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LFB 11ème journée : TGB-Roche-Vendée

vendredi 5 janvier 2018 par Rédaction

Samedi 6 janvier au Quai de l’Adour à 20h00

Attention, anguille sous roche...

Cette vieille expression populaire prend tout son sens avant la réception de Roche-Vendée ce premier samedi de l’année pour le onzième et dernier match de la phase Aller. Après trois semaines de trêve, quatre jours après le Réveillon, ce match sent le match piège par excellence. Les Tarbaises sont parties en ’’vacances’’ après quatre victoires consécutives (en comptant la Coupe de France) dont deux marquantes à Nantes et contre Charleville-Mézières. Tout juste auréolées d’une quatrième place au classement les Tarbaises seront-elles revenues sur terre, pour ferrailler contre le promu qui est dernier et ne compte qu’une seule victoire contre Nice. Ce serait une grave erreur, car les Vendéennes n’ont rien à perdre et elles ne viendront pas en Bigorre en victimes expiatoires. Roche-Vendée, à l’exception de Lyon, n’a jamais subi de marées et a même accroché Montpellier, Nantes, Charleville-Mézières et vient de pousser Bourges en prolongation.

Bourges poussé aux prolongations

Les Vendéennes ont dû attendre la huitième journée pour décrocher leur premier succès contre Nice 57-55, après sept défaites consécutives dont quatre à domicile contre Mondeville 62-72, Basket-Landes 59-76, Villeneuve d’Ascq 59-74, Montpellier 64-68, et trois à Nantes 67-60, à Charleville-Mézières 73-66 et à Lyon 83-59, avant d’enchaîner par deux nouvelles défaites au Hainaut 66-58 et contre Bourges 83-72 après prolongation ! Une équipe qu’il faudra respecter sous peine de vivre une cruelle désillusion et de se retrouver englué dans la seconde partie du tableau, au lieu de conforter sa place en haut du classement. Car cette équipe, qui a été frappée par une cascade de blessures, ne lâche rien comme le prouvent ses feuilles de matchs à Nantes, à Charleville-Mézières, au Hainaut et contre Montpellier et contre Bourges, juste avant la trêve. Les Vendéennes ont failli créer la surprise du Championnat en poussant les Tango en prolongation 74-74 (17-17, 20-23, 13-14, 24-20), avant d’encaisser un 9-18 lors des cinq minutes supplémentaires.

Bernadette N’Goyisa, une joueuse hors-norme

Roche-Vendée dispose en Bernadette N’Goyisa d’une joueuse hors-norme par le talent et qui a le physique le plus dense de la LFB, encore plus massif que celui de Bravard. Après avoir joué dans les plus grands clubs européens (Schio, Ribera, Namur, Bourges), de WNBA (New-York, San Antonio, Chicago, Indiana) et foulé les parquets de Nantes, Villeneuve d’Ascq et Saint-Amand-les-Eaux, l’intérieure internationale congolaise s’est fixée à la Roche-sur-Yon (où elle est arrivée en mars 2015 comme joker médical après deux saisons blanches après une grave blessure et une grossesse), attendant patiemment de monter en LFB. Bernadette n’a rien perdu de ses qualités en LF2 et hormis son match de reprise lors de la quatrième journée (5 points, 2 rebonds, 5 fautes provoquées) elle a fait chauffer le tableau d’affichage contre Villeneuve d’Ascq (19 points, 12 rebonds, 3 fautes provoquées), Lyon (14 points, 6 rebonds, 3 fautes provoquées), Montpellier (14 points, 7 rebonds, 7 fautes provoquées), Nice (12 points, 4 rebonds, 2 fautes provoquées), Hainaut (23 points, 12 rebonds, 5 fautes provoquées), Bourges (16 points, 10 rebonds, 3 fautes provoquées). Aussi grande mais beaucoup plus lourde que Gaye et Diallo, qui devront se méfier de son expérience et de sa capacité à provoquer des fautes. Emmanuel Body, qui coache en Vendée depuis 2011, s’appuie sur N’Goyisa (30 minutes), Heriaud (30 minutes), Sinico (28 minutes), Ivanovic (26 minutes) et jusqu’à présent sur Mann (34 minutes) avec en rotation, Tayeau (22 minutes), Dia (19 minutes) et Elenga (18 minutes).

