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Poule d’accession Fédérale (Match en retard de la quatrième journée Retour) : Nevers-Tarbes, dimanche à 16h00

vendredi 17 mars 2017 par Rédaction

Les Tarbais revanchards et ambitieux

Les motifs de revanche ne manquent pas aux Tarbais qui ont encore sur le cœur la défaite à Trélut lors du match Aller. Une défaite concédée sur le fil, après que les Tarbais aient mené 14-0 à la pause. Le banc nivernais avait fait la différence face à un banc tarbais amoindri par les blessures. Mais un match perdu aussi par un manque de pragmatisme car les Tarbais ont joué les dernières minutes dans le camp de Nevers sans arriver à conserver le ballon et à provoquer la faute. Au contraire, en deux pénaltouches rondement menées, les visiteurs ont obtenu la pénalité de la gagne au bout des arrêts de jeu. Mais entre le 28 janvier, date du match reporté et ce week-end, les choses ont beaucoup changé et le statut du TPR n’est plus le même. Fin janvier Nevers était second avec 23 points (7 victoires, 4 défaites, 5 bonus) et Tarbes 6ème avec 28 points (5 victoires, 1 nul, 5 défaites et 6 bonus). Nevers jouait encore pour la montée directe et Tarbes pour la cinquième place. Aujourd’hui Tarbes, 3ème, devance Nevers d’un point au classement et les deux équipes luttent pour jouer la demi-finale Retour à domicile (2ème et 3ème). La montée directe est depuis le week-end dernier dans la poche de Massy. Mais les deux clubs peuvent viser la seconde place en cas de victoire. Tous deux possèdent un goal-average favorable en cas d’égalité avec Bourg-en-Bresse (51 points), qui n’a plus qu’un match à jouer, contre deux à Tarbes et trois à Nevers !

Objectif Nevers

Les Tarbais, depuis le match Aller, ruminent cette défaite, la seule de la saison à Trélut et ils étaient déjà revanchards fin janvier. Mais depuis cette date, le TPR est monté en puissance et ses bonnes prestations à Massy et à Bourg-en-Bresse, ont ajouté un surcroit de confiance. D’autant que depuis le match Aller, Marc Dantin et Mickaël Etcheverria, ont allongé leur banc et que celui-ci est désormais capable de faire la différence. Même les blessures de Vinusa et d’Armary contre Romans n’ont pas entamé l’envie des Tarbais qui veulent prendre leur revanche et devancer Aix et Nevers au classement final, question d’honneur et d’amour propre.* Numériquement et techniquement les Tarbais ne perdent pas au change puisque Bouyxou et Ferrer sont entrés dans le groupe. Si Ferrer et Armary possèdent le même profil de troisième ligne coureur et sauteur, l’ex-Toulousain peut aussi jouer en huit. Si Vinusa, révélation au centre, est plus physique, Bouyxou est peut-être un peu plus technique, avec un meilleur jeu au pied, et apporte sa polyvalence sur trois postes contre deux au Fidjien. De plus, depuis janvier, Jambaqué, Koberidze, Casals et Domolaïlaï sont en pleine forme et apportent un plus comme titulaires ou remplaçants.

*Les joueurs ont appris le verdict négatif du CNOSF jeudi soir et l’intention du club d’aller devant le Tribunal Administratif de Versailles.

Nevers craint le rythme des Tarbais

Au delà de ces données, les circonstances de match ont changé. En janvier Nevers restait sur le report du match à Romans et craignait le manque d’automatismes et de rythme après un match joué le 11 décembre à Chambéry et le 14 janvier contre Bourg-en-Bresse. « Prendre Tarbes, avec un seul match dans les jambes, c’est un gros désavantage, par rapport à eux qui joué deux matchs et qui sont en plein dans le championnat » constatait à l’époque Xavier Péméja avec en plus des conditions d’entraînement perturbées par un terrain qui n’avait pas dégelé depuis quinze jours. Le bon côté de cette longue trêve était le retour de tous les blessés.. Mais le technicien nivernais relativisait : « C’est une affaire de rythme, d’enchaînement... Ne pas avoir de blessés mais ne pas jouer, ce n’est pas bien. » Depuis Nevers a enchaîné quatre rencontres de rang et vient de bénéficier d’un week-end de repos alors que les Tarbais ont joué cinq matchs, dont quatre de rang.

