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Le collectif STOP TAFTA 65 communique Climat ou Ceta, il faut choisir

samedi 16 septembre 2017 par Rédaction

Le collectif STOP TAFTA 65 communique Climat ou Ceta, il faut choisir

Le gouvernement vient de confirmer qu’il ne ferait rien pour bloquer la mise en application provisoire du CETA (UE-Canada) prévue au 21 septembre.

Quelques jours après la publication d’un rapport d’experts montrant
notamment que le CETA n’est pas compatible avec un engagement résolu
contre le changement climatique, le gouvernement vient d’entériner
l’entrée en vigueur provisoire du CETA ce 21 septembre, comme si de
rien n’était. Emmanuel Macron avait pourtant pris l’engagement de tirer
« toutes les conclusions » de ce rapport, y compris de « faire modifier le
texte » du CETA. Engagement qui devrait donc rester sans suite.

Ces conclusions confirment largement nos alertes répétées depuis
maintenant plus de cinq ans : le « climat est le grand absent ». De
l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre à l’encouragement
du commerce transatlantique des hydrocarbures, en passant par la
préférence pour les énergies fossiles au détriment du déploiement des
énergies renouvelables, le CETA est un accord du siècle passé qui
approfondit la dépendance de notre système énergétique aux
hydrocarbures.

Au moment où Nicolas Hulot et le gouvernement s’enorgueillissent de
vouloir mettre fin à la production d’énergies fossiles sur le territoire
français, comment peuvent-ils justifier un accord qui encourage leur
production et leur importation du Canada ?

Emmanuel Macron, Nicolas Hulot et le gouvernement sont confrontés à leur
premier crash-test climatique : pour que l’opération

#MakeThePlanetGreatAgain n’apparaisse pas comme une seule opération de
communication opportuniste, il leur reste moins d’une semaine pour
suspendre la mise en application provisoire prévue au 21 septembre.

Possible, cette décision serait une première historique consistant à
faire enfin prévaloir l’intérêt général et le climat sur le Business
as usual : au nom de la lutte contre les dérèglements climatiques, il est
grand temps de rénover des règles du commerce mondial qui datent du
siècle dernier. L’opinion publique y est prête. La grave situation
climatique de la planète l’exige.
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CETA : derrière ce sigle mystérieux se cache un projet de traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. Un cousin germain du TAFTA, traité du même acabit entre l’Europe et les Etats-Unis. La journée européenne des opposants au CETA le 21 janvier 2017 a donc, en toute logique, mobilisé les membres du Collectif anti-TAFTA des Hautes-Pyrénées. Samedi et dimanche, des actions de sensibilisation ont été organisées par les militants de ce collectif à Tarbes, Lourdes Bagnères, Vic-en-Bigorre et Trie-sur-Baïse. Objectifs : alerter les citoyens sur les conséquences d’une éventuelle adoption du CETA dans notre pays. Et proposer la signature d’une carte-pétition à envoyer aux députés européens, pour leur demander de voter contre le CETA, le 15 février 2017 au Parlement européen.

« Ce traité, qui ressemble beaucoup au TAFTA, aurait notamment trois implications qui nous semblent particulièrement dangereuses », explique Marcel, l’un des membres du collectif, lors de l’action organisée samedi midi à Tarbes devant la Halle Brauhauban. « D’abord, l’abolition des droits de douane. Ensuite, la remise en question des normes françaises concernant le travail, la santé et l’environnement. Enfin, la possibilité, pour les Firmes Multinationales, de traduire un Etat devant un tribunal, au nom de leurs intérêts privés. Cela pourrait, par exemple, faciliter l’introduction des OGM ou l’exploitation du gaz de schiste, actuellement interdits en France ». Les membres du collectif anti-TAFTA 65 citent comme exemple inquiétant un jugement récent du Tribunal de Pau, autorisant une société à réaliser une étude sur le gaz de schiste dans un territoire situé à cheval entre les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et le Gers. Face à cela, le collectif évoque les propositions de l’Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (AITEC), pour « un mandat commercial alternatif de l’Union européenne ». Ils détaillent l’une des solutions avancées, pour « produire différemment notre nourriture ». « Ecarter les accords de libre- échange, qui introduisent des distorsions sur les prix pour les paysans et conduisent à un accès inégal aux ressources naturelles. Tendre vers l’autosuffisance pour les productions qui peuvent être réalisées en Europe. Respecter et rétribuer les agricultures familiales et les pratiques agricoles durables, par la garantie de prix couvrant les coûts de production, environnementaux et sociaux. Enfin, promouvoir les réserves alimentaires bien gérées, en particulier les céréales, pour limiter la volatilité des prix ».

Le collectif anti-TAFTA 65 organise, avec ATTAC 65, un débat public avec le juriste Frédéric Viale le 16 février 2017 à 19h, au Palais des Congrès de Lourdes. Il appelle aussi à participer à la manifestation européenne contre le CETA prévue à Strasbourg le 15 février 2017, le jour où le traité doit être débattu et voté par le Parlement européen.

Jean-François Courtille

Contacts : http://stoptafta.wordpress.com – Mail : stop.tafta65@gmail.com