Site d’informations en ligne, sur Tarbes et le Grand Tarbes
 Informations Lourdes et Grand Tarbes Informations Lourdes et Pays de Lourdes Informations Bagnères de Bigorre Informations Argelès-Gazost Vallées des Gaves Informations Pays de Lannemezan Information Pays du Val Adour Informations Hautes-Pyrénées   
      
   
     

Conseil départemental : la session s’est ouverte ce vendredi matin par une minute de silence à la mémoire de François Fortassin

vendredi 23 juin 2017 par Rédaction


La séance plénière du conseil départemental s’est ouverte ce matin. Elle a débuté par une minute de silence à la mémoire de François Fortassin qui présida cette assemblée du 1er avril 1992 au 31 mars 2008. Le dossier le plus important examiné au cours de cette matinée concernait le schéma de développement social.

Le discours de Michel Pélieu,

président de l’assemblée départementale

Chers collègues,

Je ne pourrais débuter cette séance sans avoir une pensée et un mot pour celui qui fut le Président de cette Assemblée, notre collègue et ami François FORTASSIN. Mais je ne peux pas résumer en quelques phrases ce que fut son action, ni ce qu’il représentait pour cette Institution.

Le voir quitter cet hémicycle fut déjà douloureux. Apprendre sa disparition fut une immense tristesse. Mais il survit à travers la part d’humanité qu’il a accomplie y compris à la tête de ce Département.

Je vous invite à observer une minute de silence en sa mémoire.

Cette séance s’ouvre également au lendemain des élections législatives. Je ne les commenterai pas au sein de cette assemblée. Je me réjouirais donc simplement que le cycle électoral qui a été d’une durée excessivement longue, puisqu’il a commencé en octobre, soit enfin terminé. Les véritables enjeux vont donc pouvoir être abordés et traités. Je souhaite que nous puissions conserver ou retrouver, ici, au sein de notre assemblée, un climat de sérénité propice au rassemblement, auquel vous le savez je tiens tant, pour agir efficacement au service de ce territoire.

Ceci étant dit, j’en viens plus précisément à l’ordre du jour de notre session. Le principal dossier concerne le schéma de développement social. Malheureusement, c’est une formulation un peu stricte et aride pour un projet qui est tout l’inverse. C’est un projet et ambitieux pour construire un nouveau modèle de société, plus fraternelle.

Aux termes de développement social, je préfère en effet celui de la fraternité, cette bien belle devise républicaine qu’il nous appartient, plus que jamais, de construire. Car, à la précarité économique et matérielle, s’ajoute une précarité aussi grave, celle des relations aux autres, qui se traduit par la solitude, le repli sur soi et l’isolement.

Face à ce fléau, nous devons apporter une réponse qui doit aller au-delà de l’attribution d’allocations.

Nous devons recréer du lien, du collectif, de la cohésion sociale. Nous devons consolider le vivre-ensemble.

Nous devons redonner un souffle nouveau à la fraternité. Tout cela, j’en conviens, apparaît un peu conceptuel. Et pourtant, c’est une cruelle réalité.

La période de fortes chaleurs que nous vivons actuellement nous invite à repenser au traumatisme de 2003 quand la canicule a tué 19 000 personnes en France, pour la plupart des personnes âgées, dans l’indifférence du voisinage voire dans l’oubli des familles, bref dans l’isolement et la solitude.

Pourquoi ? Parce qu’on a laissé penser à nos concitoyens que tout était pris en charge par les collectivités publiques et qu’ils n’avaient plus besoin de s’occuper des autres.

Notre devoir aujourd’hui, c’est de continuer à porter les dispositifs d’aide dont nous avons la responsabilité, mais on doit le faire en redonnant le goût des autres, en faisant revivre les solidarités de proximité, les solidarités amicales, professionnelles, familiales et de voisinage, en recréant du lien.

Il y a aujourd’hui une urgence, à transformer la société pour éviter le pire. Mais une société ne se transforme pas par des lois ou des décrets.

Elle se transformé à force d’initiatives locales, d’actions de terrain, sur lesquelles nous devons mobiliser aussi tous nos partenaires et en particulier les communes et intercommunalités. C’est ce que nous proposons aujourd’hui dans ce schéma. Et Joëlle ABADIE vous le présentera plus en détail.

J’en appelle aussi à la presse pour nous aider à cultiver auprès de nos concitoyens ce goût des autres. Il faut s’adresser à tous les citoyens et leur dire qu’une nouvelle alliance s’impose.

Ce schéma de développement social doit nous permettre de contribuer à construire une société plus attentive aux autres, une société plus conviviale et bienveillante, une société plus douce à vivre.

La bienveillance est devenue à la mode. Comme pour le rassemblement, je revendique sur ces sujets, bien modestement, une forme d’antériorité, car il y a longtemps que j’appelle de mes vœux que la confiance et le respect viennent enfin remplacer la défiance qui s’est installée dans les relations aux autres et qui pollue l’action et la vie au quotidien.

Je vous remercie pour votre attention et vous propose d’attaquer l’examen des dossiers à l’ordre du jour.

Michel PÉLIEU,

Président du Département des Hautes-Pyrénées