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Retour et réactions après Bourg-en-Bresse

lundi 9 octobre 2017 par Rédaction

Retour 4ème journée

Même bilan sportif que l’an passé avec un groupe complètement reconstruit en deux ans !

Grâce à cette victoire contre le second de l’année dernière, le TPR se replace avec 9 points et une cinquième place au classement. L’an passé après trois journées, les Tarbais pointaient à la quatrième place avec 11 points mais avec le même nombre de défaites, dont une à Trélut contre Nevers et une à Limoges, pour deux victoires à Saint-Nazaire et contre Aubenas. Seule différence deux bonus, un offensif contre Aubenas et un défensif contre Nevers. Voilà pour les esprits chagrins qui oublient que seuls Dadunashvili, Duny, Percival, Domolaïlaï, Armary, Bonnecarrère, Bats, Claverie, Domec, Esteves et Rubio, les joueurs de la quatrième journée, étaient dans le groupe qui s’est imposé ce week-end. Havea et Vergallo, étaient absent pour des raisons de santé. Les autres Laharrague, Demaï-Hamecher, Cabanne, Collet, Sajous, Antonescu, Brison, Sevestre, Casals et Béziat, pour diverses raisons, ne sont plus là ! Du groupe d’il y a deux saisons, il ne reste plus que Koberidze, Armary, Vergallo, Latisnères-Palacin, Domec, Vinusa et Rubio, dont beaucoup n’étaient pas titulaires...

Un banc de 21 ans et demi de moyenne d’âge

Un groupe complètement reconstruit en deux saisons qui a su se forger, malgré les vicissitudes de l’inter saison, et qui a été chercher, malgré toutes les critiques qui s’abattent sur lui, une précieuse victoire contre une belle équipe bressane. Une victoire qui démontre la solidarité entre les nouveaux (Manso-Moyano, Lacroix, Bernad*), les jeunes (Loncan, Duny, Mudariki, Armary, Paris, Millon, Paulet, Ducau, Latisnères-Palacin, Cooper) et les anciens Dadunashvili, Koberidze, Domolaïlaï, Percival, Bonnecarrère, Bats,Claverie, Esteves, Domec et Rubio. Il ne faut pas oublier que le banc qui est rentré, à l’exception de Domolaïlaï (36 ans), avait 21 ans et demi de moyenne d’âge ! Et ces jeunes ont tenu face à un banc bressan expérimenté de plus de 27 ans de moyenne d’âge... Un élément à prendre en compte lors des prochaines analyses et critiques, car il ne faut pas oublier les les 24 ans de Latisnères-Palacin, les 22 ans d’Armary et les 23 ans de Cooper, qui étaient dans le quinze de départ.

Réactions côté bigourdan

Mickaël Lacroix : « De belles choses à venir »

Un groupe qui, comme le souligne Mickaël Lacroix, a retrouvé des vertus sur la pelouse de Trélut. « On le savait, Bourg a une très bonne équipe, ils sont très mobiles, ils jouent beaucoup. On a fait une super première mi-temps, avec 30, 35 minutes de haut niveau et on y a laissé beaucoup d’énergie. On a fait un peu comme contre Chambéry, on n’a pas assez scoré pour se mettre à l’abri. Ensuite, Bourg-en-Bresse a eu tous les ballons mais aujourd’hui, on n’a rien lâché. On a montré qu’on avait du coeur et qu’on avait un bon groupe. Il faut continuer à travailler et si on y met autant de coeur que ce soir, il y aura de belles choses à venir ». D’autant que le groupe a su faire abstractions des pépins d’avant match et de début de rencontre. « Une équipe, c’est fait d’individus et ces individus jouent pour le collectif. Aujourd’hui, il manquait deux joueurs mais on a joué en équipe. On a un bon groupe, même chez les jeunes. » Du haut de ses trente ans, le seconde ligne a apprécié l’apport des jeunes et tout spécialement de Paris, entré après treize minutes de jeu pour remplacer Bernat et de Millon qui a assuré, au plus fort de la tempête bressane, l’intérim de Bats, en l’absence de Vergallo.

Jean-Paul Gerbet, Manager Sportif : « Une équipe est née ce soir »

« Après la déception contre Chambéry, on a eu les valeur pour aller chercher le bonus défensif à Limoges et ce soir on a montré toutes les valeurs de l’équipe de Tarbes. On a retrouvé des valeurs de combat, qui sont primordiales dans le rugby. Des valeurs d’humilité aussi puisqu’on a beaucoup respecté une très, très, bonne équipe de Bourg-en-Bresse. On a aussi retrouvé, ce que l’on avait un peu perdu à Limoges, la valeur de la défense. Les joueurs se sont filés en défense et ils vont bien dormir ce soir. Je pense qu’une équipe est née ce soir, je dirai même une famille et je pense que dans les semaines à venir, on va faire plaisir à nos supporters.

