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TPR 7 La ROCHELLE 12

dimanche 31 janvier 2010 par Rédaction

TPR 7 LA ROCHELLE 12 (MT : 0-9)

Arbitre : M. Wigglesworth (Angleterre)

Pour Tarbes : un essai de pénalisation (72e), une transformation Apanui

Pour La Rochelle : quatre buts de pénalité Benjamin Dambielle (5e, 20e, 39e, 48e)

TPR : Etcheverria ; Meyer (Caujolle, 59e), Thomas Loftus (Lanne Petit, 76e), Worthington, Bourgeois (Domec, 59e) ; (o) Apanui (cap.), (m) Lacrampe ; Werner Loftus, André, Bernad ; Domolaïlaï, Coetzer (Stewart, 61e) ; Maumus (Garcia, 50e), Anglade (Dupuy, 61e), Magrakvelidze (Hurou, 50e).

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GALERIE PHOTOS
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Les Tarbais n’ont pas à rougir de leur 4ème défaite à domicile devant une solide équipe rochelaise qui était venue à Tarbes pour décrocher sa quatrième victoire consécutive après sa défaite à domicile contre Oyonnax, qui vient, entre parenthèses, de s’imposer à Narbonne. Les Bigourdans n’ont pas pu rééditer l’exploit réalisé contre Oyonnax, faute de réalisme. En panne de buteur, le TPR n’arrive plus depuis plusieurs rencontres à concrétiser à la marque sa domination. Contre Oyonnax, le salut était venu de Kopeztky après plusieurs échecs d’Apanui. Cette fois, le lutin tarbais, qui a dû déclarer forfait à l’échauffement, n’a pas pu offrir la victoire aux siens. Une victoire qui aurait été méritée car les locaux ont produit plus de jeu et se sont procurés les meilleures occasions du match. La Rochelle s’est imposé grâce à un maximum de réalisme en scorant à chaque fois qu’il est entré dans le camp de son adversaire, sans prendre le moindre risque. Les conditions atmosphériques, une fois de plus, n’incitaient pas à envoyer du jeu et en première mi-temps seules les chandelles ont éclairé le stade Trélut. C’est d’ailleurs sur l’une d’elles que les Maritimes se sont vu offrir leurs premiers points après seulement 6’ de jeu. Les Tarbais multipliaient de longs temps de jeu sans parvenir à percer la défense et n’arrivaient pas à égaliser sur pénalité après un quart d’heure. Deux nouvelles incursions dans le camp pyrénéen permettaient aux Maritimes de mener 9-0 sans avoir rien montré, sauf sur une échappée de leur demi de mêlée. Apanui manquait l’occasion de réduire la marque sur une pénalité des 51 m et Dambielle manquait juste avant la pose un tir des 40m sur un maul écroulé.

Les Tarbais ont entamé la seconde période avec détermination mais sans trouver la faille malgré une pénaltouche et plusieurs enchaînements de jeu, dans les 22 m adverses. Au contraire, ce sont les visiteurs sur une relance des Bigourdans qui se voyaient offrir l’occasion d’aggraver le score. A 12-0, on ne voyait pas trop comment le TPR pourrait revenir face à une équipe bien organisée en défense et prompte au contre. D’autant qu’Anthony Bourgeois qui avait pris le relais de Richard Apanui, amoindri par un choc, manquait par deux fois la cible en moyenne position. Tarbes monopolisait le ballon et jouait son va-tout face à des Rochelais de plus en plus fébriles. Des Tarbais dangereux mais qui n’arrivaient pas à marquer l’essai qui les libèreraient à défaut d’inscrire des points au pied. C’est finalement sur mêlée fermée que le TPR allait enfin marquer. A la 9ème ou 10ème mêlée enfoncée, l’arbitre
anglais se décidait enfin à aller au pied des poteaux pour siffler un essai de pénalité amplement mérité à 8’ du terme. Alors que les Rochelais essayaient de jouer à cache ballon, l’attaque tarbaise récupérait l’ovale et portait le danger à 10 cm de la ligne d’en-but. La mêlée tarbaise, qui s’en suivait, allait malaxer sa rivale et l’enfoncer à plusieurs reprises aux 5 m sans que le referee
britannique ait le courage de siffler un nouvel essai de pénalité sur une mêlée qui progressait vers la ligne d’essai et une intervention illicite dans les pieds de la 3ème ligne. Un ballon malgré tout conservé par les avants tarbais qui échouaient à quelques centimètres de l’essai de la victoire... Les Rochelais pouvaient exulter sur leur ligne, délivrés de leur long calvaire par le coup de sifflet final sur cette action qui aurait dû aboutir avec un arbitre plus pointilleux.

