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Le TGB assure le minimum syndical

dimanche 14 février 2010 par Rédaction

TGB-Armentières : 74-64 (20-18 / 17-21 / 17-12 / 20-13

TGB : Yacoubou-Dehoui (26 points), Eldebrink (16), Maïga-Ba (7 ), Randall (6), Sacko (6), Breitreiner (5), Lepron (5), Jannault (2), El Gargati (1), Castets (0).

Armentières : Ayissi (19), Fisher (10), Pilyashenko (8), Bremont (7), Merlot (6), Labbé (6), Nedovic (4), Micaletto (2), Duval (2)

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Le TGB assure le minimum syndical

A 4 jours du choc contre Bourges, le TGB a offert une piètre prestation contre la modeste équipe d’Armentières qui a donné le meilleur d’elle même. La tête ailleurs, les Tarbaises ont semblé étrangement absentes durant les trois-quarts de la rencontre.

A la surprise générale, ce sont les visiteuses qui ont pris le score pendant les 9 premières minutes, le TGB ne passant devant (18-16) qu’à 55" de la fin du 1er quart temps. Même scénario lors du second épisode, mais cette fois les Nordistes ont tenu les 10’ pour virer en tête à la pause (37-39).

Changement d’attitude à la reprise, avec un peu plus d’application en défense et en attaque, des Bigourdanes qui alignent un 8-0 pour mener 49-43 après 24’35" de jeu. Mais Armentières n’a pas fait le déplacement en avion pour rien et recollent au score 52-51 avant que Lepron à 13" de la fin du 3ème quart temps ne donnent un peu d’air à son équipe (54-51). Elsa Eldebrink, maladroite jusque là, à l’image de toutes ses coéquipières à l’exception d’Isabelle Yacoubou, sonne la révolte en marquant 8 points d’affilée, dont 2 paniers à 3 points, qui sonnèrent les visiteuses (62-52), puis 67-52. En 3’ , en haussant sa défense, le TGB a retrouvé son jeu et fait la différence. Mais alors que l’on croyait que les Tarbaises allaient conforter leurs statistiques en attaque, elles se relâchaient de nouveau et Armentières distancé de 14 points (72-58) revenait à 9 points (73-64) pour s’incliner avec les honneurs (74-64).

Jean-Jacques Lasserre

Stéphane Lalart, l’entraîneur d’Armentières, ne pensait pas faire douter Tarbes aussi longtemps, même si au match Aller, le TGB avait souffert. jusqu’au bout. "Je suis content parce que contre Tarbes, on peut vite exploser comme on l’a vu au cours du dernier quart temps. Quand il y a un peu de pression défensive et lorsque nos paniers rentrent moins sur les tirs extérieurs, on existe un peu moins. Je suis aussi content de la réaction des Filles quand Tarbes s’est détaché de 14 points. On a su revenir au lieu d’exploser. C’est encourageant pour nos prochaines rencontres qui vont être primordiales pour le maintien." Un instant, le coach nordiste s’est pris à rêver, car il s’attendait à une réception plus rude. "J’avais un peu peur de l’entame de match. Je pensais que Tarbes allait essayer de nous tuer de suite pour pouvoir travailler ensuite pour préparer le match de Bourges et intégrer sa nouvelle joueuse. J’avais demandé aux filles de commencer par une défense tout terrain pour être tout de suite dans le rythme. J’ai été quand même surpris qu’on reste si longtemps devant et qu’on arrive à les contenir tout ce temps."

Stéphane Lalart pense que le titre se jouera entre Tarbes et Bourges, qui sont au dessus de toutes les autres équipes. "Il y a une plus grande qualité offensive à Tarbes et une plus grande qualité défensive à Bourges. Bourges s’appuie sur sa défense et utilise les erreurs et les balles gagnées pour faire monter le score mais Bourges n’a pas autant de qualités offensives que Tarbes. Si la défense l’emporte ce sera Bourges, si c’est l’attaque, ce sera Tarbes !"

- Du côté du TGB François Gomez avait l’oeil noir des mauvais jours même s’il n’en convenait pas. "Non, je ne suis pas déçu. On avait - 3 à la mi-temps et on finit à + 13 (en réalité + 10). On réussit 1 lancer franc sur 2 et si on les met l’écart est de 30 points. On ne met pas les lancers francs et on laisse l’adversaire marquer 40 points en 1ère mi-temps !" On sent le coach tarbais agacé et pressé de rentrer à la maison, sans passer par la réception d’après-match. "De toute façon ce match, pour nous, n’avait aucune importance. On verra mercredi. On n’est pas là pour mettre une branlée à Armentières comme l’a fait Bourges, mais on est là pour battre Bourges et on en reparlera mercredi. Et s’il y a déception, ce sera mercredi et pas ce soir !"

