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Vendredi 8 décembre à 20h45 à Trélut : Tarbes-Rouen

jeudi 7 décembre 2017 par Rédaction

Vaincre le signe indien de la télé

Tarbes a été télévisé trois fois cette saison et a perdu trois fois, dont deux à domicile contre Chambéry et Romans et à Bourgoin. Ce sera le troisième match consécutif, sous les caméras de l’Equipe TV, et les Tarbais se doivent d’éviter une troisième défaite consécutive qui pourrait être synonyme de crise. A la veille du dernier match de la phase Aller, le Stado occupe l’avant dernière place avec 15 points (3 victoires, 6 défaites, 3 bonus) à trois points de Rouen.

Absence des supporters préjudiciable

L’absence de résultats, le froid et l’heure tardive, sont autant d’excuses que se cherchent les supporters pour rester au chaud devant leurs téléviseurs et critiquer après. Mais les supporters sont co-responsables des défaites à Trélut, au même titre que les joueurs, les entraîneurs, les préparateurs physiques et le Président. Ils n’ont pas fait leur boulot de supporters, qui est justement de supporter leur équipe. Le meilleur artiste ne peut pas donner le meilleur de lui-même devant une salle vide. C’est pareil pour des joueurs de rugby qui ont besoin de se sentir soutenus et d’être galvanisés quand ils sont en difficulté. Qui a donné la victoire à Bourgoin, sinon les supporters de Rajon qui ont mis la pression sur l’arbitre en seconde mi-temps et en fin de match. Le ’’Seizième homme’’, si cher à Jean-Paul Gerbet, a donné la victoire au CSBJ, la cinquième de rang depuis le début de la saison. Malgré la rétrogradation sportive et le dépôt de bilan, les supporters sont là, même pendant les matchs télévisés ! Et les joueurs tarbais, pour ce qu’ils ont vécu depuis deux saisons, avec une injuste rétrogradation, suivie d’une interdiction de qualification, méritent au moins autant de respect que les joueurs berjalliens. Quelle image du rugby en Bigorre, les supporters donnent-ils aux milliers téléspectateurs mais aussi aux potentiels sponsors et aux dirigeants de la FFR ?

Dominer la pression

Ce match se tiendra sous haute pression pour les Tarbais qui ne peuvent pas se permettre une quatrième défaite consécutive et qui plus est, une troisième à Trélut. Une pression qui, espérons le, leur permettra de se transcender, car c’est souvent le couteau sous la gorge que les équipes se révoltent et emportent tout sur leur passage. Mais ils ont aussi besoin du soutien du public. Contre Romans, dans un stade vide, les joueurs n’avaient pas su se transcender et avaient subi une pression négative en début de rencontre. Cette fois, ils n’ont plus le choix s’ils veulent jouer encore un rôle dans une poule très compacte. Ils se doivent de battre Rouen qui viendra sans pression négative. Les Normands, battus sur leurs terres par les Albigeois, sont à la recherche des points perdus et Richard Hill, au vu des déboires tarbais, a dû cibler Trélut.

Une équipe anglophone

Rouen occupe la neuvième place, juste devant Tarbes, avec 16 points (3 victoires, 6 défaites, 4 bonus). Les Normands, qui se sont inclinés deux fois à domicile contre Albi 23-26 et Romans 27-48, ne se sont jamais imposés en déplacement malgré de bonnes prestations. Rouen a perdu de peu à Bourg-en-Bresse 27-21, à Chambéry 13-3, à Bourgoin 21-18, et plus largement à Aix 30-10 et s’est défait à domicile de Limoges 12-6, de Strasbourg 25-15 et d’Aubenas 37-10. C’est une équipe qui ne lâche jamais rien en défense et qui alterne jeu au ras et jeu au large. Une équipe façonnée à l’anglo-saxonne par son coach, l’ex-troisième ligne international anglais Richard Hill. Une équipe où on retrouve beaucoup d’anglophones avec Roberts (international gallois), le Tongien Takaï et les Anglais Arscott, Bolt, Cozens, Drauniniu, Gidlow, Henry, Markham, O’Donnell, Spencer, Thomas.... Une équipe qui s’est inclinée au bout des arrêts de jeu contre Albi, après s’être fracassée sur la défense tarnaise, alors qu’elle menait 23-19 à la fin du temps règlementaire. Une équipe qui a laminé le pack de Limoges sur un terrain lourd. Une équipe, accrocheuse à l’extérieur, qui a poussé Bourg-en-Bresse jusqu’aux arrêts de jeu et fait trembler Chambéry par sa combativité et son engagement. Une équipe qui s’est imposée par sa mêlée et son pack contre Strasbourg avec deux essais de pénalité. Sa lourde défaite contre Romans s’explique par trop de changements dans le quinze de départ et à une certaine suffisance, qui expliquent un très mauvais départ et deux essais encaissés sur interception.

Costauds sur les mauls et percutants dans le jeu

Une équipe que Nicolas Escouteloup tient en haute estime pour avoir visionné tous ses matchs. « Quand ils mettent leur rugby en place, ils sont très percutants, ils font avancer le ballon. C’est costaud sur les ballons portés, c’est une bonne équipe. Ils ont fait un gros recrutement avec des joueurs qui ont évolué en Pro D2 et en Premiership anglais et on sait que ça sera un match compliqué. » Mais l’entraîneur tarbais est confiant malgré les récents mauvais résultats. « On a les moyens de battre cette équipe mais ce sera un match très dur, c’est sûr, face à une équipe qui voudra faire un résultat chez nous. Ils ont déjà perdu deux fois chez eux et il doivent prendre des points pour rentrer dans les objectifs qu’ils se sont fixés. » Une pression certes, mais positive, celle qui libère, car Rouennais joueront pour gagner, alors que les Tarbais auront une pression négative, celle qui paralyse. « J’espère qu’on n’aura pas la peur de perdre mais qu’on aura suffisamment peur pour se défoncer sur le terrain » veut croire Nicolas Escouteloup qui croit toujours en son groupe.

