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La commémoration du 11 novembre dans la périphérie tarbaise

mercredi 11 novembre 2009 par Rédaction

Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures, dans toute la France, les cloches sonnaient à la volée. Au front, les clairons bondissaient sur les parapets et sonnaient le « Cessez-le-Feu », « Levez-vous », « Au Drapeau ». La « Marseillaise » jaillissaient à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand. Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands pouvaient se regarder sans s’entretuer.

L’armistice conclu le matin entre les Alliés et l’Allemagne, laissait derrière lui huit millions de morts, et six millions de mutilés. Cette guerre qui venait de s’achever devait être la « der des der ». Quatre vingt onze ans après, toutes les communes de France commémorent avec autant de solennité cet événement, tandis qu’à Paris, le Président de la République Nicolas Sarkosy et la Chancelière Allemande Angela Merkel ont fait de cette journée, une journée de réconciliation franco-allemande, pour bâtir un avenir partagé, vingt cinq ans après leurs prédécesseurs François Mitterand et Helmut Kohl, se tenaient par la main devant l’ossuaire de Douaumont (Meuse), en hommage aux millions de morts des tranchées de Verdun.

A Louey, Odos, et Ossun, l’appel aux morts, enfants jeunes et courageux de ces communes qui se sont battus pour la Nation, était fait par les maires ou leurs adjoints, en présence d’une population nombreuse malgré les intempéries. Après l’hommage rendu à ces héros, chaque municipalité a convié ses habitants au traditionnel vin d’honneur.

Depuis le départ de Lazare Ponticelli , plus aucun des « poilus » n’assistera à cette commémoration. C’est peut être mieux ainsi. Ils n’auraient vraisemblablement pas apprécié que le 11 novembre ait été choisi comme jour de la réconciliation entre les peuples allemands et français. En leur mémoire, nous nous devons de rappeler à notre jeunesse, quel fut le prix de leur sacrifice.

Henri Soulet


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