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Le point sur les contentieux du TPR

mardi 28 mars 2017 par Rédaction

Un sentiment d’injustice

Depuis sa naissance le TPR n’a pas trouvé sa place dans le rugby français. Au plan local d’abord où les anciens du Stado n’ont pas accepté la fusion avec Lannemezan et n’ont pas soutenu le club comme ils devraient. Une fusion rendue obligatoire parce que le Stado avait manqué le train du rugby professionnel. Un train manqué déjà à la suite d’articles dans la presse que dénonce aujourd’hui Antoine Nunes. Pour rappel le club Département, dont beaucoup rêvent encore aujourd’hui était né en 1995, ou plutôt mort-né, suite à une campagne de presse avec sondages à l’appui. Alors que les Présidents du Stadoceste Tarbais et du FC Lourdais, les maires des deux villes, le Conseil Général, les deux sponsors principaux de l’époque Leclerc et Renault, s’étaient mis d’accord. Le budget prévisionnel arrivait à 8 MF alors que celui du Stade Toulousain, qui dominait le championnat, était de 10 MF et que la moyenne des budgets était de moins de 6 MF.

La Finale de 2002

C’est le second virage manqué par le TPR par la faute d’un arbitrage scandaleux dont tout le monde se souvient encore, avec un essai de pénalité inventé. Entre Montpellier, Mégapole d’avenir au stade flambant neuf et Tarbes, une petite ville moyenne déclinante, le choix de la Fédération était fait avant le match. C’est Montpellier qui est monté en Top 16 contre l’équité sportive.

La rétrogradation de 2015

Le TPR et beaucoup de clubs français de Pro D2 ou de Top 14, ont connu des ennuis financiers et ont été rétrogradés dans un premier temps pour diverses raisons. Comme beaucoup Tarbes s’en était sorti après avoir fait appel et présenté des comptes équilibrés et des garanties. Des comptes qui sont examinés à la fin de chaque saison en cours et qui doivent correspondre à ceux du budget prévisionnel présenté en début de saison. Normal et clair.

Or les comptes de la saison 2014-2015 du TPR ont été validés en début et en fin de saison tout comme le budget prévisionnel de la saison 2015-2016. Au mois d’octobre le TPR s’aperçoit, au moment de l’encaissement, que plusieurs contrats de la saison 2014-2015 et de la saison en cours sont des faux contrats pour un montant de près de 1,6 M€.

Si l’existence de ces faux contrats avait été découverte en juin 2015 (à la clôture de la saison 2014-2015), le TPR, comme Biarritz et Bayonne, dont les déficit étaient de 10 M€ chacun, aurait pu remettre ses comptes à jour et rester en Pro D2.

Déni de justice

C’est là qu’est le déni de justice ressenti par beaucoup de supporters, de partenaires et en particulier par le président Nunes. Car Tarbes, sanctionné d’une double rétrogradation administrative et de 15 points de pénalité au classement a été sanctionné comme aucun autre club ne l’avait été avant et ne l’a été à ce jour.

D’autant que Tarbes, en quelques semaines, a soldé sa dette de l’ordre de 0,8 M€ et a remis ses comptes 2014-2015 à jour ! Si le déficit causé par des faux contrats (reconnus par Pascal Lescloupé devant la justice) avaient été découverts en juin 2015, Tarbes aurait pu aussi solder sa dette, comme l’ont fait plusieurs clubs !

Tarbes ayant terminé sa saison 2015-2016 sportivement maintenu, ses comptes auraient dû être examinés à ce moment là, comme pour l’ensemble des autres clubs. Et selon ces comptes, positifs ou négatifs, le TPR aurait dû être maintenu ou rétrogradé à ce moment là, c’est à dire, après Appel, en juillet 2016.

Sûrs de leur bonne foi les dirigeants, qui avaient aussitôt porté plainte contre Pascal Lescloupé, ont fait appel de la décision de rétrogradation qui a été maintenue alors que le TPR avait gagné sur la pelouse le droit de rester en Pro D2.