Loïc Bernad : « J’ai mis l’équipe en difficulté »

Loïc Bernad, qui avait reçu le feu vert médical, a tenu par solidarité à jouer, mais il a dû laisser ses coéquipiers en début de match à son grand regret. « Je n’avais plus de douleur mais j’ai ressenti une gêne et j’ai préféré sortir de suite pour ne pas l’aggraver. Tout s’était bien passé à l’échauffement où je n’ai ressenti aucune gêne. C’est dommage parce que j’étais bien installé dans le match. Je râle parce que j’ai mis l’équipe en difficulté en effectuant un coaching aussi tôt mais on a gagné, et c’est le principal. » Un match que Loïc a dû vivre sur le banc. « C’est vraiment frustrant, car j’ai mis l’équipe en difficulté en la privant d’un coaching et j’ai prié pour qu’on gagne, sinon, je m’en serais voulu terriblement. »

Jean-Baptiste Claverie : « On avait absolument besoin de victoire »

Jean-Baptiste Claverie apprécie cette victoire durement acquise : « C’est un des favoris du championnat qui était venu avec beaucoup d’intentions. Ils voulaient nous déplacer et nous faire courir, pour tout simplement gagner. On a bien réagi collectivement. On a tenu jusqu’au bout, malgré la fatigue, sur de longues séquences de défense. C’est très positif, on avait absolument besoin de cette victoire et c’est bien là l’essentiel. »

David Dadunashvili : « Notre saison commence »

Le Georgien trop fatigué pour sourire, a la satisfaction du devoir accompli. « On se devait de se racheter de notre dernière sortie à Trélut (contre Chambéry) où on s’était raté. On avait à cœur de montrer à tout le monde que c’était un faux pas. On avait à cœur de montrer aux supporters qu’on avait du respect pour eux. On voulait aussi démontrer, à tout le monde, qu’on a une équipe bonne et vaillante. On voulait prouver qu’en étant soudé et qu’en tirant tous dans même sens, on pouvait gagner contre des équipes comme Bourg. C’est une sacrée équipe. Pour moi, c’est une des plus belles équipes de notre championnat et gagner contre cette équipe, fait beaucoup de bien dans les têtes. Je crois que notre saison commence ce soir. »

Nicolas Escouteloup « On a fait mieux que réagir »

Nicolas Escouteloup, gêné par plusieurs points de suture à l’index droit, peine à s’habiller. « On a fait mieux que réagir. On a fait une grosse entame avec une nette domination devant notamment. On a fait de bons enchaînements où on meurt sur la ligne deux fois et on laisse six points en route pendant cette période. Ce qui fait que le score aurait dû être un peu plus lourd à la mi-temps. » En seconde période les Tarbais ont fait de la résistance. « Le problème, c’est qu’on a manqué de ballons. Sur le peu qu’on a eu, on s’est montré dangereux, même si c’était un peu loin des lignes. On se met deux fois aussi en position de drops que malheureusement on ne met pas. » Un match qui, comme contre Chambéry, s’est déroulée en deux mi-temps distinctes. « Une mi-temps où Bourg a été dominé mais où on n’a pas engrangé assez de points et une deuxième où on a beaucoup subi. Les Bressans ont manqué de maitrise mais je pense que c’est dû à l’engagement de nos garçons et à leur acharnement à défendre pour ne pas prendre d’essai. Cela a peut-être fait déjouer Bourg qui a précipité certains gestes. » Tant mieux car cette fois les Tarbais ont conservé jusqu’au bout leur maigre pécule. « Une victoire avec le cœur, à l’arrachée. Elle vaut 4 points et on les prend, c’était très important. Les garçons ont montré qu’ils avaient du courage, de la solidarité. Ce soir on a montré un beau visage, peut-être pas sur le rugby, mais sur l’état d’esprit. A nous, maintenant de progresser rugbystiquement et à faire des deuxième mi-temps avec de bons ballons. » L’autre satisfaction de la soirée est l’intégration des jeunes qui débouche sur une victoire. « On les a appelé au dernier moment et peut-être qu’ils n’ont pas eu le temps de se poser trop de questions (rires). C’est plutôt bien, mais on ne va pas essayer de faire des scénarios comme ça tous les week-ends. (sourires) » Puis plus sérieusement. « C’est bien. Ces garçons travaillent tous les jours avec nous et ils sont souvent frustrés de ne pas avoir de temps de jeu. Là, ils en ont su prendre leur chance et jouer sans complexe. C’est plutôt bien, car c’est aussi le signe que le groupe accepte leur statut de jeunes joueurs et ne se pose pas trop de questions quand ces joueurs sont sur le terrain. » Un signe fort après la défaite contre Chambéry qui s’étaient dessinée après l’entrée des jeunes. Le travail effectué pendant quinze jours paye. Un nouveau groupe est né. « C’est la qualité de ce groupe d’être capable d’absorber, la défection de Nano Vergallo et de Nicola Basile. C’était un peu dur ce matin, mais ça c’est très bien passé. Tant mieux. On ne va pas fanfaronner mais on prend ces quatre points avec plaisir. »

