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Le dénouement est proche dans le conflit social de la Polyclinique de l’Ormeau-Pyrénées

mardi 10 janvier 2017 par Rédaction

Les salariés de la Polyclinique de Tarbes, en grève depuis le 8 novembre 2016, ont reconduit, peut-être pour la dernière fois, leur mouvement social, lors de leur assemblée générale lundi après-midi. Ils ont rejeté à une large majorité la deuxième version du protocole d’accord de fin de conflit transmis par la direction. Mais les trois amendements qu’ils ont demandés ont de bonnes chances d’être acceptés par la direction, d’autant plus que les salariés ont accepté de renoncer à la rétroactivité, pour 2016, de la prime pérenne de 700 euros bruts validée lors des négociations précédentes. Les grévistes examineront mardi matin en assemblée générale la troisième version du protocole d’accord de fin de conflit proposé par la direction de la Polyclinique. Si elle leur convient, ils pourraient voter dès ce mardi la fin de la grève.

« Che va piano, va sano, va lontano » : ainsi pourrait-on résumer le 63ème jour de grève à la Polyclinique de l’Ormeau-Pyrénées. Les négociations avancent lentement mais sûrement. Certes, l’assemblée générale des salariés en grève a rejeté à une large majorité ce lundi 9 janvier 2017 – 110 voix contre, 2 voix pour et 17 abstentions – la deuxième version du protocole d’accord écrit de fin de conflit transmis par la direction. Mais de l’aveu même de Laurence Charroy, déléguée CGT de la Polyclinique, « c’est la première fois qu’une version tenant compte de nos amendements, et il y’en avait beaucoup, nous a été proposée ». Les salariés en grève ont accepté de faire une nouvelle concession : ils renoncent à la rétroactivité, sur 2016, de la prime pérenne de 700 euros bruts validée par la direction lors des négociations précédentes.

En revanche, ils ont voté trois nouveaux amendements au protocole. Le premier concerne justement la prime pérenne d’intégration de 700 euros bruts, valable à compter de l’année 2017. « Pour cette prime, les salariés rejettent toute notion de « présencéisme », d’absentéisme ou de « prorata temporis » pour les personnes travaillant à temps partiel. Ceci en cohérence avec les recommandations du Médiateur de la République ». Concernant les conditions de travail et l’organisation du travail, les salariés grévistes ont présenté deux autres amendements. « Nous demandons que les Agents de Service Hospitalier travaillant dans les services de soins soient intégrées aux équipes de soins, afin qu’elles puissent participer aux tâches hôtelières, au service des repas et aux transmissions des informations. Concernant la dissociation des services de Chirurgie conventionnelle et d’Hospitalisation de semaine, nous souhaitons que les demandes d’affectation formulées par les salariés actuellement en poste soient respectées ».

Les échanges entre les grévistes et la direction se passent de manière indirecte : les propositions sont transmises via le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, et le cabinet Alexio, mandaté par le groupe Médipôle Partenaires. « Nous pensons que le gouvernement n’est pas au bout de ses peines avec la mise en place de la loi El Khomri », ironisent Laurence Charroy, la déléguée CGT de la Polyclinique et François Dousseau, secrétaire de l’UD CGT. « Si tous les accords d’entreprise rencontrent des difficultés équivalentes, et doivent se conclure sous l’arbitrage de Matignon, ils vont devoir sérieusement renforcer leurs effectifs de négociateurs ! ». Mais pour l’heure, les salariés en grève de l’Ormeau-Pyrénées attendent la troisième version du protocole d’accord de fin de conflit, que la direction doit leur transmettre ce mardi 10 janvier. Ils devraient l’examiner lors de leur assemblée générale, prévue au cours de la matinée. Avec l’espoir de conclure dignement l’un des mouvements sociaux les plus longs de l’histoire récente dans les Hautes-Pyrénées.

Jean-François Courtille