(Recueilli par Jean-Jacques Lasserre)

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Hamchetou Maïga-Ba a réussi son entrée au Quai de l’Adour, en inscrivant 7 points en un peu plus de 12’ de jeu, meilleur score derrière les 26 points d’Isabelle Yacoubou-Dehoui et les 16 points d’Elsa Eldebrink. Une belle satisfaction compte tenu des circonstances. Blessée, lors des JO 2008 de Pékin à la cheville gauche, la capitaine de l’Equipe du Mali championne d’Afrique, a dû se résoudre à se faire opérer en octobre 2009. "J’ai eu une rupture des ligaments aux J-O. J’ai fait 3 mois de traitement et on m’a dit que je n’avais pas besoin d’opération. Pendant ma saison en Europe et en NWBA, j’ai multiplié les entorses et il a fallu m’opérer pour bien nettoyer." Depuis son opération le 13 novembre aux Etats-Unis, Hamchetou n’avait plus rejoué. "C’était mon premier match depuis le 19 octobre date de ma dernière prestation avec Sacramento." De quoi comprendre des petites erreurs dues à une trop grande envie de bien faire et surtout de jouer. Il est vrai que ce n’était pas un cadeau de rentrer à froid dans une équipe qu’elle avait découverte la veille et qui en plus n’arrivait pas à mettre du rythme. 3’20" secondes hésitantes, en première période, à l’image de toute l’équipe, avec un tir complètement raté mais aussi de belles attitudes qui montrent la classe de la Malienne, qui n’a pas été double MVP (Meilleure Etrangère et Meilleure Ailière) pour rien de la Ligue en 2007 avec Mondeville. En seconde mi-temps, dans un cinq majeur plus agressif, Hamchetou a séduit par ses attitudes, tant en défense qu’en attaque, le public du Quai et ses nouvelles coéquipières. En 8’50" la Championne d’Afrique a marqué 7 points, pris 3 rebonds, dont un offensif, et a réussi une passe décisive. A son débit 3 balles perdues, dont 2 sur de longues transversales trop puissantes pour décaler les shooteuses à 3 points. Des maladresses à mettre à l’actif d’une trop grande envie de bien faire et au passif de 4 mois sans compétition.

Isis Arrondo, absente des parquets depuis sa blessure à Toulouse le 17 janvier, a repris depuis peu l’entraînement. Présente sur la feuille de match, la capitaine tarbaise est restée sur le banc mais elle espère effectuer son retour contre Bourges ce mercredi. "J’ai eu une grosse entorse avec un arrachement osseux. J’ai passé une radio de contrôle le 8 février qui a montré que c’était ressoudé et j’ai eu l’autorisation de recourir. A partir de ce lundi (15 février), je pourrai recommencer les entraînements avec l’équipe." Isis qui a vécu le match sur le banc livre son analyse : "On ne les a pas sous estimé mais on est tombé sur une bonne équipe d’Armentières. Quand on a élevé notre niveau d’intensité en seconde mi-temps, elles ont fini par craquer. Après, c’est de notre faute de pas l’avoir fait dès la première minute. La satisfaction, c’est d’avoir pu retrouver notre jeu intérieur mais il va falloir qu’on arrive à mieux alterner le jeu intérieur et le jeu extérieur."

Fatimatou Sacko, qui comme la plupart de ses coéquipières a eu du mal à entrer dans la rencontre, avoue que le match contre Bourges de ce mercredi était dans toutes les têtes. "C’est vrai que c’était dur à gérer, parce que Bourges c’est important, et qu’on devait se servir de ce match pour préparer celui de mercredi. Ce n’était pas évident parce qu’Armentières est arrivé sans pression et qu’elles ont joué au taquet. Au début, on a eu un peu de mal parce qu’on ne s’attendait pas à une telle intensité de leur part et on s’est laissé surprendre." Maintenant place à Bourges avec pour enjeu la confirmation de la première place et l’assurance de jouer la finale à la maison.

(Jean-Jacques Lasserre)