Mickaël Etcheverria : « On finit avec la classe biberon »

Mickaël Etcheverria savoure cette victoire après tous les ennuis rencontrés avant et au début de la rencontre. « C’est vrai qu’on a un peu la guigne en ce moment. Et après Chambéry, on ne pouvait pas se permettre de passer une deuxième fois à côté. » Le discours a été clair pour faire prendre conscience au groupe sa valeur et ses insuffisances. « Chaque joueur a des qualités individuelles et il faut les mettre au service du collectif. Bravo au groupe qui a su l’entendre. Au rugby, si tu joue tout seul, tu ne gagnes pas ! » Une victoire qui rappelle les valeurs de ce sport si attachant et si particulier. « On dit que le rugby te donnes des émotions, très bien, mais si on peut éviter de passer tous les samedis comme ça, c’est mieux. Sur la fin, on finit avec une classe biberon et c’est super. Millon en 9, Paris, Loncan, Paulet, Ducau... Il fallait le faire ! Maintenant, on va aller sans complexe à Albi après un week-end de repos. On espère pouvoir récupérer l’artillerie lourde, en nombre et en poids (rires). C’était important de gagner et chapeau aux joueurs ! »

La classe biberon

Ben Cooper : « A la fin, c’est énorme »
Le jeune écossais, 23 ans découvre la Poule Elite, (qui réunit le gratin des équipes de Fédérale 1) après un passage en fédérale 2 avec les Etudiants Rennais. International U20 écossais, Ben Cooper est considéré par ses entraîneurs comme un joueur très technique, pétri de qualité. Pour son premier match à Trélut, le second comme titulaire, Cooper a pu faire admirer la longueur de son coup de pied par quelques belles touches directes ou indirecte. Malgré deux fautes de mauvais goût, une relance intempestive en fin de première mi-temps et un mauvais choix sur une contre-attaque contrée sur un coup de pied rasant, l’Ecossais a rassuré. En bon anglo-saxon, il n’a pas ressenti de pression particulière alors qu’il devait être sur le banc et ne pas débuter cette rencontre cruciale. « On a senti dans les vestiaires cette ambiance. On était très serré, tous le monde se sentait solidaire avec une bonne mentalité. On voulait tous se racheter de la défaite contre Chambéry. On rentre bien dans le match, c’était très fort ! Après, c’est plus compliqué et à la fin, c’est énorme ! On joue tous pour l’un pour l’autre, on joue tous pour l’équipe, c’était formidable. L’ambiance est énorme et on va boire quelques bières ensemble. » Le jeune écossais se sent bien intégré par le groupe. « Il y a beaucoup de solidarité dans cette équipe, même avec les jeunes. C’est seulement mon deuxième match. J’ai été un peu surpris quand Mickaël (Etcheverria) m’a dit : Tu commences, parce que Nano (Vergallo) est tombé malade. C’est malheureux pour lui, mais pour moi, jouer 80 minutes à domicile et gagner c’est un rêve. Surtout quand tu joues à côté de mecs expérimentés qui te soutiennent. »

Thibault Paris « Se montrer solidaires pour ne rien lâcher »

Thibault Paris 21 ans, malgré une rentrée précipitée après treize minutes de jeu, n’a pas été stressé à l’idée de jouer un match pratiquement d’entrée. Tout de suite il s’est retrouvé dans le bain. « On s’était bien préparé. C’est une équipe qui joue beaucoup et il a fallu se donner très vite à fond. Penser à se replacer, à rester en ligne et surtout à être solidaires pour ne pas subir. Je me suis envoyé comme les autres. » Malgré les assauts des dernières minutes, Thibault et ses copains n’ont pas douté. « On était bien en place sur notre ligne. On les repousse plusieurs fois et mentalement ça nous a fait du bien. Sur la fin , on était très fatigué mais on n’a rien lâché. »

Grégory Loncan : « Cette victoire n’est que du bonus pour la suite »

