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Plus de 100 personnes réunies au Pic du Douly pour l’hommage aux sept pilotes morts pour la France

mardi 12 juillet 2016 par Rédaction

La cérémonie annuelle d’hommage aux 7 pilotes décédés dans le crash de leur avion en ravitaillant le maquis FTP de Nistos et d’Esparros, en juillet 1944, a réuni plus de 100 personnes samedi matin au Pic du Douly. Une autre cérémonie a ensuite eu lieu devant la stèle du maquis dans la vallée.

« La plus belle preuve d’amour, c’est de donner sa vie pour ceux que l’on aime ». Ce samedi 9 juillet 2016, le pasteur canadien anime d’une voix forte la prière en hommage aux sept pilotes, victimes du crash au Pic du Douly, dans la nuit du 13 au 14 juillet 1944. Nichées au cœur du petit cimetière anglo- canadien, sept croix blanches surplombent les tombes des aviateurs, un Canadien et six Britanniques, dont le pasteur égrène les noms en anglais, assortis de la mention « Died for France », morts pour la France. Plus de cent personnes assistent à la cérémonie, recueillies dans cet émouvant hommage du souvenir. Elles ont gravi pendant près d’une heure, sous la bruine matinale, le sentier forestier qui mène à la clairière où reposent les pilotes, à 1500 mètres d’altitude.

Le soleil fait son apparition quand Jean-Paul Cavanac, maire de Sacoué, et Denis Recurt, maire de Nistos, les deux communes limitrophes du crash, s’approchent du cimetière, revêtus de leurs cocardes tricolores. « Le jeune berger qui arrive le premier sur le site du crash découvre sept corps déchiquetés et calcinés. De l’avion Halifax accidenté, il ne reste qu’une carlingue fumante. Depuis, ces hommes restent seuls dans le silence des morts, reposant sur cette terre de France qu’ils n’ont jamais connue », rappellent les élus dans leur hommage. Ils évoquent aussi l’instituteur Lucien Rumeau et les maquisards FTP de Nistos et d’Esparros, qui s’employèrent, avec plusieurs villageois, à donner une sépulture digne aux sept héros décédés en tentant de ravitailler le maquis. Puis, les deux maires, auxquels s’est joint Eugène Pourchier, adjoint au maire de Tarbes et responsable du Souvenir Français, allument des bougies, et un petit garçon va les déposer sur les sept tombes. Ensuite, les maires des deux communes de Sacoué et Nistos viennent déposer une gerbe de fleurs au pied de la stèle qui rappelle l’événement. La même démarche est accomplie par les associations présentes : le Souvenir Français, l’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (ANACR 65), et l’Amicale des Anciens du Régiment de Bigorre. Les hymnes britanniques, français et canadiens résonnent à tour de rôle dans la clairière. Enfin, la cérémonie s’achève avec le « Chant des partisans », entonné par Daniel Larregola, président de l’ANACR 65. Après le salut aux porte-drapeaux, les participants prennent le chemin du retour.


Un peu plus tard, dans la vallée, devant le monument dédié au souvenir du maquis FTP de Nistos et d’Esparros, une autre cérémonie, à laquelle se joignent les maires de Sacoué et Nistos et le pasteur canadien, est organisée. Une gerbe est déposée devant la stèle par l’ANACR 65. Après une minute de silence, la Marseillaise retentit à nouveau. Puis, la chorale « Résistances », renforcée par plusieurs participants à la cérémonie, dont le pasteur canadien, entonne le « Chant des Partisans ». Enfin, tout le monde se regroupe à la salle des fêtes de la commune, pour un verre de l’amitié. Le souvenir des aviateurs canadiens et britanniques rejoint celui des maquisards, des guerilleros espagnols et du Régiment de Bigorre. Ces hommes et ces femmes qui n’hésitèrent pas à risquer, et parfois, à donner leur vie pour délivrer la France de la terreur nazie.

Jean-François Courtille