Nevers vise la seconde place

Au classement l’USON est 4ème avec 43 points (9 victoires, 6 défaites, 7 bonus, - 2 matchs) à un point derrière Tarbes (- 1 match) et à 8 points du deuxième Bourg-en-Bresse. Une victoire lui permettrait de revenir au minimum à 4 points avec un match de plus à disputer. Nevers, est invaincu sur son terrain du Pré Fleuri, où Bourg-en-Bresse (22-0), Auch (35-18), Aubenas (28-3), Aix (23-17), Romans (48-16), Chambéry (19-10) et Limoges (34-20) ont chuté et s’est imposé deux fois en déplacement à Tarbes (17-20) et à Romans (21-34). Nevers a perdu à Chambéry (25-16), à Massy (19-15), à Limoges (16-15) à Bourg-en-Bresse (16-3) à Aix (20-13) et a explosé à Aubenas (35-3). Pour Xavier Péméja terminer N°2 est important pour l’image mais aussi et surtout parce que ça permet de jouer les demi-finales et la Finale à domicile. « On en est au même point qu’avant le report, où il nous fallait gagner pour terminer premier. Là, il nous faut à tout prix gagner pour terminer second. La montée directe c’est cuit. Maintenant pour espérer monter, il faut terminer second pour jouer le dernier match de la Finale à la maison. » Un atout non négligeable car Nevers a réussi ses meilleures prestations au Près Fleuri, à l’exception de la victoire à Trélut face à une équipe tarbaise en pleine construction. « A Nevers on a toujours fait de bonnes prestations alors qu’à l’extérieur on se retrouve en difficulté. On n’a pas réussi à enchaîner les performances à l’extérieur comme a su le faire Massy. »

Xavier Péméja se méfie toujours

En janvier, Xavier Péméja se méfiait de Tarbes qui l’avait impressionné contre Limoges. « Le Tarbes d’aujourd’hui, ça n’a plus rien à voir. Ce n’est pas le Tarbes d’hier... J’ai visionné la vidéo de Limoges... Ils ont fait un gros match. Le pire c’est le manque de rythme. Un joueur, même après un gros match récupère vite. Tu sais que l’équipe est prête et t’enchaînes. Pour nous c’est compliqué, même si on a fait un gros match contre Bourg. On a passé toute la semaine à préparer Romans pour rien et là tu rebascules sur Tarbes, c’est compliqué. Je n’aime pas cette situation. Ces matchs remis, ce n’est jamais bon ! Même si le TPR est interdit de participation aux phases finale Xavier Péméja se méfiait encore plus. « Tarbes l’a bien prouvé la saison dernière. Ils savaient qu’ils étaient rétrogradés mais ils ont mis une branlée à tout le monde ! « Le joueur, aujourd’hui, ne tient pas compte de ça. Il est là pour jouer, pour être bon pour rester ou pour trouver un autre club. » Pas question de croire un seul instant que Tarbes viendra faire du tourisme en bord de Loire. « Sinon, on est mort ! C’est déjà un match très compliqué à préparer et il ne faut pas mésestimer Tarbes. C’est une équipe qui peut nous gagner et nous sortir... Ils ne sont plus dans la course à la montée mais ils peuvent nous en sortir ! »

« Ce n’est plus la même équipe »

Xavier Péméja voulait faire abstraction de la victoire du match Aller. « Bien sûr, ils vont être revanchards mais surtout, ce n’est plus la même équipe. Quand on a été y jouer, ils sortaient de la crise de l’inter-saison et à cause du retard, ils n’étaient pas prêts physiquement. Le staff et les joueurs avaient été changés et il y avait un peu de désordre dans leur jeu. Aujourd’hui, c’est fini ! Je ne suis même pas revenu sur les images du match Aller, on ne va pas jouer la même équipe ! Ce sont les mêmes joueurs mais ce n’est plus la même équipe, ça n’a rien à voir... » Même les défaites de Tarbes chez les derniers, à Romans et à Aubenas, ne le faisaient pas changer d’avis sur la qualité tarbaise. Pour avoir fréquenté la Fédérale 1 et la Pro D2 avec Montauban, Xavier Péméja sait de quoi il parle : « Aujourd’hui, en Fédérale tous les matchs sont sérieux. C’est du niveau de la Pro D2 ! Tous les matchs sont très tendus, il y a une grosse proximité entre toutes les équipes. J’ai trouvé Aubenas et Romans n’étaient pas mal et c’est un très beau championnat où aucune équipe domine. Ce qui fait la différence, ce sont les effectifs qui sont plus ou moins grands. Quand il manque quatre ou cinq mecs ça devient plus compliqué chez certaines équipes. »