Jean-Jacques Lasserre

Côté rochelais

Pas d’exubérance particulière dans les vestiaires rochelais à part quelques tentatives de chants vite avortées devant le sentiment d’avoir frôlé la défaite et la sensation d’avoir été humiliés sur les dernières mêlées à 5 mètres. Le sentiment aussi d’avoir gagner sans l’avoir vraiment mérité, surtout au niveau du jeu.
Serge Milhas, l’entraîneur du Stade l’admet volontiers. "Ce soir on ne pouvait pas jouer avec un ballon aussi glissant et il fallait jouer au pied chez l’adversaire. Il n’oublie pas pour autant de rendre hommage aux Tarbais. "On a remporté une victoire laborieuse dans des conditions difficiles. Je pense que Tarbes sur les cinq dernières minutes aurait mérité de gagner mais sur l’ensemble du match on le mérite surtout pour tous les matchs qu’on a perdu à la dernière minute. Pour une fois on gagne tout à la fin." Son compère David Darricarrère reconnaît que son équipe l’a échappé belle. "On n’a pas su aller en seconde période après avoir mené 12-0. "On n’a pas su se dégager et aller jouer un peu plus chez eux. Les Tarbais, ont mis un peu plus de volume et ils nous ont un peu plus dérangés. Dans la gestion de la pression qu’ils nous ont mis au jeu au pied, on a été un peu plus fébrile qu’en première mi-temps." L’ancien ouvreur rend hommage à la mêlée tarbaise. "Ils ont fait du coaching au bon moment et la première ligne qui est rentrée leur a amené un plus énorme. Nous, on a baissé de régime à ce moment là et c’est mal tombé. Ils ont pris l’ascendant sur nous mentalement et après c’est très difficile. A la fin, sur la dernière mêlée, je ne sais pas trop ce qui ce qu’il y a, mais on passe très près de la correctionnelle. On aurait pu prendre un 2ème essai de pénalité." Même son de cloche chez le demi de mêlée Benjamin Ferrou. "On a remporté une victoire très difficile. On avait réussi à bien prendre le match mais les Tarbais ont bien réagi. On vient de remporter notre 4ème victoire consécutive, ce qui n’était jamais encore arrivé. On voulait gagner ici pour revenir dans les 4 premiers mais les dernières mêlées ont failli nous coûter cher."

Côté tarbais

Du côté tarbais c’est plutôt un sentiment de frustration qui domine d’avoir échoué si près du but après avoir frôler le pire en première période.
Sébastien Caujolle le reconnaît sans chercher d’excuse. "On n’a pas su mettre notre jeu en place en première mi-temps. On s’est un peu embourbé dans le jeu au près et on leur a rendu un peu trop de ballons. Ils ont su profiter de nos fautes pour mettre tous leurs points alors que nous, ce soir, nos pénalités ne rentraient pas. A 12-0, on a sonné la révolte en essayant de mettre un peu plus la main sur le ballon avec plus ou moins de réussite. Mais ce soir, il faut tirer un grand coup de chapeau aux gros, car c’est eux qui nous remettent dans le match. C’est eux qui nous font marquer un bel essai de pénalité. Les dernières mêlées vont certainement faire débat toute la semaine. Y avait-il essai ou pas ? C’est vrai qu’on ne perd pas le match là dessus mais on peut le gagner sur cette dernière action."

Philippe Bérot a toujours cette dernière mêlée en travers de la gorge. "Un arbitre français nous l’aurait accordé, car ils reculent franchement." Mais l’entraîneur bigourdan est réaliste. "On peut ne pas perdre le match à la fin mais on le perd surtout en première mi-temps. On avait prévu de faire simple et on n’a pas su le faire, on se met sous pression et on prend 12-0. On leur donne trop de points et nous on manque tous les nôtres. Quand on ne marque pas au pied, il ne reste que les essais et avec les conditions climatiques, c’est difficile. C’est un match qu’on aurait pu remporter à la fin mais l’arbitre en a décidé autrement."

 Razvan Mavrodin, en spécialiste des avants, a apprécié le travail de son pack et surtout de Jorge Garcia, qui revenait tout juste de blessure, et du jeune Jéremy Hurou, qui ont tordu leurs vis à vis par leur position en mêlée. Lui aussi estime que M.Wigglesworth aurait pu accorder un second essai de pénalité sur l’ultime mêlée. "Je pense qu’un arbitre français aurait été entre les poteaux." Pour lui laisser jouer autant de mêlées aussi dominatrices sans sanctionner les fautifs est dangereux. "Il a mis en jeu l’intégrité physique des joueurs en laissant écrouler autant de mêlées consécutives. Il a pris de grosses responsabilités en faisant refaire autant de mêlées. Surtout que c’était toujours la même équipe qui faisait les fautes. On avançait à chaque fois. Ils reculaient sous la poussée et ils se laissaient tomber après. L’arbitre a fait un bon match pendant 70’, mais sur les dernières mêlées il n’a pas été bon." Lui aussi reconnaît cependant les faiblesses de son équipe. "Ce n’est pas à la 80ème minute qu’on perd le match. On aurait pu le gagner là, mais on le perd avant. On le perd en première mi-temps. On fait une première mi-temps catastrophique. On commence à jouer en deuxième période et heureusement qu’on a un fond physique qui nous permet de bien finir la rencontre." A 12-0, malgré la faillite de ses buteurs, le groupe a su réagir et ça, c’est positif malgré la défaite. "On sait que cette équipe a une âme et qu’elle ne lâchera rien jusqu’à la fin."

Rickie Davis, le pilier gallois qui devrait assurer l’intérim de Patrick

Toetu, connaît bien l’arbitrage anglais puisqu’il jouait à Birmingham. "En Angleterre les arbitres n’aiment pas siffler trop vite un essai de pénalité. Sur la dernière mêlée je pense que l’arbitre, parce qu’il est étranger, n’ose pas donner un second essai de pénalité. Je crois qu’un arbitre français n’aurait pas hésité à l’accorder." Rickie Davis, 28 ans, international - 19 ans et Universitaire, est un pilier droit d’1,88 m et de 123 kilos, originaire de Swansea qui peut aussi jouer à gauche.

Recueilli par Jean-Jacques Lasserre