Site d’informations en ligne, sur Tarbes et le Grand Tarbes
 Informations Lourdes et Grand Tarbes Informations Lourdes et Pays de Lourdes Informations Bagnères de Bigorre Informations Argelès-Gazost Vallées des Gaves Informations Pays de Lannemezan Information Pays du Val Adour Informations Hautes-Pyrénées   
 
    
 
  
 

Stado : Le point de vue de Nicolas Escouteloup

samedi 12 août 2017 par Rédaction

L’ambition de bien figurer

Un accueil très convivial

En quelques semaines, Nicolas Escouteloup s’est totalement intégré dans le staff tarbais et se sent comme un poisson dans l’eau au milieu des joueurs. Il est vrai que l’accueil qu’il a reçu y est pour beaucoup : « J’ai été très bien accueilli par l’ensemble du staff, des dirigeants et des administratifs. C’est toujours plaisant d’arriver et de bien se sentir tout de suite » révèle le nouvel entraîneur des avants. « Ce n’est pas exceptionnel, mais ce n’est pas tout le temps qu’on trouve les choses faciles et le contact facile. » Un accueil pas évident quand on arrive seul dans un club où tout est déjà structuré autour de vous, alors qu’il était arrivé à Limoges avec son staff. « J’ai été très bien accueilli à Limoges mais c’était un peu moins convivial qu’ici » avoue Nicolas Escouteloup, dont la personnalité y est aussi pour beaucoup. Son entente avec Mickaël Etcheverria a été immédiate, les deux hommes étant sur la même longueur d’onde rugbystique. « A Tarbes, les gens étaient en place et c’est à moi à m’imbriquer dans leur structure en essayant d’y amener certaines choses. Les quelques idées que j’ai pu amener ont été bien perçues et ont été suivies d’effet. »

Un jeu basé sur les qualités du groupe

C’est d’autant plus facile quand on partage la même philosophie de jeu que son alter-ego d’entraînement. « On veut autant que possible mettre en place quelque chose qui colle aux qualités du groupe. Un groupe qui a notamment derrière, des qualités de vitesse, d’appuis et de punch. C’est à nous de mettre en place un système de jeu pour se servir de ces qualités derrière et de la puissance des avants. Et là, on est sur la même longueur d’onde avec Mika. » Un Nicolas Escouteloup dont une des autres qualités est l’humilité. « On va essayer de tendre vers ça, sans se montrer prétentieux et se prendre pour d’autres. » Mais avec l’ambition de bien figurer dans cette Poule Elite : « On va essayer de mettre en adéquation ce style de jeu et de la réussite en terme de victoires sur le terrain. »

Un pack moins costaud mais plus dynamique

Entre l’effectif restant, le recrutement et les jeunes du Centre de Formation, le Stado TPR a les atouts pour réussir. Nicolas Escouteloup en est convaincu : « Je pense qu’on a un pack de qualité. On a fait très peu de séances de mêlée mais sur ce que j’ai vu, je pense qu’on aura un bon pack. Peut-être pas aussi costaud que celui de l’an dernier mais plus équilibré, en terme de puissance et de vitesse. » C’est une évidence que l’équipe a perdu du poids sur certains postes mais les remplaçants semblent plus dynamiques. Or l’an passé, la prime de la montée a été donné à deux équipes qui n’avaient pas le meilleur pack de la poule, mais le pack le plus dynamique et le plus mobile. Ce qui n’a certainement pas échappé aux deux techniciens tarbais, car les deux équipes étaient aussi celles qui produisaient le plus de jeu. « On va essayer de construire le pack le plus solide possible et le plus adapté au jeu qu’on veut mettre en place avec Mika », confie Nicolas Escouteloup.

Une poule d’Accession plus relevée

Pour Nicolas Escouteloup, la composition de cette poule d’accession est meilleure que l’an passé, compte tenu du dépôt de bilan de Saint-Nazaire et d’Auch et des interdictions de montée de Tarbes et de Limoges. Les arrivées des relégués Albi et Bourgoin compensent les départs de Massy et de Nevers et celles des promus Rouen et Strasbourg, valent bien Auch et Saint-Nazaire. Même si le technicien tarbais s’interroge : « Ce sont des équipes du même calibre que celles qui sont montées même si on ne sait pas ce qu’Albi est devenu et ce que Bourgoin sera. Mais on sait que sur ces terrains, il y aura une équipe de bon niveau et un bon public ! Je pense que le niveau sera encore plus relevé que celui de l’année dernière. A nous d’être à la hauteur. »

Satisfait sur l’application et l’implication

Nicolas Escouteloup est satisfait du recrutement malgré les péripéties avec la FFR qui l’ont retardé. « L’inter-saison a été un peu compliquée en terme de départs de gros joueurs mais le club a su réagir en construisant un amalgame de joueurs expérimentés, de jeunes joueurs provenant de la formation tarbaise et de jeunes talents de plus loin. » Un amalgame qui ne déplait pas au technicien qui croit en l’épanouissement des jeunes joueurs. « C’est intéressant de voir ce qu’un Alexandre Duny, un Jérémy Loncan peut faire. Ce qu’un Alexis Armary peut continuer à faire aux côtés de joueurs expérimentés comme Nicolas Basile, Mickaël Lacroix et Loïc Bernad. » Et il semble que la mayonnaise prenne si on en juge par la complicité qui règne entre les jeunes et les anciens. Une impression confirmée par Nicolas Escouteloup : « Aujourd’hui, sur l’application et l’implication qu’il y a à l’entraînement, je suis très satisfait. »

La relève en mêlée

Les deux jeunes piliers, Kazalikashvili et Mudariki ont tout pour réussir à ce niveau. Nicolas Escouteloup connait bien le jeune georgien qu’il fait venir à Tarbes. « Il a fait les frais, l’année dernière, de l’accession de Limoges en Poule Elite. On a préféré recruter un joueur qui était rodé aux joutes de Pro D2 pour emmagasiner de l’expérience dans l’équipe. Pour moi, c’est un joueur qui était du niveau de cette Fédérale 1 Elite, même si c’était un joueur de 23 ans. Son point fort c’est la mêlée même si effectivement, il a encore quelques lacunes défensives qu’on peut corriger en travaillant. » Le technicien tarbais tient aussi en haute estime le jeune zimbabwéen « qui montre d’énormes qualité de déplacement dans le jeu. C’est un joueur très percutant, très remuant, qui a une marge de progression très intéressante en mêlée fermée. »

Le talonnage en question

Mais là où le pack tarbais à le plus perdu, c’est avec le départ des trois talonneurs, dont deux rodés à la Pro D2. A cause du retard dû aux péripéties avec la FFR, il n’y avait plus de talonneurs expérimentés sur le marché. Le recrutement de l’Argentin Gonzalo Manso-Moyano semble être une bonne pioche, même s’il n’a jamais joué à ce niveau. « C’est un joueur dont les vidéos nous ont convaincus sur sa capacité à franchir et sur sa qualité aux lancers. En mêlée, c’est un joueur qui sera très important. Ensuite, il y a trois jeunes. Les deux jeunes du club, Jérémy Loncan et François Lapassouse et Kevin Ducasse, qui vient de rentrer au centre de formation. Il a joué en Fédérale 1 à Trélissac et il faisait partie des quatre talonneurs du groupe Pro à Castres. » A raison de trois séances individuelles de lancers par semaine, en plus des entraînements quotidiens, les jeunes devraient progresser pour être rapidement efficients et intégrer l’équipe fanion rapidement si besoin.

Jean-Jacques Lasserre