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La CGT des agents communaux de Tarbes dénonce un « déni de démocratie » avec la mise en place de la grande agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées

lundi 9 janvier 2017 par Rédaction

Alors que l’élection du futur président de la grande agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées est prévue dans la soirée de ce lundi 9 janvier 2017, les agents communaux CGT de Tarbes dénoncent « le caractère non démocratique » de ce scrutin, et s’inquiètent des conséquences, pour l’emploi comme pour la République, de cette nouvelle forme d’organisation territoriale.

« Pourquoi le président de la grande agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées est-il élu par de « grands électeurs », et non par le biais du suffrage universel direct ? Nous dénonçons le caractère non démocratique de la loi NOTRe et de sa mise en place ! ». Les agents communaux CGT de Tarbes, lors d’une conférence de presse vendredi, ont exprimé leurs inquiétudes et leurs critiques à l’encontre du contenu et des modalités de mise en place de la loi NOTRe, qui institue les grandes agglomérations en ce début d’année 2017. « On nous impose un découpage territorial décidé juste avec quelques élus. La loi elle-même a été votée le 6 août 2015, en pleine période estivale, passant inaperçue auprès du grand public. Avec les grandes agglomérations, la concurrence entre les territoires va devenir la règle. Désormais, ce n’est plus l’économie qui sera au service d’un territoire, mais le territoire qui sera soumis aux impératifs de l’économie », dénoncent Gilles Haurie et Sandrine Silva, deux des responsables de la CGT des Communaux de Tarbes. « Ce qui se passe aujourd’hui traduit une forme d’irresponsabilité. C’est la porte ouverte au populisme et au fascisme ».

Les deux responsables syndicaux évoquent l’élection du président de la grande agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées ce lundi 9 janvier, qui « risque de donner lieu à un scénario aussi lamentable que celui de l’élection du président du Grand Tarbes. Dans quel pays vivons-nous ? Il eût été plus démocratique de faire appel au suffrage universel pour un scrutin de cette importance ». Les agents communaux craignent aussi les conséquences de la mise en place de la grande agglomération, avec d’éventuelles suppressions de postes, ou des mutations dans d’autres départements de la région. « Les collectivités territoriales s’y préparent déjà. Nous en avons eu un avant-goût récemment avec la délibération 22 du Conseil Municipal de Tarbes, le 12 décembre 2016, qui confie désormais à une entreprise privée l’entretien de certaines zones de la ville comme le Haras ou le quartier de l’Arsenal. Nous avons écrit au Maire pour protester contre cette décision, qui s’ajoute à la suppression de 30 emplois sur 6 ans dans le service des espaces verts et de la propreté ». Avec la mise en place de la Communauté de Tarbes-Lourdes-Pyrénées, les responsables CGT des communaux de Tarbes craignent « le développement d’une logique de privatisation de l’espace public, au service de l’intérêt de quelques-uns ». Ils s’inquiètent aussi pour l’avenir des agents territoriaux. « Comme certaines compétences seront demain transférées à la région, des agents pourraient être mutés dans d’autres départements de l’Occitanie. Imaginez une personne travaillant à Lourdes et devant partir pour Montpellier ! ». Les agents communaux CGT comptent alerter à nouveau les élus par courrier sur la situation générée par la grande agglomération, et proposer aussi des débats publics pour informer les citoyens.

Mis en cause directement par le Maire de Tarbes, leur employeur, concernant le soutien qu’ils ont apporté aux grévistes de l’Ormeau-Pyrénées, les agents communaux CGT répondent à ce sujet : « nous avons en effet apporté un soutien moral et financier aux personnels de la Polyclinique. Nos militants syndicaux sont élus et mandatés. Monsieur Trémège souhaite-t-il remettre en cause la démocratie sociale ? Nous lui rappelons que ce sont les assemblées générales souveraines des salariées en grève de la Polyclinique qui décident de leur mouvement. Nous les soutenons parce qu’elles refusent que la santé devienne une simple marchandise comme une autre. La santé doit rester un bien commun ».

Jean-François Courtille