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Les Tarbais se payent le dauphin : TPR 13 Oyonnax 9

dimanche 17 janvier 2010 par Rédaction

Les Tarbais se payent le dauphin
TPR 13 Oyonnax 9 (7-6)

Pour Tarbes : un essai W. Loftus (10e), une transformation Apanui , 2 buts de pénalité Khrist Kopetzky (73e et 80e)

Pour Oyonnax : trois buts de pénalité Tian (15e, 26e, 65e)

Evolution du score : 7-0, 7-3, 7-6, 7-9, 10-9, 13-9

Arbitre : Jean-Marie Piraveau (Côte d’Argent)

Les Tarbais ont remporté une victoire superbe et méritée face à Oyonnax. Superbe, parce que Oyonnax était en finale l’an dernier et qu’il était l’actuel deuxième. Superbe aussi parce que Oyonnax ne comptait que 4 défaites en 16 rencontres et qu’il s’était imposé 4 fois à l’extérieur (Lyon, Lannemezan, Aix et La Rochelle). Méritée, parce que les Tarbais ont marqué l’unique essai de la rencontre sur un superbe mouvement à plusieurs temps de jeu suite à une touche aux 35 mètres adverses. Méritée, parce que les Tarbais se sont imposés en laissant 15 points au pied assez faciles. Méritée aussi parce que les Tarbais surent faire front pendant de longues minutes et résister sur leur ligne aux assauts des solides et dynamiques avants de l’Ain. La mêlée bigourdane déjà privée de Toetu a dû se passer des services d’un second pilier avec l’absence de Garcia remplacé par le jeune Campistron qui entrait pour la première fois dans le groupe. Méritée, enfin parce le TPR handicapé par plusieurs absences l’a emporté face à une équipe au grand complet. Richard Apanui, par ailleurs excellent dans le jeu et en défense, a manqué 4 pénalités qu’il réussit d’habitude les yeux fermés. Au point que Lacrampe a pris le relais des 45 m de face pour échouer lui aussi. De son côté, Tian le buteur des visiteurs, ne connaissait qu’un échec en coin sur 4 tentatives. Le TPR aurait dû mener 22-6 au lieu de 7-6 mais pire, c’est Oyonnax qui passait devant 7-9 sur le 3ème tir au but. Le pire fut évité lorsque Tian manqua la balle du break à 7-12 qui aurait peut-être sonné le glas des espérances tarbaises. Après le 5ème échec, Philippe Bérot a pris l’initiative de faire entrer Khrist Kopetzky pour convertir en points les occasions de but. Il fallut attendre les 10 dernières minutes pour que le nouveau buteur tarbais puisse fourbir ses armes des 50 m face aux barres et donner l’avantage à son équipe 10-9. Un avantage porté à 13-9 par une pénalité des 22 m en coin qui donnait à 2’ de la fin un succès indiscutable compte tenu du manque de réussite au pied des buteurs bigourdans.

Jean-Jacques Lasserre

Christophe Urios et ses joueurs sont rentrés aux vestiaires en claquant les portes, preuve de leur colère et de leur frustration d’avoir perdu. C’est l’oeil noir et le visage fermé que l’entraîneur s’est plié à l’exercice de l’interview. "Il me semble que c’est un match qu’on doit gagner. On s’est un peu affolé alors qu’il restait encore 5’ mais j’ai surtout du mal à comprendre l’arbitrage de la mêlée. Il y a un essai de pénalité incontestable et je ne veux pas m’en prendre à l’arbitrage parce que c’est l’arme des faibles, mais aujourd’hui on nous prend quelque chose. On a un investissement terrible sur le match, on fait beaucoup d’efforts et on a le sentiment de ne pas être récompensé. L’engagement a été bon et il faut continuer à travailler sur la colère d’aujourd’hui... Il va d’abord falloir digérer le déception, car il y a beaucoup de déception aujourd’hui, car on avait vraiment le sentiment qu’on pouvait marquer la Pro D2 et mettre la pression sur tout le monde en gagnant à Tarbes. On avait l’ambition de gagner à Tarbes mais on ne ramène qu’un point. J’ai quand même félicité les mecs parce qu’on ne s’est pas énervé, on est resté concentré sur ce que l’on avait à faire."

