 petites interventions de proximité ont été réalisées par les services : (petits travaux : éclairage qui ne marche pas, réfection de bouts de trottoirs etc.…).

Pour la revitalisation du centre ville qui est un souci majeur, il y a de l’amélioration au niveau de la vacance en centre ville. Les actions menées avec la Chambre de commerce, l’office du commerce, Tellement Tarbes, les agents immobilier, les propriétaires de locaux vacants, commencent à porter leurs fruits, on constate une diminution de locaux vacants en centre ville.

En 2018, pour la sécurité des citoyens sera finalisée la modernisation du système de vidéo-protection avec de nouvelles caméras, une soixantaine sur la ville avec une extension du périmètre avec des caméras ultra modernes.

La mobilité sur la ville : les transports urbains. Aujourd’hui la gare de bus urbain place Verdun ne remplit plus toutes les conditions de sécurité pour les passagers, il faut élargir les quais, la municipalité réfléchit à une nouvelle reconfiguration sur la partie nord.

Pour la place au Bois qui est dans un état lamentable, il a été choisi une option qui va être approfondie : transférer la gare des bus scolaires le long de la rue Pierre de Coubertin. Dans le même temps est engagée une réflexion sur la rénovation de la place au Bois.

Un sujet préoccupant : VALLOUREC :

« Cette entreprise située sur le site de l’arsenal, un site devenu stratégique pour notre ville, plus de 1 000 personnes y travaillent parmi eux les 57 employés de VALLOUREC. Cette entreprise avait fait des efforts d’investissement, le voisinage se plaignait du bruit.

Nous sommes aux cotés des salariés avec d’autres élus : parlementaires, département, la préfète. Nous avons une réunion avec la préfète vendredi 26 janvier pour trouver une alternative car l’entreprise VALOREC a décidé de fermer ce site. Nous devons réfléchir à des solutions de reclassement des personnels pour qu’ils ne se retrouvent pas sur le carreau. » indique Gérard Trémège

L’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées :

« Elle existe depuis un an, je fais part de la satisfaction qui est la mienne de voir le travail qui a été accompli en un an. Nous avons repris les engagements des anciennes communautés de communes. Respect des engagements, des territoires, des sensibilités, des uns et des autres, gouvernances équilibrées, partagées avec un projet d’agglo dont les orientations les plus importantes en matière de développement économique ont été adoptées à l’unanimité fin novembre, ce qui va permettre d’engager les études sur les réalisations probables de projets structurants. Il y a un esprit communautaire qui s’est installé et réunit l’ensemble des élus. »

Le maire de Tarbes est convaincu qu’il faut que Tarbes et Pau se donnent la main afin de créer un pôle urbain de près de 400 000 habitants pour une meilleure dynamique économique.

Gérard Trémège est mécontent suite aux propos du président du syndicat mixte qui gère l’aéroport de Pau.

« Le président du syndicat mixte qui gère l’aéroport de Pau dit : La délégation de service public dont bénéficie l’aéroport de Tarbes avec le service d’Air France, même s’il est sous-traité est illégal et donc les aides qui en découlent sont illégales. »

« Je ne pense pas que l’Etat se serait engagé avec nous depuis plus de 10 ans dans une opération de service public via une OPS. Je trouve inélégant ces réflexions de la part du syndicat mixte alors que l’aéroport de Pau essaie de capter du trafic pèlerins à destination de Lourdes. Si on doit parler de façon inélégante, on sait le faire aussi.

C’est bien joli de dire, il est normal que l’aéroport de Tarbes se consacre au trafic pèlerins mais la liaison sur Paris est illégale : je trouve ça dégueulasse ! »

Nicole Lafourcade