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Comment la SNCF a sabordé les trains de nuit ?

mardi 4 avril 2017 par Rédaction

La SNCF est en passe de démanteler la casi-totalité des trains de nuit. Pourtant, depuis 2013, il apparaît de plus en plus clairement que les Lignes à Grandes Vitesse (LGV) - du fait de leur coût très élevé - ne pourront pas remplacer les Intercités partout.

D’ailleurs, la Grande Vitesse dessert encore peu le Sud de la France. Elle oublie en particulier les Hautes-Pyrénées. Elle oublie aussi les liaisons qui traversent l’Hexagone sans passer par Paris, depuis le Sud-Ouest vers Sud-Est, l’Est, le Nord ou l’Ouest... De plus, pour des liaisons de plus de 750 km, l’offre de nuit est un complément pertinent au train de jour. L’État a déjà refinancé de nombreux Intercités de jour. Nous sommes donc à un tournant, et les habitants du Sud et des Pyrénées sont les mieux placés pour réaffirmer que les Intercités de nuit ont eux-aussi une place.

Depuis plus de dix ans, une véritable stratégie de découragement des voyageurs s’est mise en place pour supprimer les trains de nuit. Pour exemple, bien souvent les trains de nuit apparaissent très tardivement à la réservation : 2 semaines avant le départ, au lieu de 3 mois, alors que les voyageurs de nuit sont ceux qui réservent le plus à l’avance. La mise en vente tardive serait justifiée « à cause des travaux ». Toutefois, si elle le voulait, la SNCF pourrait éviter de pénaliser exagérément le train de nuit. A minima, en le rendant visible sur son serveur de réservation, avec un avertissement « non encore ouvert à la réservation » ou « susceptible d’annulation ». Dans la situation actuelle, le train reste simplement invisible. Et au guichet, le voyageur s’entend souvent répondre que le train de nuit n’existe plus. Pour le voyageur, réserver doit se faire dans une fenêtre de temps d’autant plus étroite que 2 heures avant le départ à Tarbes, ce n’est plus possible non plus : « car le train est déjà parti de Bayonne » (!).

Depuis 2011, la Palombe Bleue fait un détour de 200 km par Toulouse, avec des horaires beaucoup moins avantageux. Les correspondances à la frontière sont désormais absurdes ou inexistantes avec les Grandes Lignes espagnoles. La SNCF réussit à montrer une baisse de la fréquentation qu’elle obtient en ne faisant circuler le train que 3 jours par semaine et par de fréquentes annulations. Ainsi au 1er trimestre 2017, sur 106 trains programmés, 49 ont été annulés ou sont arrivés avec plus de 15 minutes de retard. Malgré tous ces efforts pour décourager les voyageurs, la Palombe a toujours ses usagers fidèles et les trains affichent souvent complet... sans que la SNCF ne rajoute de wagons pour satisfaire la demande.

Face au bluff de la SNCF, qui communique que « les trains de nuit sont vides » et n’intéressent plus personne, ne pas réagir serait consentir. Il appartient donc aux habitants, aux usagers, aux cheminots et aux élus du 65 et du 64 de s’exprimer pour conserver cet atout pour l’attractivité de nos territoires. La prochaine manifestation aura lieu le 14 avril de 18h à 22h à la gare de Pau : défendons ensemble le train de nuit !
Pétition : change.org/p/ouiautraindenuit
Informations : ouiautraindenuit.wordpress.com