Tarbes fait peur

Six journées plus tard les faits ont conforté les propos du technicien nivernais. Tarbes est remonté au classement et Aubenas a infligé un lourd revers à son équipe. « On doit mener largement au score. On manque trois grosses occasions d’essais et après on lâche complètement le match » constate amèrement Xavier Péméja. D’autant que c’est là que Massy a été chercher sa montée directe. Une montée méritée, même si Massy a connu la chance du champion sur certains matchs avec des rebonds favorables et un buteur adverse en manque de réussite. « Ils méritent de monter. Ils n’ont rien lâché et ils ont été se la chercher. C’est un bon groupe de copains, qui partagent les mêmes valeurs », constate Xavier Péméja. De plus, c’est une équipe jeune qui n’avait pas la même pression que des équipes comme Nevers et Aix, voire Tarbes qui avaient pour ambition de monter cette année. La stratégie mise en place a payé à partir d’une bonne conquête, un bon buteur et une bonne défense qui permet de jouer en contre. « Si tu lâche un ballon contre eux, t’es mort... » Un hommage qui valorise d’autant la courte défaite (9-0) des Tarbais chez le futur Champion de France. « J’ai vu le match à la vidéo et Tarbes doit y gagner. Les Tarbais ont manqué un peu de précision, ils se font contrer sur des pénaltouches près de la ligne. Massy a connu beaucoup de réussite, Tarbes laisse 9 points au pied et nous 12 ! » Le parcours des Tarbais l’impressionne. « Tarbes doit gagner à Massy et fait match nul à Bourg où il doit gagner. Si le match est à Tarbes, l’arbitre siffle la dernière pénalité. » L’occasion de signaler la faiblesse de l’arbitrage par rapport à la Pro D2 et l’impression que certaines équipes semblent protégées. Xavier Péméja n’a pas changé d’avis depuis janvier dernier, l’accumulation des matchs donne du rythme et la confiance, surtout quand la victoire est derrière. « Dès fois c’est mieux, parce que tu es dans le rythme surtout quand tu as des résultats positifs. Les Tarbais ont enchainé quatre matchs rien qu’avec des résultats positifs, même s’ils ont perdu à Massy où ils doivent gagner. Dans le contenu c’est positif. » Des Tarbais qui font aussi peur par leur puissance de leur pack ; « C’est l’équipe la plus dense et la plus puissante de la poule, ils font mal, » confirme le manager de Nevers, « il n’y a pas photo ! »

Le gros effectif de Nevers

Le club a tourné une page, après le douloureux échec de la saison dernière, en se séparant de dix joueurs dont certains étaient des ’’historiques’’ par leur ancienneté au club. Le Président Dumange a aussi fait appel à l’expérimenté Xavier Péméja pour passer un cap et accéder enfin à la Pro D2. Nevers a gardé l’essentiel de son effectif et possède un des plus gros pack de la poule avec Coletti (1,80 m, 112 kg), Marchetti (1,83 m, 115 kg), Merabet (1,86 m, 119 kg), Rochet (1,83 m, 123 kg), Simonet (1,88 m, 113 kg), Lam (1,82 m, 106 kg), Maury (1,80 m, 114 kg), Visagie (1,82 m, 116 kg) Carpentier (2,02 m, 146 kg), Gonzales (1,95 m, 116 kg), Lombard (1,95 m, 118 kg), Bastide (1,83 m, 103 kg), Fabregue (1,92 m, 120 kg), l’ex-Tarbais Geldenhuys (1,96 m, 114 kg), Kazubeck (1,94 m, 99 kg), Manevy (1,88 m, 106 kg), Salavea (1,87 m, 112 kg), Tarrit (1,83 m, 90 kg). Derrière c’est complet et solide avec Falealii (1,80 m, 90 kg), Pittman (1,82 m, 83 kg), Duvallet (1,82 m, 90 kg), Vuillemin (1,76 m, 83 kg), Derrieux (1,80 m, 88 kg), l’ex-Palois Drouard (1,82 m, 98 kg), Erasmus (1,89 m, 98 kg), Maret (1,83 m, 92 kg), San-Martin (1,87 m, 94 kg), Bonvalot (1,90 m, 98 kg), Chevallier (1,83 m, 88 kg), Maya (1,85 m, 99 kg), Van Nierkerk (1,83 m, 93 kg) et Antagavaia (1,83 m, 86 kg). Un riche effectif auquel se sont rajoutés quelques belles pointures comme le pilier camerounais d’Aix Ousmane N’Diaye (1,85 m, 122 kg), le seconde ligne sud-africain de Dax Vickus Liebenberg (1,98 m, 116 kg), le polyvalent montalbanais Frédéric Urruty (1,78 m, 81 kg), le pilier lillois Thomas Pretkowski (1,87 m, 115 kg) mais surtout le seconde ligne sud-africain du Lou Connie Basson (1,94 m, 115 kg) et son compère lyonnais Eugène N’Zi (1,87 m, 96 kg), le seconde ligne international argentin d’Aix et du Stade Français (joker CDM) Tomas Vallejos Cinalli (1,98 m, 105 kg), le troisième ligne de Brive, Hughe Briatte (1,92 m, 104 kg), le solide demi-de-mêlée franco-gallois de Clermont (joker Coupe du Monde) et de Worcester Jean-Baptiste Bruzellier (1,75 m, 96 kg) et le centre rochelais François Herry (1,82 m, 109 kg).

Arbitrage

Les Tarbais et les Nivernais vont retrouver Régis Guatelli (Lyonnais) 30 ans, qui les a arbitré deux fois chacun cette saison : Tarbes à Massy et à Romans et Nevers à Aix et contre Romans. Ce sera le huitième match de poule d’Accession pour Régis Guatelli après Massy-Tarbes (17ème journée), Aix-Nevers (16ème journée), Massy-Auch (12ème journée), Romans-Tarbes (9ème journée), Aubenas-Limoges (6ème journée), Nevers-Romans (3ème journée) et Chambéry-Auch (2ème journée) journée). Il fait partie des « Arbitres Espoirs Nationaux » qui officient comme 4ème ou 5ème arbitre en Top 14 et comme arbitre de touche en Pro D2.