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Les incivilités se multiplient à Tarbes : Réaction du maire Gérard Trémège

mercredi 4 mars 2009

Les incivilités se multiplient à Tarbes :
Réaction du maire, Gérard Trémège

Les Tarbais s’habituent-ils aux déjections canines notamment dans certaines rues, avenues et boulevards ? Nous pouvons nous interroger. Malgré les efforts de la municipalité pour installer des « canisettes », certains propriétaires de chiens s’efforcent à s’en passer. Le chien est roi, tout lui est permis quel que soit le lieu : trottoirs, caniveaux, pelouses, etc… Et pas que les chiens.

Les graphes commencent à revenir et, alors que ceux de « Snacke » étaient respectés, ils ont fait l’objet, dans certains lieux de la ville, de dégradations imbéciles qui n’honorent guère leurs auteurs. Heureusement que l’artiste a le goût pour entretenir ses œuvres et les adapte en fonction des dégradations pour les maintenir à un haut niveau d’acceptabilité.

Mais, ces derniers temps, les incivilités sont montées d’un cran. La serre du Parc Chastellain (siège du Parc National) a été détériorée et squattée. Les canettes de bière servaient de décor à ce qui fut la résidence de Napoléon III. Mais pire encore, les sculptures, récemment inaugurées, sur la pelouse du même parc ont été sérieusement endommagées, nécessitant des réparations majeures.

Il faut imaginer que tout ceci a un coût et que ce sont les Tarbais qui paient ces biens collectifs. Face à cette situation, le maire Gérard Trémège réagit et met en place « un plan d’actions » afin d’endiguer ces incivilités et poursuivre leurs auteurs.

Pour Gérard Trémège et un grand nombre de Tarbais, la situation « devient insupportable. » Le problème n’est pas le chien dans la ville mais le comportement du propriétaire. Des actions de sensibilisation ont été engagées en collaboration avec des associations. « Ailleurs, je ne vois pas de chiens dans la ville » nous dit le premier magistrat tarbais. Il a été installé 31 « canisites » et mis en place 30 distributeurs de poches, nombre qui sera prochainement porté à 50. Ce sont 50 000 poches qui sont distribuées gratuitement chaque année pour récupérer les crottes de chiens. Pas moins de sept médiateurs de ville sont embauchés pour sensibiliser. Les vétérinaires, associations, etc… ont été contactés. Les services de la ville récoltent 31 500 crottes dans les « canisites ». Mais rien n’y fait. Tous les Tarbais peuvent constater qu’il y en a toujours autant sur les trottoirs. Les avertissements ne servent à rien et pire encore, les contrevenants auxquels il est fait la remarque sont de plus en plus agressifs.

Le maire rappelle qu’en 2007, le Conseil Municipal a voté le principe d’une amende de 38 Euros pour tout constat d’incivilité en matière canine. Il est donc décidé de passer du stade de la sensibilisation au stade de la répression. « Avec la police municipale, nous organisons des opérations de contrôle improvisées dans des lieux déterminés ». En clair, les lieux ont déjà été repérés. Nous pouvons citer la rue Lamartine, le boulevard du Pradeau, la place de la mairie, rue Abbé Torné…. Parfois même, les personnes sont connues et ont leurs habitudes. C’est le cas d’un automobiliste qui chaque matin vient place Jean Jaurès en voiture, ouvre la portière, le chien va faire ses besoins sur la pelouse et revient. La pelouse est un WC public pour chien sous le regard médusé de ce vieux Danton.

Il n’y a pas que les chiens. Les hommes ne prennent plus le temps de se rendre dans un WC. Les palmiers de la rue Maréchal Foch font l’affaire même devant la file des spectateurs du cinéma qui ne réagissent même pas… comme si c’était devenu normal. Danton vous dirait la même chose. Il est le spectateur de situation hors du commun tel que cet homme interpellé par le maire… la suite est presque comique si elle n’inspirait pas le dégoût de ces personnages sans pudeur ni respect de la propreté et du bien public. Pire encore dans la répugnance. La découverte par les agents municipaux d’une jardinière de la place Saint Jean transformée en fosse sceptique.

« Ce qui est choquant c’est que lorsqu’on chope une personne elle fait preuve d’une agressivité incroyable…. Le non respect augmente et finit par se banaliser. La rue Brauhauban est nettoyée entre 6 et 7h. Il n’est pas rare de voir des déjections dès 9h30. Un nouvel appareil de nettoyage a été acheté et sera bientôt mis en action. Le coût pour les Tarbais est de 142 000 Euros ». D’où le coup de colère du maire qui rappelle que maintenant il sera intraitable.

Les tags refleurissent.

Le maire rappelle qu’en 2001, ils étaient plus nombreux et avaient fait l’objet de plusieurs poursuites. Il en était ressorti de véritable artistes - comme « Snack » - qui sont rentrés dans le droit chemin et en ont fait un véritable métier. Cette lutte contre les tags sauvages avaient été payante. Le plus souvent, ils sont l’œuvre de mineurs qui sont condamnés à payer les dégâts… enfin leurs parents. Et, bien souvent, ce sont des familles en difficulté. « Maintenant, plus de compréhension…. Je ne peux pas tolérer. » Par contre, il se dit « prêt à mettre à disposition des espaces d’expression. »

Il y a aussi ceux qui jettent les kleenex, emballages de frites et sandwichs, cendriers de voiture, etc…alors qu’il y a plus de 500 poubelles dans la rue. Et puis les nombreux retours de doléances des réunions de quartiers avec les vitesses excessives, le bruit notamment des mobylettes débridées, les bicyclettes dans les rues piétonnes. Les tags mobilisent pas moins de 4 personnes pour une masse salariale de l’ordre de 100 000 Euros par an. « Inacceptable, ça suffit » nous dit Gérard Trémège. « Je ne recevrai même plus les personnes verbalisées qui viennent demander une indulgence. »

On le voit. Le ton change. La phase explicative et de sensibilisation est terminée. Il faut agir. 12 caméras de vidéo surveillance vont être installées d’ici la fin de l’année et les patrouilles de police vont s’accroître discrètement mais efficacement dans les lieux sensibles. Des PV ont déjà dressés. D’autres vont venir. Mais au-delà de la répression, pour le maire de Tarbes c’est aussi à chaque citoyen d’être responsable et de dénoncer ces incivilités. Pour lui, le silence et l’inertie doivent cesser face à une minorité qui impose sa pollution et ses détériorations. C’est, pour les contribuables de la ville, une charge de plusieurs centaines de milliers d’Euros dont on se passerait bien.

Pour Gérard Trémège « les incivilité sont l’affaire de tous. »

Louis Dollo

CI-DESSOUS DANS LE PORTFOLIO DES EXEMPLES D’INCIVILITÉ A TARBES (Photos Louis Dollo)
[bleu]Mis en ligne mercredi 4 mars 2009[/bleu]


Portfolio