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200 personnes rassemblées place Verdun à l’appel du Collectif « Nous ne cèderons pas »

samedi 6 février 2016 par Rédaction

Un rassemblement citoyen s’est déroulé vendredi après-midi sur la place centrale de Tarbes. Objectif : protester contre le projet de loi qui prévoit l’inscription dans la Constitution de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité pour les auteurs de crimes et délits.

« Libertés menacées : non à l’état d’urgence ». Le panneau brandi par l’une des 200 personnes rassemblées vendredi après-midi place Verdun à Tarbes résume l’inquiétude des manifestants. A l’invitation du Collectif « Nous ne cèderons pas », qui réunit 17 organisations, le rassemblement dénonce le projet de loi sur la déchéance de nationalité et sur l’inscription de l’état d’urgence dans la constitution.

« Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, une atteinte aux libertés fondamentales se dessine dans notre pays », dénonce Louis. « Ceux qui se trouvent ‘au bout du fusil’ des législateurs, en réalité, ce sont les opposants politiques et les militants syndicaux ». De son côté, Agnès redoute que la déchéance de nationalité « crée des différences entre Français nationaux et binationaux ». Une mesure qu’elle qualifie « d’injuste et d’inefficace ».

Dominique exprime son « ras-le-bol face aux atteintes à la liberté d’expression qui se multiplient ». Brandissant un drapeau de la CGT, Bernadette lance « un jour, nous n’aurons même plus le droit de défiler avec cela ! ». Pour Jean-Louis Imbert, du Réseau Education Sans Frontières, « la loi sur la déchéance de nationalité va diviser les Français entre eux ». Il craint aussi que la constitutionnalisation de l’état d’urgence ne crée « les conditions favorables à un régime plus autoritaire dans notre pays ». Marie-Jo Plantat, de la Ligue des Droits de l’Homme, affirme que « les perquisitions dans les Hautes-Pyrénées ont entraîné des exactions ». Elle lance un appel au public à « répondre aux appels à se mobiliser qui risquent de se multiplier au cours des prochains mois ». François Dousseau, de la CGT, fait référence au Conseil National de la Résistance, qui avait œuvré pour la justice sociale en France afin d’éviter un retour du péril nazi. « C’est à nous tous d’agir pour que plus jamais ce genre de péril ne menace notre pays. Et pour construire ensemble un monde de bonheur ».

A la fin du rassemblement, les membres du Collectif « Nous ne cèderons pas » lisent à haute voix le tract diffusé aux personnes de passage sur la place Verdun ce vendredi après-midi. « Nous affirmons qu’il est nécessaire et possible que l’Etat protège les habitants face au terrorisme, sans remettre en cause les droits et les libertés. Nous refusons une société du contrôle généralisé. Notre pays a été blessé, mais loin d’en soigner les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber, en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté ». Ils concluent en demandant « la levée de l’état d’urgence et l’abandon de cette réforme constitutionnelle ». Et ils lancent un appel aux habitants de notre pays « à développer la citoyenneté et à agir pour construire une société solidaire ».

Jean-François Courtille