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Législatives : Gilles Craspay, président de l’UDI 65, ne sera pas candidat

vendredi 19 mai 2017 par Rédaction

Gilles Craspay président de l’UDI 65, retire sa candidature sur la 1ere circonscription des Hautes-Pyrénées. Il a annoncé, hier jeudi, son retrait officiellement devant la presse. En préambule, il a fait un retour un an en arrière :

« Il y a environ un an, des décisions de la part du parti politique que je préside dans le département avaient été prises pour désigner des candidats qui seraient investis aux futures élections législatives. Le déroulé à cette époque là était que les partis positionnent des candidats de manière tout à fait transparente par rapport à leurs instances puis après s’ouvrait une étape de négociations avec des partenaires notamment avec les Républicains.

Sur le département des Hautes-Pyrénées, l’UDI m’avait investi sur la 1ère circonscription. Sur la 2ème circonscription, il n’y avait pas de candidats, il y avait certes quelques hypothèses qui n’ont pas donné suite à des confirmations.

Ensuite est arrivée la partie négociation, discussion avec les Républicains sur les investitures.

Ensuite au moment des primaires de la droite en octobre dernier, le paysage politique se présentait sous une configuration très différente de celle que nous connaissons aujourd’hui.

Au début de cette primaire de la droite, tout le monde s’accordait y compris les sondages sur le fait que celui qui sortirait de cette primaire serait le président de la République. Ça ne s’est pas passé comme on l’entendait, on a eu François Fillon qui n’était pas mon candidat je le rappelle ! Puis en janvier les problèmes de Fillon sont devenus catastrophiques.

En février, est tombé l’accord entre les Républicains et l’UDI. Au terme de cet accord un candidat commun a été désigné sur la 2ème circonscription à savoir Clément Menet et pour la 1ère circonscription qu’il serait effectué une primaire entre nos partis.

Il se trouve que les Républicains avaient nommé Myriam Mendès en septembre qui pour des raisons personnelles a jeté l’éponge en décembre, relayé presque immédiatement par Patrick Butor, délégué de la 1ère circonscription qui souhaitait être candidat et qui jette à son tour l’éponge en mars considérant que la situation n’était plus opportune.

A l’entrée du 1er tour des présidentielles, je suis investi par l’UDI, les Républicains peuvent avoir un candidat mais n’en ont pas ! Donc je suis candidat avec le soutien des Républicains.

Là-dessus arrive un élément majeur l’élection d’Emmanuel Macron qui n’était pas forcement attendue quelques semaines avant le 1er tour. Mais l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République a modifié le logiciel politique du pays.

Aujourd’hui ce qui apparait dans cette élection présidentielle c’est qu’un clivage politique nouveau s’est formé, d’un côté les souverainistes de droite comme de gauche et de l’autre les libéraux européens. Nous avons une droite nationaliste et étatiste au sens économique du terme qui ne renie pas de nationaliser, de l’autre coté une gauche nationaliste et étatiste qui dans la pure tradition du socialisme n’aurait pas renié Staline lui-même.

En contre-poids, se met en place une conjonction de tous ceux qui veulent promouvoir un monde et une économie ouverte, moderne et de notre temps.

A mon point de vue, dans ce regroupement vouloir refaire un repérage droite/gauche devient négligeable voire artificiel. »

Le président départemental de l’UDI se reconnait complètement dans cette nouvelle donne qui s’est mise en place :

« Aujourd’hui, l’important c’est de se réunir derrière le président de la République et ce gouvernement pour faire en sorte que la France réussisse. Je ne suis pas le seul à dire cela, je pourrais en citer beaucoup mais je n’en citerais qu’un : Jean Glavany !

Les investitures ont été données, les investitures du mouvement en Marche sont connues, nous avons sur la 1ère circonscription Jean-Bernard Sempastous, le maire de Bagnères.

J’en tire le constat et la conclusion que Jean-Bernard Sempastous est le candidat de la majorité présidentielle et il ne me parait plus opportun d’être candidat sur cette circonscription.

Donc d’une part je ne serai pas candidat et d’autre part j’affirme que je soutiendrai avec toute mon énergie et le plus efficacement possible Jean-Bernard Sempastous dans son combat pour gagner cette élection législative. C’est aussi un ami et un ami politique. Nous partageons les mêmes valeurs et les mêmes objectifs. Je n’ai donc aucun regret, aucun état d’âme pour m’effacer, lui laisser la place et lui faciliter se future élection. »

Pour conclure, Gilles Craspay lance un appel : « le retrait de Jean Glavany »

« Puisque Jean Glavany partage les même valeurs que nous, qu’il tire les mêmes conclusions que moi, je l’appelle à se désister et à se retirer de cette élection législative sur la 1ère circonscription et qu’il laisse à Jean Bernard Sempastous la possibilité d’être élu comme le représentant de la majorité présidentielle. J’espère qu’il m’entendra !

S’il ne se retire pas, dans le contexte que l’on connait ça voudrait dire qu’il se positionne dès à présent comme un futur frondeur dans la nouvelle majorité présidentielle. »

Nicole Lafourcade