Un groupe expérimenté mais pas vieillissant

Richard Hill, qui a conservé la majorité de son effectif, a souhaité l’étoffer en doublant tous les postes et en triplant à l’ouverture, à la mêlée et en première ligne. La douzaine de départs a été compensée par les arrivées de Cestaro (Aix, ex-La Rochelle), Giraud (Bourg-en-Bresse), Barthère (Montauban), Cazale-Debat (Nantes, ex-Espoirs Pau), Ford (Auch), Dorey (Albi), Maillard (Bayonne), Arscott (Sale), des piliers anglais Thomas (Gloucester) et O’Donnell (Leeds), Adamou (Bourgoin), Briatte (Nevers, ex-Brive). Pour compenser le départ tardif de Nicolas à Angoulème et la blessure de Bolt, le coach anglais fait le forcing pour recruter le demi-de-mêlée gallois de Bristol Martin Roberts (international 2008-2009), qui avait décidé de prendre sa retraite à 31 ans. Une équipe bâtie pour la conquête avec trois piliers de plus d’1,90 m et de plus de 120 kg de moyenne, avec deux seconde ligne à 2,00 m, et la vitesse, avec des troisième ligne de moins de 100 kg et une ligne de trois-quarts rapide et légère par rapport aux autres équipes avec des joueurs de moins de 90 kg. Une équipe composée de joueurs expérimentés comme Arscott (Sale, Bristol, Worcester, London Welsh), Bolt (Harlequins), Roberts (Bristol, Ospreys, Bath, Northampton, Scarlets), Drauniniu (Worcester, Harlequins), O’Donnell (Sale, Worcester), Thomas (Gloucester), qui ont disputé la Heineken Cup et le Challenge européen et de bons joueurs de Pro D2, âgés de moins de 29 ans. Sur les quatre trentenaires, trois ont 31 ans et un 36 ans... De plus des jeunes joueurs issus de la formation du club comme Clamy-Edroux, Mondon, Richardot, Villières ou Vincent, sont régulièrement dans le quinze de départ ou sur les feuilles de match. A noter que deux anciens tarbais Adamou et Spencer et trois anciens auscitains, Dastugue, Ford, et Kitutu portent les couleurs rouennaises.

Effectif

Première ligne

Wildfried Hounkpatin : 25 ans, 1,92 m, 130 kg

Anthony Martin : 26 ans, 1,80 m, 110 kg

Yann Thomas : 26 ans, 1,91 m, 120 kg

Rob O’Donnell : 31 ans, 1,96 m, 119 kg, Angleterre

Jérémy Clamy-Edroux : 25 ans, 1,83 m, 115 kg

Sébastien Le Bodo : 21 ans, 1,80 m, 118 kg

Talonneur

Enzo Mondon : 22 ans, 1,84 m, 99 kg

Julien Dorey : 26 ans, 1,75 m, 95 kg

Robin Becquet : 26 ans, 1,78 m 98 kg

Deuxième ligne

Dave Markham : 25 ans, 1,98 m, 111 kg

Gambo Adamou : 31 ans, 1,92 m, 108 kg, international camerounais

Harry Spencer : 28 ans, 2,04 m, 117 kg, Angleterre

Jonathan Giraud : 27 ans, 1,90 m, 110 kg

Troisième ligne

Pierre Barthère : 28 ans, 1,96 m, 100 kg, international espagnol

Hugues Briatte : 26 ans, 1,92 m, 104 kg

Jorick Dastugue : 24 ans, 1,90 m, 95 kg

Siaosi Fono : 28 ans, 1,80 m, 90 kg

Fabien Vincent : 25 ans, 1,88 m, 100 kg

Mêlée

Martin Roberts : 31 ans, 1,75 m, 77 kg, international gallois

Richard Bolt : 28 ans, 1,78 m, 81 kg, international anglais U 19

Bastien Cazale-Debat : 23 ans, 1,70 m, 62 kg

Ouverture

Zak Henry : 23 ans, 1,80 mm, 88 kg

Luke Cozens : 29 ans, 1,76 m, 86 kg

Matthew Ford : 25 ans, 1,78 m, 85 kg, international à VII

Trois-quarts

Josh Dauniniu : 31 ans, 1,88 m, 89 kg

Tom Arscott : 29 ans, 1,83 m, 88 kg, Angleterre

William Takaï : 29 ans, 1,86 m, 88 kg, international U 20 tongien

PJ Gidlow : 36 ans, 1,83 m, 102 kg, Angleterre

Paul-Arthur Richardot : 27 ans, 1,77 m, 78 kg

Gabin Villière : 21 ans, 1,84 m, 88 kg

Ivan Kitutu : 25 ans, 1,70 m, 70 kg

Arrière

Arthur Cestaro : 26 ans, 1,76 m, 95 kg

Kevin Milhorat : 27 ans, 1,82 m, 75 kg

Jean-Jacques Lasserre