Grégory Loncan, 21 ans, le jeune talonneur, ne s’est pas laissé emporté comme contre Chambéry par la pression d’un premier match à domicile devant la télévision. Cette fois, il a rendu une copie propre dans le jeu, comme toujours, mais aussi dans les lancers en touche. « Oui, il y avait la pression face à Chambéry qui avait joué la Finale l’an dernier. Une équipe solide et bien en place, alors que nous, on n’était pas encore bien en place. Contre Bourg, on s’est ressaisi et on a abordé le match avec un autre état d’esprit. Cette victoire n’est que du bonus pour la suite parce qu’on a su prendre le dessus contre une belle équipe. »

Muraï Mudariki : « On a tenu grâce à notre solidarité »

Muraï Mudariki, 22 ans, le jeune pilier zambabwéen, est rentré pour suppléer le carton jaune de Koberidze. Malgré un joueur de moins dans le pack et 4 cm et 28 kg de moins que le Georgien, Mudariki a tenu le choc et n’a pas concédé la moindre pénalité en mêlée et dans le jeu, il a apporté sa tonicité en défense et en attaque. « C’était dur, mais on a tenu grâce à notre solidarité. » Une première titularisation qui a conforté l’ex-Espoir castrais qui reconnaît que « ça fait du bien de jouer ». Mais qui aussitôt, pense au groupe : « Maintenant, il faut vite redescendre et se remobiliser pour la suite. »

Julia Millon : « La victoire est la chose la plus importante ce soir »

Julian Millon a dû remplacer au pied levé Vergallo sur la feuille de match et relever Bats durement touché dans l’affrontement. Le jeune demi-de-mêlée est entré de plain-pied dans la rencontre au plus fort de l’affrontement entre les deux packs. En vieux briscard, il a éjecté des ballons rapides et a bien orienté le jeu pour mettre deux fois Claverie en position de drop. En défense, il n’a rien lâché pendant les longs arrêts de jeu où les Bressans alternaient jeu au ras, jeu au large et dans le dos. « Entrer sur un temps faible de l’équipe n’est jamais facile. Je me suis envoyé comme tous les gars sur le terrain. On a fait le dos rond, attentif aux bons ballons de contre. On a cédé une fois mais on a réussi à résister jusqu’au bout. C’est sûr que c’est difficile de rentrer dans un tel contexte mais on se plie aux consignes et on se met au service de l’équipe. » Malgré un premier match, hormis quelques bouts de match amicaux et une préparation retardée par une blessure, le jeune Julian s’est rapidement intégré. « Au delà de la satisfaction a titre personnel, la victoire est la chose la plus importante ce soir. »

Réactions bressanes

Du côté de Bourg-en-Bresse, les mines étaient plutôt déconfites et les joueurs prostrés comme s’ils venaient de réaliser qu’ils auraient pu remporter ce match avec un peu plus de jugeote ou de réalisme. En plus des deux essais refusés pour en-avants et des points au pied laissés en route, les Bressans ont vendangé de belles occasions. Mais surtout, ils ont manqué de jugement ou fait preuve de suffisance en tentant des pénaltouches au lieu de prendre des pénalités faciles comme en fin de première mi-temps et en fin de match, pour finir par mourir à cinq petits points.

Thomas Choveau : « Sur la fin on a des occasions pour gagner »

Thomas Choveau, regrette : « Sur la fin, on a des occasions pour gagner mais on ne fait pas une première mi-temps de bon niveau. C’est sûr que sur la fin du match on a plusieurs occasions mais sur l’ensemble on a été plutôt très irrégulier. » L’entraîneur des avants relève les insuffisances de son équipe en première mi-temps qui ont permis aux Tarbais de prendre confiance. « On a des ballons portés en fin de première mi-temps, quand Tarbes est à 14 mais aussi en fin de match où on doit aller derrière la ligne. » Thomas Choveau préfère relativiser « C’est vrai on meurt pas loin et ça nous laisse des regrets, parce qu’on devait faire mieux mais notre réaction est intéressante par rapport à notre début de première mi-temps. On a montré un autre visage mais ce n’était pas suffisant. »

Yoann Boulanger : « On est frustré de notre première mi-temps ! »

Mêmes sentiments chez Yoann Boulanger. « On sort très frustrés parce qu’on a mis une mi-temps à se mettre dans le match. La deuxième mi-temps est plus correcte, on est plus efficace offensivement et défensivement. On est frustré de cette première mi-temps où on a subi les déferlantes tarbaises, alors qu’on perd au final de peu. » L’entraîneur des trois-quarts, fait abstraction des occasions perdues et préfère mettre l’accent sur l’état d’esprit. « Il faut surtout qu’on se focalise sur l’état d’esprit qu’on doit mettre quand on rentre sur un terrain, que ce soit à l’extérieur ou à domicile. Il ne faut pas attendre la faute de l’adversaire, il faut au contraire imposer son jeu et son tempo. C’est ce que l’on n’a pas su faire en première mi-temps. »

Jean-Jacques Lasserre