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La coordination Pyrénéenne ADDIP réagit à la mort accidentelle de l’ours Balou

jeudi 12 juin 2014 par Rédaction

L’ADDIP COMMUNIQUE. Foix, le 11.06.2014

 

URSUS radiocolliérus : arrêtez les frais !

 

L’ours « Balou » est mort : Adet et Férus responsables, l’Etat coupable.

Alors qu’Adet http://www.pyrenees-pireneus.com/Ecologistes-Ecologie/ADET-Pays-ours/ADET-Pays-ours.html et Férus http://www.pyrenees-pireneus.com/Ecologistes-Ecologie/FERUS/Ferus.html se confondent en jérémiades pour exiger un « remplaçant » (sic) à l’ours tué dans une chute, l’ADDIP http://www.pyrenees-pireneus.com/ADDIP/ADDIP-Associations-Protection-Patrimoine.htm tient à rappeler que ce sont eux les premiers responsables. 3 ours sur 5 réintroduits morts accidentellement : quels mauvais éleveurs d’ours, ça fait quand même 60% de mortalité ! Ce sont bien ces associations qui ont amené l’Etat, à coup de plaintes auprès de l’Europe, à prendre des ours en Slovénie pour les lâcher dans les Pyrénées. Mais c’est l’Etat qui est responsable d’avoir cédé à l’affectif et à l’idéologie.

 

L’argent : le nerf de la guerre de l’ours

C’est la crise, dramatique, partout. Pourtant en Espagne, avec 40% de chômage chez les jeunes, des associations pro-ours ont décroché un budget de 1.8 millions d’Euros de l’Europe pour une permutation d’ours : on enlève le vieux Pyros, on remet un jeune mâle … mais surtout beaucoup d’argent frais pour faire vivre ces associations très largement subventionnées. En France, chaque année, l’Etat distribue environ 1.600.000€ de fonds pour l’environnement en Midi-Pyrénées. 400.000€, le quart de cette somme, sont versés à 4 associations pro-ours. Les habitants de Midi-Pyrénées sont-ils d’accord pour que 25 ours dévorent ¼ du budget régional de l’environnement ? (PJ derniers chiffres publiés 2009)

 

Derrière l’ours, une « vision » des grands prédateurs partout dans les campagnes d’Europe.

Le dernier rapport du Muséum National http://www.pyrenees-pireneus.com/Ecologistes-Ecologie/Financement-associations/Subventions-Etat-Association-Protection-Environnement-Ecologistes-Nature.php est dans le déni ... Bien sûr, ces scientifiques savent qu’il n’y aura plus jamais de population d’ours autonome, sans lâchers, sans tripatouillage anti-consanguinité etc … Mais le collectif qui l’a écrit, dont Luigi Boltani, son grand manitou, fait partie du lobby de la LCIE (1) http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/Etudes-Rapports-Reflexions/LCIE-Large-Carnivore-Initiative-for-Europe/LCIE-Presentation.html Lequel fait le siège de la DG environnement http://www.pyrenees-pireneus.com/Environnement/Institutions-Commissions/Union-Europeenne/DG-Environnement-Commission-Europeenne.php à Bruxelles pour obtenir l’expansion du loup, des ours et des lynx http://blogs.mediapart.fr/blog/francoise-degert/090614/les-eleveurs-dans-le-piege-loup dans le but d’ensauvager tous les territoires ruraux et montagneux d’Europe. Et à la clé, un nouveau programme pluriannuel assorti d’un budget de plusieurs dizaines de millions d’Euros !

 

Balou, l’Ursus-radiocolliérus, symbole de la gadgétisation de la nature

Au-delà des dommages inacceptables aux éleveurs, jamais les Pyrénées ne pourront contenir une population viable de plusieurs centaines de plantigrades. Le seuil d’extinction, 300 individus, a été atteint au 19ème siècle, et les habitants des Pyrénées étaient moins dérangeants que les occupants actuels : routes, stations de ski, barrages hydro-électriques ….

 

Il n’y a aucune obligation à réintroduire des ours (et on a quand même mieux à faire en France !)

Le front pyrénéen n’a pas faibli depuis 2006, nous avons été entendus : aucun ministre n’a lâché d’ours. L’ADDIP, par sa connaissance du dossier et son ancrage de terrain est prête à mobiliser ses arguments comme ses associations citoyennes pour y parvenir. Nous appelons Mme la Ministre à engager avec les forces légitimes et représentatives du territoire Pyrénéen une sortie de ce processus rendu plus indécent encore en ces temps où l’argent manque partout.

 

Notes complémentaires :

Malgré toutes les mesures artificielles pour créer une colonie d’ours, un observateur averti constatera qu’après avoir progressé, la superficie occupée par les ours et leur descendance est passée de 10.000km² à … moins de 5000. Les Pyrénéens qui ont assez de ne pas être entendus auraient-ils commencé à reprendre directement leur territoire en mains ?

 

En Italie, http://leloupdesvoisins.canalblog.com/archives/2014/05/21/29913931.html le taux d’acceptation de l’ours a chuté de 70% de la population locale à 30% en 10 ans.

 

En Autriche, http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/ours/Europe/Autriche/OURS-Autriche.htm après une forte croissance à partir des ours relâchés, leur territoire de distribution s’est rétréci au point qu’il n’y a plus aucun ours vivant depuis 2011.

 

Marie-Lise BROUEILH, Présidente

 

  • Large Carnivores Initiative for Europe

 

 

L’ADDIP, qui sommes-nous ?

Depuis 2002, l’ADDIP http://www.pyrenees-pireneus.com/ADDIP/ADDIP-Associations-Protection-Patrimoine.htm coordonne les actions de la communauté montagnarde pyrénéenne face à l’agression que représente le plan d’Etat d’expansion des grands carnivores, loup, ours, lynx contre les modes de production et d’usage de l’espace montagnard. Apolitiques et asyndicales, les 5 associations qu’elle fédère couvrent l’ensemble du massif pyrénéen.L’aspap (09), l’aspaa (11), l’adip31 (31, l’aspp65 (65) et la ftem (64) rassemblent plusieurs milliers d’adhérents :

éleveurs, citoyens, associations, collectivités locales, acteurs du pastoralisme et du développement économique.