Un début de saison compliqué par les blessures et les départs

La Roche s’était renforcée à l’inter-saison avec les arrivées d’Elenga (Landerneau), d’Ivanovic (Angers), de Mann (Montpellier) de Radocaj (Chevakata) et affichait son ambition de maintien. Il est vrai qu’avec les ’’anciennes’’, l’indestructible N’Goyisa, Tayeau, Sinico, Dia et la jeune Hériaud, l’équipe d’Emmanuel Brody avait belle allure. Mais la mayonnaise n’a pas pris. La meneuse internationale serbe Tamara Radocaj a été coupée au bout de trois journées et Emmanuel Brody a fait le choix de ne pas la remplacer poste pour poste. Il a préféré faire confiance, à la jeune Hériaud et à Tayeau, avec Ivanovic en soutien pour mener l’équipe, préférant renforcer la raquette avec une intérieure pour soulager Ngoyisa au poste 5. Un poste très convoité et où les opportunités sont restreintes en début de saison. Le choix s’est porté sur Cuzic-Sliskovic (ex Angers, passée par Basket-Landes, Sopron, Celta Vigo, Salamanque, Madrid, Schio...) qui n’est entrée que lors de la septième journée. Pour l’instant, avec 5 points et 3 rebonds de moyenne, l’ex-internationale croate est loin de son rendement habituel où elle tournait régulièrement à plus de 10 points et 6 rebonds de moyenne. De plus Roche-Vendée n’a pas été épargnée par les blessures. N’Goyisa a manqué les trois premiers matchs contre Mondeville, Nantes et Basket-Landes et à l’exception de son premier match, elle n’a aligné que des doubles, dont 23 points au Hainaut. Tayeau était absente contre Lyon, Montpellier et Bourges et Herriaud, la meneuse en titre, n’a joué que 19 minutes sur 45 minutes contre Bourges. Ce qui veut dire que les Vendéennes ont joué 26 minutes sans meneuse de jeu contre les Berruyères !

Mann remplacée par Mc Gray

Kristen Mann, pour des raisons personnelles, a quitté l’équipe à l’issue du match contre Bourges. Un nouveau coup dur pour Emmanuel Brody car l’Américaine (qui a découvert la France à Tarbes et fait l’essentiel de sa carrière à Montpellier), avait réalisé six double, avec un record à 20 points et tournait à 55% de réussite à 3 points avec un 3/5 contre Nice. Inconstante sur les premiers matchs elle était à 15,75 points de moyenne sur les quatre dernières rencontres. Elle a été remplacée, poste pour poste, par l’américaine Danielle McCray, sacrée championne de Bolivie avec Quito début décembre 2017 et qui fera ses débuts au Quai de l’Adour. Une ancienne internationale universitaire qui a débuté sa carrière pro en Israël (Hapoël Rishon) avant de disputer l’Euroligue avec Kosice, Schio et Wisla Cracovie. En 2016 elle a fait une pige de quatre mois à Calais qui avait séduit son coach de l’époque, Kévin Brohan qui en a dit le plus grand bien à Emmanuel Body qui l’a recruté aussitôt. «  C’est une guerrière athlétique (1,85 m), polyvalente, une scoreuse au tir, capable de créer pour les autres.  »

Effectif

Poste 1

N° 6 Caroline Herriaud : 22 ans, 1,65 m (Moy. 6,8 points, 3,6 rebonds, 5,1 passes décisives, records 3 fois 11 points, 3/5 à 3 points, 6 rebonds, 9 passes décisives)

Poste 3

N° 8 Milica Ivanovic : 29 ans, 1,80 m (Moy. 9,8 points, records 26 points, 5 double, 4/7 à 3 points)

N° 11 Johanna Tayeau  : 28 ans, 1,75 m, formée à Bourges (Moy. 8,43 points, records 16 points, deux fois 2/3 à 3 points)

Poste 2-3

N° 17 Marion Sinico : 32 ans, 1,80 m, formée à Bourges (Moy. 4,8 points, 3,5 rebonds, records 10 points, 2/3 à 3 points, 7 rebonds)

Poste 3

Danielle McGray  : 30 ans, 1,85 m, Championne du Monde Universitaire 2009

Poste 4-5

N° 50 Bernadette N’Goyisa : 36 ans, 1,95 m (Moy. 14,7 points, 7,6 rebonds, records 23 points, deux fois 12 rebonds, 6 double en 7 matchs dont 3 double-double).

N° 15 Iva Cuzic : 33 ans, 1,90 m, internationale croate (Moy. 5 points, 3 rebonds, records 10 points, 7 rebonds)

N° 12 Mariame Dia : 39 ans, 1,87 m, (Moy. 6,4 points, 4 rebonds, records 12 points, 10 rebonds)

N° 18 Kekelly Elenga : 27 ans, 1,86 m formée à Bourges (Moy. 5,4 points, 3,2 rebonds, records 11 points, 7 rebonds)

Jean-Jacques Lasserre