Côté tarbais c’est plutôt la satisfaction du travail accompli qui règne avec une joie contenue. Peut-être sous l’effet de la fatigue et de la pression qui s’évacue lentement après cette victoire sur une équipe que beaucoup considèrent comme l’une des meilleures de Pro D2, notamment au niveau du pack. "Cette victoire fait du bien. Gagner notre premier match 2010 contre l’épouvantail de la Pro D2, qui était venu pour gagner ici, ça fait du bien" note Sébastien Caujolle. "On a montré qu’avec de la solidarité et de l’envie commune on pouvait gagner face à une grosse équipe. C’est une grosse satisfaction au niveau de l’engagement et de l’état d’esprit de l’équipe."

Philippe Bérot analyse pour la télévision : "Oyonnax, le second de poule était venu ici avec des intentions. On aurait pu se mettre à l’abri un peu plus tôt sans un manque de réussite au pied qui a permis à Oyonnax de rester à portée. On a beaucoup souffert et on a eu parfois des difficultés en conquête notamment mais on n’a pas rompu, on s’est accroché et on a eu enfin la réussite au pied qui nous a permis de l’emporter." Une victoire porteuse d’espoir. "Perdre contre des équipes de notre niveau nous a mis en difficulté et gagner contre un prétendant à la montée devrait nous donner beaucoup de dynamisme et de confiance pour travailler beaucoup plus sereinement." Lorsqu’il a pris la décision de faire entrer Khrist Kopetzky, l’entraîneur tarbais a appelé Richard Apanui pour lui expliquer son choix avant de faire le changement quelques minutes plus tard. "Je lui ai dit qu’il faisait un bon match et que je n’avais rien à lui reprocher dans le jeu, mais qu’on avait absolument besoin de concrétiser nos points au pied."

Le Président Jean-Pierre Davant savoure l’instant au milieu de ses joueurs. "On a joué contre une très grosse équipe qui venait chercher des points pour jouer la montée directe en compétition avec Agen. Une équipe qui n’avait perdu que 4 fois et nos gars se sont bien battus et ils n’ont pas failli un seul instant. C’est bien pour commencer cette seconde phase de championnat et ça nous permet d’envisager maintenant les matchs qui viennent avec un peu plus de sérénité. On va à Mont de Marsan samedi et on peut envisager d’y faire un résultat." D’autant que le TPR pourrait récupérer un pilier pour pallier à la blessure de Toetu. "On essaie de trouver la perle rare et un pilier gallois doit venir lundi passer des tests."

Razvan Mavrodin, le co-entraîneur chargé des avants, apprécie ce précieux succès face à un gros calibre. "Quand on regarde leur effectif au niveau physique et densité, ce n’est pas étonnant qu’ils n’aient perdu que 4 matchs. Je les vois jouer les phases finales et même monter car avec leur effectif, ils peuvent se permettre de faire tourner les joueurs." Pour autant, malgré ses nombreux blessés et un effectif moins nombreux, le TPR s’est imposé avec ses armes. "La clé de notre victoire, c’est la solidarité. C’est la gnaque, c’est l’investissement qu’ont mis tous les joueurs. Malgré le manque de compétition et les mauvaises conditions, on n’a pas joué petit bras et on a marqué un bel essai. On a fait tout ce qu’il fallait et on les a bien contrés dans leurs points forts que sont les mauls et la mêlée." Une mêlée handicapée par l’absence de ses deux piliers de référence Toetu et Garcia mais qui a tenu le choc avec le vétéran Magrakvelidze et les jeunes Hurou et Maumus aidés par le débutant Campistron qui ne s’est pas laissé manoeuvré. "On connaît ses points forts qui sont la tenue en mêlée. Après, c’est un mec qui manque de compétition à ce niveau là pour jouer longtemps mais il a tenu sa place le temps où il a joué et il a bien répondu présent." Une satisfaction d’autant plus grande que, l’ex-Roumain qui est désormais naturalisé français, assure : "On a joué contre la meilleure mêlée de la poule. Ils sont plus forts qu’Agen et que toutes les autres équipes dans ce secteur." Une force due au travail mais aussi au physique impressionnant des avants : "On aurait dit une équipe de cadets contre une équipe de juniors" rigole Razvan qui apprécie d’autant plus l’exploit de son pack. "On a été très vaillant et on a des vertus."

(Propos recueillis par Jean-Jacques Lasserre)

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