Le TPR a été rétrogradé mais a obtenu le droit de jouer dans la poule d’accession, après avoir soldé son reliquat de déficit, ce qui lui aurait dû lui permettre de rester en Pro D2.

Malgré le départ de 80% de son effectif, de l’obligation de mettre 7 licences blanches sur les feuilles de matchs, le TPR s’est qualifié sportivement pour disputer les Phases Finales. On lui refuse de les jouer pour 100 000 € que le club n’avait pas dans ses comptes au 30 juin 2016 ! Sûr de son droit Antoine Nunes a décidé de faire appel pour l’honneur du club et pour prouver sa bonne foi et son intégrité.

Le dossier tarbais, déposé avant la date butoir du 15 juillet, avait été validé. Ce qui sous entend que le TPR avait répondu à l’ensemble des critères demandés. Alors pourquoi avoir attendu le 23 décembre pour prononcer l’interdiction de jouer les phases de qualification, parce qu’il manquait 100 000 € dans les comptes du club ? Ces 100 000 €, déposés sur un compte bloqué, auraient pu être virés en quelques jours et l’affaire en rester là.

Lors de la réunion des Présidents des clubs de la poule Elite début janvier 2017, Antoine Nunes aurait demandé à Thierry Murie de commanditer un audit des comptes du TPR par la FFR, avant de prononcer l’interdiction définitive.

On peut se demander pourquoi l’entité FFR, (qui a laissé s’engager dans la poule Elite des Clubs comme Saint-Nazaire qui a déposé le bilan après six journées ou Auch qui a connu de graves difficultés financières et qui reste sous la menace d’un dépôt de bilan), n’assume pas ses erreurs et persiste à condamner le TPR.

Pourquoi un criminel, qui a avoué ses crimes, peut être relaxé au Tribunal, pour vice de forme et pas un club de rugby. Dans l’affaire qui oppose le TPR à la FFR, le CNOSF reconnaît qu’il y a bien une coquille dans le texte fédéral qui permet de penser que les comptes devaient être à jour au 30 juin 2017. Alors qu’une telle coquille aurait obligé un tribunal à remettre en liberté un dangereux criminel, le TPR a été débouté de son Appel. 

Le rôle de Nunes

Certains lui reprochent son franc-parler, parfois trop populaire. Un franc-parler qui irriterait ces Messieurs de la Ligue et de la Fédération. Un franc-parler qui ne nuit pas dans ses négociations avec les porteurs de projets et les Institutionnels qui font travailler son entreprise. Son principal défaut l’obstination, fait aussi sa force de chef d’entreprise qui a réussi dans sa vie professionnelle.

C’est cette obstination qui le conduit à vouloir faire reconnaître le bon droit du TPR en allant au bout de tous les recours, au lieu de renoncer et de s’incliner devant une injustice.

Sans Antoine Nunes, le TPR n’aurait pas survécu au départ des grands sponsors nationaux. Sans lui les salaires des joueurs n’auraient pas été payés d’octobre 2015 à juin 2016, et ce sans retard de paiement.

Sans lui et les partenaires qui l’ont suivi, le TPR aurait peut-être déposé le bilan à la fin de la saison dernière.

Jacques Tarrène, le mécène précédent du TPR, a dû lui aussi jeter l’éponge, victime de mauvais coups politiques. Si Antoine Nunes renonce, qui aura la volonté et un compte en banque suffisant pour injecter autant d’argent. Le tout sur fond de critiques et de mauvais coups dans la presse. Qui serait aussi passionné pour sacrifier une partie de sa vie familiale et de ses loisirs au TPR. Qui serait assez fou pour dilapider des centaines de milliers d’euros chaque année pour se faire critiquer sans arrêt et se faire traiter de menteur....

Jean-Jacques Lasserre